1ère édition de la Semaine du Droit à l’UCAO :  Sous le thème de « JURIS ARENA » pour révéler les talents juridiques de demain

Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE, a présidé ce matin l’ouverture solennelle de la première édition de la Semaine du Droit à l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), sous le thème « Juris Arena ». La cérémonie s’est déroulée en présence du premier vice-président du CNT, Hameye Founé MAHALMADANE, ainsi que de plusieurs acteurs du monde judiciaire et éducatif. Programmé du 18 au 23 mai, l’événement est placé sous le thème « Le droit au service du bien commun ». Il s’agit d’une initiative d’immersion visant à rapprocher les étudiants des métiers du droit à travers diverses activités prévues durant la semaine. Dans son discours, le président de l’UCAO a rappelé que cette semaine ne constitue pas une période de distraction, mais bien une opportunité d’apprentissage. Il a notamment souligné l’importance de permettre aux étudiants de se familiariser avec les professionnels du droit afin de mieux réfléchir à la voie dans laquelle ils souhaitent s’investir. Prenant la parole, le Garde des Sceaux a salué l’initiative et félicité les organisateurs pour la tenue réussie de cette activité scientifique d’envergure. « Le Droit n’est pas seulement au service du bien commun. Il est un bien commun. Prenons-en soin. Développons-le. Rendons-le plus juste, plus accessible et plus humain », a-t-il déclaré, avant de procéder au lancement officiel des activités de la Semaine du Droit, édition 2026. MJDH

2ème Session de la Commission Intergouvernementale Russo-malienne : Signature d’un protocole d’accord visant le renforcement du partenariat stratégique commun

À l’hôtel de la ville de Kazan, lieu hautement symbolique du Tatarstan, la délégation malienne a été reçue avec tous les honneurs par les autorités de Tatarstan. En effet, les représentants des deux pays ont officiellement harmonisé les engagements pris lors des travaux de la 2ème Commission Intergouvernementale. La cérémonie a débuté par la signature d’un protocole entre les coprésidents, suivie de celle d’un mémorandum d’entente. Ainsi, le ministre de l’Energie de la Fédération de Russie, Sergey Tsivilov, a profité de l’occasion pour réaffirmer la solidarité de son pays envers le Mali, soulignant la volonté Russe de renforcer les liens bilatéraux. « La Russie a été profondément touchée par les attaques terroristes survenues le 25 avril dernier au Mali et qui ont coûté la vie au ministre de la défense. Les autorités russes présentent leurs condoléances aux familles et aux proches des victimes. La Russie réaffirme sa volonté de coopérer pour restaurer la paix au Mali », a-t-il déclaré Sur le plan économique et commercial, les résultats pour la partie malienne sont particulièrement encourageants. La coopération scientifique et technique ouvre des perspectives de développement et d’échanges. Ainsi, le Ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Alousséïni SANOU expliquera que dans le cadre des échanges commerciaux entre nos deux pays, deux contrats commerciaux relatifs à l’achat de fournitures scolaires pour 50 000 tonnes, dont 5 384 tonnes ont été conclus avec Fortis du MCC pour 50 000 tonnes, dont 60 000 tonnes sont déjà livrées, et une nouvelle commande de 25 000 tonnes est en cours. Dans le secteur, des projets importants sont en cours de réalisation. Il s’agit de la création de SOMA et du permis de recherche de Ouah pour la recherche. Les investissements, pour atteindre 1,35 milliard de francs CFA, couvrent les sondages, le cartage et les géographiques. Dans le domaine de la formation, pour l’année universitaire 2024-2025, la Fédération de Russie a offert 290 places au Mali. Ces bourses ont concerné les niveaux Licence, Master, Doctorat au titre de 2025-2026 : 31 bourses ont été attribuées au Mali. Dans les domaines stratégiques, le Gouvernement de la République du Mali a mis en place, en collaboration avec la Fédération de Russie, un programme de formation des étudiants dans le domaine spatial. Ainsi, 40 étudiants, en raison de 10 par an, sont déjà en formation dans les institutions spécialisées de la Fédération de Russie. Des protocoles d’accord ont été signés dans d’autres domaines stratégiques, notamment dans le domaine de l’énergie, de l’exploration minière, du spatial. Parallèlement, le Mali a entamé des discussions dans plusieurs autres domaines, élargissant, ainsi, les champs de sa collaboration avec la Russie. « En plus des domaines cités ci-dessus, le Gouvernement de la République du Mali engage des discussions avec la partie russe sur la réalisation d’un chemin de fer, sur l’acquisition de matériel de police stratégique » a développé le ministre Alousséïni SANOU. En attendant la 3ème Session de la commission intergouvernementale, qui devrait se tenir en principe au Mali en 2027, la moisson de cette deuxième session apparaît positive et prometteuse au regard des engagements conclus à Kazan. CIGMA    

