Dans le cadre du renforcement de l’État de droit, la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance du 4ème arrondissement de Bamako s’est tenue, ce mardi 19 mai 2026, au sein de ladite juridiction. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou KASSOGUE, du Secrétaire général du ministère et du Chef de cabinet, aux côtés de plusieurs acteurs du monde judiciaire.
Pour cette session, douze (12) affaires sont inscrites au rôle. Bien au-delà d’une simple formalité judiciaire, cette ouverture traduit la volonté des autorités judiciaires de renforcer la proximité de la justice avec les justiciables et d’assurer une plus grande célérité dans le traitement des dossiers. Elle s’inscrit également dans une dynamique de réduction des délais de jugement et de désengorgement des maisons d’arrêt, dans le strict respect des procédures et des droits des personnes poursuivies.
Dans son allocution, le Procureur de la République, Idrissa Hamidou Touré, a particulièrement attiré l’attention sur la situation sociale et humaine de certains détenus. Il a ainsi fait un véritable plaidoyer sur les tares de notre société, particulièrement, la démission des familles dans l’éducation des enfants. Et la conséquence : la propagation des délits de toutes sortes. Des exemples précis ont permis d’étayer les citoyens.
Le plaidoyer du procureur, fait en présence du ministre de la Justice, a suscité une attention particulière au sein de l’assistance, mettant en lumière les enjeux humains liés au milieu carcéral et la nécessité d’une solidarité accrue envers les personnes privées de liberté.
MJDH


