32ème Edition de ‘’African Mining Indaba’’ : Le Mali signe son grand retour à la grande foire des professionnels du secteur minier africain

Après deux ans d’absence à cette grande foire africaine, le Mali, pays minier par excellence, signe son grand retour à Mining Indaba par la présence d’une forte délégation conduite par le secrétaire général du ministère des Mines, Soussourou DEMBELE.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée, le lundi 9 février 2026, sous la présidence du président zambien, Hakaindé Hichilema, entouré du ministre sud-africain des ressources minérales, Gwede Mantashe et du ministre des Mines de la République Démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba, à Cape Town International Convention Centre (CTICC), en Afrique du Sud.

Composées de représentants de l’administration, des sociétés minières, de représentants des entreprises de sous-traitance et d’organisations intervenant dans le secteur, les acteurs du secteur minier du Mali sont venus porter la voix du pays, afin d’attirer les investisseurs pour le développement du secteur, conformément, à la volonté des hautes autorités de la Transition. Cela à la lumière des grandes réformes, qui ont vu notre pays se doter, entre autres, d’un code minier et d’une loi relative au Contenu local.

Le Mining Indaba est le plus grand rassemblement africain consacré aux investissements dans le secteur minier. Pour cette édition, plus de 10 000 délégués y participent dont des sociétés minières des investisseurs des représentants gouvernementaux sur le thème « Plus forts ensemble : réalisons des progrès grâce aux partenariats ».

Ces participants entendent façonner et inverser l’avenir du secteur minier africain, afin que l’exploitation profite aux pays africains. Il s’agit d’intégrer le secteur à notre économie, comme promis par nos autorités, à travers une chaine de valeurs créatrices de richesses et d’emplois pour nos entreprises et pour la jeunesse. Une vision largement partagée par le Mali, a expliqué le secrétaire général du ministère des Mines, Soussourou DEMBELE.

La cérémonie d’ouverture a été suivie par deux panels de haut niveau, respectivement sur les thèmes : « Sécurité de l’approvisionnement en minéraux critiques : Chine ? Occident ? Arabie Saoudite ? Ou Afrique ? » et « Professionnalisation de l’exploitation minière artisanale – veiller à ce qu’aucun homme ou femme ne soit laissé pour compte ». Les panelistes ont apporté des conseils pour promouvoir le développement durable, à travers des infrastructures, des technologies et leur combinaison pour développer la sécurité, le financement et l’exploitation minière en Afrique dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant.

Jamais Mining Indaba n’avait réuni une telle diversité d’acteurs. Cette affluence traduit l’urgence de sécuriser les chaînes d’approvisionnement en cobalt, lithium et cuivre, indispensables à la transition énergétique et aux technologies de pointe. L’Afrique, riche de ses ressources, se positionne, désormais, comme un acteur incontournable.

Durant ces quatre jours, les débats ont mis en avant la nécessité de partenariats solides entre États, investisseurs et entreprises ; l’intégration entre développement minier et infrastructures énergétiques, afin de surmonter le déficit électrique, qui freine l’industrialisation ; le rôle stratégique de l’Afrique dans l’approvisionnement mondial en minerais critiques.

MINES

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