Conférence populaire au Palais des Pionniers : LA JEUNESSE À L’ÉCOLE DE LA VÉRITÉ HISTORIQUE DE LA QUÊTE D’INDÉPENDANCE ET DE SOUVERAINETÉ DE NOS ÉTATS AFRICAINS

Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, en compagnie de son Collègue Ministre chargé de la Jeunesse, a pris part, le mercredi 26 août 2026, au Palais des Pionniers à Bamako, à la Conférence populaire, animée par Monsieur Bassolma BAZIE, Président de la Commission nationale AES du Burkina Faso, sous le thème : « La bataille pour la conquête de la souveraineté dans le contexte de l’AES : regard historique et prospectif », en présence de plusieurs hautes personnalités. A l’école de la vérité historique de la quête d’indépendance et de souveraineté de nos États africains et de la géopolitique africaine dans un contexte de convoitises étrangères de nos ressources économiques, le Président Bassolma a, dans un langage franc et direct, révélé que la quête de la gouvernance souveraine de nos États est encore aujourd’hui plus que d’actualité. Pour lui, ce combat risqué et difficile, devrait concerner, au-delà de la Confédération AES, l’ensemble du continent africain qui peine à affirmer le leadership de son développement malgré ses immenses potentialités économiques et ses richesses minières souvent considérées comme un scandale naturel. Dans cette perspective, il a insisté sur la nécessaire appropriation, notamment, de notre gouvernance politique, de nos outils de défense, de notre modèle de développement socio-économique et de notre système éducatif. Dans cette veine, il a salué le leadership visionnaire et courageux des Chefs d’État de la Confédération AES qui montre désormais la voie de la reprise en main de la destinée de nos pays, de la promotion de la gouvernance endogène et du renforcement des partenariats mutuellement bénéfiques. Le Ministre DIOP, dans ses propos conclusifs, a abordé la gouvernance mondiale marquée de plus en plus par des soubresauts géopolitiques violents et des rapports de force pour la quête de l’influence et des intérêts économiques stratégiques. A cet égard, il a mis l’accent sur le nouveau cap fixé par nos plus hautes Autorités pour une diplomatie fondée sur le respect de la souveraineté, le respect de nos choix de partenariat et la défense des intérêts vitaux de nos populations. Saluant l’engagement patriotique et le combat communicationnel porté par le Président Bassolma, il a apprécié le contenu remarquable de sa communication et les clés de lecture qu’il offre à la jeunesse pour une meilleure compréhension des enjeux géopolitiques actuels dans l’espace confédéral. Cette conférence publique a été marquée par une séquence interactive, faisant de ce cadre un véritable espace d’échanges, de partages, d’orientations et de formation des jeunes pour l’éveil des consciences, la mobilisation, l’engagement patriotique et la participation dans la vie publique tant au niveau national qu’à l’échelle confédérale. MAECI

COP17 – Table ronde des Pays sans littoral : La voix de la ministre DOUMBIA Mariam TANGARA fait écho à Oulan Bator

En marge de la COP17, sur la Désertification et à l’occasion de la Journée ministérielle de l’eau, s’est tenue une table ronde des pays sans littoral. Plusieurs pays africains ont pris part à cette rencontre d’importance capitale pour leur économie. La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA, y a représenté le Mali. Son appel à transformer le handicap de pays littoral en opportunité de développement a trouvé écho favorable auprès de ses homologues africains. Pour elle, la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse prennent une dimension inquiétante dans les pays en développement sans littoral. Cet enclavement et cette grande dépendance aux pays et corridors de transit réduisent les marges d’adaptation et accentuent les conséquences de la dégradation environnementale. Dans son allocution, la ministre chargée de l’Environnement a rappelé qu’en 2022, alors que notre pays, sans littoral, faisait déjà face au terrorisme et à d’importantes vulnérabilités économiques et sociales, la fermeture des frontières ainsi que les restrictions commerciales et financières, qui lui ont été imposées, ont montré combien l’enclavement pouvait amplifier les effets de décisions prises à l’extérieur de nos frontières. Notre pays en tire une conviction : « la situation particulière des pays sans littoral ne doit pas seulement être reconnue ; elle doit être, effectivement prise en compte dans les mécanismes de coopération, de solidarité et de financement internationaux », a-t-elle indiqué. Pour la ministre DOUMBIA Mariam TANGARA, le Mali demeure ouvert à une coopération internationale constructive et mutuellement bénéfique. Celle-ci, selon elle, doit s’inscrire dans les trois principes définis, par le Président de la Transition : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix stratégiques et du choix opéré des partenaires par le Mali ; et la prise en compte des intérêts vitaux du Peuple malien dans les prises de décisions. « C’est dans cet esprit que nous appelons à une voix collective forte des pays en développement sans littoral, afin que nos vulnérabilités particulières se traduisent en actions, en financements et en partenariats réellement adaptés à nos réalités » a-t-elle conclu. MEADD

