Ecole d’Application et de Perfectionnement des Officiers : 102 officiers prêts à servir

Ils sont 102 officiers dont 06 personnels féminins de la 4ème promotion du Cours des Futurs Commandants d’Unité (CFCU) à recevoir leurs insignes et certificats, le vendredi 12 septembre 2025, sur la place d’Armes du Centre d’Instruction Boubacar Sada SY de Koulikoro. La cérémonie a été présidée par le Chef d’Etat-Major Général Adjoint des Armées, le Général de Division Keba SANGARE accompagné du Directeur des Ecoles Militaires, le Général de Brigade Moussa Yoro KANTE en présence du Gouverneur de Région de Kidal, le Général de Division Elhadji AG GAMOU, des Chefs d’Etat-major et Directeurs de Service et de plusieurs personnalités militaires, administratives, religieuses, coutumières et les familles des récipiendaires. Pendant 5 mois, ces officiers stagiaires se sont familiarisés avec la Tactique, l’Armement, la Transmission, le Droit humanitaire et le Leadership, ainsi que des matières de spécialité. Le Directeur des Ecoles Militaires, le Général de Brigade Moussa Yoro KANTE, a indiqué que ces stagiaires ont acquis des connaissances, qu’ils seront appelés à mettre en application dans le cadre de la contre-insurrection, de la lutte contre le terrorisme, la maîtrise de la violence, la sécurisation et l’assistance des populations locales. Le Général KANTE d’affirmer que ces connaissances serviront sans doute à accroître l’interopérabilité où l’élan d’intégration opérationnelle s’accroît avec nos alliés de l’Alliance des Etats du Sahel. Il a laissé entendre qu’un Commandant d’Unité n’est pas seulement la connaissance, mais, aussi, le leadership. « Commander c’est montrer l’exemple, inspirer l’exemple, inspirer ses hommes et tenir ferme dans l’adversité ». Pour le Commandant de l’Ecole d’Application et de Perfectionnement des Officiers, le Colonel Kader KONATE, la réussite de ce cours, avec un effectif, aussi important, prouve que l’Ecole d’Application et de Perfectionnement des Officiers est plus que jamais engagée dans une dynamique de perfectionnement des cadres militaires, contribuant, ainsi à la restructuration des Forces Armées maliennes, dont l’objectif ultime est le renforcement de la capacité opérationnelle des unités. Il a signalé que les stagiaires ont fait preuve de fraternité d’armes, de cohésion et de volonté d’apprendre pour parvenir à ce brillant résultat. Il les a appelés à plus de rigueur, de cohésion et de détermination dans les futures responsabilités. Le Major de la Promotion, le Lieutenant Lassine Papa COULIBALY a obtenu la moyenne de 16,49. Ce dernier a laissé entendre que ce stage a renforcé leurs capacités techniques et tactiques que ce soit dans l’organique ou en opération pour pouvoir affronter les défis multiples. Il a appelé ses camarades de promotion à être des chefs exemplaires servant de boussole pour leurs hommes. DIRPA
Musée National : Remise officielle du recueil de poèmes dédiés aux FAMa

La cérémonie solennelle de remise officielle du recueil de poèmes dédiés aux FAMa, s’est tenue, le samedi 13 septembre 2025, dans la salle de réunion du Musée national. Plusieurs responsables ont pris part à cette cérémonie. Fascinée face aux exploits que mènent les Forces de Défense et de Sécurité du Mali, l’initiatrice, Anne Joachim DABOU a décidé d’unir les élèves et étudiants, afin qu’ils fassent chanter, à travers leur plume, la gloire des Forces de Défense et de Sécurité. Dans son intervention, Bréhima DEMBELE, président du Mouvement de Soutien aux Forces Armées Maliennes (MS FAMa), a salué l’initiative et l’a qualifiée de noble et patriotique. Une initiative, qui a mobilisé les plumes des jeunes et la sensibilité artistique pour honorer les vaillants soldats, gardiens de l’intégrité et de la paix. Il a déclaré que le recueil reçu, aujourd’hui, est une flamme de mémoire et d’espérance.’’ Et qui s’ajoute à toutes les initiatives citoyennes, qui prouvent que la victoire contre le terrorisme et l’adversité ne sera pas seulement militaire, mais aussi morale, culturelle et spirituelle’’. Pour sa part, Anne Joachim DABOU, a souhaité la chaleureuse bienvenue aux invités avant de déclarer que les FAMa travaillent nuit et jours pour la protection des populations et des biens. Enfin, elle a indiqué que l’armée malienne, dans son combat acharné, a besoin du soutien indéfectible des jeunes du Mali. DIRPA
Etat-major général des Armées : Les Maliens résidant en Guinée et des Béninois vivants au Mali apporte contribution à l’effort de guerre

