Au terme des rencontres d’échanges consacrées au bilan des cinq années de la Transition, notre pays vient de franchir un cap important de son processus de Refondation et d’édification du Mali Kura.
Durant plusieurs semaines sous les hautes orientations de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État, les membres du Gouvernement sont allés à la rencontre des populations afin de rendre compte, d’écouter, et de partager une même conviction ; celle d’un Mali qui, malgré les épreuves, avance avec détermination.
En effet, ils ont fait de ce bilan, un véritable exercice de redevabilité, de vérité, de responsabilité et de prospective ; démontrant leur sens élevé de l’intérêt général.
Ce travail collectif qui avait pour objet de présenter des réalisations, visait surtout à mesurer, avec lucidité, le chemin parcouru depuis le début de la Transition, à écouter les préoccupations de nos concitoyens et à dégager les priorités qui guideront la prochaine étape de notre action gouvernementale. Car gouverner, c’est rendre compte, mais c’est aussi savoir entendre, corriger et préparer l’avenir.
Le 07 Juin 2021, lors de son Investiture, après avoir posé avec lucidité le diagnostic de notre pays, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État a « affirmer solennellement ici et maintenant ma ferme détermination à relever ce défi » celui d’assurer la survie d’un État éprouvé par une décennie de crise multidimensionnelle et qui a échappé de peu à la désintégration, lorsque nous avons perdu en 2012, plus de 70% de notre territoire du fait de l’insécurité. En effet, le terrorisme cherchait à imposer sa loi. Des pans entiers du territoire échappaient à l’autorité de l’État. Les institutions étaient fragilisées. La confiance des citoyens était ébranlée.
L’économie subissait les effets conjugués de l’insécurité, des crises internationales et des bouleversements géopolitiques.
À ces difficultés se sont ajoutés les sanctions et les différents embargos, les incompréhensions et les pressions extérieures.
Beaucoup annonçaient l’effondrement du Mali dont les deux tiers du territoire étaient occupés.
La question qui nous était alors posée était simple : fallait-il subir les événements ou reprendre notre destin en main ? Les Autorités de la Transition ont choisi la seconde voie. Elles ont fait le pari de la souveraineté, de la refondation et de la confiance retrouvée entre l’État et son peuple.
C’est ce choix qui a orienté l’ensemble des deux Plans d’Actions du Gouvernement (PAG) durant ces cinq années.
Le 1er PAG 2021-2022 et le second PAG 2025-2026.
Ces deux PAG représentent la traduction en actions concrètes et mesurables de la vision d’un Homme, qui préside à la destinée de notre pays, dont la seule ambition et passion est le Mali : Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État.
Depuis cinq ans, notre pays s’est engagé dans un processus de refondation visant à renforcer les fondements de l’État, consolider l’autorité publique, restaurer la confiance entre les institutions et les citoyens, placer l’intérêt national au cœur de l’action publique.
Malgré un contexte marqué par d’importants défis sécuritaire, économique et institutionnel, les autorités de la transition ont poursuivi cette dynamique avec pour objectif de permettre au Mali de définir ses priorités et de conduire son développement en fonction des aspirations de notre peuple.
Cette démarche repose sur une conception de la souveraineté fondée sur la responsabilité, la constance et l’engagement au service de la nation.
La Nouvelle Constitution, promulguée en juillet 2023, marque un nouveau départ politique pour le pays à travers l’avènement de la 4ème République.
Parmi les principales réalisations figurent la mise en œuvre progressive des recommandations des Assises nationales de la Refondation ; le renforcement des mécanismes de lutte contre la corruption, et l’approfondissement des réformes institutionnelles et administratives.
Sur le plan sécuritaire, nos Forces armées et de sécurité ont connu une montée en puissance sans précédent. Grâce au renforcement de leurs capacités opérationnelles, à l’acquisition d’équipements modernes, à l’amélioration de leur formation et à une plus grande liberté d’action, elles mènent aujourd’hui des opérations avec professionnalisme et efficacité.
L’engagement, le courage et la détermination des FAMa contribuent chaque jour à la défense de l’intégrité du territoire national, à la protection des populations et au renforcement de la sécurité de l’espace confédéral de l’AES.
Sur le plan diplomatique, le Mali affirme son engagement en faveur de la paix, de l’intégration africaine et d’une coopération internationale fondée sur le respect mutuel, l’égalité entre les Etats et la préservation de sa souveraineté.
A travers la Confédération des Etats du Sahel (AES), notre pays œuvre au renforcement d’un espace de solidarité agissante, de sécurité et de développement porté par des partenariats équilibrés au service des intérêts communs de nos peuples.
Sur le plan économique, l’un des changements majeurs de ces 5 dernières années réside dans la réforme du secteur minier. Grâce à la relecture du Code minier, à l’adoption de la loi sur le contenu local et à la renégociation des conventions minières, les richesses du sous-sol malien profitent désormais davantage aux populations maliennes.
