Rencontre Mali-Iran à Ouagadougou pour renforcer la coopération bilatérale

En marge de la réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Confédération AES, S.E. M. Abdoulaye DIOP a rencontré, à Ouagadougou, le 26 novembre 2025, M. Khosravi Nejad Akbar, Envoyé spécial du Ministre des Affaires étrangères de la République Islamique d’Iran. Les échanges ont porté sur le renforcement des relations bilaterales entre les deux pays. Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la diversification des partenariats du Mali, a également éte l’occasion pour les deux personnalités d’évoquer les perspectives de partenariat entre la Confédération AES et l’Iran, particulièrement dans le domaine diplomatique. MAECI
Office du Niger : Examen des statuts et règlement intérieur des Délégués Généraux

Loin d’être une association, les Délégués Généraux des Exploitants Agricoles de l’Office du Niger constituent plutôt un organe consultatif institué par le décret de gérance de l’Office du Niger. Ainsi, il apparaît clairement comme un interlocuteur entre l’Office du Niger et les Organisations Professionnelles Agricoles (OPA). Pour l’examen des statuts et règlement intérieur des Délégués Généraux des Exploitants Agricoles de l’Office du Niger, le PDG, le DGA, les Directeurs spécialisés, les Chargés de Mission, les Chefs Services rattachés à la Direction Générale, les Directeurs des zones de production et le Secrétaire Général du comité syndical étaient en conclave, lundi 24 novembre 2025, à la Direction Générale de l’Office du Niger à Ségou. Les échanges ont porté sur les textes relatifs à la constitution, la dénomination, au siège social ainsi qu’à la durée du mandat. Ce n’est pas tout : l’objet, l’affiliation, les instances, les organes, les ressources et l’affectation ont également fait l’objet de discussion. S’y ajoutent, la gestion des conflits et une éventuelle dissolution. À la lumière des échanges, il est ressorti clairement que loin d’être une association, les Délégués Généraux des Exploitants Agricoles de l’Office du Niger constituent plutôt un organe consultatif institué par le décret de gérance de l’Office du Niger. Ainsi, il apparaît comme un interlocuteur entre l’Office du Niger et les Organisations Professionnelles Agricoles (OPA). À cet effet, les Délégués Généraux des Exploitants Agricoles de l’Office du Niger doivent concevoir les modalités de leur fonctionnement à travers un règlement intérieur. Office du Niger
Lutte contre le blanchissement illite : Une délégation de l’OCLEI en visite à la cour suprême et au pôle national économique et financier

Le mercredi 26 novembre 2025, le Président de l’OCLEI, Dr Modibo Sacko, a conduit une délégation de haut niveau auprès du Président de la Cour suprême, puis du Procureur du Pôle national économique et financier. Avec ces deux institutions clés de l’architecture nationale de bonne gouvernance, les échanges ont porté sur le renforcement de la collaboration et la nécessité d’une action coordonnée dans la lutte contre la délinquance financière, en particulier contre la corruption et l’enrichissement illicite. Reçue en premier par le Dr Fatoma Théra, la délégation de l’OCLEI a bénéficié de conseils, ainsi qu’un échange approfondi sur les voies et moyens permettant de consolider le partenariat et d’améliorer la collaboration interservices face au fléau de la corruption et de l’enrichissement illicite. Lors de l’entretien suivant, le Procureur du Pôle national économique et financier, M. Mohamedine Ag Houssa, a insisté sur l’importance d’un partage régulier d’informations et d’un travail conjoint, gages d’une lutte plus efficace, cohérente et soutenue contre la corruption et l’enrichissement illicite. Dans sa réponse, le Président de l’OCLEI a assuré ses interlocuteurs que leurs recommandations seront pleinement prises en compte. Il a annoncé que des mécanismes concrets seront mis en place pour intensifier la collaboration et obtenir des résultats encore plus probants dans la lutte contre les délinquances financières au Mali. À la faveur de ces deux audiences, les nouveaux Membres récemment nommés au Conseil de l’OCLEI ont été présentés aux deux institutions. Il s’agit, outre du Président Dr Modibo Sacko, de Mohammed Saïdou SÈNE, du Colonel-major Modibo Issa Georges KEITA et de Mamadou Siragata TRAORÉ. OCLEI
