École de la Citoyenneté : le ministre Tiémoko TRAORÉ interpelle la 5e cohorte sur la gestion patriotique de l’eau et de l’électricité

Face à la 5e cohorte de jeunes leaders en formation au Palais des Pionniers, le Pr Tiémoko TRAORÉ, ministre de l’Énergie et de l’Eau, a livré un plaidoyer vibrant pour une gestion patriotique des ressources, sous l’égide du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA, ce mardi  21 avril 2026.

Ce rendez-vous pédagogique s’inscrit dans une vision plus large, celle de la Transition. Il convient de rappeler que l’accès à l’eau potable et à l’électricité demeure au sommet de l’agenda social et souverain du président de la Transition, chef de l’État, le général d’armée Assimi GOÏTA. Pour le chef de l’État, ces services ne sont pas de simples commodités, mais les piliers de la dignité et du développement économique du Mali.

Dès l’entame de son propos, le ministre Traoré a choisi la carte de la franchise. Devant une assistance attentive, il a décortiqué la complexité technique et économique des secteurs dont il a la charge :

Le poids de la dépendance thermique : Sans ressources pétrolières propres, le Mali subit de plein fouet les coûts d’importation, les aléas logistiques et les défis sécuritaires liés aux hydrocarbures nécessaires à la production électrique.

Le défi du transport : Le ministre a illustré les déperditions d’énergie subies lors de l’acheminement de l’électricité sur de longues distances, citant l’exemple du trajet entre le barrage de Manantali et Bamako.

L’équation de l’eau : À Bamako, la pression sur les installations de Kabala est constante. L’urbanisation galopante et la dépendance des pompes à l’électricité créent un cercle de contraintes que seuls des investissements massifs pourront briser.

Le message central de cette journée a résonné comme un appel aux armes citoyennes. « Dans une société où tous sont égaux en droits, chacun doit également assumer sa part de devoirs », a martelé le Pr Tiémoko TRAORÉ.

Il ne s’agit plus seulement d’attendre des solutions de l’État, mais de protéger le bien commun. La préservation de l’outil de production et la lutte contre le gaspillage deviennent, dès lors, des actes de patriotisme.

« La gestion de l’énergie et de l’eau engage l’ensemble des Maliens. C’est une culture de responsabilité collective que nous devons bâtir ensemble. »

La séance s’est conclue par un échange direct. Questions incisives sur les délestages, interrogations sur les facturations ou sur l’extension du réseau d’eau : les jeunes de la 5e cohorte n’ont éludé aucun sujet. En apportant des réponses jugées claires et transparentes, le ministre a transformé cette conférence en un véritable exercice de redevabilité, renforçant ainsi le lien de confiance entre l’administration et la future génération de décideurs.

MJSCICCC

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