Coopération Mali-Russie : un plan de sécurisation des hydrocarbures et intrants agricoles adopté à Kazan

En marge des échanges entre les délégations malienne et russe à Kazan, la question de la sécurisation de l’approvisionnement du Mali en hydrocarbures et en intrants agricoles a occupé une place centrale dans les discussions entre les deux parties. Produits hautement stratégiques pour l’économie nationale, le Mali enregistre une consommation moyenne de près de 200 millions de litres de carburant par mois et un besoin annuel estimé à plus de 350 000 tonnes d’intrants agricoles. Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et les perturbations sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment en raison du conflit au Moyen-Orient, les autorités maliennes multiplient les initiatives afin de garantir la continuité de l’approvisionnement du pays en produits essentiels. Au cours des échanges, les partenaires russes et maliens ont exploré les mécanismes pouvant permettre d’assurer un acheminement régulier des hydrocarbures jusqu’aux ports de transit, tandis que les opérateurs économiques maliens prendraient en charge la distribution vers les différentes régions du pays. Concernant les intrants agricoles, les discussions ont également porté sur la nécessité d’un approvisionnement anticipé et régulier afin de respecter le calendrier agricole et d’assurer une campagne productive au bénéfice des exploitants agricoles. À l’issue des travaux, les deux parties sont convenues de mettre en place un agenda opérationnel ainsi qu’un calendrier de livraison, accompagné des dispositifs logistiques et financiers nécessaires à la mise en œuvre des engagements pris. Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce Monsieur Moussa Alassane DIALLO : « Cette coopération va permettre de stabiliser notre système d’approvisionnement en hydrocarbures, mais également de donner au Mali des perspectives d’approvisionnement à moyen et long terme. »

Actions humanitaires : La ministre de la Santé et du Développement social présente le plan de réponse humanitaire 2026 aux acteurs humanitaires et pays partenaires

Ce vendredi 15 mai 2026 s’est tenue à Genève une rencontre de plaidoyer et de défense des besoins humanitaires 2026 par le médecin Colonel-major Assa Badiallo TOURÉ au palais des Nations à Genève. À l’ouverture de la session, le ministre a salué l’engagement des partenaires humanitaires qui demeurent très actifs aux côtés des populations. Elle a ensuite fait l’état de lieux sur les efforts du gouvernement en précisant que chaque année à travers la planification humanitaire, l’état met à disposition des départements sectoriels des enveloppes conséquentes pour venir en aide aux populations vulnérables. Cette franche de population est composée de : Personnes vivant avec un handicap, les indigents, les personnes déplacées internes, les réfugiés, les victimes de catastrophes naturelles. Le médecin Colonel-major a également rappelé qu’en dépit des défis sécuritaires et le taux croissant des maladies non transmissibles et émergeantes, le gouvernement continue de maintenir la gratuité de certains actes. En outre, le ministre a insisté sur l’engagement du gouvernement à restaurer la paix et à faciliter le retour des déplacées internes dans leurs localités d’origine et a ensuite annoncé que le Mali fait du changement climatique une priorité avec des actions de préparation et de mitigation visant à réduire ses effets sur les populations, et à bâtir des institutions plus résilientes. S’agissant de la Coordinatrice Humanitaire Madame Hanaa SINGER, elle a mis en relief la nécessité pour les donateurs d’assister le Mali pour le financement de ce Plan humanitaire 2026 car en référence aux multiples missions de terrain qu’elle a effectué dans les régions du septentrion, du centre et du sud qu’elle a trouvé une population malienne plus résiliente qui n’aspire qu’au développement c’est-à-dire le financement des projets à impact rapide et non le mécanisme d’assistance traditionnel. Subséquemment aux interventions du ministre et de la Coordinatrice Humanitaire, plusieurs agences onusiennes et partenaires ont manifesté leurs soutiens au Mali en cette période difficile et promettent d’appuyer le gouvernement malien en apportant des solutions durables pour l’épanouissement socio-économique des personnes vulnérables. Ensuite, la présidente de séance a salué le model malien et a exhorté les autres donateurs à plus de solidarité pour suppléer le gouvernement à atteindre ses objectifs. Pour rappel, tôt le matin le ministre s’est entretenu avec le Directeur du bureau du Comité régional de la Croix Rouge pour l’Afrique (CICR) et le Directeur de UNHCR pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, les échanges ont porté essentiellement sur la consolidation du bon rapport qui existe entre le Mali et ces organisations. MSDS

