Journée Mondiale de lutte contre le Travail des Enfants : Une 24ème édition sous le signe de la mutualisation des efforts pour une lutte plus efficace

Notre pays à l’instar des autres pays du monde entier, a célébré ce marché la Journée mondiale contre le travail des enfants. Une commémoration qui vise à attirer l’attention des décideurs sur le problème du travail des enfants et mobiliser les gouvernements, les employeurs et la société civile. Cette journée est l’occasion de rappeler l’importance de respecter les engagements internationaux pour mettre fin à cette pratique. En effet, malgré des progrès significatifs, environ 160 millions d’enfants travaillent encore dans le monde, représentant près d’un enfant sur dix. L’Afrique est la région la plus touchée, avec 72 millions d’enfants astreints au travail. En 2024, environ 54 millions d’enfants étaient engagés dans des travaux dangereux, compromettant leur santé et leur sécurité. Dans notre pays, la journée a été magnifiée à travers une cérémonie de commémoration présidé par le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, assurant l’intérim de son collègue du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Mme Oumou SALL SECK. En présence, des partenaires techniques et financiers mobilisés pour cette cause, les représentants de la société civile ainsi que les responsables des structures techniques en charge de la question notamment le Président du Conseil National du Patronat du Mali, le Directeur de l’ONG World Vision, représentant l’Alliance JOFA, la Présidente du Bureau national du Parlement des Enfants, ainsi que les représentants des centrales syndicales des travailleurs du Mali. Cette le thème choisi par notre pays est « Les progrès sont visibles, il reste beaucoup à faire. Accélérons nos efforts ! » Dans son discours, Mme Oumou SALL SECK a salué la vision et l’engagement du Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, pour ses efforts constants visant à renforcer le cadre juridique et institutionnel dans la lutte contre le travail des enfants au Mali. Elle a rappelé que cette journée, instaurée en 2002 par l’Organisation Internationale du Travail (OIT), est célébrée chaque année à travers le monde par des millions d’hommes et de femmes unis autour d’un objectif commun : mettre fin au travail des enfants, notamment dans ses formes les plus graves. Elle a également attiré l’attention sur les conséquences dramatiques de ce phénomène : des centaines de millions de filles et de garçons sont encore contraints à un travail portant atteinte à leurs droits fondamentaux, à leur bien-être physique, mental et psychologique, et à leur accès à l’éducation. Plus de la moitié sont exposés à des activités dangereuses telles que l’orpaillage traditionnel, le trafic de drogue, l’exploitation sexuelle ou les conflits armés. Quelques chiffres clés (Source : INSTAT – Rapport 2020 publié en 2022) à savoir : 2,5 millions d’enfants travaillent au Mali, soit 35 % des enfants ; 28,3 % accomplissent des travaux relevant du travail des enfants à abolir ; 16,4 % effectuent des travaux dangereux. Madame la Ministre a également mis en lumière plusieurs mesures importantes prises par leur gouvernement pour endiguer ce fléau, notamment l’adoption d’un arrêté fixant la liste des travaux légers autorisés pour les enfants âgés de 13 et 14 ans ; la mise en œuvre d’une feuille de route visant à renforcer le dialogue social pour l’élimination du travail des enfants ; la réalisation d’une étude nationale sur le travail des enfants et l’élaboration d’un nouveau Plan d’Action National pour l’Élimination du Travail des Enfants (PANETEM). Au nom de tous les enfants du Mali, Mlle Fatoumata KANE, Présidente du Parlement des Enfants, a livré un message fort « Protégez-nous, écoutez-nous, considérez-nous comme des êtres humains à part entière, porteurs de droits et de rêves ». Elle a ainsi plaidé pour une application effective des textes interdisant le travail des enfants ; une mise en place de centres d’écoute, d’accueil et de réinsertion pour les enfants victimes ; l’instauration d’une ligne téléphonique gratuite, accessible partout au Mali, pour signaler les cas d’abus ou d’exploitation ; un accès réel, gratuit et obligatoire à une éducation de qualité, avec des enseignants qualifiés, des fournitures scolaires gratuites et des cantines dans les écoles, afin que la faim ne soit plus un frein à l’apprentissage. La Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants est un moment crucial pour sensibiliser et mobiliser des actions concrètes. Il est impératif de renforcer les efforts pour éliminer le travail des enfants et garantir que chaque enfant puisse bénéficier d’une éducation de qualité et d’une enfance protégée. Cellule Communication – MENEFP

Journée Mondiale de la lutte contre le travail des Enfants : Des progrès notables enregistrés par notre pays

