Le colloque International sur la Justice constitutionnelle a connu son épilogue ce jeudi 22 Octobre 2026 à Bamako. La cérémonie de clôture était présidée par le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les institutions, Dr. Yaya GOLOGO, représentant le Premier ministre.
Placée sous le thème « Place et rôle du juge constitutionnel dans la Refondation de l’État ». C’est le thème de ce colloque qui réunit des responsables de cours constitutionnelles et des experts de plusieurs pays. La rencontre regroupe des participants du Burkina Faso, du Niger, du Sénégal, de la Centrafrique, de la Mauritanie, de l’Algérie et de la Guinée. Le président de la Cour constitutionnelle du Royaume du Maroc, Mohammed Amine Benabdallah, est l’invité d’honneur.
Dans son allocution de clôture, le ministre Dr. Yaya GOLOGO a félicité le Président de la Cour constitutionnelle et son équipe pour cette l’initiative qualifiée de « carrefour de réflexions d’une impérieuse nécessité… », avant de saluer la contribution inestimable des experts, universitaires et délégations des pays frères et amis.
Le ministre GOLOGO a ensuite axé son intervention sur trois points. Le premier portait sur la refondation qui traduit de l’aspiration populaire au socle constitutionnel de l’IVème République. A ce sujet, il a estimé que la refondation du Mali est l’expression juridique et politique d’une exigence existentielle où il s’agit de bâtir un État souverain, protecteur, performant, unitaire et ancré dans ses valeurs. « Une vision qui portée par la volonté souveraine du peuple malien et impulsée avec constance par le président de la Transition, Assimi GOÏTA, « Grand Timonier de la Refondation », trouve son aboutissement dans la Constitution du 22 juillet 2023 consacrant les idéaux des Assises nationales de la refondation (ANR) et érigeant en principe constitutionnel notamment l’exigence d’un État stratège », a-t-il développé.
Le ministre Yaya GOLOGO a rappelé à ce propos une citation du sage Amadou Hampâté Bâ : « L’arbre aux fruits nombreux a besoin de racines profondes ». Indiquant que, désormais la vision de refondation puise ses racines profondes dans le pacte fondamental de l’IVème République.
Le deuxième point développé est relatif au juge constitutionnel en tant que garant de l’équilibre, de la sécurité juridique et de la norme suprême. Le ministre indiquera qu’en tant que tel « le juge constitutionnel n’est pas un frein au changement voulu par le peuple ; il en est le balancier et le gardien. Il veille à ce que l’audace de la transformation ne devienne jamais rupture de la légalité », a-t-il développé avant d’ajouter que performance publique, transparence et régularité constitutionnelle marchent ainsi désormais main dans la main.
Le troisième point développé, c’est la perspective de cheminer vers « une administration d’excellence et une synergie sahélienne » dans le cadre de l’Etat nouveau voulu par la Constitution. Cela exige une administration modernisée, intègre et exemplaire. Dans ce sens, il a rappelé les préparatifs en cours des États généraux de l’Administration publique (EGAP) à travers une démarche inclusive arrimée au Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV).
Il a souligné que l’exigence de cohérence et de rigueur trouve également son écho dans le cadre de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) unie par le Traité du 6 juillet 2024 et où le dialogue entre les juridictions constitutionnelles « est devenu une nécessité stratégique ».
Le ministre Gologo a également souligné que la refondation, qui est « un marathon, non un sprint », exige la synergie intelligente du gouvernement, du Parlement, du pouvoir judiciaire et de l’ensemble des forces vives de la Nation.
Enfin, le Ministre a assuré que les recommandations du colloque enrichiront l’action publique. Il a formulé le vœu, au nom du Premier ministre, que les réflexions continuent d’éclairer la marche radieuse du Mali Kura et de l’Afrique tant rêvés.
MRE


