Après les techniciens de l’Office du Niger, le mardi 06 octobre 2026, c’est au tour des experts régionaux du domaine de Ségou d’examiner le rapport de l’audit externe sur les baux et conventions. C’était lors d’un atelier tenu, ce jeudi 08 octobre 2026, au Centre Kôrè de Sébougou. Enrichi par des contributions des acteurs régionaux, il sera présenté à l’échelle nationale, ce jeudi 15 octobre à Bamako. Initié dans le cadre du Projet d’irrigation N’Débougou IV, cet audit externe, une fois approuvé, par l’ensemble des acteurs du foncier, ouvrira une nouvelle ère dans la gestion du foncier à l’Office du Niger.
Il s’agit, désormais, de déterminer la manière de gérer, au mieux, les terres attribuées en baux et en conventions, afin qu’elles contribuent, efficacement, à l’augmentation du taux des aménagements et, par ricochet, celui de la production agricole. C’est autour de cet enjeu qu’un audit a été commis par l’Office du Niger, en collaboration avec l’IGN FI et Nyeta Conseils. Cet audit vise à faire le point des pratiques existantes en matière de gestion du foncier et à dégager des pistes d’amélioration.
Présidée par Albarka Ag AMARAZING, Préfet du Cercle de Macina, représentant le Gouverneur de Région de Ségou, la rencontre a réuni le Directeur Général Adjoint de l’Office du Niger, Sékou Ibrahima BARRY, le Conseiller du Maire de Sébougou Chargé des questions foncières, Sékou COULIBALY, ainsi que les responsables de l’Office du Niger, ceux des organisations paysannes, des détenteurs de baux et des services régionaux en charge de la question.
Dans son allocution, le Directeur Général Adjoint de l’Office du Niger, Sékou Ibrahima BARRY, a inscrit cette initiative dans la dynamique d’amélioration de la gouvernance foncière engagée depuis 2017. Il a rappelé que, malgré les ambitions portées par les baux et conventions, les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur des attentes. Les difficultés d’aménagement et de mise en valeur, les incertitudes dans l’application des règles et les tensions entre certains promoteurs et les populations locales constituent autant de problématiques qui appellent une analyse approfondie.
Le DGA de l’Office a invité les participants à examiner ces difficultés avec franchise et responsabilité, tout en évaluant les recommandations selon leur pertinence, leur faisabilité et leur contribution pour l’intérêt général. L’objectif vise à partager un diagnostic commun et préparer des orientations susceptibles d’améliorer, durablement, la gestion foncière.
Représentant le Gouverneur de Région de Ségou, le Préfet de Macina, Albarka Ag AMARAZING a souligné l’importance de cette démarche pour une gestion plus rigoureuse du foncier et une meilleure valorisation des terres de l’Office du Niger. Il a insisté sur la nécessité de faire de cette restitution un véritable cadre de dialogue et de concertation entre les différents acteurs concernés. Selon lui, la gestion des baux et conventions constitue un enjeu majeur, qui appelle davantage de responsabilité, de transparence et de rigueur, afin que les terres attribuées contribuent pleinement aux objectifs d’investissement, de production agricole et de développement économique.
Le représentant du Gouverneur a, par ailleurs, invité les participants à porter une attention particulière aux conclusions présentées et à formuler des contributions constructives susceptibles d’enrichir le rapport. Il a exprimé le souhait que cette démarche débouche sur des orientations concrètes, adaptées aux réalités du terrain et à même de renforcer durablement la gouvernance foncière dans la zone Office du Niger.
La mission d’audit a mobilisé les expertises de Nyeta Conseils, par Yacouba COULIBALY, et ceux d’IGN FI, en collaboration avec l’Office du Niger. Leur travail conjoint a contribué à la collecte et à l’analyse des informations nécessaires à l’élaboration du diagnostic. Le rapport de ce travail a été présenté aux experts régionaux par Jean-Philippe LESTANG, assisté par Émilie PELERIN, membre d’IGN FI, qui ont participé aux travaux, depuis Paris par visioconférence.
Après plusieurs heures d’échanges, les participants ont formulé des observations visant à améliorer le rapport en question, qui sera présenté, au niveau national à Bamako, ce jeudi 15 octobre 2026. Ce rapport, une fois approuvé par l’ensemble des acteurs du foncier, ouvrira une nouvelle ère dans la gestion du foncier à l’Office du Niger.
Au-delà de la production d’un diagnostic, l’enjeu est, désormais, de faire émerger des orientations applicables, capables de rapprocher les objectifs initiaux des baux et conventions des résultats attendus sur le terrain. Pour l’Office du Niger, la valorisation durable des terres attribuées demeure un levier essentiel du développement agricole et économique du Mali.
Office du Niger