Ce mardi 24 juin 2025, la 24e édition de la Journée mondiale contre le travail des enfants a été célébrée sous le thème « les progrès sont visibles mais il reste beaucoup à faire, accélérons nos efforts ». La cérémonie de lancement a été présidée par la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, remplaçant le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, en déplacement. Cette journée, instituée en 2002 par l’Organisation internationale du travail (OIT), est célébrée dans le monde entier pour mettre fin au travail des enfants, en particulier les pires formes. Étaient présents à la cérémonie, le président du Conseil national du patronat, la présidente du parlement national des enfants, le représentant des travailleurs, le directeur de World Vision, ainsi que des représentants d’organismes luttant pour les droits des enfants. Oumou Sall SECK a souligné que des centaines de millions d’enfants sont soumis à des travaux nuisibles à leurs droits fondamentaux, à leur bien-être physique, mental et psychique, à leur scolarisation et à leur droit de vivre leur enfance. Selon la ministre, de nouvelles estimations des Nations Unies révèlent que près de 138 millions d’enfants travaillaient en 2024 dans le monde, dont 54 millions dans des conditions dangereuses. Au Mali, une étude de 2020, publiée en 2022, indique que 2,5 millions d’enfants sont impliqués dans le travail, soit 35 % des enfants maliens. Parmi eux, 28,3 % sont soumis au travail des enfants à abolir et 16,4 % effectuent des travaux dangereux. Bien qu’il y ait eu une légère baisse de ces chiffres, tant au niveau international que national, les progrès restent insuffisants pour atteindre l’objectif de mettre fin au travail des enfants d’ici 2025, a martelé la ministre. Le gouvernement malien, sous le haut patronage du Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, s’engage à renforcer les initiatives existantes pour lutter contre ce fléau. Plusieurs actions ont été entreprises dans ce sens, notamment l’adoption d’un arrêté définissant les travaux légers pour les jeunes de 13 et 14 ans, l’établissement d’une feuille de route pour stimuler le dialogue social visant à éliminer le travail des enfants, la réalisation d’une étude sur le travail des enfants, et l’élaboration d’un nouveau Plan d’Action National pour l’Elimination du Travail des Enfants (PANETEM). Afin d’accélérer les efforts, des mesures seront prises pour intensifier la lutte, élargir la protection sociale à l’échelle nationale, englober tous les secteurs économiques, renforcer la communication et la sensibilisation, continuer à développer les compétences et sanctionner les responsables, en particulier pour les cas les plus graves. Enfin, la ministre a lancé un appel à tous les partenaires impliqués dans la lutte, tels que les partenaires sociaux, les ONG nationales et internationales, les organisations de la société civile et les leaders communautaires, afin de les encourager à redoubler d’efforts pour garantir un avenir meilleur aux enfants. Un plaidoyer a été ensuite remis à la Ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle par la Présidente du Parlement des Enfants. CELLULE DE COM MTFPDS

Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte : Le Ministre DOUMBIA Mariam TANGARA portée à la tête du Conseil des Ministres

