22ème Semaine nationale de la Culture « BOBO 2026 » : Le Mali, invité de l’événement sera représenté par le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA

À l’invitation de son homologue du Faso, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA quitte Bamako, cet après-midi du vendredi 24 avril 2026, pour Bobo-Dioulasso, où il prendra part à la 22ème Semaine nationale de la culture « Bobo-Dioulasso 2026 » et à la semaine de la fraternité de l’AES. Cette 22ème édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC), placée sous le Très Haut Patronage de Son Excellence le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORE, se tiendra du 25 avril au 02 Mai 2026 à Bobo-Dioulasso sous le thème « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ». Cette biennale culturelle fondamentale du Burkina Faso vise à promouvoir et valoriser les identités et expressions culturelles des diverses communautés du Burkina Faso. Institué en 1983 par le Président Thomas SANKARA, la Semaine Nationale de la Culture s’inscrit dans une logique panafricaine de réappropriation culturelle et vise à valoriser les cultures des différentes régions du pays, à renforcer l’unité nationale, à travers les traditions et promouvoir les artistes et les savoir-faire locaux. Pendant plus d’une semaine (08 jours), la SNC transforme Bobo-Dioulasso en scène culturelle géante, à travers des présentations d’arts vivants, plastiques et artisanat, ainsi que des prestations de musique traditionnelle et moderne, de danse (troupes régionales, ballets nationaux), de théâtres et contes. Aussi, les expositions d’art (peinture, sculpture), des scènes artisanales (tissage, bronze, cuir) et des compétitions culturelles (concours de danse et musique, élection de la Reine de la SNC, prix du Grand Prix National des Arts et des Lettres) agrémenteront la semaine. Dans le contexte de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel, la SNC se veut un outil d’intégration culturelle de l’AES (Mali – Burkina – Niger), une plateforme de diplomatie culturelle face à l’influence extérieure et un levier pour construire une identité sahélienne commune. Car, bien plus qu’un simple rendez-vous festif, la SNC 2026 se veut un puissant levier de consolidation de l’identité nationale. Dans un contexte où les repères sociaux doivent être réaffirmés, la culture apparaît comme ce socle commun capable de rassembler les Burkinabè autour de l’essentiel, leurs traditions, leur histoire et leur vision collective de l’avenir. Et la SNC n’est pas seulement un événement, elle est une affirmation vivante de l’identité burkinabè. Bobo 2026, qui s’annonce comme un événement historique, à la hauteur du patrimoine culturel de l’AES, accueille, cet après-midi, le Chef du Gouvernement, Abdoulaye MAÏGA accompagné du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, Mamou DAFFE. CIGMA

Coopération Mali – Maroc : Fin de l’autorisation électronique de voyage (AEVM)

Par la lettre N°077/26/FA, l’Ambassade du Royaume du Maroc à Bamako a notifié ce jeudi 23 Avril 2026 au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, la décision de son pays de suspendre les Autorisation Electronique de Voyage au Maroc « AEVM) pour l’ensemble des ressortissants maliens désirant voyager au Maroc. Ladite décision entre en vigueur à partir du 27 Avril 2026. Cette décision constitue une avancée majeure dans le renforcement de la coopération entre notre pays et le Royaume du Maroc, car elle favorisera la libre circulation des personnes et des biens entre les deux pays. A Bamako, cette mesure a été favorablement accueillie. En effet, avant pour se rendre au Maroc, il fallait obtenir l’AEVM auprès du ministère des Affaires étrangères du Maroc. C’était une mesure pour lutter contre l’immigration clandestine et la réduction du flux migratoire vers l’Europe. Cette suppression réduit les délais administratifs, simplifie les démarches pour les voyageurs et favorise une augmentation du flux touristique et des voyages d’affaires. Pour rappel, l’Autorisation de voyage électronique) est un document numérique requis pour entrer dans certains pays sans visa. Il ne s’agit pas d’un visa, mais d’une autorisation préalable qui permet aux autorités de vérifier les voyageurs avant leur arrivée et de faciliter le contrôle aux frontières. CIGMA

Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique : SEM. Abdoulaye DIOP rappelle que la Confédération de l’AES est, désormais, tournée vers une souveraineté collective avec comme priorité la défense et le développement

