Notre pays, à l’instar de la communauté internationale a célébré, ce lundi 28 septembre 2026, la journée mondiale de lutte contre la rage. La commémoration a été présidée par le Ministre de l’Elevage et de la Pêche, Youba BA et a enregistré la présence de deux membres du gouvernement, notamment, Dr Ibrahima SAMAKE de l’Agriculture et DOUMBIA Mariam Tangara de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, ainsi que des partenaires techniques et financiers et plusieurs acteurs intervenant dans la santé animale.
Dans leurs interventions, le Représentant du SIPROVET et celui du secrétaire permanent de la plateforme « une seule santé » ont mis un accent particulier sur la dangerosité de la maladie. Selon les données de l’Organisation mondiale de la Santé, la rage tue environ 59 000 personnes, chaque année, dans le monde. Il ressort des données statistiques actualisées que dix (10) cas de mortalité dus à la rage ont été enregistrés au Mali, en 2022 contre 14 cas en 2023, 18 cas en 2024 et 25 cas en 2025. Du 1er janvier 2026 à ce jour, le Mali a connu 23 cas.
L’organisation mondiale de la Santé animale (OMSA) donne un tableau plus global de la situation de la maladie. « 99% des cas humains sont dus à des morsures par des animaux infectés ; 95% des cas mortels de rage se manifestent en Afrique et en Asie ; 80% des cas ont lieu dans des zones rurales où l’accès aux campagnes d’éducation à la santé et aux traitements post-morsure est limité ou inexistant et, 40% des cas mortels concernent les enfants ».
Dans son intervention, le Ministre de l’Elevage et de la Pêche a rappelé que le thème de cette année « Plus forts ensemble », met en lumière une vérité simple : « nous ne pourrons éliminer la rage qu’en unissant nos efforts », a-t-il indiqué. Il indiquera que ce slogan est une invite à renforcer les campagnes de vaccination ; à sensibiliser et à renforcer la collecte des fonds en faveur de l’élimination de la rage.
Le Ministre Youba BA a insisté sur certains éléments clés dans la lutte pour l’éradication de la rage notamment le renforcement de la Surveillance épidémiologique et la notification des cas, les Campagnes de vaccination de masse des chiens, le Contrôle efficace des populations de chiens errants et l’amélioration de la connaissance de la maladie et la prévention des risques relatifs à la maladie par une Campagne de sensibilisation et d’éducation du grand public.
Ces mesures doivent être accompagnées d’une prise en charge rapide post-exposition des personnes, a-t-il précisé. Avant d’ajouter : « dans ce contexte, le concept « Une Seule Santé », c’est-à-dire la collaboration multisectorielle revêt une importance capitale.
MEP