Déclaration du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAIGA à l’issue de son entretien avec le Président algérien Abdelmajid TEBBOUNE

Nous avons été reçus, en audience, aujourd’hui, lundi 24 août 2026 par Son Excellence le Président de la République, Abdelmadjid TEBBOUNE. Nous tenons vraiment à le remercier, pour cet honneur qu’il nous a accordés. Nous étions porteurs d’un message de la part de son frère et homologue, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État du Mali. À travers ce message, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a remercié son homologue, le Président Abdelmadjid TEBBOUNE, pour l’invitation qui lui a été adressée à effectuer une visite officielle à Alger. Le Président GOÏTA considère cette invitation comme une marque d’affection et de considération à son égard, ainsi qu’à l’égard du peuple malien frère. Il a, évidemment, marqué son accord pour cette visite officielle à Alger et, si Dieu le veut, les dates seront convenues par les canaux diplomatiques habituels. Au cours de cette audience, Son Excellence le Président TEBBOUNE nous a prodigués de sages conseils. Le constat a été, clairement, fait que le Mali et l’Algérie partagent, non seulement la géographie, mais, aussi, une destinée commune. Je voudrais, également, faire mienne, une affirmation du Président TEBBOUNE selon laquelle : « nous ne pouvons pas déménager ». À travers cette affirmation, nous sommes en quelque sorte condamnés à cheminer ensemble, condamnés à œuvrer pour la prospérité de nos deux peuples. Il est, également, important, à travers ce lien, d’évoquer l’histoire, qui nous lie, l’histoire récente, d’abord, où les pères fondateurs de nos deux pays se sont, obstinément, engagés à lutter contre le néocolonialisme et à se battre pour la dignité de l’homme africain et de l’Homme en général. Mais, aussi, l’histoire lointaine, que partagent, nos deux pays, je pense, notamment, à celle des universités de Madaurus et, également, Tombouctou, qui furent de grands carrefours de diffusion du savoir dans le monde. Cette histoire, à la fois proche et ancienne, peut servir de substrat pour que nos pays s’engagent, résolument sur la voie de la modernité et du progrès. Toujours considérant ce lien, il est essentiel d’évoquer les défis multiformes auxquels nos pays sont confrontés. Suite à ce constat, clairement établi par nos deux chefs d’État, ils ont estimé qu’il fallait faire de notre région, un havre de paix, une région débarrassée de toute forme de néocolonialisme, d’hégémonie, de terrorisme et tournée vers la prospérité. C’est à ce prix que le développement sera solide et bénéfique, pour nos braves populations. Je voudrais, également, profiter de cette occasion pour remercier encore, chaleureusement, Son Excellence le Président Abdelmadjid Tebboune pour l’hospitalité qu’il nous a accordé, à moi-même et à la délégation que j’ai l’honneur de conduire aujourd’hui à Alger. Je tiens à souligner que le 9 août 2026, sur ses instructions, j’ai eu un échange téléphonique très fructueux avec mon frère le Premier ministre Sifi GHRIEB. Conformément aux instructions de nos deux chefs d’État, nous avons tenu à rassurer Son Excellence le Président TEBBOUNE que le Mali, sous le leadership du Général d’Armée Assimi GOÏTA, ne ménagera aucun effort pour que la vision partagée de nos deux dirigeants se matérialise dans l’intérêt de nos peuples. Je voudrais, également, rappeler le point de vue de Son Excellence le Président TEBBOUNE, qui a réitéré que l’Algérie ne s’ingérera, jamais, dans les affaires intérieures de nos pays et que le respect de la souveraineté et la non-ingérence sont des conditions préalables et le fondement de cette vision partagée, consistant à faire, de notre région, un havre de paix. Il est important de souligner que cette vision n’est pas, uniquement, malienne ; elle est, également partagée par Son Excellence, le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger et Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, dans le cadre de la Confédération des États du Sahel. CIGMA

