Depuis les assises nationales de la refondation en Décembre 2021, l’Administration Territoriale et la Décentralisation ont connu une véritable refondation. Des réformes majeures, qui ont permis d’améliorer la réactivité de l’administration, simplifier les processus et promouvoir l’accès numérique aux services publics. Cependant, l’efficience de l’administration publique reste complexe, nécessitant une adaptation continue aux besoins des citoyens et aux réformes administratives.
Aujourd’hui, les inégalités dans l’accès aux services administratifs sont un ancien souvenir avec les réformes administratives menées avec succès, notamment, le nouveau découpage administratif, qui est, désormais, opérationnel.
Ainsi, dans le cadre de la présentation des bilans sectoriels des cinq années de la Transition, le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, a présenté, ce lundi 20 juillet 2026, les principales réalisations enregistrées par son département.
La réorganisation territoriale et retour effectif de l’administration sur toute l’étendue du territoire réussie
À cette occasion, le Ministre est revenu sur les avancées enregistrées dans le retour et le renforcement de l’autorité de l’État à travers le redéploiement de l’administration sur l’ensemble du territoire national, l’opérationnalisation des nouvelles circonscriptions administratives, ainsi que la construction et la réhabilitation des infrastructures destinées aux représentants de l’État. Le Mali compte désormais 19 régions et le District de Bamako, 815 communes, 159 cercles, 474 arrondissements et 12 712 villages, fractions et quartiers, témoignant d’une administration davantage rapprochée des populations. En outre, les gouverneurs, préfets et sous-préfets des nouvelles circonscriptions administratives ont été nommés et sont opérationnels sur toute l’étendue du territoire national. Cette réorganisation territoriale, très opérationnelle, a permis de rapprocher l’administration des administrés.
Le Chef du département a ensuite mis en avant les progrès réalisés dans la transformation numérique de l’administration, avec la digitalisation de la gestion financière des collectivités territoriales, des Programmes de Développement Économique, Social et Culturel (PDESC), la création d’une plateforme de mise à jour et de transfert du lieu de vote, la poursuite de la digitalisation de l’état civil, la modernisation du système Mali Kura Biométrie ainsi que l’authentification électronique des données NINA.
Évoquant les actions en faveur de la décentralisation et du développement local, le Ministre a souligné le recrutement de 4 079 agents dans la Fonction publique des collectivités territoriales, dont 2 233 cadres, 1 717 agents dans le secteur de l’éducation et 129 dans le domaine de l’emploi et de la formation professionnelle. À cela s’ajoutent la réalisation de 3 969 projets d’infrastructures et d’équipements de proximité pour un montant de 61 921 629 198 FCFA, ainsi que la mobilisation de 18 335 377 755 FCFA au titre du Fonds minier de développement local, destiné à accompagner le financement des communes.
La présentation a également permis de mettre en lumière les initiatives engagées en faveur de la valorisation des autorités et légitimités traditionnelles, à travers la remise d’insignes et de certificats aux chefs de villages, de fractions et de quartiers, la construction de vestibules, l’instauration de cadres permanents de concertation avec les représentants de l’État et leur implication accrue dans la gouvernance locale, contribuant ainsi au renforcement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.
La digitalisation de l’état civil et le renforcement du système biométrique Mali Kura
Le Ministre s’est par ailleurs attardé sur les réformes engagées dans le domaine de l’état civil et de la sécurisation de l’identité des citoyens. Celles-ci portent notamment sur la poursuite de la digitalisation de l’état civil, le renforcement du système biométrique Mali Kura, l’authentification quotidienne des données NINA, la consolidation des Cellules Techniques d’Accueil Citoyen (CTAC) et l’interconnexion des bases de données avec plusieurs administrations.
Abordant enfin la question de la gestion des frontières, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly a mis en exergue les avancées enregistrées dans la matérialisation des frontières, le renforcement de la coopération transfrontalière ainsi que les actions de sensibilisation conduites en faveur de la paix et de la cohésion sociale dans les zones frontalières.
Au terme de cette présentation, le Ministre a rappelé que l’ensemble de ces réalisations traduit la volonté des plus hautes autorités de la Transition de consolider la présence de l’État sur toute l’étendue du territoire national, de moderniser l’administration publique et de promouvoir une gouvernance territoriale plus efficace, plus inclusive et résolument tournée vers les attentes des citoyens.
En effet, la vision de « Doter le pays d’une Administration territoriale moderne et performante, accompagnant les chantiers de la refondation de l’Etat et offrant un service public de qualité dont l’accès est égal pour tous », est un chantier majeur du département en charge de l’administration Territoriale.
Pour un retour efficace et garanti de l’Administration sur l’ensemble du territoire, des stratégies ont été mises en œuvre pour permettre aux populations de bénéficier des services sociaux de base. Il s’agit entre autres des nominations des Représentants de l’Etat pour combler les postes vacants ; prioriser la nomination des agents des Forces de défense et de sécurité dans les zones d’insécurité et de renforcer la sécurité des Représentants de l’État dans les circonscriptions administratives.
Valorisation des légitimités traditionnelles
Les Autorités et légitimités traditionnelles bénéficient, désormais, d’une constante valorisation de leur statut, à travers leur consécration dans la Constitution, l’institution d’une journée nationale des Autorités et légitimités traditionnelles, l’attribution des insignes et certificats aux Chefs de village, de fraction et de quartier, l’autorisation de hisser le drapeau national dans leur cour, l’élaboration et l’adoption du texte sur les autorités et légitimités traditionnelles.
Les légitimités traditionnelles sont des maillons essentiels dans la société malienne et sont incontournables pour parler des questions et des sujets aussi importants requérant : expertise, compétences et aptitudes avérées et reconnues dans la conduite de la réconciliation nationale à la régulation sociale au Mali. Elles sont, maintes fois, mises à profit dans la recherche de solutions aux différentes crises, qui ont émaillé l’histoire contemporaine et même récente du Mali. Les légitimités traditionnelles englobent, à la fois, les familles fondatrices, les autorités traditionnelles, qui sont les chefs de villages, de fractions et de quartiers (nommés par des actes administratifs), les chefs coutumiers et les chefs religieux.
MATD

