Gestion des risques et catastrophes : Le Comité interministériel active son plan d’urgence

Le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes s’est réuni ce vendredi 2 mai 2025, sous la présidence du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga. À l’ordre du jour figurait l’état d’avancement du Plan d’actions pour la libération des servitudes et des lits des marigots dans le district de Bamako. Les sous-commissions mises en place à cet effet ont travaillé sur plusieurs axes : l’identification des zones à risques, le nettoyage des siphons, le curage des caniveaux, la libération des servitudes des collecteurs naturels, les échanges avec les populations et la libération des emprises illégalement occupées. Des projets de construction ou de contournement des ponts de Woyowanko et de Kassaro sont également envisagés. Selon les prévisions, de la sensibilisation communautaire, des visites de terrain, des rencontres avec les populations concernées sont prévues. Des points critiques ont été identifiés au niveau des collecteurs de Missabougou. Des actions ont été engagées pour le nettoyage des siphons, le lancement de la campagne de curage des caniveaux et collecteurs, ainsi que l’aménagement de ces infrastructures dans le district de Bamako. Concernant la prise en charge des éventuels sinistrés, des mesures d’anticipation ont été mises en œuvre, notamment l’activation d’une cellule de veille, la mise en place d’un plan de contingence et la mobilisation de ressources en vivres et non-vivres. Une particularité, l’implication du génie militaire dans la mise en œuvre de ces actions. Le Premier ministre a salué l’engagement et le travail accompli par les différentes sous-commissions pour la bonne coordination des activités du Plan d’actions et les a invités à assurer un suivi rigoureux des mesures engagées afin de prévenir les crises et catastrophes. CCRP/Primature  

Santé et sécurité au travail : Célébration la Journée africaine de la prévention des risques professionnels et la JMSST 2025

À l’instar de la communauté internationale, l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) a célébré, le mercredi 30 avril 2025, la 29ᵉ Journée africaine de la prévention des risques professionnels (JAPRP) couplée à la 23ᵉ Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail (JMSST) au Centre International de Conférence de Bamako (CICB). Pour l’occasion, les festivités ont réuni Mme Irène Marie-Cécile Mboukou Kimbatsa, ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire, le Colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, ainsi que Fassoum Coulibaly, ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social. Étaient également présents Ousmane Karim Coulibaly, directeur général de l’INPS, des représentants de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), entre autres. Selon le directeur général de l’INPS, la révolution numérique, malgré ses nombreuses opportunités, engendre des risques spécifiques. « La révolution numérique, bien que source de nouvelles opportunités pour améliorer la productivité, la sécurité et la santé des travailleurs, engendre également des risques spécifiques que nous devons absolument prendre en compte », a déclaré Ousmane Karim COULIBALY. Parmi ces risques, il a notamment évoqué ceux moins visibles mais tout aussi dangereux, comme les intoxications alimentaires en milieu professionnel, une problématique souvent négligée. De son côté, le ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel Assa Badiallo Touré, a rappelé que cette journée vise à sensibiliser l’opinion nationale et internationale à l’ampleur des enjeux liés à la prévention des risques professionnels, notamment les accidents du travail et les maladies professionnelles. « Le ministère de la Santé et du Développement social, avec le soutien des autorités, est pleinement engagé dans la promotion de la santé et de la sécurité au travail à travers les nouvelles technologies », a-t-elle souligné. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoum COULIBALY, a quant à lui souligné l’importance particulière de cette édition, à un moment où le monde connaît une transformation sans précédent portée par la numérisation et les mutations technologiques, susceptibles de générer de nouveaux risques sur les lieux de travail. Selon lui, les thèmes choisis posent une question fondamentale pour l’avenir du travail et de la sécurité, notamment en Afrique. Outre ces interventions, la journée a été animée par des panels, des présentations sur les risques professionnels dans le contexte malien, des témoignages de victimes d’accidents du travail, ainsi qu’une visite guidée des standards en matière de sécurité. Pour rappel, le thème de la 29ᵉ Journée africaine de la prévention des risques professionnels est : « La prévention des risques professionnels à l’épreuve de la transformation numérique et des mutations technologiques : opportunités et stratégies d’adaptation ». Quant à la 23ᵉ Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, elle est placée sous le signe : « Révolutionner la santé et la sécurité : le rôle de l’intelligence artificielle et de la numérisation au travail ». SRP/INSP  