49e commémoration de la disparition du Président Modibo Keïta : le Premier ministre Abdoulaye Maïga dépose une gerbe au nom du Président Assimi Goïta

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga a, au nom de Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, déposé ce samedi 16 mai 2026 une gerbe de fleurs sur la tombe du Président Modibo Keïta. Le Premier ministre a affirmé qu’« en ce lieu de mémoire et de recueillement, la Nation malienne s’incline avec respect devant l’immense héritage laissé par le Président Modibo Keïta, père de l’indépendance du Mali et symbole de dignité ». Cette 49e commémoration de la disparition du Président Modibo Keïta est mise à profit pour remercier le peuple malien pour sa résilience. Le Général de Division Abdoulaye Maïga a salué les efforts en cours pour la sécurisation du territoire national et la résolution de la crise énergétique, malgré les attaques terroristes. Les idéaux du Président Modibo Keïta et de ses compagnons sont au centre des préoccupations des autorités de la Transition, notamment la Refondation de l’État. Il faut signaler la présence des membres de la famille du Président Modibo Keïta, des membres du Gouvernement et d’autres personnalités. PRIMATURE

Lancement officiel du Conseil d’Affaires Mali–Canada : un nouveau cadre pour stimuler les échanges et l’investissement

Le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine M. Mossa Ag ATTAHER  a présidé ce 14 mai 2026 à l’Hôtel Sheraton de Bamako, la cérémonie officielle de lancement des activités du Conseil d’Affaires Mali–Canada (CAMC), une initiative portée par M. Moustapha Diop, cofondateur de l’agence DFA Communication. Porté par des opérateurs économiques maliens et canadiens, le CAMC ambitionne de renforcer les passerelles économiques entre les deux pays à travers la promotion de l’investissement, l’innovation, le partage d’expériences et le développement de partenariats durables. Cette plateforme entend également favoriser une coopération économique plus structurée, en cohérence avec les orientations nationales en matière de développement et d’ouverture sur les marchés internationaux. À cette occasion, le Ministre Mossa AG ATTAHER a salué la mise en place de ce mécanisme de concertation économique, appelé à contribuer au rapprochement des acteurs du secteur privé malien et canadien. Il a souligné que cette initiative intervient dans un contexte marqué par la nécessité de diversifier les partenariats stratégiques et de consolider les opportunités de coopération mutuellement bénéfiques. Le Ministre a également rappelé que les relations entre le Mali et le Canada reposent sur des liens de coopération anciens et solides, couvrant plusieurs domaines prioritaires, notamment le développement économique, la gouvernance, le renforcement institutionnel ainsi que les échanges culturels. S’adressant aux investisseurs, entrepreneurs et partenaires présents, M. Mossa AG ATTAHER a indiqué que le Conseil d’Affaires Mali–Canada constitue un outil stratégique de facilitation des échanges commerciaux, de promotion des investissements productifs et d’accompagnement des initiatives conjointes à fort potentiel économique. Le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a enfin réaffirmé la disponibilité du Gouvernement à soutenir toute dynamique favorisant la transformation de l’économie nationale, le développement de partenariats innovants ainsi qu’une implication accrue de la diaspora dans les efforts de développement du pays. Le lancement du CAMC ouvre ainsi la perspective d’une coopération économique plus dynamique entre Bamako et Ottawa, fondée sur la complémentarité, la confiance et la valorisation des opportunités communes. MMEEIA

