Sortie de la 4ᵉ promotion de l’unité d’élite : Les Forces Armées Maliennes renforcent leur capacité de réaction avec les Bataillons d’Intervention Rapide (BIR)

Dans un contexte sécuritaire tendu, les Forces Armées Maliennes misent sur les Bataillons d’Intervention Rapide (BIR) pour renforcer leur capacité de réaction face aux menaces terroristes. À Koulikoro, la 4ᵉ promotion de cette unité d’élite se prépare à relever les défis du terrain. Face à la recrudescence des attaques terroristes, aux violences intercommunautaires et à la pression constante sur les populations civiles, les autorités maliennes ont lancé une initiative stratégique : la création des Bataillons d’Intervention Rapide (BIR). Ces unités d’élite ont pour mission d’intervenir rapidement sur l’ensemble du territoire, avec des moyens adaptés aux réalités du terrain. Actuellement en formation au Centre d’Instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro, la 4ᵉ promotion des BIR se distingue par un entraînement intensif axé sur la mobilité. Encadrés par des instructeurs de la Gendarmerie nationale, les stagiaires se perfectionnent à la conduite de motos, un atout essentiel pour opérer dans des zones difficiles d’accès. Techniques de franchissement d’obstacles, alignement, maîtrise des engins à deux roues, chicanes et freinage d’urgence figurent au programme. Si les zones d’intervention de ces unités n’ont pas encore été précisées, leurs missions, elles, sont clairement définies. Les BIR répondent à trois impératifs majeurs: la mobilité, la spécialisation et la proximité. Leur objectif est de densifier le maillage sécuritaire du territoire et de mener une traque continue contre les groupes armés terroristes, jusque dans leurs derniers retranchements. Le Colonel-major Boubacar SERME, directeur du centre de formation, a salué le professionnalisme des recrues. Il a souligné que la création des BIR s’inscrit dans une dynamique de transformation stratégique des Forces Armées Maliennes (FAMa), afin de mieux s’adapter à une guerre asymétrique et évolutive. « Cette 4ᵉ promotion incarne la volonté politique de moderniser notre armée », a-t-il affirmé. L’activité s’est conclue par une démonstration impressionnante des capacités opérationnelles acquises par les stagiaires, illustrant la montée en puissance d’une armée résolument tournée vers l’efficacité et la réactivité. DIRPA

Insertion socio-professionnelle : 80 femmes et veuves de militaires formées à des métiers générateurs de revenus à Tombouctou

Le Bureau de l’Action Sociale des Armées a remis, mardi 30 décembre 2025, des attestations de fin de formation à 80 femmes et veuves de militaires des camps de Tombouctou. Une initiative soutenue par l’Union Africaine pour favoriser l’autonomisation économique. Pendant un mois, ces femmes ont été formées à divers métiers manuels et artisanaux, notamment la couture, la teinture, le maquillage, la coiffure, la pédicure, la manucure et la pose de henné africain. Les sessions se sont déroulées dans les locaux du Centre du Service Social de Tombouctou. En plus des attestations, les participantes ont reçu du matériel professionnel pour démarrer leurs activités. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un programme de renforcement des capacités financé par le Fonds de soutien de l’Union Africaine. Le Capitaine Modibo DIARRA, chef du Bureau de l’Action Sociale, a salué l’engagement des participantes et la qualité de leur travail. « Cette formation a comblé nos attentes. Je suis convaincu que ces femmes sauront, désormais prendre leur autonomie grâce à des activités génératrices de revenus », a-t-il déclaré. Il a également souligné que les tenues portées par les bénéficiaires lors de la cérémonie étaient issues de leur propre production, une première pour ces femmes qui, auparavant, importaient leurs vêtements. Le capitaine DIARRA a plaidé pour la pérennisation de ce type de formation, très attendue par de nombreuses femmes et jeunes de la région. De leur côté, les bénéficiaires, par la voix de leur présidente, ont exprimé leur satisfaction. « Grâce à cette formation, nous n’aurons plus besoin de dépendre des autres pour subvenir à nos petits besoins », ont-elles affirmé, avec émotion. DIRPA