Les États Généraux de la Santé : Le Président de la Transition reçoit le rapport final

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a reçu, ce mardi 29 avril 2025, des mains du Ministre de la Santé et du Développement Social, le médecin Colonel Assa Badiallo TOURÉ, le rapport final des États Généraux de la Santé. La Ministre était à la tête d’une importante délégation composée des membres de la Commission d’organisation de ces assises nationales. Ces États Généraux de la Santé, tenus du 4 au 19 décembre 2024 à travers tout le territoire national, ont été l’occasion d’une large concertation avec l’ensemble des acteurs du secteur de la santé et du développement social. Ils ont permis de dresser un état des lieux exhaustif du système sanitaire de notre pays et de formuler des recommandations fortes pour sa refondation. « Nous venons de remettre officiellement le rapport des États Généraux de la Santé au Président de la Transition. Les recommandations issues de ces assises visent à pallier les insuffisances de notre système de santé. Elles préconisent une augmentation significative du nombre de professionnels de santé, une amélioration de leur formation ainsi qu’une meilleure répartition sur l’ensemble du territoire national », a déclaré la Ministre de la Santé et du Développement Social. Elle a également souligné la nécessité de renforcer le financement du secteur de la santé, en particulier par des investissements accrus de l’État et des partenariats public-privé. D’autres priorités incluent la modernisation des infrastructures sanitaires, la mise à niveau des équipements médicaux et l’intégration des technologies numériques pour améliorer l’accès et la qualité des soins. Le rapport remis au Président contient 973 recommandations, articulées autour de 68 axes stratégiques prioritaires et 286 activités. Elles ont été classées à court, moyen et long terme sur la période 2025-2034. Parmi les recommandations prioritaires, il y a entre autres, l’intégration de la médecine traditionnelle dans le système de santé, la promotion du secteur privé de la santé, ainsi que le développement d’approches multisectorielles pour mieux prendre en charge la santé des jeunes, notamment en milieu scolaire et carcéral. « La réussite de ces réformes repose sur l’engagement de tous les acteurs : médecins, prestataires de soins, administrateurs, logisticiens et opérateurs techniques. Le Président de la Transition nous a rassurés de son soutien à l’exécution de ce plan ambitieux. Nous devons aller vers l’essentiel, malgré la rareté des ressources, afin de garantir un meilleur accès aux soins pour toutes les couches de la population », a précisé le médecin Colonel Assa Badiallo TOURÉ. Ce rapport servira de socle pour des actions concrètes et durables au bénéfice de l’ensemble de la population. CCRP/PRÉSIDENCE

Révision de la charte des partis politiques : Des recommandations fortes pour limiter le nombre de partis et réorganiser le schéma politique