Lutte contre le terrorisme et Renforcement de la solidarité africaine : Le ministre Abdoulaye DIOP éclaire le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine sur les attaques du 25 avril 2026

Son Excellence, Abdoulaye DIOP a tenu, ce jeudi 14 mai 2026, une concertation informelle avec le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine, accompagné, entre autres, des Ambassadeurs du Burkina et du Niger. Il a informé les membres du CPS des enjeux des attaques terroristes perpétrées le 25 avril 2026, notamment avec pour objectif la décapitation du leadership de la Transition par les terroristes, qui comptent, désormais, dans leurs rangs le FLA, associé au JNIM. Cet objectif a été déjoué grâce à la réactivité des FAMa, à l’appui du Burkina et du Niger, ainsi qu’au courage des populations maliennes, qui n’ont pas hésité à affronter, à mains nues, les terroristes. Dans ses propos liminaires puis durant la séquence interactive, le Ministre DIOP a souligné l’importance d’une solidarité réelle entre pays africains, de la cessation des ingérences dans les affaires intérieures des pays voisins, de la restauration de la confiance en vue d’une coopération sécuritaire régionale et a informé le Conseil de la dynamique constructive en cours avec la CEDEAO. Il a particulièrement mis l’accent sur la guerre informationnelle, entretenue par les GAT et leurs sponsors étatiques étrangers, qui n’hésitent plus à mettre leurs médias au service de l’apologie du terrorisme et de la désinformation. Le Ministre DIOP a conclu en réaffirmant la détermination des Autorités de la Transition et du Peuple du Mali à poursuivre le chemin de la refondation et de lutte contre le terrorisme. MAECI

Coopération Mali – Banque mondiale : Des échanges fructueux entre le ministre de l’Agriculture et les responsables de l’IFC sur le financement agricole

Le Ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima SAMAKE a reçu, en audience, des responsables de la Société Financière Internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale et principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents. Cette visite rentre dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Groupe de la Banque Mondiale et le Gouvernement du Mali. Au centre des échanges, le financement du secteur Agricole par le truchement des projets et programmes du département de l’Agriculture, dans un contexte de turbulences économiques au niveau mondial. Selon les visiteurs, le financement est un facteur essentiel à l’essor de l’Agriculture, qui constitue un piller de croissance et de développement. Le financement doit être orienté dans des initiatives et projets structurants, qui puissent booster la production et la productivité agricoles. Cela contribuera, de façon significative, à l’augmentation du revenu des exploitantes et exploitants, à la création de richesses, mais et surtout, à la création d’emplois au profit des femmes et des jeunes, ont-ils déclaré. Le Ministre Ibrahima SAMAKE a, ainsi, salué l’accompagnement et l’appui précieux de la Banque Mondiale aux efforts du Gouvernement du Mali et réaffirmé la disponibilité de son département, à travers des initiatives agricoles innovantes et durables, pour une coopération bilatérale renforcée, stratégique et bénéfique, conformément, à la vision et aux orientations des plus hautes autorités de notre pays. MA

Curage des collecteurs et caniveaux dans le District de Bamako : Plus de 3,3 milliards de FCFA pour prévenir les risques d’inondations