‘‘Plus de 760 milliards de FCFA’’ ont été recouvrés auprès des sociétés minières au titre des redevances ajustés et des impôts, et le fonds minier de développement local a permis, pour la première fois, la redistribution de 18,4 milliards de FCFA au bénéfice des communes du Mali pour financer des projets structurants en matière d’eau, de santé, d’éducation et d’infrastructures de proximité.
Ces ressources autrefois insuffisamment valorisées, deviennent aujourd’hui un véritable levier de développement territorial et de justice sociale.
Pendant longtemps, l’or du Mali enrichissait davantage les autres. Désormais, notre ambition est de faire des ressources naturelles, un moteur de transformation économique, d’industrialisation, de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations.
La souveraineté n’a en effet de sens que lorsqu’elle améliore concrètement la vie des populations. C’est pourquoi les ressources supplémentaires mobilisées par les réformes économiques doivent être transformées en écoles, en centres de santé, en énergie, en routes, en opportunités pour notre jeunesse.
C’est à cette condition que la souveraineté devient un véritable instrument de développement.
❖ Mesdames, Messieurs,
Dans les secteurs de développement humain, des avancées significatives ont été enregistrées. Les efforts ont porté sur le renforcement de la sécurité alimentaire à travers un meilleur accompagnement du monde rural, l’amélioration de l’accès à l’éducation et aux soins de santé, à la promotion de la culture et du sport comme facteur de cohésion et d’épanouissement ainsi que sur la protection de l’environnement.
Parallèlement, des investissements structurants ont été réalisés et d’autres sont en cours de réalisation dans les infrastructures routières, énergétiques et numériques ; tandis que la modernisation de l’administration s’est accélérée grâce à la digitalisation des services publics.
Une attention particulière a également été accordée à l’emploi des jeunes, à l’entrepreneuriat, à l’autonomisation des femmes et au développement de la formation professionnelle afin de créer les conditions d’une croissance durable, inclusive et au service de tous les maliens.
Ces résultats, présentés par chacun des membres du Gouvernement, traduisent une même cohérence. Derrière la diversité des secteurs apparaît une ambition commune : reconstruire un État capable de protéger, de produire, d’éduquer, de soigner, d’employer et d’inspirer confiance. Autrement dit, faire de l’action publique un véritable instrument de souveraineté et de développement.
Au-delà des réalisations présentées, cet exercice a permis aux membres du Gouvernement d’aller à la rencontre des forces vives de la Nation, suivant les orientations du Président de la Transition, Chef de l’État.
Les échanges avec les organisations professionnelles, les jeunes, les femmes, les opérateurs économiques, les autorités traditionnelles, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile et les différentes composantes de notre peuple ont livré un enseignement précieux.
Nos compatriotes reconnaissent les progrès accomplis, notamment en matière de souveraineté, de sécurité et de restauration de l’autorité de l’État. En même temps, ils expriment également des attentes fortes.
Ils demandent davantage de sécurité.
Ils attendent une amélioration durable de leur pouvoir d’achat.
Ils souhaitent un meilleur accès à l’électricité, à l’eau potable et aux services sociaux de base.
Ils aspirent à davantage d’emplois pour les jeunes et à un accompagnement plus soutenu de l’entrepreneuriat national.
Ils veulent une administration encore plus proche, plus efficace et plus exemplaire.
Ces attentes sont légitimes et le Gouvernement ne ménagera aucun effort pour les combler.
Nous ne cherchons ni à embellir la réalité ni à minimiser les difficultés que vivent encore de nombreux compatriotes. Les défis de l’emploi, du coût de la vie, de l’accès à l’énergie, de l’amélioration des revenus, des services sociaux et du développement local demeurent entiers. Nous les regardons avec responsabilité, car c’est dans la reconnaissance des défis que se construit l’efficacité de l’action publique.
Ces cinq ans de la Transition auront été ceux de la restauration de l’État et de la reconquête de notre souveraineté. La prochaine étape devra être celle de l’accélération du développement économique et social.
Notre priorité sera désormais d’intensifier la transformation structurelle de notre économie.
Nous poursuivrons les investissements dans l’énergie afin de réduire durablement les difficultés d’approvisionnement.
Nous renforcerons l’industrialisation et la transformation locale de nos matières premières afin de créer davantage de valeur ajoutée sur notre territoire.
Nous poursuivrons les grands chantiers d’infrastructures.
Nous investirons davantage dans le capital humain, l’éducation, la formation professionnelle, la santé et l’innovation.
Nous ferons de l’emploi des jeunes, de l’entrepreneuriat national et de l’autonomisation économique des femmes l’un des principaux moteurs de la croissance.
Enfin, nous poursuivrons la modernisation de l’administration afin de rapprocher davantage le service public des citoyens.
Nous travaillerons à préserver notre cohésion sociale et notre unité nationale.