Intégration numérique des corridors : Les Douanes maliennes exposent leur vision à Dakar

La 11ᵉ Conférence internationale sur les Guichets Uniques et le 44ᵉ Forum de l’UN/CEFACT, organisés conjointement entre Salé et Dakar en novembre 2025, ont mis en lumière un enjeu stratégique majeur pour l’intégration économique en Afrique de l’Ouest. Les travaux se sont déroulés à Salé, tandis que la cérémonie d’ouverture s’est tenue au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio. Au cours des échanges, le Mali a été cité comme un exemple révélateur des contraintes actuelles, avec des coûts de transaction pouvant atteindre 15 à 20 % du coût total des importations. Cette situation a renforcé l’idée que l’adoption de solutions numériques intégrées est devenue indispensable. Le corridor Dakar–Bamako a d’ailleurs été identifié comme un axe prioritaire de transformation pour réduire les inefficiences logistiques et améliorer la fluidité des échanges. Les discussions ont mis en avant plusieurs axes structurants, notamment la standardisation des données et des processus, fondée sur le Modèle de Données de l’OMD et les recommandations de l’UN/CEFACT. Cette approche garantit l’intégrité des données échangées, la fiabilité des opérations et l’interconnexion réussie entre les administrations et leurs partenaires. La délégation des Douanes maliennes, conduite par le Colonel-major Ahmed Ag BOYA, a pris activement part aux travaux et a été reçue en audience par le Directeur général des Douanes sénégalaises. Au menu : des sujets d’intérêt commun relatifs notamment au transit, l’interconnexion des systèmes informatiques, la lutte contre la fraude et le partage d’informations. Au nom du Directeur général des Douanes du Mali, elle a exprimé sa profonde gratitude aux autorités douanières sénégalaises pour l’abandon de l’ensemble des frais de dépôt appliqués jusque-là aux cargaisons sous douane au port de Dakar, une mesure saluée comme un geste fort de coopération et d’intégration régionale. Enfin, les deux parties ont convenu de tenir la 11ᵉ rencontre bilatérale des Administrations douanières du Mali et du Sénégal à Bamako au cours du premier semestre 2026. CCOM-DGD
Consolidation de la Confédération AES : Les ministres chargés des Affaires Etrangères examinent les avancées majeures

La réunion des ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel a pris fin dans la soirée du mercredi 26 novembre 2025 à Ouagadougou, par la signature du relevé de conclusions de la réunion, un communiqué de presse et une motion de remerciement à l’endroit des dirigeants de l’espace confédéral. Au cours de cette rencontre préparatoire de la deuxième session du Collège des Chefs d’Etat les 22 et 23 décembre 2025 à Bamako, Leurs Excellences Karamoko Jean Marie TRAORE du Burkina Faso, Abdoulaye DIOP du Mali et Bakary Yaou SANGARE du Niger, ont passé en revue les actions qui ont été menées depuis la création de la Confédération, en vue de promouvoir son ancrage et sa consolidation au plan régional et sur la scène internationale. Pour les trois ministres, le rendez-vous de Ouagadougou s’inscrit dans la vision des Chefs d’Etat de la Confédération AES, « de construire un espace souverain, de sécurité et de prospérité pour le bonheur des populations du Sahel ». Ils ont donc passé au peigne fin, la mise en œuvre de la feuille de route de la Confédération, sous la présidence malienne, élaborée lors du premier Sommet des Chefs d’État, le 6 juillet 2024 à Niamey, en République du Niger. Après un an et demi de la création de la Confédération, les Chefs de la diplomatie de l’espace confédéral notent des avancées majeures enregistrées dans les actions la consolidation de la Confédération des Etats du Sahel. Ils se sont réjouis des résultats obtenus par les trois pays pour relever les défis sécuritaires, coordonner l’action diplomatique et promouvoir le développement socio-économique des populations de l’espace confédéral. Ils ont, par ailleurs dénoncé « le terrorisme médiatique » mené par la presse internationale pour ternir l’image des pays membres de la Confédération et saper les efforts de construction enclenchés par leurs