Visite de Travail du Premier ministre Abdoulaye MAÏGA en Algérie : Les balises d’une coopération bilatérale redynamisée et solidifiée

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a effectué, le lundi 24 Août 2026, une visite d’amitié et de travail à Alger (Algérie) à la tête d’une importante délégation. Cette visite de travail marque une nouvelle étape dans la redynamisation de la coopération bilatérale entre les deux pays. Le Premier ministre était surtout porteur d’un message du Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Général d’armée Assimi GOÏTA. Reçu dès son arrivée à l’Aéroport International Houari-Boumediène par son homologue algérien, Sifi GHRIEB, il a, ensuite, été reçu, en audience, par le président de la République, Abdelmadjid TEBBOUNE. Cette rencontre donne une portée particulière à la visite de travail, la première, depuis la crise, qui avait, fortement dégradé, les relations entre les deux pays. Elle traduit surtout le passage d’une phase de désescalade diplomatique à une phase de reconstruction politique. L’audience présidentielle s’est déroulée en présence, notamment, du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf et de son homologue malien, le ministre Abdoulaye DIOP, ainsi que des responsables sécuritaires de haut niveau des deux pays. A l’issue de son entretien avec le président Tebboune, le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA a livré un message, qui donne une profondeur particulière à cette nouvelle séquence diplomatique. Le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a souligné que l’Algérie et le Mali partagent une histoire commune constituant « un capital et un point de départ » pour s’engager dans la voie de la modernité et du progrès. Il a également rapporté que le chef de l’Etat algérien lui avait prodigué des « conseils avisés », dans un entretien placé sous le signe de cette histoire partagée et de la volonté commune de construire un avenir débarrassé des logiques de domination. Outre la formule diplomatique, le propos renvoie à une vision plus large de la relation entre les deux pays. Le Chef du Gouvernement a souligné la conviction de leurs dirigeants quant à la nécessité d’œuvrer pour faire de la région un espace de paix, « exempt de toute forme de colonisation et de domination ». Le Chef du Gouvernement a exprimé ses remerciements au président Abdelmadjid TEBBOUNE pour l’invitation qui lui a été adressée en vue d’effectuer une visite officielle en Algérie. Le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a précisé que le président Assimi GOÏTA considère cette invitation comme « une marque d’affection et d’estime » à son égard et envers le peuple malien. Après plusieurs mois de tensions, le dialogue semble ainsi se déplacer progressivement vers le plus haut niveau de responsabilité des deux Etats. La visite d’Abdoulaye Maïga intervient deux semaines seulement après l’entretien téléphonique qu’il avait eu avec Sifi GHRIEB, chargé par le président TEBBOUNE de prendre contact avec son homologue malien. Les deux Premiers ministres avaient alors réaffirmé leur attachement aux relations de « fraternité, de solidarité et de bon voisinage » entre les deux peuples et affiché la volonté de leurs dirigeants respectifs « d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations bilatérales et de relancer la coopération dans les différents domaines ». L’invitation officielle adressée à Maïga à l’issue de cet échange aura été suivie d’effet avec une célérité révélatrice de l’importance accordée par les deux capitales à cette nouvelle séquence de la redynamisation. Le processus de normalisation avait été amorcé en juillet avec le retour des ambassadeurs et la réouverture de l’espace aérien malien aux vols en provenance ou à destination de l’Algérie. Cette reprise des relations diplomatiques traduit la volonté d’Alger de replacer la relation bilatérale sur sa « trajectoire historique naturelle » fondée sur le respect mutuel, le bon voisinage et la coopération. L’enjeu est désormais de consolider ce rétablissement. Il ne s’agit plus seulement de restaurer les canaux de communication, mais de remettre en marche les mécanismes bilatéraux de coopération et de leur donner un contenu concret. Dans ce contexte, Alger et Bamako entendent préserver une relation de proximité et plus redynamisée, tout en réaffirmant une doctrine fondée sur la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures. L’objectif affiché est de renforcer la coordination sécuritaire dans la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et les réseaux criminels opérant dans l’espace sahélo-saharien. Dans ses propos, le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA a insisté sur la nécessité de faire de la région un espace de paix, libéré de toute forme de colonisation et de domination. Cette visite témoigne également d’une convergence de vues entre les deux pays sur la nécessité de préserver l’indépendance de décision des Etats africains et de promouvoir des solutions politiques aux crises qui affectent la région. Le retour au dialogue entre Bamako et Alger apparaît dès lors comme un enjeu stratégique pour la préservation d’un bon voisinage stable sur une frontière de plus de 1300 kilomètres, de renforcer la coopération sécuritaire et de contribuer à créer les conditions d’une stabilité durable afin de faire face aux menaces terroristes transnationales qui ne connaissent pas de frontières. La nouvelle dynamique recherchée par les deux capitales ne saurait toutefois être réduite au seul registre sécuritaire. Alger et Bamako affichent également l’ambition de réactiver leur coopération économique et commerciale, avec une attention particulière portée aux échanges frontaliers et aux secteurs susceptibles de favoriser l’intégration des économies des deux pays. Sur ce chantier, la stabilisation des relations diplomatiques constitue, à cet égard, une condition préalable. Le rétablissement des liaisons aériennes, le retour des ambassadeurs et la reprise des contacts de haut niveau doivent permettre de réactiver progressivement les mécanismes institutionnels de coopération. L’objectif est de créer un environnement plus favorable au développement des échanges, notamment dans les zones frontalières, tout en inscrivant la relation algéro-malienne dans une perspective africaine plus large. CIGMA

