« Notre nation… a fait reculer la faim de près de 45 % » a affirmé le Premier ministre, Général de Division Abdoulaye Maïga en présidant, ce lundi 23 mars 2026, la 22e session ordinaire du Conseil National de Sécurité Alimentaire. La session a regroupé plusieurs membres du Gouvernement, le Commissaire à la Sécurité Alimentaire Redouwane Ag Mohamed Ali, ainsi que les gouverneurs des régions du Mali. L’objectif est d’examiner le bilan du Plan National de Réponse précédent et d’approuver celui de l’année en cours.
AU TITRE DE 2025
Malgré des débuts perturbés, l’insécurité et l’accès limité aux intrants, la campagne 2025 affiche une production céréalière prévisionnelle de 11 452 000 tonnes grâce à une pluviométrie, globalement, favorable. L’enjeu actuel est de sécuriser ce stock avec la limitation des exportations et l’approvisionnement des marchés pour protéger les populations vulnérables durant la période de soudure, ce qui transforme ce succès agricole en un véritable bouclier social.
LE PLAN NATIONAL DE RÉPONSE 2026
Il mobilisera des moyens techniques et financiers d’envergure pour bâtir la résilience alimentaire, qui inclut une assistance d’urgence de 20 000 tonnes de céréales pour 1 560 189 personnes. Ce dispositif renforce la « Facilité Alimentaire Malienne » et étend la vente de kits, à prix social, à 5 000 ménages urbains à Bamako, Ségou et Sikasso.
Parallèlement, l’État soutiendra les activités agro-sylvo-pastorales en « phase 2 », réformera la gestion des stocks stratégiques et stimulera les ressources endogènes avec l’appui des partenaires, pour une souveraineté alimentaire durable.
Le Plan National de Réponses 2026 vise à soutenir plus de 4 millions de personnes en coordonnant les actions de l’État et de ses partenaires autour de l’aide alimentaire, des filières bétail et pêche, de la lutte contre la malnutrition et de la gestion des stocks stratégiques.
Pour le Premier ministre, l’ensemble de ces innovations visent, d’une part, à sortir, progressivement, les populations du cercle vicieux de la pauvreté et, d’autre part, à renforcer les leviers de l’État dans sa quête de souveraineté alimentaire.
Une démarche habituelle selon le Chef du gouvernement : « Notre Nation, dans sa lutte acharnée contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, récuse toute vision fataliste ; c’est pourquoi, en deux décennies, elle a fait reculer la faim de près de 45 % ».
Le Premier ministre a, enfin, remercié les partenaires donateurs du dispositif National de Sécurité Alimentaire et, aussi, l’ensemble des pays et organisations amis, qui continuent de soutenir le Mali dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire.
PRIMATURE


