Semaine Régionale de la Culture de Bamako : Mali- Burkina Faso, un pont culturel

Le Centre International des Conférences de Bamako (CICB) a vibré ce samedi 1er Novembre 2025 au rythme de la phase éliminatoire de la diaspora du Mali dans le cadre de la Semaine régional de la Culture (SRC). L’évènement était placé sous le parrainage du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou DAFFÉ, en présence de l’Ambassadeur du Burkina Faso, Son Excellence Madame Julienne DEMBELE/SANOU. Cette édition a célébré l’unité, la diversité et la fraternité culturelle entre nos deux peuples. Entre prestations artistiques, expositions artisanales et moments de communion la diaspora malienne a su faire rayonner la richesse du Mali à travers le monde. Une belle illustration de la coopération culturelle entre le Mali et le Burkina Faso, dans l’esprit de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). MACHIT
1ère édition du Salon nigérien de l’Architecture et de la Construction (ARCHIMAT) : Le Ministre Imirane Abdoulaye TOURE à Niamey

Le Centre Mahatma Gandi a vibré, le mardi 29 octobre 2025, lors de la première édition du Salon nigérien de l’Architecture et de la Construction (ARCHIMAT). Cet événement inédit a mis en lumière le dynamisme et le potentiel du secteur du bâtiment au Niger et dans la sous-région. Sous la présidence du Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, représentant le Premier ministre, empêché, la cérémonie d’ouverture a vu la participation distinguée de la délégation officielle malienne, composée des ministres de l’Urbanisme et de l’Habitat. Leur présence a renforcé la portée régionale de l’événement, symbole de coopération et de solidarité sahélienne dans un domaine essentiel : l’aménagement du cadre de vie. Les allocutions marquantes de la cérémonie ont été prononcées par divers dignitaires, dont le Secrétaire général du Gouvernorat de Niamey, la Présidente du Comité d’organisation, Mme Bakary Rayanatou, et le Président de l’Ordre des Architectes du Niger, M. Adamou Souleymane. Tous ont salué cette initiative porteuse d’avenir, destinée à stimuler l’innovation et valoriser le savoir-faire local. La délégation malienne a fièrement mis en avant ses richesses architecturales et ses ambitions en matière de développement urbain durable. Grâce à des présentations captivantes, elle a su capter l’attention des participants sur ses projets en cours et futurs, illustrant ainsi la richesse de son patrimoine culturel. La délégation malienne, composée d’architectes, d’urbanistes et de représentants du gouvernement, a mis en avant les richesses architecturales du pays ainsi que ses ambitions en matière de développement urbain durable. Le Mali, avec son patrimoine culturel riche et varié, a su capter l’attention des participants grâce à des présentations captivantes sur ses projets en cours et futurs. Au cours de cet événement, le Mali a également pris part à des ateliers et des conférences, où des sujets cruciaux tels que la durabilité, l’intégration des technologies modernes dans la construction, et la préservation de l’environnement urbain ont été abordés. Les échanges fructueux, qui ont eu lieu, ont permis de renforcer les liens entre les professionnels de l’architecture des deux pays, tout en ouvrant la voie à des partenariats futurs. Le ministre malien de l’Urbanisme et de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, M. Imirane Abdoulaye Touré, a souligné lors de son intervention : « Notre participation au Salon de l’Archimat est une preuve de notre engagement à promouvoir une architecture, qui respecte notre culture tout en répondant aux défis contemporains. Nous sommes déterminés à mettre en œuvre des projets, qui favorisent un développement harmonieux de nos villes. » Cette participation s’inscrit dans la dynamique du gouvernement malien, qui valorise le secteur de l’architecture et de l’urbanisme en mettant l’accent sur des solutions durables adaptées aux réalités africaines. Le Salon de l’Archimat a, ainsi, constitué une occasion précieuse pour le Mali de montrer son savoir-faire et d’explorer de nouvelles opportunités de collaboration avec ses voisins, renforçant la coopération régionale dans le domaine de l’architecture et du développement urbain. L’événement a également été ponctué par des performances artistiques, notamment celle du groupe Sogha, et l’intervention inspirante d’un slameur, célébrant le rôle essentiel des architectes dans la construction d’un environnement durable. Après le discours officiel d’ouverture, les invités ont eu l’occasion de visiter les stands d’exposition, de découvrir les maquettes et innovations des acteurs, du secteur, venus du Niger et de la sous-région. ARCHIMAT s’impose désormais comme un cadre d’échanges professionnels et une vitrine du génie nigérien, au service d’une architecture moderne, inclusive et respectueuse des réalités sahéliennes. MUHDATP