Revue à mi-parcours de la feuille de route de l’an II de l’AES : Les experts évaluent les actions engagées

Dans le cadre de la revue à mi-parcours de la feuille de route de l’an II de la Confédération des États du Sahel, une séance de travail a réuni, ce lundi 24 août 2026, les Experts de la Commission nationale AES du Burkina et ceux du Mali, sous la coprésidence de l’Ambassadeur Moustapha TRAORE, Secrétaire Général du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et Monsieur Bassolma BAZIE, Président de la Commission Nationale AES du Burkina. Cet exercice participatif consacré à l’examen du rapport à mi-parcours de la feuille de route permet de mettre les Commissions AES au même niveau d’information, de recueillir leurs observations et amendements afin de mieux conduire les activités pour le reste de l’année. Saluant le leadership visionnaire des plus hautes Autorités de la Confédération AES, les Coprésidents, dans leur discours respectif, ont souligné les progrès remarquables déjà réalisés dans le cadre de l’intégration des politiques de développement socio-économiques de l’espace confédéral, l’unification opérationnelle des Forces de Défense et de Sécurité ainsi que l’harmonisation de l’action diplomatique pour une meilleure défense des intérêts communs et parler d’une seule voix. Face au contexte géopolitique complexe, marqué par le terrorisme armé, économique et médiatique, l’Ambassadeur Moustapha TRAORE a salué les efforts du Président Bassolma particulièrement en matière de communication, avant d’annoncer la tenue de la conférence populaire, prévue le mercredi 26 août 2026 à 15 h à Bamako, au Palais des Pionniers, sous le thème : « La Bataille pour la conquête de la Souveraineté dans le contexte de l’AES : regard historique et prospectif ». Pour lui, le peuple vaillant de l’AES, uni, mobilisé et engagé derrière ses plus hautes Autorités, pourra surmonter les défis conjoncturels et transformer l’espace confédéral en une zone de prospérité partagée. Pour conclure, les Coprésidents ont invité les participants à l’examen rigoureux du rapport à mi-parcours en vue d’aboutir à un document plus complet et une méthodologie de travail concertée pour les perspectives de la mise en œuvre optimale de la feuille de route de la Confédération AES. MAECI