Dans le cadre du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, Son Excellence, Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale a coanimé, le lundi 20 avril 2026, la première plénière du Forum sous le thème : « Souveraineté et enjeux contemporains : l’Afrique entre périls et opportunités ». L’intervention introductive du Ministre Abdoulaye DIOP a porté sur l’importance que l’ensemble des acteurs internationaux (puissances internationales, comme pays en situation de vulnérabilité) accordent à leur souveraineté, dans un monde en profonde mutation et en proie à de nombreux bouleversements. Le Chef de la diplomatie malienne a, ensuite, précisé que l’exercice de la souveraineté nationale ne s’oppose pas à la souveraineté collective, à l’image de la Confédération des Etats du Sahel (AES), qui inscrit la souveraineté de ses Etats dans le cadre global d’une souveraineté collective visant une intégration renforcée, à travers la Défense, la Diplomatie et le Développement. En évoquant la notion de sécurité indivisible, il a mis l’accent sur l’importance d’une réelle solidarité entre pays africains, sans laquelle il ne saurait y avoir de souveraineté véritable. Dans le même ordre d’idées, S.E. M. Abdoulaye DIOP a rappelé les limites des « solutions africaines aux problèmes africains », en raison des ingérences extérieures. Le Ministre Abdoulaye DIOP a, particulièrement, insisté sur la lutte contre le terrorisme, qui prend de nouvelles formes, notamment politique, géopolitique avec des objectifs de prédation médiatique avec, la guerre informationnelle et cognitive, qui est une véritable arme de destruction massive. Il a, par ailleurs, condamné l’intervention indirecte de sponsors étatiques étrangers au terrorisme. MAECI

Coopération Mali-UNICEF : Un cadre de concertation renforcé autour de la protection des enfants

L’Ambassadeur Moustapha TRAORE, Secrétaire Général du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a reçu, en audience, le lundi 20 avril 2026, une délégation du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), conduite par Ted CHAIBAN, Directeur adjoint en charge de l’action humanitaire et des opérations, en visite de travail au Mali. A cette occasion, les deux personnalités ont passé en revue les domaines prioritaires de cette coopération multilatérale axée sur des actions d’assistance, de protection et d’épanouissement des enfants, un impératif pour le futur et le développement harmonieux de notre pays. Saluant cette visite de terrain du Directeur Adjoint, visant à s’imprégner des besoins essentiels au niveau national, le Secrétaire général a rappelé les nouveaux principes, qui gouvernent l’action publique au Mali et souligné la nécessité d’inscrire l’accompagnement de l’UNICEF dans le cadre des priorités nationales telles que définies dans nos documents de vision stratégique de développement durable. Le Directeur adjoint a, pour sa part, renouvelé l’engagement du Bureau-pays de l’UNICEF dans l’exécution de son mandat au bénéfice des enfants, en droite ligne de la vision gouvernementale et dans un esprit de concertation permanente et de collaboration étroite en vue de maximiser l’impact des interventions, en appui aux efforts du Gouvernement du Mali. MAECI

Olympiades des Métiers de Guinée Conakry : Le Mali invité d’honneur est représenté par le ministre Oumou SALL SECK

Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou SALL SECK est arrivée en Conakry ce lundi 20 Avril 2026, où elle représentera notre pays, invité d’honneur aux Olympiades des Métiers de Guinée Conakry, édition 2026. A son arrivée, le Ministre Oumou SALL SECK a été accueilli par son homologue en charge de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar BARRY, avec qui, elle a eu un entretien fructueux. Les échanges entre les deux responsables ont porté sur l’adéquation formation-emploi, le développement de l’entrepreneuriat et la nécessité de structurer des partenariats opérationnels. Une convergence de vues qui consacre la formation professionnelle comme un levier stratégique de transformation économique en Afrique de l’Ouest. Ainsi, le Ministre Oumou SALL SECK prendra part ce mercredi 22 avril, à la cérémonie d’ouverture des Olympiades des Métiers de Guinée au Palais du Peuple où elle réaffirmera l’engagement de notre pays en faveur d’une coopération sous-régionale renforcée dans les domaines de la formation professionnelle et de l’insertion des jeunes. Madame le Ministre saisira cette opportunité pour réitérer les salutations fraternelles de S.E le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat à son homologue le Général Mamady DOUMBOUYA et à l’ensemble du peuple frère de Guinée. MENEFP  