C’est ce qui a motivé l’élaboration de la Vision Mali Kura 2063 et la stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement Durable sous la haute autorité du Président de la Transition.
La Vision Mali Kura 2063 et SNEDD 2024-2033 ne sont pas seulement des documents stratégiques. Elles constituent le pacte des générations. Elles traduisent la volonté de bâtir un État souverain, une économie compétitive, une société juste et un pays où chaque citoyen pourra trouver les conditions de son épanouissement. Elles donneront désormais une cohérence à toutes les politiques publiques afin que chaque réforme entreprise aujourd’hui contribue au Mali que nous voulons léguer à nos enfants.
Nous savons que les difficultés d’approvisionnement en carburant et les tensions sur le secteur de l’énergie ont éprouvé le quotidien de nombreux ménages et de nombreuses entreprises. Le Gouvernement a pris la pleine mesure de ces préoccupations. Si tant est, qu’il soit encore besoin de le prouver, les attaques contre les camions citernes, les populations innocentes, ainsi que les infrastructures socio-économiques destinées à améliorer les conditions de vie des populations, démontrent que nos ennemis ont pour seul projet de société la terreur et l’obscurantisme. Face à cette situation, des mesures d’urgence ont été prises pour sécuriser les approvisionnements, préserver les activités essentielles de notre économie.
Dans le même temps, des investissements structurants, notamment dans les centrales solaires et les infrastructures énergétiques, sont engagés afin d’apporter des réponses durables à ces défis.
Notre ambition à moyen et long terme est de garantir progressivement à notre pays une souveraineté énergétique au service du développement national.
Le temps des épreuves nous a forgés. Le temps de la refondation nous a rassemblés.
Le temps de l’espérance nous appelle désormais à construire, avec confiance et détermination, le Mali des générations futures.
En cette circonstance, j’en appelle à la responsabilité de chacune et de chacun. Les défis auxquels notre Nation est confrontée exigent de nous davantage d’unité, de discipline, de patriotisme et de confiance en notre destin commun.
Le Gouvernement, sous la Très Haute Autorité de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, demeure résolument engagé à poursuivre les réformes, à renforcer la gouvernance, à consolider les acquis de la Transition et à bâtir un État plus fort, plus juste et plus proche des citoyens.
A travers les Assises nationales de la Refondation et le statut des Légitimités traditionnelles, le Chef de l’État a renforcé les jalons de la démocratie participative.
Par ses Œuvres sociales, il a soulagé la peine de plusieurs millions de Maliens.
Les cinq ans de la Transition auront permis de poser les fondations d’un Mali plus souverain, plus résilient et plus maître de son destin. Les défis demeurent, mais ils ne nous feront pas dévier du cap.
Le temps de la restauration de l’État se poursuit. Le temps de l’accélération du développement commence.
A ce sujet, je voudrais indiquer aux partenaires que le Mali demeurera un pays ouvert à la coopération, fidèle à ses engagements et disposé à travailler avec tous ceux qui respectent les principes consacrés à l’Article 34 de la Constitution du 22 Juillet 2023 : « L’action publique est guidée par les principes fondés sur le respect de la souveraineté de l’État, les choix souverains du Peuple et la défense de ses intérêts ».
Je salue l’engagement et les efforts de toutes les forces vives de nation ; qui contribuent aux côtés du peuple malien à cette œuvre collective de Refondation.
Également, j’exprime notre gratitude à nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité engagées dans l’éradication du terrorisme. Sans leur engagement, ces résultats tangibles n’auraient pas pu être atteints.
C’est le lieu de prier pour le repos de l’âme des militaires et des civils victimes de l’insécurité, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Je pense ici, en particulier, à Feu le Général d’Armée Sadio CAMARA, Ministre d’État, Ministre de la Défense et des anciens Combattants, qui a dédié sa vie à la montée en puissance des FAMA.
Je voudrais encourager tous nos collaborateurs, sans distinction de grade, ni de fonction, à commencer par les Membres du Gouvernement : servir le Mali et notre peuple doit demeurer notre seul et unique agenda, sous le leadership éclairé du Chef de l’État. Redoublons d’ardeur au travail !
Enfin, j’appelle l’ensemble des maliens, de l’intérieur comme de la diaspora, à poursuivre leur mobilisation en faveur de la refondation de notre pays. C’est ensemble, dans l’unité, le travail, la responsabilité et la confiance, que nous construirons le Mali Kura auquel aspire notre peuple.
Puisse Allah (SWT) accompagner le Chef de l’État à assumer ses charges avec la performance requise, dans l’intérêt du Mali. Puisse Allah (SWT) accorder la force et l’énergie nécessaires à ses collaborateurs que nous sommes, de continuer à apporter notre modeste pierre à l’édification du Mali Kura.
Pour reprendre la phrase par laquelle Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, termine la plupart de ses interventions « Ensemble, nous ferons le Mali Kura !
Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens ».
Je vous remercie de votre bienveillante attention.
PRIMATURE