Journées Economiques du Burkina Faso au Mali : Une dynamique confédérale pour stimuler les secteurs porteurs

Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, M. Mossa AG ATTAHER, a présidé, ce jeudi 30 octobre 2025, au nom du Premier ministre, Chef du Gouvernement, la cérémonie d’ouverture de la 2ème Edition des Journées économiques du Burkina Faso au Mali, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). L’événement se tient sous le haut patronage du Président de la Transition, Chef de l’État et Président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), le Général d’armée Assimi GOÏTA. Elle est organisée par l’Ambassade du Burkina Faso au Mali, cette rencontre, qui se déroule du 29 octobre au 1er novembre 2025, s’inscrit sous le thème : « La dynamisation des secteurs porteurs de l’économie et de l’emploi au Burkina Faso et dans les pays de l’AES : enjeux, défis et perspectives ». Près de 250 participants issus du monde économique des trois pays de l’AES prennent part à cet important rendez-vous économique et d’intégration régionale. Les travaux de cette deuxième édition s’articulent autour de plusieurs secteurs clés notamment l’Agriculture, l’Energie renouvelable, les BTP, l’artisanat, le textile ainsi que l’industrie et les mines. Durant quatre jours, les acteurs économiques, investisseurs et décideurs échangeront sur leurs expériences, renforceront leurs partenariats et contribueront à insuffler une nouvelle dynamique aux initiatives économiques communes. Cette initiative a rappelé le ministre s’inscrit dans le pilier « Développement » de la Confédération des États du Sahel (AES), créée le 6 juillet 2024 à Niamey par Leurs Excellences le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le Général d’Armée Assimi GOÏTA et le Général d’Armée Abdourahamane TIANI. Dans son intervention, le ministre Mossa AG ATTAHER a salué le leadership et la vision des Chefs d’État de l’AES, qui ont su placer le développement économique et social au cœur des priorités de la Confédération. Il a également rendu hommage aux acteurs économiques des trois pays, pour leur résilience et leur patriotisme, face aux sanctions illégales et inhumaines imposées par certaines organisations régionales sous influence extérieure. Le ministre a enfin appelé à faire de l’intégration économique un levier de prospérité partagée, en mettant l’accent sur la création d’emplois pour les jeunes, afin de réduire la migration irrégulière. Il a félicité Son Excellence Mme Julienne Dembélé/Sanon, Ambassadrice du Burkina Faso au Mali, pour avoir initié et mis en place cet espace de rencontre et d’échanges, qui constitue une plateforme essentielle pour le dialogue économique et le renforcement de la coopération régionale. MMEIA
Atelier de validation des activités prioritaires du Plan d’Action Stratégique Territorial pour la zone du Liptako-Gourma

Les 21 et 22 octobre 2025, se tient cet atelier organisé par la Direction Nationale de l’Aménagement du Territoire, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour les Établissements Humains (ONU-Habitat) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il faut noter que le Sahel central traverse, aujourd’hui, une crise marquée par de fortes dynamiques migratoires, intensifiées par les effets du changement climatique et des conflits. L’une des stratégies pour y faire face est celle de munir les pays sahéliens d’outils d’aménagement du territoire, qui répondent aux besoins de la crise actuelle. L’élaboration du PAST-LG est une réponse adéquate à cette crise. C’est le résultat d’une forte implication des Gouvernements des États membres de la Confédération AES, renforcée