Un atelier consacré à la mise en place de mécanismes de feedback et de redevabilité entre les enfants et les autorités locales, s’est tenu, ce jeudi 30 juillet 2026, dans la salle d’animations du Centre de Lecture et d’Animations Culturelles (CLAC) de Nièna.
Organisé par FAWE‑MALI dans le cadre du projet PAES‑PIDE et financé par Terre des Hommes Suisse, l’événement visait à renforcer les canaux d’échange, forums d’enfants, cadres d’échange et restitutions publiques pour promouvoir la participation citoyenne des jeunes et la transparence des autorités.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Nathalie SINAYOKO, deuxième adjointe au Préfet du cercle de Nièna. Dans son allocution, SINAYOKO a rappelé l’importance d’écouter les jeunes : « Donner la parole aux enfants, c’est préparer une gouvernance locale plus inclusive et responsable. Les mécanismes de feedback que nous mettions en place, aujourd’hui, doivent permettre aux filles et aux garçons de faire entendre leurs préoccupations et de suivre les réponses des autorités. »
A ses côtés, le représentant du maire, Siaka Sangaré a salué l’initiative et promis l’appui de la commune pour l’organisation régulière de forums et la tenue de restitutions publiques au profit des communautés rurales. Le représentant du chef de village, le directeur adjoint du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) et le chef du bureau de FAWE‑MALI ont, également, pris la parole pour situer les objectifs opérationnels de l’atelier et expliquer les outils méthodologiques retenus.
Pendant la matinée, les participants, représentants d’écoles, club Tuseme, membres d’associations de femmes et autorités locales ont travaillé en groupes sur la conception de cadres d’échange adaptés aux réalités locales : modalités de convocation, fréquence des rencontres, procédures de restitution, outils de suivi et indicateurs de redevabilité.
Les échanges ont mis en lumière des thématiques prioritaires identifiées par les enfants : insuffisance de latrines, sécurité aux abords des écoles, qualité de l’enseignement et lutte contre les violences basées sur le genre.
Le chef du bureau de FAWE‑MALI a expliqué la contribution du projet PAES‑PIDE : « Notre rôle est d’accompagner les acteurs locaux pour que les espaces de participation des enfants deviennent durables et reconnus par les autorités. Le financement de Terre des Hommes Suisse nous permet d’appuyer la formation, la facilitation et le matériel nécessaire ».
L’atelier a pris fin par l’adoption consensuelle d’un plan d’action local, avec des responsabilités partagées entre les écoles, les associations de femmes et les autorités.
Nathalie SINAYOKO a appelé à la mobilisation de tous les acteurs : « Ce travail ne réussira que si la communauté entière y prend part. Les enfants doivent sentir que leurs paroles entraînent des actes. Nous, autorités, devons répondre et rendre compte. » Les participants ont salué la tenue de l’atelier et se sont engagés à concrétiser les actions planifiées au cours des prochains mois.
Préfecture de Nièna


