Plan national de réponses à l’insécurité alimentaire (PNR) : Le Président Assimi GOÏTA donne le coup d’envoi de la distribution de 22 000 tonnes de céréales

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Après Sikasso en 2025, c’est le district de Bamako, qui a abrité cette année, le lancement officiel du Plan National de Réponse à l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNR 2025-2026). Un événement fondamental pour la sécurité alimentaire, car, marque le début de la campagne de distribution alimentaire et nutritionnelle. Ainsi, chaque année, l’évènement est présidé par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi GOÏTA.

La cérémonie de lancement 2025, qui a eu pour cadre la cour de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) sise à Sogoniko et a enregistré la présence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division, Abdoulaye MAÏGA, du Président du Conseil National de Transition, Malick DIAW et de plusieurs membres du Gouvernement. Les partenaires de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle de notre pays ont également pris part à cet événement, de même que les représentants des bénéficiaires.

En effet, la mise en œuvre de ce Plan national de réponses à l’insécurité alimentaire (PNR 2025-2026), prévoit la distribution d’environ 22 000 tonnes de céréales aux personnes vulnérables, la vente d’environ 11 500 tonnes de denrées subventionnées dans le cadre d’un système d’intervention économique, ainsi que qu’un soutien aux pisciculteurs, maraîchers et autres maliens en situation de vulnérabilité.

Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, qui a pu visiter les magasins de l’OPAM bondés de céréales, a procédé à la remise officielle de la dotation de certaines régions.

Des efforts louables du président ASSIMI GOÏTA

Le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag MOHAMED ALI, après avoir remercié le président pour tout l’intérêt qu’il porte à la sécurité alimentaire de ses compatriotes en plaçant la sécurité alimentaire au sommet des priorités de l’État. Il indiquera que ce plan a été pensé et élaboré autour de la stratégie entreprise par les plus hautes autorités du Mali pour combattre, jusqu’à éradication, la famine et la malnutrition.
« Vous avez bien su redonner confiance à nos compatriotes, qui ont besoin de boussole et d’assurances dans le brouillard d’incertitudes multiples et multidimensionnelles, toutes exacerbées par un contexte sous-régional et international peu favorable. Ce faisant, vous avez su illustrer cet engagement par des appuis et des efforts louables à différents niveaux, afin d’amoindrir les effets de la crise alimentaire sur nos compatriotes et plus particulièrement à l’endroit des plus vulnérables », a-t-il souligné.

Cependant, exergue-t-il, bien que ces résultats soient encourageants, la situation globale demeure préoccupante dans certaines zones du pays, où l’insécurité alimentaire reste fortement aggravée par la récurrence de chocs biophysiques et agro-climatiques, compromettant gravement les productions agricoles et les moyens de subsistance. « Cette réalité se traduit, hélas, par une hausse des prix des produits de première nécessité sur certains marchés régionaux et locaux, tout en affectant durement les ménages vulnérables, dont l’accès à l’alimentation dépend, principalement, des achats sur les marchés. Ainsi, selon les données issues de l’évaluation nationale de la sécurité alimentaire conduite, en Novembre 2024, par l’Agence de Veille et d’Alerte en Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (AVASAN) et homologuée par le Cadre Harmonisé, 1 470 114 personnes ont été identifiées en situation d’insécurité alimentaire aiguë (Phase 3 – Crise), nécessitant des interventions urgentes d’atténuation », a révélé le commissaire à la Sécurité Alimentaire.

Ainsi, pour répondre à ces besoins pressants, l’État a mobilisé une enveloppe budgétaire globale de 12,74 milliards de FCFA. Ce financement permettra, entre autres, de fournir une assistance alimentaire gratuite composée de 22 700 tonnes de céréales ; organiser des ventes à des prix subventionnés pour 11 500 tonnes de riz provenant du Stock d’Intervention de l’État (SIE) et mettre en œuvre des opérations de « Facilité alimentaire » sous forme de kits alimentaires vendus à moitié prix en faveur de 16 000 ménages vulnérables identifiés dans les six communes du District de Bamako et dans d’autres centres urbains à l’intérieur du pays.

