Les travaux de la Conférence constitutive des autorités de régulation des médias et de la communication des Etats membres de l’AES ont pris fin, ce vendredi 18 septembre 2026, à Niamey.
A l’issue des travaux, le Président de la Haute Autorité de la Communication du Mali, Coulibaly Gaoussou a été désigné premier président de la Plateforme des Régulateurs des Médias et de la Communication (PAREMEC) avec un siège permanent et un Secrétariat exécutif basés à Niamey.
Souhaitant, au nom du gouvernement du Niger, plein succès au nouveau président de la plateforme ainsi qu’à tous les régulateurs de l’espace confédéral, le Secrétaire général du Ministère de la Communication et des nouvelles Technologies de l’information, Mashoul Abdoul NASSER a rappelé le rôle combien important de la PAREMEC, qui sera « un instrument fort au service de la souveraineté médiatique, de l’unité et du développement de nos États membres ».
En effet, en accompagnement des trois piliers fondateurs de la Confédération des États de l’AES, « que sont la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement, ainsi que des volets additionnels que constituent la justice et le Parlement, les médias de l’AES ont vocation à jouer un rôle essentiel dans la construction d’un narratif propre, autonome et conforme aux aspirations de nos peuples. Il ne fait aucun doute que la synergie d’action entre les régulateurs de la communication de l’espace AES permettra de lutter plus efficacement contre la désinformation et de contribuer à l’assainissement de notre espace médiatique commun » a indiqué pour sa part, le Président de la plateforme.
En mettant en place cette plateforme dédiée, a-t-il fait savoir, « les régulateurs de l’espace AES se donnent pour ambition d’œuvrer à l’assainissement de l’espace médiatique de notre zone à un moment où nos États, engagés dans la quête de leur souveraineté, font face à de nombreuses adversités. La création de cette plateforme constitue une étape importante car elle nous impose désormais une responsabilité collective, celle de faire de la régulation un véritable instrument au service de la souveraineté, de la cohésion et de la stabilité de nos États » a-t- poursuivi, souhaitant ainsi que cette nouvelle dynamique soit porteuse des résultats concrets et durables au bénéfice des trois peuples.
A l’issue de ces travaux, qui ont particulièrement porté sur les enjeux liés à la désinformation, aux réseaux sociaux, à la prévention des conflits au Sahel, à la vérification des faits et à l’harmonisation des cadres institutionnels et juridiques applicables à la régulation des médias et de la communication, plusieurs recommandations ont été faites par les participants aux gouvernements, aux autorités de régulation et aux médias confédéraux dont, entre autres, la dotation des institutions de ces États, des ressources techniques, financières à la hauteur de la lutte contre la guerre informationnelle, la poursuite des travaux d’adoption des textes législatifs et réglementaires pour assurer une régulation efficace des médias traditionnels et du numérique, travailler à l’harmonisation des normes et pratiques de régulation des médias et du numérique, l’acquisition des outils et infrastructures performants pour le contrôle et le monitoring du contenu audiovisuel et numérique, l’adoption d’une stratégie commune robuste de dialogue en collaboration avec les plateformes numériques pour le respect des réglementations des États de l’AES, le renforcement de la coopération avec les autres acteurs impliqués dans la cyber sécurité, la déconstruction du narratif défavorable à la vision souverainiste des États de l’AES, la promotion des langues nationales dans l’espace AES dans la production et la diffusion des informations.
Outre la désignation et l’installation du 1er président, la signature de la charte et la lecture de l’acte portant création de la Plateforme, les autorités de régulation des médias et de la communication de l’espace confédéral ont, également adopté le règlement intérieur et le Plan d’action de la plateforme à l’issue de cette première session extraordinaire tenue à Niamey aux termes des travaux.
HAC