Coopération Mali-Serbie : L’Ambassadeur Yacouba DIAKITE présente ses lettres de créance au Président Serbe

Son Excellence, Yacouba DIAKITE, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Mali près la République de Serbie, avec résidence à Rome, a présenté, le jeudi 16 Avril 2026, à Belgrade, ses lettres de créance à Son Excellence, Aleksandar Vučić, Président de la République de Serbie. Mettant à profit l’audience, qui lui a été accordée, à la suite de la cérémonie protocolaire, l’Ambassadeur DIAKITE a transmis au Président serbe les sincères et chaleureuses salutations de Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État. Sur les questions bilatérales, les échanges ont porté sur les perspectives du renforcement des relations de coopération entre les deux pays dans des domaines prioritaires tels que l’industrie de la défense, la lutte contre le terrorisme, le développement économique, les télécommunications et la formation continue. Cette présentation des lettres de créance participe de la volonté partagée des plus Hautes Autorités des deux pays de dynamiser les relations d’amitié et de coopération bilatérale, dans un esprit de solidarité, de respect mutuel et d’intérêts partagés. MAECI

Diplomatie Culturelle : Vers la mise en œuvre d’un programme d’hospitalité Culturelle

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’hospitalité culturelle, le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, en collaboration avec celui de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, a organisé, le samedi 18 avril 2026, un circuit de visite touristique dénommé : « à la rencontre des créateurs », à l’intention des membres du Corps diplomatique accrédité au Mali. A l’école de la culture et de la découverte du génie créateur artistique de notre pays, cette deuxième édition du circuit touristique participe à la promotion de la diplomatie culturelle en favorisant l’immersion des Diplomates au patrimoine multiculturel, une des richesses intarissables du Mali. Du Showroom d’Abdoulaye KONATE, Artiste plasticien de renommée mondiale, au Laboratoire des Arts Collaboratifs de Lassa, en passant par le Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasséké KOUYATE, cette activité touristique a été, pour la quarantaine de Diplomates qui y ont pris part, un moment intense de partage, d’enthousiasme et de convivialité au rythme de la diversité culturelle séculaire et des talents artistiques, hors pair, du Mali. MAECI

Coopération Mali – Kirghizstan : Une rencontre bilatérale technique en vue de redynamiser la coopération bilatérale entre les deux pays

La session inaugurale de la consultation politique entre la République du Mali et la République kirghize s’est tenue, le jeudi 16 avril 2026, au Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, sous la coprésidence de l’Ambassadeur Aboubakar DOLO, Directeur Europe, et l’Ambassadeur Mirbek KARYBAEV, Directeur des Affaires politiques pour l’Afrique et le Moyen-Orient du Kirghizstan. Cette rencontre bilatérale du niveau technique s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Mémorandum d’entente entre les Ministères des Affaires étrangères des deux pays, visant à consolider le dialogue régulier sur des questions d’intérêt commun, tant au niveau bilatéral qu’à l’échelle multilatérale. S’agissant des perspectives du renforcement de la coopération bilatérale, les échanges ont été axés sur les opportunités économiques des deux pays, tout en insistant sur la nécessité de renforcer les échanges d’expériences et le partage de bonnes pratiques dans les secteurs prioritaires productifs, notamment le développement agricole, la promotion de l’élevage moderne, l’exploitation des minerais stratégiques et le renforcement des capacités des ressources humaines. Sur les questions multilatérales, les deux parties ont salué leur convergence de vues sur les principes de respect de l’égalité souveraine des États ainsi que la non-ingérence dans les affaires intérieures, et réaffirmé leur attachement à l’ordre international multipolaire, fondé sur l’équité, le dialogue et le respect mutuel. Dans cette veine, elles ont renouvelé leur engagement à approfondir la concertation et la solidarité au sein des instances internationales, y compris sur des questions de candidature au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Au cours des échanges, le Chef de la délégation kirghize a, pour souligner l’intérêt particulier accordé à notre pays par ses Autorités, rappelé que le Mali est l’un des premiers pays africains avec lequel la République kirghize a établi ses relations diplomatiques. Pour sa part, la délégation malienne a souligné l’ouverture de notre pays aux partenariats sincères et mutuellement bénéfiques, et insisté sur le changement de paradigme au niveau national, marqué par la redéfinition des principes de gouvernance de l’action publique et de la vision stratégique de développement durable du pays. A l’issue de cette consultation bilatérale, les deux délégations ont rendu une visite de courtoisie à l’Ambassadeur Moustapha TRAORE, Secrétaire général du Ministère, pour partager les conclusions de leurs échanges fructueux qui ouvrent des perspectives d’un partenariat dynamique, dans un cadre renforcé des échanges de visite de haut niveau, de dialogue politique régulier et des intérêts partagés. MAECI

