Réalisation de la cartographie des organisations de la société civile : Les experts réunis autour du rapport provisoire de la mission

Le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary TRAORE a présidé, ce mercredi 24 décembre 2025, à l’hôtel Azalaï Salam de Bamako, l’atelier de validation du rapport provisoire de la mission de réalisation de la cartographie des organisations de la société civile (OSC) engagées dans la lutte contre la corruption.

La rencontre s’est tenue en présence du Secrétaire général, du chef de cabinet du ministère, des partenaires techniques et financiers, notamment le PNUD, ainsi que de nombreuses organisations de la société civile impliquées dans ce combat. L’objectif principal de cet atelier était d’améliorer le document provisoire, à travers des contributions pertinentes des acteurs concernés et de formuler des recommandations, en vue de disposer d’un outil fiable et consensuel.

Dans son discours d’ouverture, le ministre Bakary TRAORE a rappelé que, conformément aux recommandations des Assises nationales de la Refondation, le Mali s’est engagé dans un vaste chantier d’amélioration de la gouvernance fondé, notamment sur le renforcement de la transparence dans la gestion des affaires publiques. C’est dans cette dynamique que le Gouvernement a adopté la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, assortie d’un Plan d’actions 2023-2027, visant à doter le pays de mécanismes efficaces de prévention et de répression du fléau.

Selon le ministre, l’un des instruments clés de ce Plan d’actions est la création d’un Observatoire de lutte contre la corruption, destiné à servir de plateforme indépendante de suivi des efforts nationaux en la matière. « La mise en place de cet observatoire nécessite, en amont, une cartographie exhaustive des organisations de la société civile actives dans le domaine de la lutte contre la corruption », a-t-il expliqué.

Il a souligné que cette cartographie permettra de jeter les bases d’une structuration plus efficace du tissu associatif, tout en renforçant le rôle de la société civile dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption. C’est dans cette perspective que le ministère de la Refondation de l’État, avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), à travers le projet de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, Phase II, a recruté un consultant national pour conduire cette mission.

Selon le ministre, le processus en cours aboutira à la constitution d’un répertoire national des organisations de la société civile intervenant dans la lutte contre la corruption, dans l’optique de renforcer la synergie d’actions entre les structures étatiques et les acteurs de la société civile.

Le ministre a aussi précisé que le consultant a travaillé selon une approche participative, sous la supervision de son département, avec l’appui technique du PNUD, en étroite collaboration avec les structures étatiques concernées et les faîtières de la société civile. Cet atelier constitue une étape importante du processus de renforcement du dispositif, donc, il y a besoin institutionnel de lutte contre la corruption. Il s’agit selon lui, de présenter les principales conclusions de la mission et de recueillir des contributions pertinentes, a conclu le ministre à l’adresse des participants.

Après la présentation du rapport provisoire par le consultant, plusieurs observations et recommandations ont été formulées par les participants. Celles-ci ont été dûment prises en compte par le consultant en vue d’améliorer le document. Au regard du volume important des observations et recommandations, le représentant du PNUD a rassuré l’assistance de l’organisation prochaine d’un autre atelier, afin de permettre la prise en compte d’un plus grand nombre d’organisations de la société civile et de parfaire le rapport avant sa soumission à la validation finale.

La cérémonie de clôture de l’atelier a été présidée par le Secrétaire général du ministère de la Refondation de l’État, Ibrahim SIMPARA. Dans son mot de clôture, il a, au nom du ministre, remercié les participants pour leur assiduité et la pertinence de leurs contributions, ainsi que le consultant pour le travail de fond accompli.

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