Coopération Mali – Algérie : ARRIVÉE DU PREMIER MINISTRE ABDOULAYE MAIGA A ALGER

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAIGA est arrivé ce lundi 24 août 2026 à Alger. A son arrivée il a été accueilli à l’aéroport international Houari BOUMEDIENNE par son homologue algérien Sifi GHRIEB. Après les honneurs militaires, les deux personnalités se sont retrouvées au salon d’honneur pour les premiers entretiens. Le Premier ministre qui est porteur d’un message de Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat à son homologue Son Excellence Abdelmadjid TEBBOUNE, Président de la République Algérienne, Populaire et Démocratique sera reçu en audience par le Président algérien. A noter que le Premier ministre effectue cette visite de travail à l’invitation de son homologue algérien. PRIMATURE

Coopération Mali – Algérie : Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye MAIGA attendu ce lundi à Alger pour une visite de travail

Bamako, le 23 août 2026 Le Premier ministre, Chef du Gouvernement de la République du Mali, le Général de Division Abdoulaye MAIGA, effectuera, le lundi 24 août 2026, une visite de travail en République algérienne démocratique et populaire, à l’invitation de son homologue, Monsieur Sifi GHRIEB, Premier ministre de la République Algérienne, Démocratique et Populaire. A cette occasion, le Chef du Gouvernement du Mali est porteur d’un message de Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali à Son Excellence Monsieur Abdelmadjid TEBBOUNE, Président de la République Algérienne, Démocratique et Populaire. Cette invitation a été adressée au Premier ministre malien à l’issue d’un entretien téléphonique, tenu le 9 août 2026, à l’initiative de la partie algérienne, traduisant la volonté commune des plus hautes autorités des deux pays de privilégier le dialogue, la concertation et la coopération. Au cours de son séjour, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye MAIGA sera reçu en audience par le Président Abdelmadjid TEBBOUNE, et aura des séances de travail avec son homologue Monsieur Sifi GHRIEB. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations bilatérales entre le Mali et l’Algérie, deux pays liés par l’histoire, la géographie, des intérêts communs et une longue tradition de coopération. Elle témoigne de la volonté partagée de renforcer un dialogue direct, régulier et constructif, fondé sur le respect mutuel, la confiance réciproque, la non-ingérence, ainsi que la préservation des intérêts de chaque État. Les échanges prévus permettront d’examiner les voies et moyens de consolider la coopération dans des domaines d’intérêts communs, au bénéfice des peuples malien et algérien, dans un esprit de bon voisinage, de fraternité et de solidarité. Cette visite intervient à la suite des mesures de rapprochement, récemment annoncées par les deux pays, notamment le retour des ambassadeurs respectifs à Bamako et à Alger, ainsi que la réouverture des espaces aériens aux aéronefs en provenance ou à destination des chacun des deux États. Le Gouvernement de la République réaffirme son attachement au dialogue sincère, à la coopération mutuelle avantageuse et au renforcement des relations de bon voisinage avec la République algérienne démocratique et populaire, dans le respect de la souveraineté et de la dignité de chaque Nation. Le Mali et l’Algérie partagent, en outre, un héritage historique précieux, marqué par le soutien apporté par le Mali à la lutte de libération du peuple algérien, illustrant des liens de fraternité et de solidarité, qui constituent un socle durable pour l’avenir des relations entre les deux pays. Cellule de Communication et des Relations Publiques/PRIMATURE