Lancement de la nouvelle stratégie Sahel de la République Togolaise : Le Ministre Abdoulaye DIOP salue cette coopération sincère et constante avec le Togo

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, SEM. Abdoulaye DIOP, a pris part, ce samedi 18 Avril 2028, à la cérémonie de lancement de la nouvelle stratégie Sahel de la République togolaise. Une tribune importante pour Abdoulaye DIOP, qui en a profité pour réaffirmer sa vision d’une coopération régionale fondée sur la souveraineté, la confiance et le pragmatisme. À Lomé, SEM. Abdoulaye DIOP a livré un message clair lors de ce lancement : privilégier une approche réaliste, respectueuse des États et centrée sur les besoins des populations. Il a salué l’initiative du Togo, qu’il considère comme une réponse adaptée aux nouvelles réalités géopolitiques et sécuritaires de la région. Il a notamment mis en avant le caractère inclusif de cette stratégie, soulignant l’importance d’associer pleinement les pays du Sahel à sa conception et à sa mise en œuvre. Au cœur de son intervention, Abdoulaye Diop a insisté sur la nécessité d’une lecture globale de la crise sahélienne. Selon lui, la lutte contre le terrorisme ne peut se limiter à une approche strictement sécuritaire. Elle doit intégrer des dimensions humanitaires, économiques, sociales, institutionnelles et géopolitiques afin de traiter en profondeur les causes du phénomène. Il a mis en avant les progrès enregistrés depuis sa création en 2024, tant sur le plan sécuritaire que diplomatique et en matière de développement, soulignant la pertinence d’une action coordonnée basée sur le triptyque : défense et sécurité, diplomatie et développement. Dans un contexte régional marqué par une recomposition géopolitique, Abdoulaye Diop a appelé à une redéfinition des mécanismes de coopération. Il a notamment plaidé pour le renforcement de la confiance entre États, condition indispensable à toute collaboration efficace, tout en évoquant la nécessité de mettre fin à certaines pratiques de déstabilisation et d’ingérence. S’adressant aux partenaires internationaux, le ministre malien a insisté sur un principe clé : accompagner les efforts des États sahéliens sans s’y substituer. Il a ainsi appelé à des approches plus cohérentes, alignées sur les priorités locales et tirant les leçons des limites des stratégies passées. Voici l’intégralité du discours du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, SEM. Abdoulaye DIOP tenu à Lomé « Mes premiers mots seront pour vous exprimer les salutations cordiales et fraternelles de la délégation du Mali et, en son nom, j’adresse nos sincères remerciements au Gouvernement de la République togolaise pour l’accueil si chaleureux et l’hospitalité généreuse. Je transmets également l’appréciation de Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat ainsi que du Gouvernement de la République du Mali aux Plus Hautes Autorités du Togo, pour leur implication personnelle à travers Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil, pour l’action qu’il mène au nom du Togo en faveur de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du développement de la région du Sahel, de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique de manière générale. Je souscris à la déclaration prononcée par S.E. M. Karamoko Jean Marie TRAORE, Ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, pays assumant la présidence de la Confédération des Etats du Sahel et je voudrais, à titre national, faire quelques observations complémentaires. Le Mali se réjouit de participer à la présente cérémonie, consacrée au lancement de la Stratégie Togo-Sahel qui illustre, une nouvelle fois, la volonté du Togo d’adapter son engagement aux nouvelles réalités géopolitiques et sécuritaires, en vue de renforcer la stabilité régionale et la coopération entre les pays du Sahel et ceux du Golfe de Guinée dans un environnement géopolitique et un monde en pleine mutation. Sur le principe, nous saluons cette initiative renouvelée du Gouvernement Togolais de poursuivre son action en faveur de la paix et de la sécurité sous-régionales. Dans la démarche, il est heureux que les Autorités togolaises aient fait le choix de l’inclusivité, en associant les parties prenantes, particulièrement les Etats concernés à titre principal, non seulement à la présente cérémonie de lancement de la Stratégie Togo-Sahel, mais aussi à sa mise en œuvre. Comme le dit un adage : « on ne peut pas raser la tête de quelqu’un en son absence ». En effet, les piliers sur lesquels repose la Stratégie appellent une action concertée, cohérente et respectueuse de la souveraineté des Etats. La prise en compte des besoins des Etats et des Peuples du Sahel, des attentes légitimes des populations et des défis que rencontrent les pays du Sahel, contribuera à la résolution des crises auxquelles notre région fait face. Dans sa substance, la Stratégie Togo-Sahel s’inscrit en cohérence avec la vision de nos Plus Hautes Autorités de parvenir au retour de la paix et de la stabilité dans nos Etats et dans la région du Sahel, dans un esprit de pragmatisme, de réalisme et de sagesse. Le premier mérite de cette Stratégie est qu’elle émane d’un pays qui n’a eu de cesse de prôner mais plus important, de pratiquer le dialogue avec les pays du Sahel, en soulignant que leur situation de transition politique ne saurait être le prétexte à leur relégation au second plan, dans certains cas à leur diabolisation car, à l’évidence, ces pays du Sahel, nos pays du Sahel, vivent au quotidien et au prix de la quiétude voire de la vie de paisibles citoyens, la crise qui leur est imposée. Car oui, cette crise n’est pas née au Sahel, elle est la conséquence d’une succession d’évènements, certes internes pour certains mais externes pour la plupart, à l’image de l’intervention malheureuse atlantique en Libye. Sans refaire l’historique de la crise sécuritaire au Sahel, il est nécessaire de parvenir à une compréhension commune de ce qu’est la menace terroriste, de comprendre ses causes profondes, d’identifier ensuite les éléments qui entretiennent le terrorisme au Sahel, afin de mieux le combattre, et enfin, d’appréhender la crise de manière holistique, pas uniquement dans sa dimension sécuritaire, mais en intégrant également les aspects humanitaires, sociaux, économiques, institutionnels, de gouvernance et géopolitiques, géoéconomiques et géostratégiques entre autres. Les Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel, Leurs Excellences le Capitaine Ibrahim TRAORE,