La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA a donné, ce jeudi 14 mai 2026, le premier coup de pelle des activités de curage des collecteurs et caniveaux. C’était au terrain Chaba Sangaré de Lafiabougou en présence des ministres chargés de l’Education, de l’Urbanisme, de la Fonction publique et de la Promotion de la Famille, des représentants du Gouverneur du District, des services techniques de l’Etat, des autorités administratives et communales, des légitimités traditionnelles et religieuses et une population sortie, massivement, pour saluer et soutenir l’initiative. Le Gouvernement de la République du Mali, sous l’impulsion de Son Excellence le Président de la Transition, Chef de l’État, a engagé des actions d’anticipation en vue de minimiser les risques d’inondations durant la saison des pluies. Dans cette perspective, le Ministère chargé de l’Assainissement a entrepris – en rapport avec les départements ministériels concernés, les collectivités territoriales, les services techniques compétents et les projets partenaires – la préparation et la mise en œuvre du programme 2026 de curage des collecteurs et caniveaux. Ces travaux s’inscrivent dans une démarche de prévention des risques d’inondation, d’amélioration de l’écoulement des eaux pluviales et de renforcement de la salubrité urbaine. Ils visent, notamment, le curage, le désherbage, l’enlèvement des déchets, l’évacuation des déblais et le suivi technique des ouvrages de drainage identifiés comme prioritaires. Au titre du programme 2026, les interventions prévues dans le District de Bamako portent sur un linéaire global de 348 517 mètres de collecteurs et caniveaux à curer. Elles sont financées conjointement par le Projet de Résilience Urbaine de Bamako (PRUBA) et le Budget Spécial d’Investissement, pour un montant prévisionnel global d’un peu plus de 3,334 milliards de FCFA. En dehors du District de Bamako, il est également prévu le curage de 421 280 mètres linéaires de caniveaux et collecteurs dans d’autres localités du pays, pour un montant prévisionnel de 972, 398 millions de FCFA. Le lancement officiel des activités donne une impulsion institutionnelle forte aux opérations de curage engagées pour réduire les risques d’inondation, protéger les populations, préserver les infrastructures et améliorer le cadre de vie. Au-delà des travaux techniques, cette opération appelle, également à une responsabilité citoyenne accrue. Les caniveaux et collecteurs ne doivent plus être utilisés comme des dépotoirs. Les déchets solides, les sachets plastiques, les gravats, les boues, les eaux usées et autres objets jetés dans les ouvrages empêchent l’écoulement normal des eaux et exposent les quartiers aux inondations. À cet effet, les travaux seront accompagnés de messages de sensibilisation, afin d’encourager les populations, les riverains, les commerçants, les collectivités territoriales et les leaders communautaires à préserver les ouvrages d’assainissement et à contribuer à leur bon fonctionnement. S’adressant aux populations, le ministre chargé de l’Assainissement a rappelé que la prévention des inondations est une responsabilité partagée. Et de poursuivre que l’État mobilise les moyens ; les services techniques en assurent l’exécution et le suivi et les collectivités territoriales accompagnent et sensibilisent. Toutefois, a-t-elle martelé, il revient aux populations de jouer leur partition en adoptant des comportements écocitoyens : ne pas jeter les ordures dans les caniveaux et collecteurs ; ne pas occuper les emprises des voies d’évacuation des eaux et contribuer activement à la propreté du cadre de vie. Avant de terminer son discours, DOUMBIA Mariam TANGARA a réitéré sa profonde gratitude à Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, pour sa vision éclairée et au Premier ministre le Général de Division Abdoulaye MAÏGA pour son accompagnement constant dans la mise en œuvre des orientations du Président de la Transition, notamment en faveur de la protection de l’environnement, de l’assainissement et de l’amélioration du cadre de vie des populations. MEADD

15ème édition des Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie : Le rendez-vous majeur de la photographie africaine s’est ouvert

