Le secteur agricole est à la fois un pilier fondamental de notre développement économique et le vecteur incontournable de la sécurité alimentaire de notre pays. Ce secteur vital est au cœur des priorités du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, depuis son accession à la tête de l’Etat, en juin 2021.
Pour le Chef de l’Etat, il s’agit de faire face aux défis structurels, climatiques et sécuritaires, qui enraillent le secteur Agricole, à travers des politiques publiques et des programmes d’investissement visant à moderniser le secteur, à accroître la productivité, à diversifier les filières, en intégrant les jeunes et en améliorant les revenus des producteurs familiaux.
Ainsi, pour faire le bilan de ce secteur stratégique, les ministres sectoriels étaient, ce mardi 23 Juin 2026, devant les faitières de la société civile et les citoyens pour faire le bilan.
C’est dans une salle Balla Moussa KEITA du CICB, pleine à craquer, que les Ministres : Dr Ibrahima SAMAKE de l’Agriculture, Youba BA de l’Elevage et la Pêche, DOUMBIA Mariam TANGARA de l’Environnement et Imirane Abdoulaye TOURE de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population ont révélé les grands chantiers devant les responsables ou représentants des organisations interprofessionnelles, qui étaient, également, au rendez-vous pour témoigner des acquis, à l’actif du Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Au cours des dernières années, le Mali a fait face à de nombreux défis : climatiques, économiques, sécuritaires et sociaux. Malgré ce contexte, des efforts soutenus ont été déployés pour renforcer la résilience des secteurs productifs et améliorer les conditions de vie des populations. Les politiques publiques ont été orientées vers la sécurité alimentaire, l’amélioration du cadre urbain, la gestion durable des ressources naturelles et la modernisation de l’élevage.
5 ans de Gouvernance du Président Assimi GOÏTA : L’agriculture, un secteur en pleine restructuration

Dans le domaine de l’agriculture, c’est le ministre de tutelle, Dr Ibrahima SAMAKE, qui a pris la parole pour présenter et défendre les réalisations de son département. Ainsi, il a rappelé les immenses efforts entrepris pour accroître la productivité, améliorer l’accès aux intrants agricoles, renforcer l’irrigation et promouvoir la mécanisation pour consolider la sécurité alimentaire et soutenir les revenus des producteurs.
Il a, ainsi, égrainé les réalisations du secteur Agricole, notamment, l’adoption des textes du Programme National d’Irrigation de Proximité, phase 2 ; la Fusion/absorption des filiales et l’Office de Classement du Coton (OCC) de la CMDT Holding par la CMDT S.A ; la fixation d’un prix d’achat du coton graine au prix inégalé au kg de coton ; la construction de deux usines d’égrenage de 50 000 tonnes chacune à Kokofata et Kimparana créant 600 emplois permanents et saisonniers. Le ministre, Ibrahima SAMAKE a insisté sur la sécurisation physique et juridique du Titre Foncier N°259 546 d’une superficie de 418 ha 18 ca sise à Samanko, cédée au Ministère de l’Agriculture par le Décret n°2024-0700/PT-RM du 03 décembre 2024.
Dans le domaine de l’aménagement des terres d’irrigation, le ministre a rappelé que de 2021 à 2025, plus de 33 378 ha ont été aménagés, comprenant les grands aménagements et les aménagements de proximité, intégrant les périmètres maraîchers. Ainsi, les productions des principales céréales (riz, sorgho, mil, maïs, fonio, blé), après avoir connu une baisse en 2021 avec 8 800 956 tonnes, ont connu une hausse de production de 11 452 540 tonnes en 2025.
Quant à la production de l’arachide, elle est passée de 367 822 tonnes à 484 258 tonnes, en 2025 et, celle de la pomme de terre est passée de 212 460 tonnes, en 2021, à 283 900 tonnes, en 2025.
Conformément aux instructions de Son Excellence, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, les perspectives portent sur l’évaluation de la Loi d’Orientation Agricole ; le Développement des Agropoles, afin d’accélérer la modernisation et la transformation structurelle du secteur Agricole, à travers l’émergence d’entreprises Agricoles commerciales de taille optimale.
CIGMA – MA
5 ans de Gouvernance du Président Assimi GOÏTA : L’Elevage et la pêche, un secteur en pleine croissance, malgré les défis

L’accroissement des productions animales et halieutiques pour l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle reste une priorité du Président Assimi GOÏTA. Ainsi, aussi bien, dans le développement des productions animales, l’amélioration de la santé animales et santé publique vétérinaire, le développement des productions halieutiques et aquacoles, le secteur a connu un véritable bon.