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES /CM N°2026-33/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 21 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales dans le domaine des Infrastructures routières. un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales dans le domaine du Transport. La suppression de la Collectivité territoriale Cercle est consécutive à l’adoption de la Loi n°2023-002 du 13 mars 2023 portant modification de la Loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du Territoire. Cette suppression a rendu nécessaire la relecture des Décrets n°2018-0234/P-RM du 06 mars 2018 et n°2018-0705/P-RM du 04 septembre 2018 fixant respectivement le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales en matière d’Infrastructures routières et de Transports. Les projets de décret, adoptés, réorganisent l’exercice des compétences transférées aux Collectivités territoriales Commune, Région et District de Bamako et précisent l’appui-conseil que les services centraux et déconcentrés du Ministère des Transports et des Infrastructures doivent leur apporter. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société LILI SARL à Badjila, Cercle de Kangaba ; un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société L’HORIZON SARL à Téguéré-Ouest, Cercle de Kadiolo ; un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société L’HORIZON SARL à Babara-Sud, Cercle de Kéniéba ; un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société FAYA MINING SARL à Diatissan-Sud, Cercle de Kéniéba ; un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société FAYA MINING SARL à Dialakoroba-Soundougou, Cercle de Bougouni ; un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société FAYA MINING SARL à Lofiné, Cercle de Kadiolo ; un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société CORA RESOURCES MALI SARL à Sanankoro II, Cercle de Kangaba. Le Gouvernement a attribué en 2021 et 2022, des permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 aux Sociétés minières LILI SARL, L’HORIZON SARL, FAYA MINING SARL et CORA RESOURCES MALI SARL. Ces permis de recherche ont été affectés par la suspension du renouvellement intervenue entre décembre 2022 et mars 2025. Au regard des travaux de recherche entrepris sur les périmètres concernés ayant mis en évidence plusieurs anomalies qui justifient la poursuite des activités de recherche, lesdites Sociétés minières ont sollicité le premier renouvellement de leurs permis de recherche, conformément au Code minier. Les projets de décret, adoptés, permettront aux sociétés concernées de poursuivre les travaux de recherche pendant une période supplémentaire de 3 ans, renouvelable une fois. un projet de décret portant deuxième renouvellement du permis de recherche de lithium et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société INTERMIN LITHIUM SARL à Faraba, Cercle de Bougouni ; un projet de décret portant deuxième renouvellement du permis de recherche de lithium et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société INTERMIN LITHIUM SARL à Gouna, Cercle de Kolondiéba ; un projet de décret portant deuxième renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société TROPICAL GOLD DU MALI SARL à Kangaré, Cercle de Yanfolila. Le Gouvernement a accordé en 2018 des permis de recherche de lithium et des substances minérales du groupe 2 à la Société INTERMIN LITHIUM SARL à Faraba et à Gouna et un permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 à la Société TROPICAL GOLD DU MALI SARL à Kangaré. Ces permis de recherche, qui ont fait l’objet d’un premier renouvellement en 2022, pour une période de 3 ans renouvelable une fois, ont été affectés par la suspension du renouvellement des permis de recherche intervenue de décembre 2022 à mars 2025. Les travaux de recherche effectués ayant mis en évidence plusieurs anomalies justifiant la poursuite des activités de recherches, les Sociétés INTERMIN LITHIUM SARL et TROPICAL GOLD DU MALI SARL ont sollicité le deuxième renouvellement de leurs permis de recherche, conformément au Code minier. Les projets de décret, adoptés, renouvellent pour une 2ème fois les permis de recherche de lithium, d’or et des substances minérales du groupe 2 desdites sociétés en vue de la découverte de gisements économiquement exploitables. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a informé le Conseil des Ministres du lancement des travaux d’élaboration du Plan d’Action du Gouvernement. Au terme de la période de mise en œuvre du Plan d’Action du Gouvernement 2025-2026, il est apparu nécessaire de doter le Gouvernement d’un nouveau cadre de programmation, conformément à la vision du Président de la Transition, Chef de l’Etat, déclinée dans « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma ». Le nouveau Plan d’Action du Gouvernement 2027-2031, intégrera les projets structurants, intégrateurs et fédérateurs retenus comme leviers prioritaires de transformation par la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033. Il sera structuré autour des 5 axes stratégiques suivants : le renforcement de la souveraineté et la consolidation de la paix et de la sécurité ; la refondation de la gouvernance ; la transformation structurelle de l’économie et la

58ème Session Ordinaire du Conseil d’administration de ORTM : Les administrateurs donnent des orientations stratégiques pour une gestion rigoureuse, transparente et efficace