Présidents. Saluant la résilience des peuples du Sahel et la confiance faite à leurs premières autorités, les ministres ont réaffirmé « leur engagement à poursuivre l’œuvre de construction de l’espace confédéral dans la même dynamique, conformément à la vision des Chefs d’Etat ». Au terme des travaux, une motion spéciale de remerciement a été faite au Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, pour son engagement aux côtés de ses pairs du Mali et du Niger à consolider les acquis de la Confédération AES et à réaffirmer la dignité de l’espace AES au-delà des peuples d’Afrique, conformément à sa vision panafricaine. DCRP/MAECR-BE
Vulgarisation des Énergies renouvelables : Le Ministre Boubacar DIANE lance le Projet national de mini-réseaux

Le Ministre de l’Energie et de l’Eau, Boubacar DIANE et son homologue de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, DOUMBIA Mariam TANGARA, ont procédé, ce jeudi 27 Novembre, au lancement du Projet National du Programme Africain de Mini-Réseaux, en anglais « Africa Minigrids Program, AMP ». La cérémonie, qui se déroulait au Radisson Collection a vu la participation, en plus des services techniques, des représentants des institutions de la République, des acteurs de la société civile ainsi que des partenaires. Ce programme, piloté par l’Agence Nationale des Energies renouvelables et des Bioénergies, ANERB, est le fruit des efforts conjugués de plusieurs partenaires d’appui, notamment le Fonds Mondial pour l’Environnement, le Programme des Nations Unies Pour le Développement, le Rocky Mountain Institute, ainsi que la Banque Africaine pour le Développement. Le projet bénéficie de l’appui financier du Fonds pour l’Environnement Mondial et du PNUD, pour un montant total de 2,8 millions de dollars américains, soit 1,25 milliards de FCFA, pour une durée d’exécution de quatre ans. Le projet participe des efforts des pouvoirs publics à faciliter l’accès, à une énergie propre, du plus grand nombre de la population, et singulièrement en milieu rural. Il « s’inscrit donc parfaitement dans la nouvelle vision Mali 2063 et sa stratégie nationale à moyen terme visant à valoriser ses énormes potentialités en énergies renouvelables afin de réduire considérablement la dépendance à l’énergie thermique en vue d’assurer la sécurité énergétique du pays », souligne M. DIARRA. « Ce projet va contribuer significativement à réaliser l’ambition du gouvernement malien pour accélérer l’accès universel à une énergie propre, fiable … tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique et à la transformation socio-économique des communautés rurales », relève pour sa part le représentant résident du Programme des Nations Unies Pour le Développement, PNUD. Compte tenu du potentiel solaire du Mali et d’opportunités inhérentes, le projet AMP vise à faire la promotion des mini-réseaux basés sur les énergies renouvelables tout en stimulant « l’investissement privé et … mettre en place des mécanismes financiers attractifs », explique le Représentant du PNUD. Mieux, le projet AMP-Mali ne se limite pas seulement à la mise en place d’infrastructure énergétique, le projet permettra d’introduction de solutions numériques innovantes afin d’optimiser la gestion, de réduire les coûts et de favoriser « également l’autonomisation des femmes et des jeunes, en leur offrant des opportunités économiques grâce à l’accès à l’énergie pour des activités productives et des services sociaux essentiels », poursuit-il. La Ministre de l’Environnement note que le Projet national de mini-réseaux participe de « la promotion des Energies renouvelables pour améliorer la productivité et la production des systèmes agro-Sylvio-pastoraux, optimiser les chaines de valeurs, contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en vue d’améliorer les moyens de subsistance des populations locales et la restauration des écosystèmes ». Pour Mme DOUMBIA Mariam TANGARA qui a salué l’initiative d’un tel programme, « les objectifs du présent projet, visant à soutenir l’initiative de la Grande Muraille Verte, cadrent parfaitement avec les orientations des documents stratégiques … à travers la mise à échelle des Fermes Agricoles Communautaires Intégrées ». Le Ministre de l’Energie