Le président du Haut Conseil des Maliens de Guinée, Mohamed SIDIBÉ, accompagné du président du Haut Conseil des Béninois, a remis, le mercredi 10 septembre 2025, au nom des Maliens résidant en Guinée et des Béninois vivant au Mali, la somme de trois millions vingt-six mille cinq cents francs CFA au conseiller stratégique du CEMGA, le Colonel-major Didier DEMBÉLÉ pour contribution à l’effort de guerre. La cérémonie a eu lieu dans la salle de conférence de l’État-Major Général des Armées, en présence du Conseiller stratégique du CEMGA, le Colonel-major Didier DEMBÉLÉ ainsi que plusieurs hauts gradés des Forces de Défense et de Sécurité. Selon le Colonel-major Didier DEMBÉLÉ, ce don dépasse sa dimension financière : il symbolise l’engagement des Maliens de la diaspora dans la défense de l’intégrité nationale. Il a ajouté que cette contribution renforcera les activités civilo-militaires des FAMa, tout en remerciant chaleureusement le donateur pour ce geste précieux. Pour sa part, le président du Haut Conseil des Maliens de Guinée a réaffirmé le soutien sans faille de sa communauté aux autorités de la Transition et a lancé un appel vibrant aux personnes de bonne volonté, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, afin d’apporter leur pierre à l’édification de la Nation. DIRPA
Kati : Cérémonie de fin de stage d’initiation coranique

La cérémonie marquant la fin d’un stage d’initiation à l’apprentissage du Coran pour les enfants s’est tenue, le samedi 13 septembre 2025, à la Mosquée du Camp Soundjata de Kati. Organisée durant les vacances scolaires, cette formation avait pour objectif d’occuper les jeunes en leur inculquant les connaissances fondamentales du Saint Coran. Pendant trois mois, ces enfants, filles et garçons, ont suivi avec assiduité et persévérance l’enseignement des sourates du Coran et les règles de savoir-vivre. Le Président de la Mosquée du Camp Soundjata de Kati, le Lieutenant-colonel Sinaly SIDIBE a souligné l’importance d’une éducation spirituelle précoce. »C’est dès l’enfance que l’on doit s’initier au chemin de Dieu pour devenir des adolescents intègres et épanouis au service de la nation », a-t-il ajouté. Il a encouragé les parents à inscrire leurs enfants dans l’apprentissage du Saint Coran, rappelant que l’islam est une religion de paix et de savoir. L’initiatrice, SIDIBE Aïchata BENGALY a salué le courage et la détermination des formateurs et des élèves. Elle a exhorté les parents à toujours guider les enfants vers le chemin de Dieu. Interrogée sur son expérience, l’élève Aïchata NIAMBELE représentant ses camarades a confié que cette formation a été pour eux l’opportunité d’améliorer les acquis et d’apprendre de nouvelles sourates. Elle a affirmé être impatiente de revenir pour approfondir sa connaissance du Livre saint. Dans le contexte que traverse le pays, une telle initiative apparaît plus que jamais nécessaire dans la mesure où la connaissance de Dieu et des valeurs spirituelles constitue un rempart solide contre les fléaux, qui menacent la jeunesse. DIRPA
FCB-TOUGANISSO : 1. 132 nouvelles recrues prêtent serment

Ils sont 1.132 recrues du Centre de Formation et d’Aguerrissement (CFA) de Touganisso à prêter serment, le jeudi 11 septembre 2025, lors d’une cérémonie solennelle présidée par le représentant du Chef d’Etat-Major de la Garde Nationale, le Lieutenant-Colonel Ibrahim TRAORE, Commandant des Organismes de Formation et d’Entraînement (COFEN) de la Garde Nationale. L’événement s’est déroulé en présence des autorités militaires et civiles. La Formation Commune de Base (FCB), d’une durée de 06 mois, a pour objectif principal de forger une nouvelle identité militaire chez les recrues, en substituant à la mentalité civile les valeurs fondamentales de discipline, de dévouement, de rigueur et de cohésion, qui fondent l’état d’esprit militaire. Venues de tous les corps, à l’exception de la Police Nationale, ces recrues ont suivi une instruction rigoureuse et complète. Le programme, qui a été dense, a inclus la maîtrise de l’armement, l’Instruction Sur le Tir au Combat (ISTC), la topographie, les techniques de combat, l’entraînement physique sportif et diverses matières visant à leur aguerrissement. Ainsi, ces formations polyvalentes les rendent, désormais, opérationnelles et prêtes à être déployées sur tous les théâtres d’opérations aux côtés de leurs aînés, pour le succès des