La salle de mille places du Centre international de Conférence de Bamako (CICB) a refusé du monde ce mardi 29 avril 2025. Une assemblée d’envergure autour de la Phase nationale de la consultation des forces vives de la nation et des Maliens établis à l’extérieur dans le cadre de la relecture de la charte des partis politiques, présidée par le Premier ministre le Général de Division Abdoulaye Maïga, avec à ses côtés, une forte délégation du gouvernement de la Transition. La méthodologie de ces consultations consistait à former des groupes de travail autour de trois axes : la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement ; la relecture de la charte des partis politiques avec une réaffirmation du statut de chef de file de l’opposition ; et le nomadisme politique en cours de mandat. À l’issue des concertations aux niveaux régional et national, des recommandations phares ont ressurgi, fruit des échanges empreints de cordialité entre les représentants des forces vives. LES RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES Thématique 1 : Réduction du nombre de partis politiques. Il s’agit notamment de dissoudre tous les partis politiques ; durcir les conditions de création à travers les points suivants : fixer une caution de cent millions (100 000 000) de francs CFA pour la création d’un parti politique ; fixer l’âge pour être dirigeant d’un parti politique à 25 ans au moins et 75 ans au plus ; obliger les partis à avoir des représentations significatives dans les régions, les cercles et le district de Bamako. Toujours sur cette thématique, il est aussi recommandé d’instaurer plus de rigueur dans le fonctionnement des partis : interdire aux chefs de village, de fraction ou de quartier, aux leaders religieux et aux organisations de la société civile d’être candidats à une élection ou de participer à une campagne électorale ; supprimer le financement public des partis politiques ; exiger une existence juridique à tout regroupement politique. Thématique 2 : Relecture de la charte des partis politiques, avec une réaffirmation du statut de chef de file de l’opposition. Il s’agit ici de supprimer le statut de chef de file de l’opposition, en relisant la loi n°2015-007 du 4 mars 2015 portant statut de l’opposition politique et son décret d’application, tout en maintenant le statut d’opposition politique dans la charte ; estimer que le poste de chef de file n’est pas indispensable ; orienter les ressources allouées à ce poste vers les projets de développement ; faire l’audit des fonds déjà alloués. Thématique 3 : Le nomadisme politique en cours de mandat. Il s’agit d’interdire le nomadisme politique, d’élargir l’article 106 de la Constitution à tous les élus et représentants de partis aux postes nominatifs ; prendre toutes les dispositions pour une interdiction totale ; appliquer des mesures disciplinaires contre tout parti qui accueille un élu nomade, telles que l’inéligibilité de tout candidat ou membre de ce parti aux postes nominatifs et électifs. LES RECOMMANDATIONS D’ORDRE SPÉCIFIQUE Réviser la charte de la Transition en installant le Général d’Armée Assimi Goïta comme Président de la République pour un mandat de cinq (5) ans à partir de 2025, renouvelable, à l’instar de ses pairs de l’AES; Donner le temps nécessaire aux dirigeants actuels pour poursuivre la gestion de l’État ; Maintenir les organes actuels jusqu’à la pacification du pays ; Suspendre toutes les questions électorales jusqu’à cette pacification; Faire l’audit du fichier électoral par une structure indépendante après la dissolution des partis; Maintenir l’autorisation préalable pour toute manifestation politique ; Respecter le genre dans la composition des bureaux politiques ; Permettre la suspension d’un parti par l’autorité administrative en cas de trouble à l’ordre public ; Garantir la représentativité des femmes et des jeunes ; Interdire les alliances contre nature lors des élections ; Mettre en place une commission de suivi et d’évaluation des recommandations issues de ces concertations ; Exiger le paiement d’une caution de deux cent cinquante millions (250 000 000) de francs CFA pour être candidat à l’élection présidentielle ; Instaurer un scrutin à un seul tour ; Réglementer le parrainage politique. Dans son allocution, le Premier ministre s’est engagé à transmettre ces recommandations au Chef de l’État, tout en rappelant que ces consultations ont abouti à « des recommandations claires permettant au pays d’avancer et de tourner les pages obscures de son histoire ». Pour rappel, cette concertation fait partie d’un paquet de réformes, en droite ligne de la Constitution du 22 juillet 2023. Elle est issue des recommandations des Assises de la Refondation (ANR). CCRP/Primature  

Rapport Final des États Généraux de la Culture : 89 Recommandations pour Refonder le Secteur Culturel

