Dans le cadre des préparatifs de la COP17, l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a tenu, ce lundi 17 aout 2026 à Oulan-Bator en Mongolie, un évènement intitulé « Investir dans le pastoralisme : des investissements responsables pour des parcours résilientes et saines ».
Une rencontre qui regroupe les acteurs au Développement, les partenaires techniques et financiers et ainsi que les organismes des Nations Unis autour de la question fondamentale « Investir dans le pastoralisme est essentiel pour créer des parcours résilients et sains ». Cette session a rappelé que les activités pastorales jouent un rôle crucial dans la gestion durable des terres et la résilience face aux défis environnementaux. Le pastoralisme, qui fait vivre 500 millions de personnes dans le monde, est au cœur des débats sur la COP17 sur la désertification.
Le Mali participe à cette importante rencontre, à travers le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel-Phase 2 (PRAPS-2) y a partagé son expérience. Initié dans le contexte de l’Année internationale des parcours et des pasteurs, cet évènement parallèle a enregistré la participation de représentants de plusieurs organisations de développement pastoral (FAO, CILSS, ILRI, ILC, COPACSO, CIRAD).
Les intervenants ont identifié des leviers pour accroître les financements publics, privés et multilatéraux en faveur des terres de parcours et contribuer aux engagements de neutralité en matière de dégradation des terres. Les piliers sont relatifs à la sécurisation foncière des parcours pastoraux, à l’implication des communautés dans les décisions d’investissement, à la reconnaissance de la multifonctionnalité du pastoralisme, notamment à travers les services écosystémiques fournis et le recours à des financements territoriaux et mixtes.
La coordonnatrice régionale du PRAPS-2, Dr Edwige YARO BOTONI a présenté les enseignements tirés du financement de la restauration des parcours et des infrastructures pastorales. Elle a souligné les vertus d’une approche multisectorielle et territoriale, capable de renforcer la résilience des pasteurs et agropasteurs grâce à des services de proximité. La protection de l’environnement et le déploiement d’une ingénierie sociale propice à l’appropriation communautaire et à la durabilité des investissements constituent des bonnes pratiques issues de la mise en œuvre du PRAPS-2.
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