Saisies de médicaments et d’alcool : La Douane frappe encore autour de Bamako

Dans l’ombre comme en première ligne, les agents de la Brigade mobile d’intervention (BMI) de Bamako poursuivent inlassablement leur mission au service de l’État et de la protection des citoyens. Les opérations menées ces 19 et 20 décembre 2025 témoignent, une fois de plus, de leur professionnalisme en droite ligne des instructions données par l’Insp. Gal Checkna Amala Diallo aux premières heures de sa prise de service, suite aux orientations, à lui, données par Alousséni SANOU, ministre de l’Économie et des Finances. Le 20 décembre 2025, sur la base d’un renseignement exploité avec rigueur, les agents de la BMI ont procédé à la saisie d’une quantité particulièrement importante de produits pharmaceutiques, dépassant les 2 000 cartons. Cette opération est l’aboutissement de six jours d’investigations patientes et méthodiques. Les médicaments saisis étaient dissimulés parmi d’autres produits pour lesquels le transitaire a présenté des documents justificatifs. Nonobstant la présentation de documents justificatifs pour les autres produits, ils tombent sous le coup de l’infraction douanière, parce qu’ils ont servi à cacher les médicaments frauduleux, a tranché le Directeur Général des Douanes. La veille, le 19 décembre 2025, les agents, ont une nouvelle fois, fait preuve de sang-froid et de détermination au poste de contrôle de Dialakoroba. Aux environs de 20h30, un mini-car immatriculé au Mali, en provenance de Hérèmakono, transportant d’importantes quantités de boissons alcoolisées de marque ATLAS, titrant 16 %, a été intercepté. Le conducteur ayant refusé d’obtempérer aux injonctions des douaniers, l’intervention a exigé fermeté et professionnalisme pour sécuriser la saisie et faire respecter l’autorité de l’État. Toujours le 19 décembre 2025, une autre opération menée avec efficacité a permis la saisie de 200 cartons d’antennes récepteurs CANAL+, en provenance d’un pays voisin, et dépourvus de tout document justificatif. Cette saisie a été effectuée au quartier Daoudabougou, aux environs de 13 heures, sans incident, illustrant la maîtrise opérationnelle et le sens du dialogue des agents sur le terrain.

Saisie de drogue à la frontière à Héremakono : La croisade contre les stupéfiants et autres trafics illicites montent d’un cran à la Douane

Le lundi 15 décembre 2025, le bureau secondaire des douanes de Héremakono s’est illustré, à travers deux importantes saisies de stupéfiants et de produits pharmaceutiques prohibés, mettant en échec des réseaux criminels, qui tentent d’exploiter les corridors de transit. La première opération a été réalisée à bord d’un véhicule de transport en commun, où les agents, grâce à leur vigilance et à un contrôle minutieux, ont intercepté un colis contenant dix (10) boules de cannabis, d’un poids total de 5,25 kg, ainsi que 4 800 comprimés de tramadol de type Royal dosés à 250 mg. Des produits dangereux pour la santé publique, destinés à alimenter des circuits illégaux au détriment de la jeunesse et de la stabilité sociale. Dans la même journée, les agents de Héremakono ont réalisé une saisie spectaculaire. Cinquante-cinq (55) boules de cannabis, pour un poids total de 16,5 kg, ont été découvertes intelligemment dissimulées dans des caches spécialement aménagées à bord d’un véhicule de marque Toyota, en provenance d’un pays côtier. Une tentative de fraude sophistiquée, déjouée grâce à l’expérience, à l’intuition et à la rigueur professionnelle des douaniers en poste. Informé en temps réel de cet exploit, le Directeur Général a rassuré l’ensemble des unités opérationnelles du soutien constant du Ministre de l’Economie et des Finances pour davantage protéger nos frontières contre toute infiltration frauduleuse. Ces succès traduisent la détermination des Douanes maliennes à sécuriser les frontières, protéger la population et préserver l’économie nationale contre les effets dévastateurs des trafics transfrontaliers illicites. Ils témoignent également de l’efficacité du dispositif de surveillance aux postes frontaliers stratégiques, où les agents, souvent dans des conditions difficiles, accomplissent leur mission avec honneur et abnégation.

Assemblée générale de la mutuelle de l’armée de terre : Cap sur une nouvelle dynamique au service des adhérents