D’après le ministre Youba BA, la période 2021-2026 a été marquée par d’importantes avancées institutionnelles. Ainsi, dans les domaines de la transhumance et de la gestion des ressources pastorales, le département a renforcé la coopération régionale et internationale, à travers la signature de plusieurs accords stratégiques. Dans ce cadre, il a cité la signature à Conakry, le 07 avril 2022, d’un Protocole d’Accord règlementant la transhumance inter Etats, pour une transhumance apaisée entre le Gouvernement de la République du Mali et celui de la République de Guinée. Aussi, un protocole a été signé avec la Mauritanie, dans le domaine de la Pêche et de l’Aquaculture et un autre Protocole d’Accord relatif à l’opérationnalisation du Comité de coordination chargé du suivi de la mise en œuvre de l’Accord de coopération dans le domaine de la santé, des productions et des Industries animales.
En outre, un Accord de coopération, dans le domaine de la Pêche et de l’Aquaculture, a été signé entre le Gouvernement de la République du Mali et celui de la République de Guinée, ainsi que la signature à Brasília, lors du deuxième Dialogue Brésil-Afrique, en mai 2025, d’un Protocole sanitaire entre la République du Mali et la République fédérative du Brésil.
Au titre des investissements, le ministre Youba BA a noté l’aménagement d’une piste de commercialisation du bétail de 350 kilomètres, entre Nara et Kati, les études d’élaboration de 31 plans d’aménagement et de gestion des périmètres pastoraux, la réalisation de 11 périmètres pastoraux et le balisage de nombreuses pistes de transhumance, la mise en place de 47 Systèmes hydrauliques pastoraux améliorés (SHPA) dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Koutiala, Nioro, Nara, Ségou, San et Gao, la mise en place de 25 mini SHPA dans les régions de Sikasso, Ségou, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni, Bougouni, Koutiala, Dioïla, San et Badiangara.
D’autres investissement ont concerné : la réalisation de sept (07) mares et retenues d’eau, dans les régions de Bougouni, Koulikoro, Sikasso et San ; la construction de 08 marchés à bétail, dans les régions de Gao, Tombouctou, Mopti, Sikasso, San, Ségou et Kayes ; la construction de 09 aires d’abattage dans les régions de Sikasso, Koutiala, Bougouni, Koulikoro, Gao et Kidal ; la réalisation de chambres froides et de banques d’aliments bétail ; la réalisation d’unités de transformation de viande et d’infrastructures de stockage du fourrage ; la réalisation de 375 km de pare feux ; la construction des abattoirs de Tombouctou, Gao et Kayes ; la réhabilitation et le renforcement de l’Abattoir Frigorifique de Sabalibougou ; la réalisation de l’étude de faisabilité de l’Abattoir régional de Sikasso ; la délocalisation des marchés à bétail à Kati Draal, Zantiguila et Sanankoroba et l’aménagement et l’équipement des nouveaux sites.
Après les ministres, les représentants des organisations interprofessionnelles ont pris la parole pour des témoignages éloquents sur la volonté affichée du Président de la Transition à accompagner le secteur du développement rural. Ainsi, le Président de l’APCAM, les Secrétaires généraux du SYNAFOMA et du SYNAPRO, l’Ordre des Architectes, l’Ordre des géomètres agréés et d’autres représentants de faitières ont salué les efforts du Gouvernement, durant les cinq dernières années.
CIGMA – MEP
5 ans de Gouvernance du Président Assimi GOÏTA : Des avancées majeures dans la gestion domaniale et foncière

Le développement urbain durable repose sur une gestion rigoureuse et cohérente du foncier, de l’aménagement urbain et de la construction. Au Mali, les textes législatifs et réglementaires encadrant ces domaines sont souvent mal interprétés par ceux-là mêmes, qui sont chargés de leur mise en œuvre. Ce qui peut engendrer des problèmes dans la gestion foncière dans les cités. Afin de renforcer la synergie entre les services centraux, régionaux et subrégionaux et d’assurer une meilleure cohérence dans la mise en œuvre des politiques publiques dans les secteurs concernés, le Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a entrepris plusieurs actions, ces cinq (5) dernières années.
Des actions et initiatives, qui ont favorisé une meilleure planification du développement de notre pays, conformément, à la vision du Président de la Transition, ont été mises en œuvre. Ainsi, le ministre de l’Urbanisme Imrane Abdoulaye TOURE a mis un accent sur les efforts déployés, pour améliorer la planification urbaine, l’accès aux services sociaux de base et l’aménagement des espaces urbains, afin de répondre à la croissance démographique rapide des villes et offrir un cadre de vie agréable à nos concitoyens.