et de l’Eau, Boubacar DIANE s’est, pour sa part réjoui de l’initiative d’un tel projet aux retombées importantes dans le cadre des stratégies nationales d’élargir l’accès universel du plus grand nombre au service de l’électricité. Bien que disposant « d’un immense potentiel énergétique », le Mali demeure confronté « à un défi structurel : celui de garantir un accès équitable à cette ressource essentielle, en particulier pour nos populations rurales et isolées, qui restent encore trop souvent en marge du service public de l’électricité », déplore le Ministre Diané. Toutefois, le Ministre de l’Energie et de l’Eau reste optimiste, car l’AMP pourrait constituer « une réponse innovante, concrète et durable à ce défi », car à travers le développement des mini-réseaux modernes, l’AMP permettra « d’améliorer significativement le taux d’accès à l’électricité en milieu rural, de stimuler l’activité économique locale, notamment l’agro-transformation, l’entreprenariat et les services essentiels et surtout de réduire notre dépendance aux énergies fossiles ». Les retombées du projet de Mini-réseaux sont multiples. Au-delà de la contribution à la préservation de l’environnement et de l’écosystème, le volet énergie de l’AMP permettra de connecter 8.665 bénéficiaires directs, dont 50 % de femmes, grâce à 1.752 nouveaux raccordements, révélant ainsi la prise en compte du genre dans la conception et la mise en œuvre de ce projet. Tout en réaffirmant « l’engagement du ministère de l’Energie à conduire ce projet avec détermination et à veiller à ce que les résultats attendus soient atteints pour le bénéfice de notre population », Boubacar Diané s’est dit « convaincu qu’à travers ce projet, d’importantes communautés bénéficieront des services de l’énergie durable ». MEE
Coopération Mali- Fonds monétaire International : La solidité économique et la résilience du Mali confirmées par le FMI

Du 10 au 21 novembre 2025, une équipe du FMI, conduite par Wenjie CHEN a mené, avec la partie malienne, une mission virtuelle dans le cadre de la première revue du programme de référence (Staff Monitored Program, SMP) conclu en avril 2025. Cette revue avait pour objectif d’évaluer les progrès accomplis par les Autorités maliennes, notamment en termes de mise en œuvre des engagements convenus et de performances macroéconomiques. Pour mémoire, le Mali a subi des inondations en 2024, qui ont induit la destruction de bétails, d’écoles et d’infrastructures. Pour aider le Mali à faire face aux effets de ces inondations, le FMI a octroyé une Facilité de Crédit Rapide (FCR) d’un montant de 72,969 milliards de FCFA. Cette FCR a été combinée avec un programme de référence assorti d’engagements à mettre en œuvre par les Autorités maliennes, sous forme de repères structurels ainsi que d’objectifs quantitatifs. A l’issue de la mission, l’équipe du FMI a publié un communiqué de presse dans lequel elle a indiqué qu’elle est parvenue à un accord préalable avec les Autorités maliennes, sous réserve de l’approbation par la Direction Générale du FMI. Elle a, également salué les efforts des Autorités maliennes, du fait de l’atteinte des repères structurels et des objectifs quantitatifs dont les délais étaient fixés au 30 septembre 2025. Pour l’équipe du FMI, les Autorités maliennes restent attachées à l’utilisation transparente du décaissement du FMI au titre de la FCR d’avril 2025 et ont publié le premier rapport trimestriel sur l’utilisation de ces ressources, ainsi que des informations détaillées sur la passation des marchés, y compris les processus de sélection et les bénéficiaires effectifs. Concernant les performances macroéconomiques, le FMI a pris en compte les défis auxquels le Mali est confronté, notamment les effets des inondations, les attaques terroristes, ainsi que les crises du carburant et de l’électricité et le différend avec la société Barrick Gold. A cet effet, le FMI a revu à la baisse ses perspectives de croissance en ce qui concerne le Mali. Ainsi, selon les estimations de l’équipe du FMI, ces différentes crises, combinées à la baisse de l’aide humanitaire, ont impacté, négativement, la croissance économique, qui devrait atteindre à 4,1 % en 2025 et l’inflation s’établira à un niveau inférieur à 