par des consultations sous-régionales et nationales au sein et entre les autorités des pays concernés. Lors de l’atelier sous-régional, tenu à Bamako du 30 juin au 04 juillet 2025, des activités prioritaires spatialisées ont été proposées pour chacun des éléments spatiaux structurants (pôles, zones et corridors), en s’appuyant sur la structure spatiale, les actions stratégiques, la cartographie des projets et la compréhension partagée des enjeux territoriaux. Le but principal visé par cet atelier de deux (02) jours est donc de valider la liste d’activités prioritaires spatialisées issues de l’atelier sous-régional de Bamako. Il s’agira pour les membres du Comité National de Pilotage de présenter, amender et valider le travail réalisé. Plus précisément, il sera question de Revoir la liste des projets proposés à l’atelier sous-régional de Bamako ; Évaluer les projets grâce à la matrice d’évaluation pour déterminer leur impact potentiel sur le territoire. Cet atelier enregistre également la participation d’une équipe d’ONU-Habitat et du PNUD, sur place et en ligne. La Direction Nationale de l’Aménagement du Territoire (DNAT) assure le secrétariat du comité technique de pilotage. DNAT
Diplomatie sanitaire : vers un partenariat prometteur entre la Confédération AES et le Centre Magdi Yacoub

SEM Karamoko Jean Marie TRAORE, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, et son homologue de la République du Mali ont mis à profit leur séjour à Assouan, en République Arabe d’Égypte, pour visiter le Centre Magdi Yacoub, ce lundi 20 octobre 2025. Les deux ministres ont d’abord assisté à une présentation détaillée du centre, une séance qui a permis de mettre en lumière les missions et les domaines d’intervention de cette structure sanitaire. Par la suite, ils ont participé à une visite guidée des différentes sections de l’hôpital, afin de pouvoir apprécier de visu les réalisations et les capacités de cette institution de référence. Au cours des échanges, les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso et de la République du Mali ont abordé avec le Dr Magdi YACOUB, fondateur du centre, les perspectives de partenariat pour la construction d’un établissement similaire au sein de la Confédération des États du Sahel. Les échanges ont également porté sur le renforcement des compétences du personnel médical, dans le but d’améliorer les services de santé au profit des populations des trois pays. Le Dr Magdi YACOUB, très ému par cette démarche, a formulé le désir de voir des centres similaires implantés dans plusieurs pays africains, en particulier ceux de la Confédération AES. Le Centre Magdi Yacoub est un hôpital de pointe dédié à la cardiologie. Il fait partie de la Fondation Magdi Yacoub, qui a pour mission de fournir des soins cardiaques avancés gratuitement, de former la prochaine génération de professionnels de la santé, et de faire progresser la recherche sur les maladies cardiaques. DCRP/ MAECR-BE
Forum d’Assouan en Égypte : Table ronde sur le thème « Au-delà des tempêtes dominantes : un avenir de coopération pour le Sahel »

Assouan, le 19 octobre 2025 Dans le cadre du forum d’Assouan, en Égypte, Leurs Excellences Messieurs Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et Karamoko Jean-Marie TRAORE, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Burkinabè de l’Extérieur ont coanimé, ce dimanche 19 octobre 2025, la table ronde portant sur le thème « Au-delà des tempêtes dominantes : un avenir de coopération pour le Sahel ». Plusieurs personnalités de haut niveau y ont activement pris part, notamment le Ministre des Affaires étrangères, de l’Émigration et des Égyptiens expatriés ; celui d’Angola qui est également le Président du Conseil Exécutif de l’Union Africaine (UA) ; le Directeur de Cabinet du Président de la Commission de l’UA ; le Haut Représentant de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel, le Représentant Spécial de l’Union Européenne pour le Sahel, le Gouverneur de l’État de Borno au Nigeria, le Secrétaire Exécutif de la Commission Climat Sahel. Pour les Ministres malien et burkinabè, l’AES une architecture de défense collective à sa création, a aujourd’hui pris une dimension plus large et holistique englobant les domaines de la diplomatie et du développement. Tout