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou AG ILYENE a présidé, ce jeudi 20 août 2026, la 58ème session ordinaire du Conseil d’administration de l’Office de Radio et Télévision du Mali (ORTM), dont il assure la présidence. Cette importante session a réuni les administrateurs, les membres du Cabinet, la Direction générale de l’ORTM ainsi que les responsables des différentes structures de l’Office. Les travaux ont porté sur la gouvernance, les performances, la situation financière et les orientations stratégiques de l’ORTM. Dans son allocution d’ouverture, le ministre Alhamdou AG ILYENE a rappelé que cette session se tient dans un contexte marqué par la Refondation de l’État, la sécurisation du territoire et la consolidation de la souveraineté nationale, sous le leadership du Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta. Le ministre a souligné le rôle central de l’ORTM dans la cohésion nationale, le service public de l’information, l’éducation et la promotion de la culture. Il a présenté l’Office comme « la mémoire audiovisuelle de la Nation », un instrument de rapprochement entre les citoyens et un acteur essentiel de la construction de l’identité nationale. Les administrateurs ont notamment examiné le procès-verbal de la 57ème session ainsi que le niveau d’exécution des recommandations, qui en sont issues. À ce sujet, le président du Conseil d’administration a insisté sur la nécessité d’identifier, clairement, les recommandations non exécutées, d’en déterminer les causes et de fixer des échéances précises pour leur mise en œuvre. Il a appelé l’Office à « passer d’une culture du constat à une culture du résultat et de la reddition des comptes ». L’ordre du jour comprenait également l’examen du rapport d’activités arrêté au 31 décembre 2025. Le ministre a salué les efforts de la Direction générale et de l’ensemble du personnel, notamment les journalistes, techniciens, producteurs, réalisateurs, animateurs et agents administratifs. Il a, particulièrement relevé leur contribution à la couverture des réformes de la Transition, des actions de pacification du territoire menées par les Forces de défense et de sécurité, des activités des institutions ainsi que de l’information locale, nationale et internationale. Face aux profondes mutations du paysage médiatique, le ministre a invité l’ORTM à accélérer sa transformation numérique. Il a préconisé le développement de contenus adaptés aux réseaux sociaux et aux plateformes numériques, l’amélioration de la qualité des productions et le renforcement de la présence de l’Office sur les nouveaux médias. Cette modernisation devra toutefois préserver les valeurs fondamentales du service public : crédibilité, originalité, éthique professionnelle, responsabilité éditoriale et défense de l’intérêt général. Sur le plan financier, l’exécution budgétaire au 31 décembre 2025 s’établit à 10 964 821 909 F CFA de dépenses, sur une prévision annuelle de 13 833 414 000 F CFA, soit un taux de réalisation de 79 %. Au 31 mai 2026, les dépenses exécutées s’élevaient à 5 088 150 036 F CFA, sur une prévision de 13 490 436 000 F CFA, correspondant à un taux de réalisation de 38 %. Le ministre a appelé à une gestion rigoureuse, transparente et efficace des ressources. Il a encouragé l’ORTM à rationaliser ses dépenses, à renforcer ses recettes propres, à mieux valoriser ses espaces et ses contenus, à développer de nouveaux partenariats et à optimiser l’exploitation de son patrimoine audiovisuel. Une attention particulière a été accordée à la situation des dettes sociales et fiscales de l’Office. Le président du Conseil d’administration a recommandé l’établissement d’une situation exhaustive, actualisée et documentée de ces engagements, ainsi que la mise en place d’un plan réaliste d’apurement et d’un mécanisme de suivi périodique afin d’éviter la reconstitution de nouveaux arriérés. Le développement des compétences du personnel a également occupé une place importante dans les échanges. Le ministre a demandé l’élaboration d’un plan pluriannuel de formation couvrant notamment le numérique, l’intelligence artificielle, le journalisme, la production audiovisuelle multiplateforme, la cybersécurité, la maintenance des équipements, le management ainsi que l’éthique et la responsabilité dans les médias. Dans la dynamique de consolidation de la Confédération des États du Sahel, le ministre a enfin invité l’ORTM à renforcer sa coopération avec les médias publics du Burkina Faso et du Niger, ainsi qu’avec les médias confédéraux Tafouk TV et Radio Daandè Liptako. L’ambition est de faire de l’information et de la communication de véritables leviers d’intégration, de cohésion et de souveraineté, tout en contribuant à l’émergence d’un réseau professionnel et solidaire des médias publics de l’AES. En déclarant ouverts les travaux, le ministre Alhamdou AG ILYENE a exhorté les administrateurs à privilégier l’intérêt supérieur de l’Office et la recherche de résultats concrets au bénéfice de l’ORTM, de ses travailleurs et de l’ensemble du peuple malien. MCENMA  