Coopération Mali – Canada : Des échanges fructueux entre SEM. Abdoulaye DIOP et la Sous-ministre adjointe pour l’Afrique du Canada, Cheryl URBAN

Dans le cadre du dialogue politique régulier entre notre pays et le Canada, le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Son Excellence, Abdoulaye DIOP a eu, ce mercredi 15 avril 2026, une séance de travail avec une délégation canadienne, conduite par Cheryl URBAN, Sous-ministre adjointe pour l’Afrique et les Affaires pan-géographiques à Affaires mondiales, en présence de l’Ambassadeur Marcel LEBLEU, envoyé spécial du Canada pour le Sahel, ainsi que de la Chargée d’Affaires en pied du Canada au Mali. Passant en revue les axes prioritaires de la coopération bilatérale, les discussions ont essentiellement été focalisées sur la promotion des échanges économiques et des investissements productifs, le renforcement du cadre juridique de la coopération bilatérale, les efforts de nos Autorités dans la lutte contre les groupes terroristes. Sur les questions multilatérales, l’accent a été mis sur la réalité géopolitique de la Confédération AES, la coopération sous-régionale dans le cadre de la préservation des acquis et le renforcement de la confiance ainsi que la nouvelle stratégie canadienne pour l’Afrique : « un partenariat pour une prospérité et une sécurité partagées ». Saluant la constance de la coopération bilatérale avec le Canada, le Ministre DIOP a rappelé le changement de paradigme au Mali, marqué par la reprise en main de la destinée du pays par nos Autorités, la définition des principes de gouvernance de l’action publique et de la vision stratégique de développement durable du pays. A ce titre, il a insisté sur la volonté des plus hautes Autorités d’inscrire l’émergence du pays dans la transformation structurelle de l’économie nationale, le renforcement des capacités dans tous les secteurs stratégiques pour diminuer la dépendance ainsi que le développement de partenariats gagnant-gagnant. A l’image de la prochaine Coupe du monde coorganisée par le Canada, Madame la Sous-ministre canadienne a remis au Chef de la diplomatie malienne un ballon de football, comme pour annoncer la relance d’une coopération bilatérale pragmatique, fondée sur le dialogue constructif et le respect mutuel. MAECI