3% en 2025. Pour 2026, toujours selon leur perception de la situation économique, le volume des activités enregistrerait une accélération de la croissance à 5,5% en rapport avec une reprise de la production aurifère et une amélioration progressive des conditions de sécurité. Quant à l’inflation, elle devrait fléchir à 2,5%, largement conforme à la norme communautaire de 3%. Il est important de signaler que les développements ci-dessus correspondent à la perception de l’équipe du FMI en ce qui concerne les performances macroéconomiques du Mali. Le communiqué de presse est un document du FMI, qui fournit l’appréciation de l’équipe. A ce titre, des écarts peuvent exister entre les chiffres, qui sous-tendent cette appréciation et ceux expliquant l’opinion des autorités maliennes, axée sur les données factuelles des services officiels. Ainsi, dans le cas d’espèce, les Autorités maliennes, sur la base des statistiques produites par les services techniques pour l’année 2025, ont réaffirmé leur projection initiale de croissance économique à 6,1%, en rapport avec le raffermissement du volume des activités dans l’ensemble des secteurs. Singulièrement, on note un rebond notable de l’activité dans le secondaire, avec un accroissement de 10,3% en 2025, après la contraction de 3,3% en 2024. Le taux d’inflation, mesuré par la variation du niveau général des prix, ressortirait à + 2,5% en 2025, inférieur au seuil de 3%, en lien avec les mesures de soutien du Gouvernement en faveur de la population et des acteurs économiques et une bonne campagne agricole. L’encours de la dette rapporté au PIB est projeté pour 2025 à 41,7% et reste largement en deçà de la norme communautaire qui est de 70%, ce qui traduit l’efficacité de la politique d’endettement du Mali. Le déficit budgétaire s’est réduit, passant de 3,9 % du PIB en 2023 à 2,6 % en 2024, grâce à des efforts significatifs de maîtrise des dépenses courantes et à l’amélioration des recettes fiscales. Il est projeté à 2,7% en 2025 (estimation), un niveau en dessous du critère de convergence communautaire de l’UEMOA de 3%. Concernant le taux de chômage, il suit une tendance à la baisse depuis 2021. En effet, il est passé de 6,1 % en 2021 à 3,5% en 2024 en passant par 5,4% et 4,7% respectivement en 2022 et 2023. Le taux est estimé à 5,9% en Afrique subsaharienne et 4,9% dans le monde en 2024. S’agissant de l’incidence de la pauvreté, c’est-à-dire la proportion de la population malienne qui n’arrive pas à dépenser 305 805 F CFA nécessaire pour satisfaire ses besoins de base, est estimée à 43,3% en 2024 contre 43,9% en 2023, soit une baisse de 0,6 % de points. Pour 2026, les perspectives font état d’une croissance de 6,3%, du fait de l’embellie attendue dans l’ensemble des secteurs (et même des branches). Le taux d’inflation, pour sa part, est attendu à +2,0%, niveau conforme à la norme communautaire de l’UEMOA. Il est important de signaler que ces perspectives pourront être revues à la hausse, en liaison essentiellement avec la fin du différend avec la société Barrick, qui se traduirait par une hausse des recettes intérieures mobilisées et un accroissement notable de la production d’or en 2026. Pour la même période de la revue, la Commission de l’UEMOA, sur la base des indicateurs produits au titre de la surveillance multilatérale dans les pays de l’UEMOA, a félicité le Mali au regard de ses performances macroéconomiques liées, notamment, au taux de croissance, au taux d’inflation, au déficit budgétaire et à l’encours de la dette rapporté au PIB, qui s’établissent respectivement à 5,0%, 3,2%, -2,2% et 42,2%. Pour fin 2025, les mêmes indicateurs sont projetés par la Commission à 6,0%, ≤ 3%, -2,9% et 42,0% respectivement. En définitive, cette mission réussie du FMI, au-delà des chiffres, envoie un message clair aux Partenaires au développement,
Journée mondiale du « Souvenir des victimes des accidents de la circulation routière » : Les ministre DEMBELE Madina SISSOKO et Assa Badiallo TOURE au chevet victimes d’accidents de la route