en soulignant les efforts communs déployés dans la lutte contre le terrorisme par la Confédération AES, ils ont rappelé la déstabilisation de la Libye ayant aggravé les défis sécuritaires au Sahel et dénoncé le soutien apporté par certains pays étrangers et de la région au terrorisme au Sahel. Au cours de cette rencontre à huis-clos, qui a mis le Sahel et la Confédération des États du Sahel (AES) au cœur des échanges, les Ministres et Chefs de délégation présents ont, à l’unanimité, insisté sur la nécessité, tant pour l’Union africaine que pour les partenaires internationaux, de tenir compte de la réalité géopolitique que représente la Confédération AES dans la sous-région, dans le continent et au-delà. Les participants ont également salué la nouvelle dynamique imprimée par la Présidence en exercice de l’Union africaine et la nouvelle Présidence de la Commission de l’Union africaine, à savoir un dialogue constructif, ouvert et franc avec les Autorités des pays de la Confédération AES. Ils ont appelé à mettre l’intérêt des populations sahéliennes au centre des actions. Les Ministres et Chefs de délégation ont plaidé pour un soutien renforcé et une réelle solidarité envers les pays de la Confédération AES, non seulement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme mais aussi dans les activités de développement et les actions humanitaires, en évitant de politiser ces appuis. A cet effet, les interventions ont convergé pour demander une évaluation des mesures coercitives et leurs effets néfastes. Au terme de leurs échanges, les Ministres et Chefs de délégation ont formulé des recommandations fortes en vue du renforcement du dialogue constructif entre la Communauté internationale et la Confédération AES. Pour leur part, les Ministres DIOP et TRAORE ont conclu en saluant les échanges francs et sincères qui ont marqué cette rencontre contribuant à trouver des solutions concrètes et réalistes aux défis du Sahel et de la Confédération AES au-delà de simple application des positions de principe. MAECI
6ème Assemblée Générale des ministres du travail de l’OCI : Le Ministre Fassoun COULIBALY partage les attentes du Mali et de l’AES à DOHA

L’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) tient la 6ᵉ session de la Conférence des ministres du Travail des États membres à Doha. La session s’est ouverte ce jeudi 16 octobre 2025, sous le thème : « Expériences locales, réalisations mondiales : réussites dans le monde islamique », avec la participation des ministres du Travail des États membres de l’OCI. Notre pays est représenté à cette session par le Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Dr. Fassoun COULIBALY. Organisée par la capitale qatarie, Doha, elle vise à discuter des questions liées au développement des ressources humaines dans les États membres, en mettant l’accent sur le développement de compétences de haute qualité et l’examen des stratégies d’adaptation aux technologies modernes et aux industries de pointe, contribuant ainsi à renforcer la capacité des marchés du travail à suivre le rythme des transformations rapides. Cette importante rencontre offre également l’occasion aux ministres d’examiner les progrès réalisés dans la mise en œuvre des initiatives de l’OCI visant à renforcer la coopération conjointe dans le domaine du travail, à accroître la compétitivité de la main-d’œuvre et à élargir la portée du travail décent et productif dans les États membres. Les participants discuteront des activités des institutions de l’organisation concernées par le travail et l’emploi, ainsi que de leurs efforts pour soutenir la formation et le renforcement des capacités. Dans son intervention du haut de la tribune de l’OCI à Doha, le Ministre Fassoun COULIBALY a réitéré l’adhésion de notre pays à la nouvelle vision de l’organisation, à savoir la création d’emplois décents et massifs pour tous et la protection sociale, ainsi que les conditions de réalisation d’une justice sociale au sein de l’espace islamique, consacrant ses actions à travers le Centre du Travail sur les questions de travail. « Nous adhérons parfaitement à cette vision. Ce qui justifie d’ailleurs la signature par mon pays des statuts du Centre du Travail au mois de juin 2025. Car, en s’attaquant aux défis qui assaillent le monde