armes du Mali. Dans son intervention, le Lieutenant-Colonel Ibrahim ТRAORE a remercié le Haut commandement militaire pour la confiance accordée à son équipe et la conduite de cette formation. Il s’est, ensuite, porté garant de la qualité de l’instruction délivrée. « Les démonstrations des recrues sont la preuve éclatante que ces jeunes sont bien formés. La Nation peut compter sur eux », a-t-il déclaré. Il les a exhortés à appliquer, scrupuleusement, les notions apprises et à poursuivre, sans relâche, leurs efforts pour se perfectionner. Le Directeur du Centre, le Commandant Moussa DOLO a, pour sa part, rendu un hommage appuyé au personnel encadrant pour son dévouement, sa disponibilité et sa rigueur, facteurs clés de la réussite de cette promotion. S’adressant aux recrues, il les a encouragées à maintenir et à cultiver l’esprit de cohésion et de solidarité né pendant ces 06 mois, et ce, sans aucune distinction de corps ou d’arme. Les temps forts de cette cérémonie de sortie ont inclus la solennelle prestation de serment, des démonstrations dynamiques de combat et de maniement d’armes, une démonstration d’arts martiaux, ainsi qu’une bénédiction prononcée par l’imam de Samaya. Le traditionnel défilé militaire, exécuté, avec précision, par les nouveaux soldats, a clôturé l’événement, symbolisant, ainsi leur entrée officielle dans la communauté militaire. DIRPA
CNPV : Lancement officiel de la 2ᵉ édition de l’Université d’Été des Volontaires de l’AES à Kabala

Ce mardi 9 septembre 2025, les travaux de la 2ᵉ édition de l’Université d’Été des Volontaires de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont été, officiellement, lancés au Centre d’Entraînement pour Sportifs d’Élite de Kabala, à Bamako. La cérémonie s’est tenue sous la présidence du Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne, en présence des ambassadeurs du Burkina Faso et du Niger au Mali. La représentante du maire de Kalaban Coro et le chef de quartier de Kabala ont exprimé leur joie d’accueillir cette édition et ont souhaité la bienvenue aux 300 volontaires présents, venus des pays membres de l’AES. Ils ont assuré leur soutien total pour le succès des travaux et la promotion de l’unité sahélienne. Pour le porte-parole des volontaires, le volontariat n’est pas un coût, c’est un investissement transformateur. Il construit la cohésion sociale, renforce le capital humain et crédibilise l’État. « En Afrique, un vieillard, qui meurt est une bibliothèque, qui brûle », rappelait Amadou Hampâté Bâ. Protégeons nos bibliothèques vivantes et offrons à nos jeunes des expériences, qui les élèveront. Être volontaire, c’est croire en un avenir commun et servir son pays avec honneur. Le coordinateur du Cercle d’Actions pour le Développement Économique et Social (CADES-BF), Ibrahim BELEM, a rappelé que cette édition, placée sous le thème « L’impératif engagement des volontaires pour une reconstitution réelle des pays de l’AES », vise à susciter un engagement citoyen et patriotique. Il a remercié les autorités du Niger, du Burkina Faso et du Mali, ainsi que les autorités locales de Kalaban Coro et Kabala, pour leur accompagnement et leur hospitalité. Les 300 volontaires participeront à des panels, des travaux thématiques et des masters class, renforçant, ainsi leurs compétences et leur engagement envers leurs communautés. Au nom de ses homologues du Mali et du Niger, le Directeur Général du Programme National de Volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB), Djourmité Nestor NOUFE, a salué l’engagement des Chefs d’État de l’AES et félicité le CADES-BF pour cette initiative née en 2024 à Ziniaré. Il a rappelé que les volontaires présents sont appelés à devenir des acteurs et décideurs, porteurs d’engagements concrets pour leurs pays. Dans son intervention, le Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA, a insisté sur l’importance du volontariat comme pilier du développement, surtout face aux défis sécuritaires, sociaux et économiques. Il a annoncé que la Politique Nationale du Volontariat est en cours de relecture pour mieux s’adapter aux réalités du Mali. Cette 2ᵉ édition est un moment fort de partage, de formation et de mobilisation citoyenne, visant à faire du volontariat un pilier de la construction citoyenne et de l’intégration sous régionale. À l’issue de son allocution, le Ministre a déclaré ouverts les travaux de l’Université d’Été des Volontaires de l’AES, qui dureront trois jours.
