La salle de conférence du Gouvernorat de Ségou a abrité, ce jeudi 17 septembre 2026, la cérémonie de lancement régional de la 5ᵉ édition de la Semaine Nationale de la Réconciliation (SENARE). Placée sous la présidence du Gouverneur de région de Ségou, Chiaka MAGASSA, la cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, politiques, des autorités et légitimités traditionnelles, des représentants des Forces de Défense et de Sécurité, des acteurs de la société civile ainsi que des membres de l’Équipe Régionale d’Appui à la Réconciliation (ERAR).
Placée sous le thème central « Éducation, Culture et Réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour une paix durable au sein de l’AES et de la sous-région », la SENARE 2026 se tiendra du 15 au 21 septembre. Elle s’inscrit dans le cadre des orientations stratégiques impulsées par le Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, et mises en œuvre par le Gouvernement sous la coordination du Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale.
Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur, Chiaka MAGASSA a rappelé que la paix ne se décrète pas, mais se construit au quotidien, à travers l’éducation, la transmission des valeurs traditionnelles et le respect de la diversité socio-culturelle. S’appuyant sur l’article 29 de la Loi n° 2025-042 du 22 août 2025 portant Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, le chef de l’exécutif régional a souligné la dimension intégrative de cette démarche, qui s’étend, désormais, à l’ensemble de l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Les activités majeures au programme de cette édition sont, entre autres, une conférence-débat portant sur le thème central de l’édition ; Prières et bénédictions dans l’ensemble des lieux de culte pour la paix et la cohésion sociale ; Match de gala opposant la jeunesse aux Forces de Défense et de Sécurité, afin de consolider les liens Armée-Nation.
Le Gouverneur a conclu, par un appel vibrant à la responsabilité collective. Il a exhorté les autorités traditionnelles et religieuses à poursuivre leur rôle de médiateurs, les éducateurs à promouvoir le vivre-ensemble à l’école, les artistes à faire de la culture un pont entre les communautés et la jeunesse à rejeter toute forme de haine ou de manipulation. Un accent particulier a, également été mis sur la responsabilité des médias et des acteurs des réseaux sociaux dans la diffusion d’une information juste et constructive.
Gouvernorat de Ségou