du travail, se caractérisant, entre autres, par les injustices persistantes, une insécurité sur le marché du travail, des inégalités de plus en plus importantes, une conjonction de crises multiples et le délitement du contrat social, le Centre du Travail répond parfaitement à ses objectifs de création pour le monde musulman », a indiqué le ministre COULIBALY. Il indiquera que c’est pourquoi, dans le cadre de la mise en œuvre des politiques en matière d’emploi et de formation professionnelle, le Gouvernement a entrepris la conception d’une base de données sur l’emploi et sur les jeunes sortants des centres de formation professionnelle. Il a commencé l’élaboration d’une stratégie nationale de transformation digitale du système basé sur l’enseignement technique, la formation professionnelle, le développement des compétences et d’une stratégie de l’entrepreneuriat ; et l’élaboration d’un profil pays de travail décent, entre autres. « Avec l’engagement des partenaires sociaux, un Pacte de stabilité sociale et de croissance a été signé le 25 août 2023, sous la Haute Présidence de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État, assorti d’un plan d’actions 2023-2027, avec une trêve sociale. Au Mali, le Dialogue Inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, tenu du 06 au 10 mai 2024, a permis au peuple malien de recourir aux mécanismes endogènes de prévention, de gestion et de règlement des conflits par l’adoption de la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation Nationale », a-t-il révélé. En matière de travail, le ministre indiquera que le Gouvernement a adopté le 16 juillet 2025 le Document de Politique nationale de Sécurité et Santé au Travail et son plan d’actions 2025-2029 évalué à 2 958 000 000 F CFA. Ce document de politique SST a été approuvé en Conseil des ministres par le Décret n° 2025-0656/PT-RM du 19 septembre 2025. En outre, la mise en œuvre de la politique permettra sûrement de conforter la conformité des lieux de travail par l’Inspection du travail dans le contrôle des conditions de travail dans les entreprises et services. Pour prendre en compte nos priorités nationales en matière de travail, d’emploi et de protection sociale, un nouveau Programme pays de Promotion du Travail Décent (PPTD) pour la période 2026-2030 est en cours d’élaboration, avec l’accompagnement technique du Bureau international du travail. Ainsi, en vue de promouvoir une protection sociale pour tous, le Gouvernement du Mali a adopté les textes de création du Régime d’Assurance Maladie Universelle. L’opérationnalisation de ce régime est en cours et permettra d’assurer progressivement la couverture de toute la population contre le risque maladie. Aussi, les États de l’AES partagent ces riches expériences en la matière. Les États membres de l’OCI doivent aider la Palestine. Le Ministre Fassoun COULIBALY a surtout mis à profit cette session pour partager l’expérience de notre pays en matière de travail, d’emploi et de protection sociale. CIGMA
𝐋𝐞 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐌𝐨𝐬𝐬𝐚 𝐀𝐆 𝐀𝐓𝐓𝐀𝐇𝐄𝐑 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭é 𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐕𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞, 𝐞𝐧 𝐀𝐮𝐭𝐫𝐢𝐜𝐡𝐞

En marge de la 12ᵉ Réunion du Groupe de travail sur le trafic illicite de migrants, le Ministre des Maliens Établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine a rencontré, ce samedi 11 octobre 2025, la communauté malienne vivant à Vienne, en Autriche, ainsi que celles des autres pays de l’AES. Cette rencontre d’échanges et d’écoute a mis en lumière la force du lien qui unit le Mali à sa diaspora, ainsi que l’intérêt soutenu de nos compatriotes pour les initiatives en faveur du développement national. Le Ministre a exprimé sa gratitude à l’ensemble des participants et leur a transmis les salutations de Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État. Les échanges ont permis d’aborder plusieurs préoccupations majeures, notamment les difficultés liées à l’obtention de documents administratifs, la nécessité d’une représentation diplomatique malienne à Vienne, ainsi que les interrogations autour de la double nationalité. En réponse, le Ministre a rappelé la volonté du gouvernement de maintenir