Promotion des Droits de l’Homme : La CNDH sensibilise des femmes à Ouélessébougou sur leurs droits

Dans le cadre de sa mission de promotion des Droits de l’Homme, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a organisé, le vendredi 29 Aout 2025, à Ouélessébougou, une session de sensibilisation des femmes sur leurs droits et les Violences Basées sur le Genre (VBG).

La cérémonie d’ouverture de cette session a été présidée par la Sous-Préfète centrale du cercle de Ouélesébougou, Mounkoro Koura KONE. C’était en présence du chef de village, Daba SAMAKE, de la 3ème adjointe au maire, Mariam DIAWARA, des présidentes des sous commissions « protection des droits de l’Homme », BOUARE Bintou Founé SAMAKE et « promotion des droits de l’Homme », Maïmouna Diouncounda DEMBELE.

Le chef de village de Ouélessébougou a souhaité la bienvenue à la délégation de la CNDH et l’ensemble des participants. La présidente de la sous-commission « protection » de la CNDH dans son discours, a rappelé le rôle important de la femme dans la société et à la stabilité du pays. La Sous-Préfète centrale, dans son discours d’ouverture, a souligné la nécessité pour les femmes de connaître leurs droits pour une bonne marche de la société. Les travaux, proprement dits, ont commencé par la présentation sur les droits de la femme, qui a été faite par BOUARE Bintou Founé SAMAKE.

Elle a commencé par les textes nationaux, régionaux et internationaux, qui consacrent les droits de la femme, notamment, la constitution du Mali, la charte Africaine des droits de l’Homme et des peuples, la résolution 1325 de l’ONU. BOUARE a expliqué les droits et les devoirs des femmes dans le lien de mariage, les conditions pour la validité du mariage religieux, le divorce et ses conséquences sur le couple. Par ailleurs, elle a souligné l’important des actes d’Etat civil tels que l’acte de naissance pour les enfants etc.

La présidente de la sous-commission « promotion des Droits de l’Homme », Maimouna Diouncounda DEMBELE a expliqué aux participants les Violences Basées sur le Genre. Pour cela, elle a parlé de la typologie des VBG, les causes et les conséquences. Selon elle, sont considérées comme VBG, notamment, les violences psychologiques et émotionnelles, les violences sexuelles, les pratiques traditionnelles néfastes, les violences économiques et les violences institutionnelles.

Parlant des causes, elle a souligné que les religions et les coutumes, mal expliquées, sont souvent à l’origine des VBD. C’est pourquoi, elle a invité les leaders religieux, qui étaient présents, à bien expliquer la religion et d’interdire aux gens, qui ne maitrisent pas la religion de prêcher. Maïmouna a souligné que les violences physiques, les grossesses précoces, l’infirmité temporaire ou définitive peuvent être les conséquences des VBG, c’est pourquoi, elle a invité les uns et les autres à lutter contre les VBG.

A la fin de la session, les participants ont exprimé toute leur satisfaction et ont affirmé qu’ils avaient une autre perception erronée des droits de l’Homme avant cette session et qu’à partir de maintenant, ils ont bien compris l’importance et la pertinence des droits de l’Homme.

Il faut souligner qu’au Mali, la situation des droits de la femme est mitigée. En leur qualité d’êtres humains, les femmes bénéficient des mêmes droits que les hommes. C’est en tout cas, c’est ce que proclament la constitution et les différents instruments juridiques internationaux auxquels le Mali est membre.

La CNDH, avec le soutien de ses partenaires, a initié ces actions de sensibilisation, à travers des causeries-débats sur les droits de la femme et les Violences Basées sur le Genre, afin que les femmes puissent connaître leurs droits et faire des plaidoyers pour leur effectivité.

Pour la CNDH, la protection des Droits de l’Homme est une responsabilité partagée.

Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits.

C.Com/CNDH

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