La session ordinaire de l’Assemblée générale de la Mutuelle de l’Armée de Terre s’est tenue, le vendredi 26 décembre 2026, sous la présidence du Général de brigade Toumani KONE, Chef d’État-major de l’Armée de Terre et Président du Conseil d’administration. L’événement a réuni les membres du Conseil d’administration, la commission de contrôle, ainsi que les délégués mutualistes venus de toutes les régions militaires et des services affiliés. Les travaux ont porté sur le bilan des activités de l’année 2025 et les perspectives pour 2026. À cette occasion, les participants ont adopté les rapports d’activités et financiers de l’exercice écoulé, tout en définissant les grandes orientations pour renforcer l’impact social de la mutuelle. Dans son allocution, le Général KONE a souligné l’importance de cette rencontre annuelle, qu’il a qualifiée de moment de « bilan, de projection et de dialogue constructif ». Il a salué l’amélioration des prestations malgré les contraintes opérationnelles, et a invité les mutualistes à s’impliquer activement dans les réflexions pour consolider les acquis, renforcer la solidité financière de la mutuelle et élargir son champ d’action social. Le Trésorier général de la mutuelle, le Lieutenant-colonel Koula YATTARA, a présenté les grandes lignes des rapports, articulés autour de deux axes : la situation financière de la caisse, estimée à 11,9 milliards de FCFA, et les activités financées au cours de l’année. Il a assuré que la mutuelle continue de remplir ses engagements vis-à-vis des adhérents, notamment en matière de prestations liées aux décès, radiations, transferts et retraites.

Service National des Jeunes : Départ de la 7e cohorte des recrues non fonctionnaires

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’instruction Civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA, a officiellement donné le départ des recrues de la 7ème cohorte du Service National des Jeunes (3ème Cohorte des non fonctionnaires). La cérémonie s’est déroulée, le jeudi 25 décembre 202, sur l’esplanade du Service national des jeunes (SNJ) à Djicoroni-Para, en présence du directeur général du SNJ, le Colonel Tièmoko CAMARA et plusieurs personnalités militaires et civiles. Ces recrues de la 7ème cohorte sont au nombre de 700 jeunes, dont 419 garçons et 281 filles. Elles vont suivre, avec rigueur et discipline, une formation commune de base de six mois au Centre d’Instruction de Bapho. Cette formation contribuera à parfaire l’éducation, la formation physique, civique et professionnelle des jeunes en vue de leur participation effective et entière au développement économique, social et culturel du pays et de leur mobilisation pour les besoins de la défense nationale. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’instruction Civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA a exprimé toute sa gratitude au Gouvernement de la Transition pour tous les efforts entrepris à l’endroit de la jeunesse malienne. Il a également rassuré que ces jeunes ont été choisis pour leurs compétences et qualités indéniables.  Et d’ajouter que l’organisation de ce service militaire obligatoire témoigne de la volonté de l’Etat de contribuer à la formation indispensable des jeunes. A retenir que cette formation militaire de base consiste à faire de ces jeunes, des citoyens ayant un sens élevé du devoir et de l’amour de leur pays, des réserves pour la défense de l’intégrité du territoire national.

Devoir de Mémoire : Le Chef d’état-major général des Armées du Niger s’incline devant les Grands Hommes du Mali

Le Chef d’état-major général des Armées du Niger, le Général de Division Moussa Salaou BARMOU, a effectué une visite officielle au Mali, le mercredi 17 décembre 2025. Accompagné de son homologue malien, le Général de Division Oumarou DIARRA, il s’est rendu aux Places « Mali Cèbaw » (Grands Hommes du Mali) et « Mali Kèlèmasaw » (Chefs de guerre), ainsi qu’au Musée des Armées. Ces lieux de mémoire, récemment inaugurés par le Président de la Transition, portent désormais les noms de figures emblématiques de l’histoire malienne. Ils étaient auparavant connus sous les appellations de Place des Explorateurs et Place des Gouverneurs du Soudan français. Le Général de Division Moussa Salaou BARMOU a salué cette initiative, soulignant « qu’en tant que Sahélien, il était important de venir découvrir le rôle des valeureux fils du Sahel dans l’histoire du Mali ». Il a insisté sur la nécessité pour les générations actuelles et futures de connaître leur passé et de valoriser les héros de la résistance coloniale. « Le monde doit savoir le rôle de ces figures historiques », a-t-il affirmé, se disant « très impressionné » par les lieux visités. DIRPA

Coopération Militaire Mali – Inde : Des échanges fructueux entre le ministre Sadio Camara et l’Ambassadeur de l’Inde au Mali

Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara a reçu en audience, le mercredi 17 décembre 2025, une délégation conduite par l’Ambassadeur de l’Inde au Mali, Dr N. Nandakumar. Les échanges ont porté sur des questions d’intérêt commun entre les deux pays. Le diplomate indien a salué la qualité des relations bilatérales et exprimé la volonté de son pays de renforcer davantage cette coopération. Dr Nandakumar a également réaffirmé l’engagement de l’Inde à soutenir les autorités maliennes dans leurs efforts de développement et de sécurité. Il a souligné l’attachement de son pays au respect de l’intégrité territoriale du Mali. DIRPA