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a reçu ce vendredi 25 avril 2025, le rapport des États généraux de la Culture, remis par le Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou DAFFÉ, accompagné d’une délégation composée d’acteurs culturels. Ce rapport, qui comprend 89 recommandations, vise à refonder le secteur culturel malien. Le chef de l’État a salué cette initiative, rappelant qu’il a proclamé 2025 « Année de la Culture au Mali », et a réaffirmé son engagement à soutenir les acteurs du domaine. Selon le ministre DAFFÉ, les États généraux ont permis d’établir un diagnostic du secteur et de tracer une vision claire pour les dix prochaines années. Parmi les principales actions proposées : porter le budget du ministère à 1 % du budget national, renforcer les infrastructures culturelles, promouvoir la citoyenneté à travers l’éducation, et mettre en œuvre le concept de la « case des valeurs » pour refonder les mentalités et encourager la créativité. « J’adresse mes chaleureux remerciements aux experts qui ont travaillé d’arrache-pied pour produire ce document en janvier », a déclaré le ministre DAFFÉ. Il a également salué l’implication du Président, « un homme profondément attaché à nos valeurs traditionnelles ». Ce rapport constitue une base stratégique pour une nouvelle politique culturelle, alignée sur les aspirations du « Nouveau Mali ». CCRP / PRÉSIDENCE  

États Généraux du Sport : C’est parti pour deux jours de diagnostic et de remèdes

« Le sport est bien plus qu’un loisir. Il est un vecteur d’unité nationale, un outil de développement et un moyen d’inclusion sociale », a déclaré le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des États Généraux du Sport, ce jeudi 24 avril 2025, au Centre International de Conférences de Bamako CICB. Ce rendez-vous historique marque un tournant décisif dans la volonté des autorités de la Transition de repenser, renforcer et projeter l’avenir du sport au Mali. Selon le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, ces États Généraux se veulent inclusifs, participatifs et orientés vers l’action. Les défis sont nombreux : des infrastructures vétustes ou inégalement réparties, un encadrement technique insuffisant, des conditions de pratique parfois précaires, une visibilité internationale limitée malgré le potentiel indéniable de nos talents. Les opportunités sont tout aussi nombreuses. Le Mali regorge d’une jeunesse passionnée, d’athlètes qui brillent souvent contre vents et marées, de fédérations engagées, et surtout d’une société qui croit profondément aux vertus du sport. Ces États Généraux, qui se tiennent du 24 au 25 avril 2025, sont l’occasion d’écouter toutes les parties prenantes : athlètes, clubs, éducateurs, collectivités, entreprises, citoyens. Ils permettront aussi d’établir les priorités en matière de sport scolaire, de sport féminin, de sport de haut niveau et de sport pour tous. Il s’agira également de tracer une feuille de route claire avec des objectifs précis et des moyens adaptés. Et surtout, de garantir un suivi rigoureux afin que les paroles se traduisent en actions concrètes. Dans son allocution, le Premier ministre a rappelé les réalisations concrètes, notamment la construction et la rénovation d’infrastructures sportives : le stade du 26 Mars de Bamako, le stade Mamadou Konaté de Bamako, le stade Ouezzin Coulibaly de Bamako, le stade Abdoulaye Macoro Sissoko de Kayes, le stade Baréma Boucoum de Mopti, le stade Babemba Traoré de Sikasso, le stade Amary Dao de Ségou, le stade Salif Keita de Kati. Il a également mentionné la construction en cours du stade de Tombouctou et du stade ARENA-Mali à Koulikoro. Il s’agit là de preuves tangibles, a rappelé le Premier ministre, de la volonté du Chef de l’État de soutenir le sport et de lui donner toute sa place dans le concert des grandes nations sportives. Les résultats déjà obtenus en témoignent : double titre de champion d’Afrique de basketball U18 filles et garçons à Pretoria en 2024, titre de champion d’Afrique de basketball U16 filles à Tunis en 2023, titre de vice-champion d’Afrique de football U17 garçons au Maroc, titre de champion d’Afrique de vovinam viet vo dao avec 16 médailles d’or en 2024 à Bamako, troisième place mondiale au championnat du monde de football en Indonésie en 2023, trois médailles d’or en gymnastique aérobique en 2024 en Égypte. Le Chef du gouvernement a exhorté les parties prenantes à une participation assidue et à des échanges fructueux afin de faire émerger des solutions concrètes et durables, à travers de fortes recommandations pour relever les défis auxquels le sport malien est confronté. CCRP/Primature