En prélude à la dixième session ordinaire du Conseil des ministres de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte, qui aura lieu à Bamako le jeudi 26 juin 2025, les experts de l’Agence sont en conclave du 24 au 25 juin pour peaufiner les documents qui seront examinés à la loupe par les ministres. La cérémonie d’ouverture de la rencontre des experts était présidée par DOUMBIA Mariam TANGARA, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, également Présidente du Conseil des ministres de l’Agence Panafricaine. C’était en présence du Secrétaire exécutif et des experts des onze pays membres de l’Agence, du représentant des PTF du secteur environnement et changement climatique etc. L’Initiative de la Grande Muraille Verte est le fruit d’une coopération régionale entre les Etats saharo-sahéliens, face aux urgences de réponses concertées aux impacts de la désertification, du changement climatique, de la dégradation des terres et des ressources en eaux, de la perte de biodiversité et leur contingence de précarité, pauvreté, insécurité alimentaire et malnutrition et plus récemment, insécurité et migrations forcées etc. C’est pourquoi, dans son allocution, le représentant des partenaires techniques et financiers du secteur environnement et changements climatiques a salué les efforts fournis par les pays membres de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte et les a rassurés de l’accompagnement constant des partenaires. Quant au Secrétaire exécutif de l’Agence panafricaine, il s’est réjoui de la tenue de cette réunion du comité technique à Bamako en prélude à la réunion ministérielle. Il a engagé les pays membres à fournir plus d‘efforts pour le bien-être de nos populations qui sont de plus en plus exposées aux effets néfastes des changements climatiques. Prenant la parole, le ministre DOUMBIA Mariam TANGARA, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Présidente du Conseil des ministres de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte a, au nom de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, souhaité la bienvenue à tous les participants à Bamako, ville d’hospitalité légendaire, à l’occasion de la réunion du Comité Technique des Experts de la 10ᵉ session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte. La réunion technique des experts se tient à un moment où le Mali, sous le leadership éclairé du Président de la Transition, a hissé la question environnementale au rang de priorité nationale, dans une démarche résolue de souveraineté, de durabilité et de résilience. Toute chose qui se concrétise à travers la révision en cours du cadre législatif et la digitalisation des processus de régulation pour plus de transparence et d’efficacité ; la mobilisation des ressources, aussi bien bilatérales que multilatérales, pour soutenir la restauration des écosystèmes et le développement des chaînes de valeur durables ; la promotion d’initiatives novatrices et inclusives, comme les Fermes Agricoles Communautaires Intégrées, les projets d’énergie propre ou encore les démarches de développement local fondées sur les savoirs endogènes. C’est dans cette dynamique d’action et de vision que le Mali a été désigné, en février dernier, pour assurer la présidence du Conseil des Ministres de l’Agence, une reconnaissance continentale du leadership environnemental de notre pays. La réunion des experts qui a lieu à Bamako, les 24 et 25 juin 2025, a pour objectif d’accompagner la gouvernance stratégique de l’Initiative, en examinant les documents techniques, budgétaires et administratifs, et en préparant les décisions structurantes du Conseil. Partageant l’exemple de notre pays, DOUMBIA Mariam TANGARA a cité plusieurs exemples, notamment le Projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD) financé par la Banque Mondiale pour un montant de 150 millions de dollars US, dont près de 90 millions sont consacrés aux actions GMV : restauration des paysages, développement des Fermes Agricoles Communautaires Intégrées (FACI) et valorisation des chaînes de valeur des produits forestiers non ligneux ; le Projet régional « Portefeuille Thématique Climat Sahel », financé par le Royaume de Belgique à travers ENABEL, pour 11,5 millions d’euros ; le projet « Grande Muraille Verte – Gestion des Ressources Naturelles et Energies Renouvelables », avec le soutien Technique et Financier de l’Union européenne pour un montant de 40 millions d’euros, le projet « Accélérer la restauration des écosystèmes le long du corridor de la GMV », financé par le FEM 8 à travers le PNUD pour 8 millions de dollars US ; le Projet Intégré d’Adaptation et de Résilience Climatique au Mali (PAREC-Mali), financé également par le FEM 8 à travers la BOAD et le PNUE, pour 10 millions de dollars US. Avant de terminer son discours, Mme le ministre a chaleureusement remercié la République fédérale du Nigéria pour la qualité de son mandat ; la République du Sénégal pour l’organisation exemplaire de la session extraordinaire de Dakar et la République Islamique de Mauritanie pour la rigueur de sa gestion du processus de recrutement du nouveau Secrétaire exécutif. CCOM/MEADD

Barrage Hydroélectrique de Sélingué : Le Ministre DIANE s’imprègne de l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de l’infrastructure