Dans le cadre des activités de la Journée mondiale du souvenir des victimes des accidents de la circulation routière, les Ministres des Transports et des Infrastructures et de la Santé et du Développement social ont effectué ce jeudi matin une visite à l’Hôpital Gabriel TOURÉ. Les deux membres du Gouvernement était accompagnés des membres de leurs cabinets et des chefs de services des deux départements. L’objectif de cette visite est de témoigner le soutien du Gouvernement aux victimes d’accidents de la route et souhaiter prompt rétablissement. La première étape de cette visite, hautement symbolique, a concerné une visite au service des urgences et le bloc de la traumatologie de l’hôpital Gabriel TOURÉ. Les deux ministres ont pu constater les conditions de prise en charge des accidentés de la voie publique. La seconde partie a été consacrée à la remise symbolique d’un important kit de soins sanitaires par Madame le Ministre DEMBÉLÉ Madina SISSOKO à sa collègue Colonel Major Assa Badiallo TOURE. Ces kits sont destinés aux centres hospitaliers et universitaires (CHU) Gabriel TOURE et de Kati. Ce don est constitué de matériels pour la mobilité des malades entre les différents blocs de prise en charge : fauteuils roulants, brancards pliables, chariots 2 étages, civières pour ambulance etc., de matériels médicaux : gants, ballons de réanimation, masques d’oxygène, sondes, urinoirs et des boites de premiers soins pour les pansements, les sutures et autres traitements d’urgence. Pour le Ministre des Transports et des Infrastructures, ce geste est une marque de solidarité et de compassion à l’endroit des hôpitaux bénéficiaires et vise à améliorer les soins offerts aux accidentés de la route. À titre de rappel, la Journée du souvenir des victimes des accidents de la circulation routière est commémorée le 3ème dimanche du mois de novembre de chaque année dans tous les pays membres des Nations unies. À cet effet, le ministère des Transports et des Infrastructures, à travers l’Agence nationale de la Sécurité routière (ANASER) organise des activités de sensibilisation des usagers de la route et des remises de kits de soins sanitaires aux hôpitaux. MTI
Validation de la 4ème Communication Nationale du Mali : Le Ministre DOUMBIA Mariam TANGARA prône le renforcement des capacités nationales

Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA a présidé, ce jeudi 27 novembre 2025, l’atelier de validation de la Quatrième Communication Nationale du Mali. C’était dans la salle de conférence de l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable, en présence du représentant du Représentant Résident du PNUD au Mali et des membres des structures et organisations membres de la Coalition nationale Changements Climatiques. Dans son allocution, M. Oumar TAMBOURA du PNUD a réaffirmé la détermination du Programme à accompagner les efforts du Gouvernement dans son combat pour la protection de l’environnement et l’atténuation des effets néfastes des changements climatiques. Partenaire technique et financier, le PNUD joue un rôle déterminant dans la mise en œuvre de la Quatrième Communication. Dans son discours d’ouverture, le ministre chargé de l’Environnement, DOUMBIA Mariam TANGARA a salué l’engagement et la volonté des Plus Hautes Autorités à travers son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, qui œuvre au quotidien, pour faire de la protection de l’environnement et de la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques, une priorité nationale. Elle a également mis l’accent sur les acquis obtenus grâce à la mise en œuvre du projet : la réalisation d’une étude sur les circonstances nationales et les dispositions institutionnelles pertinentes pour la préparation des communications nationales ; l’organisation d’un atelier de capitalisation des actions de sensibilisation, d’éducation et de recherche sur les changements climatiques ; la réalisation de campagnes de sensibilisation du public sur les changements climatiques (Bamako, Kangaba, Ouéléssebougou et Kéniéba). D’autres actions visent la restitution des résultats de la COP 27 sur les changements climatiques à l’endroit des acteurs de la Société civile à Bamako ; la formation des équipes d’inventaire des gaz à effet de serre (GES) sur l’inventaire des GES y compris le logiciel de calcul des GES. En outre, la réalisation de l’inventaire des GES mis à jour jusqu’à l’année 2019 dans les secteurs clés, à savoir : l’agriculture (y compris l’élevage) ; l’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres et la foresterie (UTCATF) ; l’énergie ; les procédés industriels ; la gestion des déchets ; et l’utilisation de solvants, avec les lignes directrices 2006 du GIEC ; la réalisation d’études visant à établir les facteurs locaux d’émission de GES dans les secteurs clés (Agriculture, sylviculture et énergie) ; le renforcement du système national d’information sur l’environnement par la collecte et l’intégration des données sur les émissions de GES; la réalisation de l’étude sur l’analyse genre et le plan d’engagement des parties prenantes. MEADD
