Bandiagara : Lancement officiel du Projet de l’ONG CASE-SAHEL

La Maison des jeunes de Bandiagara a abrité, ce jeudi 21 aout 2025, le lancement officiel du projet de Renforcement de résilience aux conflits et de la cohésion sociale par la gouvernance des ressources naturelles et la résolution des conflits, initié par l’ONG CASE-SAHEL.

La cérémonie, présidée par le Préfet de Bandiagara, Amadou Maïga, a réuni autorités administratives et politiques, représentants du développement social, organisations paysannes, société civile et légitimités traditionnelles, venus des dix communes concernées dans les régions de Bandiagara et Mopti. Le représentant du maire de la commune urbaine de Bandiagara, Youssouf Tembely, a également pris part à l’événement et adressé ses mots de bienvenue aux participants.

Un projet au cœur des tensions foncières et communautaires

Dans un contexte où l’accès et la gestion des ressources naturelles suscitent de plus en plus de rivalités, la pression démographique et l’insécurité viennent fragiliser davantage les relations intercommunautaires. Ces tensions, souvent liées au foncier, à l’eau et aux pâturages, se traduisent par des conflits fratricides et la montée des discours de haine.

Le projet entend répondre à ces défis par la promotion de la bonne gouvernance des ressources naturelles, la prévention des conflits, l’éducation à la paix et la communication non violente. Il s’inscrit dans la dynamique nationale de réconciliation et de cohésion sociale, à travers le plan d’action 2022-2026.

Mobiliser les communautés pour la paix

Selon les responsables de CASE-SAHEL, l’initiative vise avant tout à favoriser la coopération entre communautés agro-pastorales et à renforcer la confiance mutuelle. Pour cela, des activités variées sont prévues : renforcement des capacités locales, sensibilisations, manifestations culturelles et sportives.

« Ce projet ne réussira que si chaque acteur, du citoyen à l’autorité, s’implique dans sa mise en œuvre. La paix n’est pas l’affaire d’une seule institution, mais un engagement collectif », a rappelé le préfet Amadou Maiga dans son discours de clôture.

Un enjeu de survie pour Bandiagara et Mopti

Au-delà du protocole officiel, ce lancement traduit une réalité urgente : sans une gestion équitable du foncier et des ressources, la paix restera fragile. L’adhésion des populations, souvent méfiantes envers les projets de développement, sera déterminante pour bâtir une résilience durable.

Le projet ambitionne ainsi de réduire les fractures locales et d’ouvrir un espace de dialogue où la coopération primera sur la confrontation.

 

 

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