Révision annuelle des listes électorales de 2025 : L’AIGE est fin prête pour l’acheminement des documents de révision sur toute l’étendue du territoire

Dans le cadre des préparatifs pour la révision annuelle des listes électorales de 2025, l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE) a lancé les travaux d’impression des documents électoraux. Ces documents comprennent, entre autres, la liste électorale par commune et sur toute l’étendue du territoire, les listes de radiation, ainsi que les tableaux de validation, de transfert et de radiation. Ces supports seront transmis aux commissions administratives via le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Pour suivre l’évolution des travaux, le Colonel Boussourou DRAME, Secrétaire général de l’AIGE, s’est rendu au département du fichier électoral et de l’informatique, situé à la Bibliothèque nationale. Il a salué le professionnalisme et l’engagement du personnel mobilisé, à cet effet. « Le rythme des travaux est satisfaisant et permet d’affirmer que le chronogramme de remise des documents au ministère de l’Administration territoriale sera respecté », a-t-il indiqué. L’AIGE, faut-il le rappeler, conformément aux dispositions de la loi électorale, est chargée de la confection, de la gestion, de la mise à jour et de la conservation du fichier électoral. C.Com/ AIGE
4ème Edition de la Semaine Nationale de la Réconciliation : L’héritage culturel, facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES

La culture constitue un puissant levier pour tisser des liens par-delà les différences et favoriser la paix la cohésion sociale. Elle fédère, favorise le vivre ensemble et soutient ainsi la cohésion sociale, la paix et la sécurité. C’est tout le sens de cette 4ème édition de la Semaine Nationale de la Réconciliation (SENARE) qui s’ouvrira ce matin à Bamako sous la présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAIGA. Cet événement revêt une importance cruciale en matière de pardon et de réconciliation nationale, particulièrement dans un contexte de recrudescence des tensions marquées par des attaques terroristes ayant causé la perte de vies parmi les militaires et les civils. La Semaine Nationale de la Réconciliation (SENARE) est organisée sous l’égide du Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, avec pour objectif principal de promouvoir la compréhension mutuelle et le dialogue au sein de la société malienne. Elle vise également à réfléchir sur la capacité du pays à s’unir et à travailler ensemble en vue de construire un avenir harmonieux et pacifique. Cette initiative instituée par l’arrêté N°2021-5480/MRCPN-SG du 27 décembre 2021, a pour but de réparer le tissu social, gravement endommagé depuis 2012, par une crise multidimensionnelle ayant profondément altérée la cohésion sociale et les valeurs de paix et de vivre-ensemble au Mali. Ainsi, conformément aux recommandations des assises nationales de la refondation tenue en décembre 2021, les Maliens se rassembleront pendant sept jours pour discuter de la paix et de la cohésion sociale, dans le but de guérir les blessures du pays et de prévenir d’autres divisions causées par le manque de compréhension entre les citoyens. La Semaine Nationale de la Réconciliation (SENARE) représente donc un moment fort de communion, de pardon et de renouvellement des pactes et alliances entre les multiples composantes de la « Duba » ou Grande Famille malienne. Les éditions passées avaient permis de poser les bases d’une mobilisation citoyenne et de valoriser l’art comme outil de dialogue interculturel. Ainsi, cette 4ème édition vise a magnifié le rôle de notre héritage culturel dans la promotion de la paix, de la réconciliation, de la cohésion sociale et du vivre ensemble les peuples de l’espace AES. Cette édition qui coïncide avec l’année de la Culture au Mali, prend une connotation particulière, car, elle replace la Culture au cœur des politiques publiques, afin de