Ainsi, il a rappelé les grands chantiers en cours dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Résilience Urbaine de Bamako (PRUBA) et qui portent sur la construction de latrines, de dépôts de transit, du réaménagement de la décharge finale de Noumoubougou.
Le ministre Imrane Abdoulaye TOURE a, également abordé la question relative au foncier, avec la baisse du coût du mètre carré, afin de permettre au citoyen ordinaire d’acquérir le titre foncier, seul document pouvant attester de la propriété d’une superficie. Autre acquis souligné par le ministre chargé de l’Habitat, c’est la poursuite de la construction des logements sociaux au grand bonheur des populations.
CIGMA – MUHATP
5 ans de Gouvernance du Président Assimi GOÏTA : Les actions réelles sur le changement climatique et le développement durable visible

Quant à la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA, elle a mis en exergue les initiatives mises en œuvre pour lutter contre la dégradation des terres, promouvoir le reboisement et renforcer la gestion durable des ressources naturelles, dans un contexte de changement climatique accru.
Ainsi, elle a énuméré un certain nombre d’acquis :
- Le premier acquis majeur concerne le renforcement de la gouvernance environnementale, de la souveraineté sur les ressources naturelles et de l’autorité de l’État. Cette dynamique s’est, notamment, traduite par l’adoption de l’Ordonnance n°2025-017/PT-RM modifiant la législation relative à la gestion du domaine forestier national et de l’Ordonnance n°2025-018/PT-RM modifiant la législation relative aux pollutions et nuisances. Ces réformes ont permis de renforcer les sanctions contre les atteintes à l’environnement, d’accroître les capacités de contrôle de l’administration et de responsabiliser davantage les auteurs de dégradations environnementales ;
- Le deuxième acquis majeur concerne la restauration des terres, la résilience climatique et la gestion durable des ressources naturelles. Cette vision s’est, notamment, matérialisée, à travers le lancement, en janvier 2024, du Projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD), aujourd’hui, considéré comme l’un des programmes structurants de la Transition dans le secteur de l’environnement. Ce projet vise à restaurer, durablement, les terres dégradées, tout en améliorant les opportunités économiques et les moyens de subsistance des populations ;
- Le troisième acquis réside dans la volonté du Président de la Transition de faire de l’environnement, un levier de croissance économique, de création d’emplois et d’amélioration des revenus des populations. Cette vision ne consiste pas, uniquement, à protéger les ressources naturelles. Elle vise, également, à les valoriser, durablement, afin qu’elles contribuent davantage à la création de richesses et au bien-être des populations ;
- Le quatrième acquis majeur concerne l’amélioration du cadre de vie des populations. Dans cette dynamique, le Gouvernement a franchi une étape majeure avec l’adoption de la Politique Nationale d’Assainissement et de son Plan d’actions 2026-2030.
Entre la désertification, les stress hydriques, la déforestation, l’assainissement, les inondations, la problématique de l’évacuation et traitement des déchets solides, ainsi que celle du curage des collecteurs et caniveaux, afin de minimiser les risques d’inondation, sont des défis que le département de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable s’est attelé à relever, sans oublier les défis liés au changement climatique, ainsi que la gestion durable des ressources halieutiques, de la faune et de la flore.
Faisant le bilan, la ministre DOUMBIA Mariam TANGARA a noté, entre autres : la réalisation et l’ouverture de la Station de Traitement des Boues de Vidange (STBV) de Sikasso ; la construction de 4 STBV : 1 à Kayes, 1 à Tienfala ; 1 à Bamako et 1 à Ségou ; la construction de la station d’épuration des eaux usées de teinturerie à Sotuba et la réhabilitation de la station d’épuration de Tombouctou.
En outre, elle a révélé : la construction d’une usine de recyclage des déchets à Noumoubougou ; la réalisation de 06 Fermes agro-sylvo-pastorales communautaires intégrées (FACI) pour une superficie de 1 360 ha, en 2026 ; le renforcement des campagnes nationales de reboisement, pour restaurer les terres dégradées, préserver la biodiversité et lutter contre la désertification et la réalisation de 13 nouveaux FACI : l’appel à candidature, pour la sélection de 13 nouveaux sites FACI, a été lancé.
Les réalisations, en cours, concernent 70 sous-projets communautaires de restauration des terres, pour un total de 2 860,5 ha de restauration, au profit de 53 409 bénéficiaires (dont 28 065 femmes, soit 52,5 % de femmes).
Enfin, dans le domaine de l’élevage et de la pêche, le ministre Youba BA a mis, en relief, les actions menées, pour améliorer la santé animale, renforcer les infrastructures pastorales et moderniser les chaînes de valeur, contribuant, ainsi, à la valorisation de ce secteur clé de l’économie nationale.
CIGMA -MEADD