Justice Militaire : Quatre (4) affaires inscrites au rôle

La salle du Tribunal Militaire de Bamako a abrité l’audience correctionnelle ordinaire, le Mardi 16 décembre 2025, sous la présidence du juge, Assana DOLLO, entouré de ces collègues. Quatre dossiers étaient inscrits au rôle impliquant (4) prévenus militaires. Les infractions jugées reflétaient les tensions et les exigences du monde militaire. Il s’agissait des cas de désertions, de perte d’armes de guerre et violation de consignes générale militaire, d’escroqueries, d’insoumission, de refus d’obéissance, de dommages à la propriété et dispositions de biens d’autrui. Ces affaires bien que diverses ont un point commun, mettant en lumière les défis de la discipline dans un contexte sécuritaire tendu. Le premier, poursuivi pour désertion, pertes d’armes de guerre et violation des Consignes générales militaires, a été condamné pour 2 ans de prison avec sursis. Les autres dossiers sont toujours en cours de traitement. Le juge militaire, lieutenant-colonel Ogobara GUINDO a exhorté l’ensemble des militaires à faire preuve de discipline et de respect des règles, afin d’éviter de tels manquements au devoir. Cette audience témoigne la volonté ferme des plus hautes autorités de faire respecter les règles militaires tout en garantissant les droits judiciaires. Une équation délicate, mais essentielle pour la crédibilité de l’institution militaire. DIRPA

Secteur 3 de l’opération Dugukoloko : Le Commandant du PCIAT-Centre supervise les deniers réglages sécuritaires de la biennale à Tombouctou

Le Commandant du Poste de Commandement Inter Armées du Théâtre Centre de l’opération Dugukoloko, le Colonel-major Yacouba SANOGO, accompagné du président de la commission Défense et Sécurité de la biennale artistique 2025, le Colonel-major Cheicknè TOUNKARA et ses proches collaborateurs, est en déplacement dans le Secteur 3 de l’opération Dugukoloko, depuis le mercredi 10 décembre 2025. Cette visite s’inscrit dans le cadre des visites périodiques, instituées par le Commandement militaire, afin de s’imprégner des activités des Forces de Défense et de Sécurité ; des autorités administratives et aussi faire l’état des lieux des différentes infrastructures mises en place pour la tenue de la biennale artistique Tombouctou 2025. Le Commandant du PCIAT-CENTRE, le Colonel-major Yacouba SANOGO a rappelé que le secteur 3 de l’opération Dugukoloko fait depuis un moment des opérations de courte, moyenne et longue durée, qui donnent des résultats satisfaisants. Il a laissé entendre que l’engagement et la détermination de tout le personnel et le leadership de ses chefs font que le secteur 3 satisfait beaucoup les objectifs assignés par l’opération Dugukoloko. Il a signalé que le secteur 3 protège la population, sécurise toutes les infrastructures et en plus consolide les relations Civilo-militaires pour le retour de l’administration et les acteurs de la gouvernance et du développement. Il a, enfin, soutenu qu’il y a une réelle détermination de la part des Forces de Défense et de Sécurité. Le Président de la Commission Défense et Sécurité de la biennale artistique Tombouctou 2025, le Colonel Cheicknè TOUNKARA a, quant à lui, déclaré que les dispositions instruites lors de son second passage ont été prises en compte par les autorités, qui n’ont ménagé aucun effort pour que la biennale puisse se tenir dans les meilleures conditions. Il a rappelé que sa mission coïncidant avec celle du Commandant PCIAT-Centre lui a aussi permis de s’assurer du dispositif sécuritaire des Check points tout autour de la ville. Pour le Chef Secteur 3 de l’opération Dugukoloko, le Colonel Seydou Bassirou NIANGADO, cette visite de ces deux autorités militaires dans son Secteur est à saluer et prouve que les demandes émises, concernant les matériels, soient fin prêtes pour la cérémonie. Il a rassuré que toutes les dispositions sont prises par rapport à l’organisation et à la sécurisation avec la mise en place de quelques check-points supplémentaires, qui vont renforcer la sécurité tout autour de la ville, afin d’être à l’abri de toute surprise désagréable de la part des ennemis de la paix. Il a indiqué qu’à l’intérieur de la ville, aussi, les Forces de Sécurité s’activent pour sécuriser le site et héberger les troupes. Il a, par ailleurs, appelé la population en particulier la jeunesse à la vigilance en les exhortant à être des soldats même sans arme pour contribuer à la paix et à la sécurité de la ville. DIRPA