SÉGOU : LE VESTIBULE DES AUTORITÉS ET LÉGITIMITÉS TRADITIONNELLES, UN ESPACE DÉDIÉ AU DIALOGUE ET À LA COHÉSION SOCIALE

18 mois après la pose de la première pierre par le Premier ministre le Général de Division Abdoulaye MAIGA , le Vestibule des autorités et légitimités traditionnelles de Ségou est désormais une réalité. L’ouvrage est appelé à accueillir les autorités coutumières et les détenteurs de la parole pour les rencontres, les échanges et surtout la recherche de solutions aux différends au sein des communautés. C’est ce jeudi 20 août 2026 que le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, accompagné de son collègue chargé de la CultureMamou DAFFE , a procédé à l’inauguration du Vestibule des autorités et légitimités traditionnelles de Ségou. La cérémonie a réuni les Niamakala, détenteurs de la parole, les autorités administratives et coutumières ainsi que plusieurs acteurs de la vie sociale. Dans leurs différentes interventions, ils ont salué la réalisation de cet espace et réaffirmé leur engagement à œuvrer pour la paix et la cohésion sociale au Mali, conformément à l’appel des plus hautes autorités du pays, sous le leadership du Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA. L’évènement a également été l’occasion de rendre un vibrant hommage aux victimes civiles et militaires tombées pour la défense de la Nation avec une mention spéciale pour le Général d’Armée feu Sadio CAMARA. Au-delà de l’infrastructure, le Vestibule renvoie à une pratique profondément ancrée dans nos traditions : celle du dialogue autour de la parole donnée, de la médiation et de la recherche du consensus. Il offre ainsi un cadre où les autorités coutumières peuvent pleinement jouer leur rôle dans la prévention et la gestion des conflits, en s’appuyant sur la connaissance des réalités locales et sur les mécanismes traditionnels de règlement des différends. Réalisé par ALDI, le Vestibule comprend un bâtiment principal avec une salle de réunion, un foyer, des bureaux et un local technique destiné aux installations solaires. Il dispose également de deux logements de passage, de toilettes extérieures pour hommes et femmes, ainsi que d’un bâtiment annexe comprenant une loge pour le gardien, un magasin et un local technique. L’ensemble est sécurisé par un mur de clôture et complété par des aménagements extérieurs comprenant notamment des parkings, des espaces verts et des voies de circulation. L’infrastructure bénéficie d’une autonomie énergétique 24 heures sur 24 grâce à deux mini-centrales solaires. Le site dispose également d’un forage équipé d’une pompe solaire et d’un château d’eau d’une capacité de 10 m³. Une voiture pick-up, remise par la Présidence de la République, vient compléter les moyens mis à la disposition des autorités et légitimités traditionnelles. L’un des temps forts de la cérémonie a été la remise symbolique, par les Niamakala aux autorités coutumières, d’une étoffe, d’une aiguille et d’un fil blanc. À travers ce geste, les détenteurs de la parole ont rappelé la nécessité de rester attachés à ce qui rassemble. L’étoffe, l’aiguille et le fil renvoient à l’idée de réparer ce qui est déchiré, de rapprocher ce qui est séparé et de préserver l’unité de la communauté. Un symbole fort dans un contexte où la paix et la cohésion sociale sont au cœur des préoccupations nationales. Après la cérémonie d’inauguration, le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a rencontré les légitimités traditionnelles de Ségou. Les échanges ont porté sur leur rôle dans la prévention et le règlement des conflits, la préservation de la cohésion sociale et la transmission des valeurs qui fondent les communautés. Le Ministre a insisté sur la nécessité de s’appuyer davantage sur leur expérience, leur connaissance des réalités locales et leur capacité à rapprocher les communautés. Un rôle qui prend tout son sens dans le contexte actuel, où la paix et la cohésion sociale restent une responsabilité partagée. MATD