La salle de conférence de la Maison africaine de la photographie a accueilli, ce jeudi 14 mai 2026, la cérémonie de lancement officiel de la 15ème édition des Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie. L’événement était présidé par le Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou DAFFE, en présence de la Commissaire générale, Armelle DAKOUO, du Délégué général El Hadj Amadou DIOP, du Directeur de la Maison Africaine de la Photographie, Tidiane SANGARE, des membres du conseil des sages et des diplomates. Cette 15ème édition se déroulera, du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027, avec une semaine professionnelle, du 26 novembre au 2 décembre. Placée sous le thème « REFABULATION », elle s’inscrit dans le cadre de l’Année de l’éducation et de la culture 2026-2027, décrétée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, affirmant la photographie comme un espace de mémoire, de liberté et de créativité. La commissaire générale, Armelle Dakouo conçoit la REFABULATION comme une méthode de résistance et de création. Inspirée par l’écrivain Nigérian Chinua Achebe, elle invite les artistes africains, diasporiques et afrodescendants à réinventer les récits dominants. La photographie devient, ainsi, une puissance narrative, capable de transformer les perceptions et de proposer de nouveaux imaginaires collectifs. Dans son allocution, le Ministre Mamou DAFFÉ a souligné que la photographie n’est pas seulement un outil pour capter l’image, mais une écriture du réel, une mémoire vivante et un miroir des sociétés en mutation. Il a insisté sur la capacité des artistes à imaginer une nouvelle Afrique et un nouveau Mali, à travers leurs œuvres. Depuis sa création en 1994, les Rencontres de Bamako se sont imposées comme le principal rendez-vous international consacré à la photographie africaine contemporaine. Elles ont révélé des figures majeures telles que Seydou Keïta et Malick Sidibé. Pendant deux mois, Bamako se transformera en épicentre mondial de l’art visuel, renforçant la souveraineté culturelle du Mali et son rayonnement international. Durant deux mois, Bamako accueillera des expositions, des projections, des ateliers et des rencontres professionnelles. Les artistes sélectionnés auront l’opportunité de présenter leurs créations dans des espaces culturels prestigieux de la capitale. Ces expositions seront accompagnées de débats et de tables rondes, favorisant une interaction directe entre les créateurs, les critiques, les chercheurs et le public. La biennale se veut, également un lieu de réflexion sur les enjeux contemporains. Les œuvres présentées aborderont des thématiques liées à la souveraineté narrative africaine, aux mutations sociales, aux défis environnementaux et aux transformations politiques. L’événement entend, ainsi, positionner Bamako comme un centre de pensée artistique et culturelle, ouvert sur le monde et ancré dans les réalités africaines. Au fil des éditions, les Rencontres de Bamako ont contribué à la reconnaissance internationale de nombreux artistes. Elles ont permis de mettre en lumière des pratiques innovantes et de créer des passerelles entre l’Afrique et le reste du monde. La 15ème édition ambitionne de poursuivre cette mission, en consolidant la place de la photographie africaine dans le paysage artistique global. Les Rencontres de Bamako jouent, également un rôle stratégique dans la diplomatie culturelle du Mali. Elles valorisent les mouvements contemporains de la photographie africaine et participent à la construction d’une identité visuelle propre au continent. En donnant la parole aux artistes, elles contribuent à la production de récits puissants et universels, capables de rivaliser avec les grandes scènes internationales. L’événement est aussi un espace de formation et de transmission. Les ateliers organisés permettent aux jeunes créateurs de bénéficier de l’expérience de leurs aînés et d’acquérir de nouvelles compétences. Cette dimension pédagogique renforce l’impact de la biennale et assure la pérennité de la photographie africaine en tant que discipline artistique. La 15e édition des Rencontres de Bamako s’annonce donc comme un moment fort de créativité et de rayonnement. Les artistes africains et de la diaspora sont invités à saisir cette opportunité pour faire entendre leurs voix et partager leurs visions du monde. L’appel à candidatures, ouvert jusqu’au 20 juin 2026, constitue une étape essentielle vers la réussite de cette biennale. Le Ministre Mamou DAFFE a salué l’engagement des organisateurs et des artistes, invitant chacun à faire de cette Biennale un moment de partage, de dialogue et de rayonnement pour l’Afrique. MACIHT