renforcer la souveraineté culturelle du pays et à faire des expressions artistiques et patrimoniales des leviers de développement et de cohésion sociale. D’où le thème « Héritage culturel : facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES ». Raviver la mémoire collective en valorisant les croyances communes et les pratiques culturelles comme vecteurs d’unité En effet, la fonction unificatrice de notre héritage culturel a été très altérée, ces dernières années, par une instrumentalisation croissante de la culture à des fins de division. Ainsi, la culture a été, de manière croissante, utilisée pour inciter au conflit et dominer des sociétés affaiblies, particulièrement dans les régions les plus fragiles du pays. Cette exploitation de la culture a non seulement contribué au prolongement des crises et à la résurgence des conflits, mais également à la privation de l’exercice des droits de l’homme, notamment des droits culturels. La culture fait pourtant partie intégrante de qui, nous sommes et d’où nous provenons. Du patrimoine culturel aux expressions créatives, la culture contribue à forger l’identité, le sentiment d’appartenance et la création de sens. Elle constitue également une ressource pour stimuler la vitalité, le bien-être et le potentiel d’expression des communautés. Elle façonne, ainsi des sociétés pacifiques par la reconnaissance et le respect de la diversité des cultures et de la liberté d’expression. Pour le Ministre en charge de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, le Général de corps d’Armée Ismaël WAGUE, il s’agit durant cette semaine de revitaliser ses valeurs culturelles, afin de mettre en avant ses valeurs, ses normes, ses traditions, ses symboles et ses récits partagés, qui ont façonné la mémoire collective des communautés du Mali et d’autres pays de l’AES (Burkina Faso et Niger), afin d’en faire des instruments concrets de réconciliation et de résilience, d’une part, puis de co-construction de la Paix, d’autre part. Ainsi, les communautés seront à même de puiser dans leur riche héritage culturel commun, les inspirations nécessaires à la conception et les stratégies adaptées à la concrétisation des initiatives locales de développement, dans la durée. Ainsi, depuis des siècles, les sociétés sahéliennes ont constitué une mosaïque de cultures reflétant un patrimoine matériel et immatériel exceptionnel, où les modes de vie, les alliances ancestrales, les pactes de cousinage (sinankounya), les contes, les danses et les pratiques spirituelles, entre autres, ont servi de régulateurs sociaux et de mécanismes de prévention des conflits. Cet héritage, transmis de génération en génération, constitue un véritable socle identitaire, qui a permis aux communautés de l’espace sahélien de bâtir des sociétés solidaires et résilientes. L’édition 2025 ambitionne, ainsi de raviver la mémoire collective en valorisant les croyances communes et les pratiques culturelles comme vecteurs d’unité ; de mobiliser la jeunesse et les femmes autour de la transmission des valeurs ancestrales de paix ; de mettre en exergue le dialogue permanent entre les cultures de l’espace sahélien pour renforcer l’intégration et la fraternité au sein de l’AES ; de donner une dimension internationale à l’année de la Culture au Mali, en positionnant le Pays comme un acteur majeur de la diplomatie culturelle et de la paix. À travers le thème retenu, la SENARE 2025 se veut un moment de commémoration, mais également une plateforme d’actions culturelles, éducatives et symboliques, où l’héritage de nos ancêtres deviendra un outil stratégique pour reconstruire le tissu social et baliser la voie vers un avenir meilleur. Le Mali à l’aube d’une nouvelle ère de paix et de réconciliation Le patrimoine culturel, les pratiques culturelles et les arts constituent des ressources permettant de capter l’attention sur des préoccupations urgentes, de traiter les conflits, de réconcilier les anciens ennemis,