un dialogue direct et permanent avec les communautés maliennes établies à l’étranger, y compris celles des pays membres de l’AES. Il a présenté les projets en cours dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), tout en encourageant les Maliens détenteurs d’une double nationalité à se munir du passeport malien, seul document officiel attestant de leur citoyenneté. Le Ministre a également évoqué le Projet TOKTEN-Mali, destiné à valoriser l’expertise de la diaspora intellectuelle dans le développement du pays, ainsi que la tenue prochaine de la première session du Cadre de Concertation avec les Maliens établis à l’Extérieur (CCMEX) et de l’initiative Tounka Blon, deux plateformes inclusives où les préoccupations et propositions de la diaspora sont prises en compte. Il a par ailleurs rappelé la relecture en cours de la Politique Nationale de Migration (PONAM), dont l’objectif est de faire de la migration un vecteur de prospérité, de dignité et de rayonnement pour le Mali. Enfin, le Ministre a invité la diaspora à soutenir les actions de la Confédération des États du Sahel (AES) et à s’impliquer davantage dans les opportunités offertes par le Forum International de la Diaspora (FID), dont la première édition s’est tenue du 17 au 19 juillet 2025 à Bamako. Il a également encouragé la communauté malienne de Vienne à cultiver la cohésion et à respecter les lois du pays d’accueil, tout en réaffirmant l’engagement des plus hautes autorités du Mali à assurer leur protection et la défense de leurs intérêts. MMEEIA
Renforcement des liens culturels dans l’espace AES : Le Ministre Youba BA à la 58ème édition de la Fête Éleveurs « Cure Salée » au Niger

Après deux ans d’interruption, la Cure Salée signe son grand retour sous le signe de la cohésion sociale, de la paix et du développement durable. La légendaire cité d’Ingall, située dans la région d’Agadez, a vibré du 04 au 06 octobre 2025, au rythme de la 58ᵉ édition de la Fête des Éleveurs, communément appelée Cure Salée. Cet événement d’envergure internationale a réuni plusieurs personnalités politiques, administratives, diplomatiques et coutumières, venues célébrer la culture pastorale nigérienne dans toute sa richesse et sa diversité. Placée sous le haut patronage du Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, Monsieur Ali Mahaman Lamine Zeine, la Cure Salée, la plus grande fête traditionnelle des éleveurs du Niger est un événement emblématique du monde pastoral. A l’invitation de son homologue nigérien, Monsieur le Ministre de l’Élevage et de la Pêche du Mali, Youba BA, accompagné de l’un de ses Conseillers techniques et de Son Excellence Monsieur Younoussa Barazi MAIGA, Ambassadeur du Mali au Niger, a participé aux festivités de la 58ème édition de la Cure salée. Dans son allocution, le ministre Youba BA, a tout d’abord, remercié les Autorités et le Peuple frère du Niger pour l’accueil très chaleureux réservé à lui et à sa délégation. Le ministre en charge de l’Elevage et de la Pêche a également transmis les salutations fraternelles des plus hautes Autorités maliennes aux Autorités nigériennes et au peuple nigérien. Il a sincèrement remercié le Colonel Mahaman El Hadj Ousmane, Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage du Niger, pour son invitation à prendre part à cette fête hautement fraternelle et culturelle. Le Ministre Youba Ba a aussi magnifié les intérêts de la fête de la cure salée, d’une part pour les pasteurs nigériens ; et d’autre part pour tous les trois pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES). In ‘Gall, chef-lieu de département d’Agadez, et haut lieu de rassemblement de la cure salée, est l’une des plus plaisantes oasis de la région. Elle dispose de plusieurs palmeraies. Outre les terres salées de Tiguidan Tessoumn, In’gall renferme également d’autres importantes potentialités touristiques. Avec la fête annuelle des éleveurs, la ville d’In’Gall s’anime, et ses ruelles invitent à la découverte. Le marché local rassemble de très nombreux éleveurs Peulhs et Touaregs autour des commerçants arabes et haoussas, et des populations résidentes. La cure salée est née de l’expansion des pasteurs touaregs vers le sud nigérien où ils avaient établi des relations multiséculaires. Chaque année, ils effectuent le