Police sanitaire des animaux terrestres : le Mali se dote de nouveaux textes pour renforcer son contrôle

Le Ministre de l’Elevage et de la Pêche, Monsieur Youba BA et son équipe viennent de réaliser une grande prouesse à travers l’adoption par le Conseil des ministres d’hier mercredi 26 novembre des projets de texte régissant la police sanitaire des animaux terrestres en République du Mali. Une avancée majeure qui appuie la volonté des plus hautes autorités de la transition dans le renforcement du contrôle sanitaire. En effet, sur le rapport du Ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des Ministres du mercredi 26 novembre a adopté des projets de texte régissant la police sanitaire des animaux terrestres. Cette adoption est le prolongement d’un processus entamé en 2022 sous le leadership des plus hautes autorités du Mali, a souligné le Ministre Youba Ba dans une interview accordée à la presse. Il a remercié les plus hautes autorités du Mali pour l’adoption de ces projets de texte qui consacre la relecture du cadre législatif et réglementaire de la prévention, du contrôle et de la lutte contre les maladies animales. Le Chef du département de l’Elevage et de la Pêche a rappelé que les textes étaient en vigueur depuis 2001 à travers la Loi n°01-022 du 31 mai 2001 portant répression des infractions à la police sanitaire des animaux sur le territoire de la République du Mali et son décret d’application. Après 24 ans d’application, cette loi et son décret ont révélé de nombreuses insuffisances, a-t-il précisé. Le Ministre a souligné la grande restructuration intervenue en 2005 au niveau du développement rural avec notamment la création de la direction nationale des services vétérinaires n’a pas changé ces textes. Selon lui, « il y a plusieurs missions de performances et d’analyses des écarts de l’Organisation mondiale de la santé animale et des structures de contrôle en occurrence l’Inspection de l’élevage. Toutes ces missions ont prôné non seulement la restructuration des services mais aussi le toilettage de cette loi ». Ce processus de relecture prend en compte les recommandations des missions d’appui à la règlementation du secteur de l’Elevage et de la Pêche en tenant compte de l’évolution de l’environnement institutionnel et au développement du secteur de l’Elevage. Les projets de texte, adoptés apportent des innovations majeures comme la perception de redevance. « Dans la sous-région il y a la perception des redevances pour la délivrance des certificats de vétérinaires mais aussi par rapport aux vaccinations et autres. Aujourd’hui, c’est chose faite. La délivrance de ces documents va requérir la perception de certaines taxes ». Les projets de textes adoptés par le Conseil des ministres intègrent l’évolution de l’environnement institutionnel, le transfert de certaines compétences de l’Etat aux Collectivités territoriales dans les domaines de l’Elevage et de la Pêche et plus précisément en matière de police sanitaire des animaux sur le territoire national. Selon le Ministre Youba Ba, il y avait lieu de prendre en compte la décentralisation. « Nous avons une règlementation revue en fonction de la situation actuelle, de l’environnement international en tenant en compte des recommandations de l’organisation mondiale de la santé animale et de l’Inspection de l’élevage et de la pêche », se réjouit le Ministre Youba Ba. L’adoption de ces projets de texte constitue une avancée majeure qui va renforcer les chantiers ouverts par le département dans le cadre de la concrétisation de la vision stratégique des plus hautes autorités du Mali. MEP