La salle polyvalente de la Direction générale des Douanes a accueilli la grande rencontre entre le Directeur Général des Douanes et les soldats de l’économies, pour évaluer la prouesse du 1er semestre de l’année 2026.
L’hymne national a été entonné, puis, une minute de silence a été observée, en mémoire de ceux, qui sont tombés sur le champ de l’honneur pour le Mali. Après ce moment de recueillement, s’est ouverte, cette rencontre du Directeur général, l’Inspecteur général Cheickna Amala DIALLO et les cadres dirigeants des douanes maliennes de Bamako et du Mali profond. Certains hauts responsables et agents éloignés ont suivi les échanges, en visioconférence.
Rappelons que ces six mois d’exercice se sont déroulés dans un contexte marqué par le récent mouvement du personnel. Un mouvement, qui a apporté du sang neuf à l’administration et que le Directeur général entend le transformer en nouvelle dynamique de travail. Le Directeur Général s’est adressé, directement à toute la chaîne douanière, pour justifier ce qu’il qualifie comme une simple redistribution des responsabilités, en vue de mettre les énergies en commun, autour d’objectifs précis.
TROIS ORIENTATIONS, UN MEME CAP.
Le Patron des Douanes a rappelé que le cap demeure, celui fixé par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, à savoir : « mobiliser davantage de recettes, renforcer la lutte contre la fraude et les trafics illicites, et poursuivre les réformes structurantes ».
Trois priorités que le Directeur général veut inscrire dans le quotidien de chaque service et de chaque agent.
Sur le front de mobilisation des recettes, il a annoncé que les résultats du premier semestre sont encourageants. En effet, les Douanes ont mobilisé 533,7433 milliards de francs CFA entre janvier et juin 2026, contre une prévision de 482,823 milliards de FCFA, soit un excédent de 50,918 milliards et un taux de mobilisation de 110,55 %. En juillet, la dynamique s’est poursuivie avec 98,547 milliards de FCFA mobilisés, portant les réalisations cumulées à 632,314 milliards de FCFA, soit près de 64,85 % de l’objectif prévisionnel annuel, qui est fixé à 975 milliards de FCFA.
Cependant, le Directeur des Douanes refuse de faire de cette prouesse, un motif de relâchement. Les difficultés sécuritaires et logistiques, qui affectent les corridors, notamment, l’axe Kidira-Diboli-Kayes, imposent, au contraire, davantage de vigilance, de réactivité et d’imagination, dans la gestion des flux.
En outre, il a rappelé l’autre vocation des douanes, qui est le renforcement de la disposition sécuritaire, à travers la lutte contre la fraude. L’Inspecteur Général Cheickna Amala DIALLO rappelle qu’elle ne consiste pas, seulement, à préserver les recettes de l’État. Elle doit, également, protéger le commerce légal, les opérateurs économiques de bonne foi et les consommateurs.
D’où son appel à renforcer le renseignement, le ciblage et la coopération entre services, tout en veillant à ce que les contrôles restent efficaces, sans devenir un frein au commerce légitime. Les saisies réalisées au premier semestre (stupéfiants, armes, munitions, explosifs, médicaments illicites, produits impropres à la consommation ou encore mercure) illustrent la dimension sécuritaire de cette mission.
LA NECESSITE DES REFORMES ET DE LA MODERNISATION
Avec un portefeuille de 38 réformes, l’administration poursuit, notamment, la modernisation du contrôle documentaire, le développement du SYGECOD et l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers avec plusieurs pays de la sous-région.
Pour le Directeur général, toutefois, une réforme ne vaut que par son appropriation sur le terrain. Il a invité, donc, les responsables à la traduire en actions concrètes, à mesurer ses effets et à faire remonter les difficultés rencontrées. « Les Douanes maliennes, c’est vous ». C’est sans doute le passage le plus humain de l’adresse. Du cadre supérieur à l’agent de surveillance, du bureau spécialisé au poste frontalier le plus avancé, chacun est présenté comme un maillon indispensable de la chaîne.
Le Directeur Général reconnaît les sacrifices imposés, par le contexte sécuritaire et logistique et assure que la Direction générale reste attentive aux conditions de travail et aux moyens nécessaires à l’accomplissement de la mission.
Au fond, cette rencontre aura été, moins un exercice d’autosatisfaction qu’un appel à l’action. Les résultats sont là, mais, les défis aussi. Le renouvellement du personnel offre, désormais, une occasion de repartir avec une énergie nouvelle. Mobiliser les recettes, combattre la fraude, poursuivre les réformes : trois orientations, mais une seule exigence, celle de faire de la performance douanière une œuvre collective.
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