déplacement vers ce site, afin de revigorer leurs animaux par une cure dans les pâturages salés de l’Irhazer. Appelée »tenekert » en langue locale, la cure salée intéresse principalement les nomades touaregs et peuhls des régions d’Agadez, de Tahoua, Maradi et Zinder. Cette transhumance des nomades vers le sud, en même temps a l’avantage de mettre le bétail en bon état mais permet aussi de dégager la zone des cultures et de préserver les pâturages utiles pour la saison sèche. Cette édition, placée sous le thème « Renforcer la cohésion sociale entre pasteurs et agro-pasteurs : levier essentiel pour un développement et une paix durable », a mis en avant l’importance du vivre-ensemble et de la coopération régionale dans l’espace de la Confédération des États du Sahel (AES). Les représentants du Mali et du Burkina Faso ont salué l’engagement commun des trois pays confédérés à promouvoir la solidarité, la souveraineté et la prospérité partagée. Cette alliance, selon eux, marque le début d’une nouvelle ère d’intégration économique et culturelle au sein du Sahel. Au cours de la fête, Ingall a vécu au rythme des courses de dromadaires, des danses traditionnelles, des chants peuls bororos et touaregs, ainsi que des rencontres d’affaires entre acteurs de l’élevage et de l’artisanat. Les éleveurs ont bénéficié de services vétérinaires gratuits, de sensibilisations sur la prévention sanitaire animale et humaine, ainsi que de prestations administratives mobiles offertes par l’État. Au terme de la cérémonie, le Premier Ministre du Niger a salué la mobilisation exceptionnelle des populations locales et rendu un vibrant hommage aux forces de défense et de sécurité, garantes de la paix et de la stabilité indispensables au développement du Niger. Un symbole d’espoir et de résilience La 58ᵉ édition de la Cure Salée s’impose ainsi comme un rendez-vous de la fierté nationale, un symbole d’unité sahélienne et une vitrine du patrimoine culturel et pastoral nigérien. Entre tradition et modernité, Ingall reste plus que jamais le cœur battant du pastoralisme africain, lieu de rencontre, de dialogue et d’espérance pour un Niger souverain, uni et prospère. MEP
Les pays de l’AES et le Togo unissent leurs efforts pour moderniser et harmoniser leurs systèmes informatiques douaniers

Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a reçu ce vendredi 3 octobre 2025 une délégation composée des Directeurs généraux des douanes du Mali, du Burkina Faso, du Niger, ainsi que du Commissaire général de l’Office Togolais des recettes. Cette audience s’est tenue à l’issue des travaux sur l’interconnexion des systèmes informatiques des administrations douanières, dans le but de renforcer leur efficacité. La délégation etait venue rendre compte au Premier ministre des conclusions de cette quatrième rencontre des Directeurs généraux des douanes de l’AES. Les échanges ont porté sur les résultats des précédentes concertations: harmoniser les instruments de coopération douanière, notamment l’effectivité du prélèvement communautaire et les tarifs préférentiels entre les États membres de l’AES. La rencontre de Bamako a également permis de travailler sur les avant-projets du Code des douanes communautaire de l’AES et sur l’élaboration du Tarif extérieur commun pour l’espace AES. C’était également l’occasion pour le Directeur général des Douanes du Mali, l’Inspecteur Général Amadou Konaté, d’exprimer au Premier ministre sa gratitude, ainsi que ses remerciements à l’Office Togolais des recettes pour son soutien constant aux côtés de l’AES. En réponse, le Premier ministre a salué la qualité du travail accompli et la mobilisation des Directeurs généraux dans la lutte contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière, ainsi que dans la matérialisation des projets communs. Il a, à son tour, adressé un message de reconnaissance aux autorités Togolaises pour la qualité de la coopération, notamment dans la promotion du commerce régional. Le Chef du gouvernement a tout aussi tenu à rappeler à ses interlocuteurs que « Le chemin de notre souveraineté est semé de pièges et d’adversité. C’est à nous de l’anticiper en renforçant notre collaboration et nos efforts. Vous pouvez compter sur le soutien indéfectible des autorités de la Confédération. » Mali CIGMA