Dans le cadre de la célébration de la 4ème édition de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée, un panel de haut niveau s’est tenu ce jeudi 15 janvier 2026 à l’Université Kurukanfouga. Cette rencontre scientifique a mis en lumière les réformes historiques engagées pour que les richesses du sous-sol profitent enfin et pleinement au peuple malien.
Placé sous le signe de la vision prospective « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », ce panel a réuni les ministres de la Refondation de l’État, des Mines et de l’Enseignement supérieur. L’événement s’inscrit dans la dynamique des conférences thématiques prévues pour magnifier le sursaut national et la défense des intérêts vitaux du pays.
Le doyen de la faculté, Cheick Hamala Touré, a salué cette initiative qu’il considère désormais comme un « rituel républicain », remerciant les autorités pour le choix stratégique du milieu universitaire comme espace de réappropriation intellectuelle.
Le ministre de la Refondation de l’État, M. Bakary Traoré, a rappelé que le Mali est sorti d’une époque de « souveraineté de façade ». Il a souligné que la transition actuelle, sous l’impulsion de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a permis de reprendre le contrôle sur les choix stratégiques du pays. Cette volonté s’est notamment traduite par le retrait de certaines organisations internationales pour mieux affirmer l’indépendance nationale.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, M. Bréhima Kansaye, a quant à lui qualifié cette période de « virage historique » pour la gestion des ressources minérales.
Intervenant en tant qu’expert et ministre, le Pr Amadou Keïta a détaillé les résultats de l’audit du secteur minier commandité par la Présidence. Cet audit a révélé des insuffisances graves, telles que l’absence de raffinage local et de faibles retombées économiques pour l’État.
En réponse, des réformes majeures ont été opérées, conformément aux trois principes qui gouvernent désormais l’action publique au Mali à savoir la renégociation des contrats miniers, pour garantir des retombées immédiates et significatives ; l’augmentation de la participation de l’État, une hausse directe dans le capital des sociétés minières pour une meilleure maîtrise des dividendes ; la préférence nationale pour donner la priorité aux cadres maliens en matière de recrutement et maîtrise de la masse salariale des expatriés et un contrôle souverain : La délivrance des permis miniers relève désormais du Conseil des ministres.
Les panelistes, dont Dr Mamoutou N’Diaye et Dr Abdoul Karim Diamouténé, ont insisté sur le fait que la souveraineté minière vise avant tout l’intérêt général et le renforcement des capacités nationales. La diversification des ressources, incluant le démarrage récent de mines de lithium, illustre cette nouvelle dynamique de croissance soutenue.
La cérémonie s’est achevée par une série de recommandations visant à évaluer périodiquement ces réformes. Ce panel confirme que le processus de refondation de l’État et de l’homme malien est désormais irréversible, porté par une union sacrée entre le savoir académique et la vision politique.
MRE