Aussi, le Plan National de Réponses 2025 intègre des actions de résilience visant à renforcer, durablement, les moyens d’existence des populations. Il s’agit, notamment, entre autres interventions structurantes, de réalisation ou de réhabilitation de périmètres maraîchers, ainsi que de l’aménagement et de la restauration de terres dégradées (2 800 hectares).

Par ailleurs, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) vient en appui aux efforts du Gouvernement avec un financement de 15 milliards de FCFA et 10 000 tonnes de vivres pour couvrir les besoins immédiats des populations les plus affectées, soit une assistance pour 685 000 bénéficiaires.

Dans son intervention, le représentant et Directeur Pays du Programme Alimentaire Mondial (PAM), M. Gian Carlo CIRRI, colead du sous-groupe des partenaires techniques et financiers du Mali, a rappelé que depuis plusieurs années, le Mali est confronté à de graves défis : aléas climatiques, conflits et difficultés économiques fragilisent les ménages. Selon le Cadre Harmonisé de novembre 2024, plus de 1,4 million de personnes se trouvent en situation de crise ou d’urgence alimentaire.

Il indiquera qu’en 2025, l’objectif des partenaires est d’apporter une assistance à 2,3 millions de personnes vulnérables. Cependant, un déficit de financement de plus de 200 millions de dollars américains persiste. « Malgré ces contraintes, plus de 800 000 personnes ont déjà été assistées. Je souhaiterais, ici, remercier vivement les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement et lancer un appel à la poursuite de leur engagement. Dans ce contexte, nous voulons concentrer nos efforts sur des approches intégrées, associant aide alimentaire, relèvement précoce, activités génératrices de revenus et soutien à l’agriculture d’urgence. Cette stratégie s’inscrit dans la vision partagée de transformation des systèmes alimentaires du Mali vers la souveraineté alimentaire et la résilience communautaire » a-t-il insisté.

Le représentant du PAM a, ainsi, réaffirmé l’engagement des partenaires à accompagner notre pays « les partenaires resteront,  pleinement, engagés pour : distribuer vivres ou coupons alimentaires, fournir un soutien nutritionnel aux enfants et aux femmes enceintes ou allaitantes et renforcer les moyens d’existence pour faire face aux chocs », a-t-il conclu avant de saluer l’engagement des 35 organisations du Cluster Sécurité Alimentaire et tous nos partenaires pour leur engagement et leur coopération.

Après avoir donné le coup de départ des opérations de distributions alimentaires et nutritionnelles, le Président Assimi GOÏTA a indiqué que ce plan s’inscrit dans le cadre de l’assistance de l’État aux populations vulnérables, particulièrement, en cette période de soudure. « L’opération se déroulera sur l’ensemble du territoire national et comprendra plusieurs volets. Le premier volet concerne la distribution gratuite d’environ 22 000 tonnes de céréales. Le second volet prévoit la mise en vente d’environ 11 500 tonnes de denrées subventionnées dans le cadre d’un système d’intervention économique. Le troisième volet, dit « volet résilience », vise à soutenir nos pisciculteurs, aménager des périmètres maraîchers et, surtout, restaurer les terres dégradées », a-t-il indiqué.

Le Chef de l’Etat a surtout assuré que ce Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire s’inscrit, pleinement, dans la vision de souveraineté alimentaire de la transition, qui ambitionne de garantir un accès équitable à une alimentation suffisante et saine. « Nous sommes pleinement conscients des défis que traverse notre pays : aléas climatiques, crises internationales et, surtout, problèmes de sécurité dans certaines localités. Tous ces facteurs externes pèsent lourdement sur nos populations, ce qui explique pourquoi les autorités de la transition ont placé au cœur de leurs priorités la sécurité alimentaire et nutritionnelle de leurs concitoyens », a –t-il assuré.

CIGMA


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