Le Ministre de l’Energie et de l’Eau, M. Boubacar DIANE, a effectué, le jeudi 19 juin 2025, une visite sur le site du barrage hydroélectrique de Sélingué. Pour l’occasion, le Ministre Diané était accompagné des membres de son cabinet et des responsables de la Direction Nationale de l’Energie ainsi que de la société Energie du Mali SA (EDM-SA). Cette visite avait pour objet de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de réhabilitation du barrage hydroélectrique de Sélingué. Le Ministre de l’Energie et de l’Eau tenait à s’enquérir de la situation de la production d’énergie du barrage hydroélectrique de Sélingué, relativement à l’apport de l’ouvrage, dans la production nationale globale d’énergie par rapport aux capacités installées. Durant cette visite, le ministre a eu des échanges avec l’équipe d’exploitation du barrage hydroélectrique de Sélingué ainsi qu’avec les représentants des entreprises chargées des travaux de réhabilitation en cours dudit barrage. La visite a été l’occasion de présenter au ministre le fonctionnement du barrage et sa contribution dans la production d’énergie électrique du réseau interconnecté ainsi que les difficultés rencontrées dans les travaux de réhabilitation. Des difficultés majeures, rencontrées dans l’exécution des différents marchés de réhabilitation des groupes, ont impacté les activités de maintenance. En effet, le barrage hydroélectrique de Sélingué comprend 4 groupes de 11,45 MW chacun, avec un productible moyen annuel de 210 Gigawattheures. La production d’énergie réalisée en 2024 était 80% du productible moyen annuel. Cette performance s’explique par l’exploitation de 3 groupes en moyenne qui fonctionnent de 75 à 80% de leur puissance nominale, le quatrième étant démonté dans le cadre des travaux de réhabilitation qui permettront aux groupes d’atteindre leur performance normale. Rassuré par ce constat, le Ministre de l’Energie a néanmoins instruit le développement de compétences internes afin de réduire au strict minimum le recours à l’expertise extérieure dans la maintenance des outils de production. Toute préoccupation en passe d’être prise en charge, à travers la mise à disposition de l’entreprise Général Electric du personnel d’EDM-SA, pour la réalisation de certaines activités des travaux, dans le but bien compris d’optimiser les coûts, les délais et d’assurer la formation du personnel. L’équipe d’exploitation du barrage a attiré l’attention du ministre sur la forte fréquentation du pont barrage par les camions dont le poids et le gabarit dépassent les seuils limites admis, mettant en danger la sécurité de l’ouvrage. Il a été aussi question de l’importance d’accroitre la surveillance du barrage contre toutes intrusions inopportunes. Le ministre a promis de trouver une solution à ces problèmes en concertation avec ces homologues chargés, de l’administration territoriale, du transport et de la sécurité. CCOM/MEE

Fourniture d’eau potable dans la région de Kayes : Le Ministre Boubacar DIANE lance la construction d’une nouvelle station de pompage et d’assainissement

Le Ministre de l’Energie et de l’Eau, M. Boubacar DIANE, avec à ses côtés le Général de Brigade Ibrahim SOUMARE, Gouverneur de la région de Kayes, a procédé, ce samedi, 21 juin 2025, au lancement des travaux de construction d’une nouvelle station de pompage et d’assainissement de l’eau à Kayes, en première région administrative de notre pays. Ce projet vise surtout le renforcement de l’alimentation en eau potable de la capitale des rails. La cérémonie a enregistré la présence des autorités communales et coutumières ainsi qu’une foule nombreuse et enthousiaste affluée sur le site de la future station de pompage de Soutoucoulé dans la Commune rurale de Khouloum. Le Projet consiste au renforcement de l’alimentation en eau potable et en l’assainissement au profit de 253 210 habitants en 2025 et 350 707 habitants à l’horizon 2035, des bénéficiaires répartis vivent entre 13 quartiers des 4 communes dont celle urbaine de Kayes et les trois communes rurales de Khouloum, (notamment le village de Soutoucoulé site d’hébergement du projet), de Bangassi et de Liberté Dembaya. Fruit d’un partenariat entre le Gouvernement du Mali, la Coopération Allemande à travers la KfW et la Coopération Danoise, ce projet, d’un montant d’environ « 36 Milliards de FCFA, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’Action du Gouvernement (PAG), en son Axe 3 « Satisfaction des besoins fondamentaux de la population », récemment présenté par le Premier Ministre devant le Conseil National de Transition. Le Projet d’Alimentation en Eau Potable et l’Assainissement de la ville de Kayes se décline en deux composantes, Eau dévolue à la Société Malienne de Patrimoine de l’Eau Potable (SOMAPEP-SA), et Assainissement prise en charge par l’Agence Nationale de Gestion des Stations d’Epuration du Mali (ANGESEM). Dans son mot de bienvenu, le chef du village de Soutoucoulé, hôte de la cérémonie, Mady Diallo, a témoigné que la population de son village accueillait ce projet comme un « don de Dieu », tant les attentes locales sont grandes en matière d’approvisionnement en eau potable. « Nous avons soif, nous connaissons d’importantes difficultés de route et nous vivons dans l’obscurité », et pourtant, le village de Soutoucoulé existe, depuis plus de 400 ans, a-t-il égrené en guise de doléances à l’endroit du Ministre Diané dont il a sollicité l’appui, en insistant pour que ce chantier qui démarre puisse contribuer à la promotion de l’emploi local. Quant au maire Assa Mady Diallo, de la Commune rurale de Khouloum qui héberge le projet, il a exprimé toute sa satisfaction quant au choix porté sur sa commune, en fondant l’espoir que désormais, à travers ce projet « les populations auront régulièrement de l’eau pendant toutes les saisons ». Pour sa part, le représentant de la Coopération allemande, Paul Borokamm, partenaire financier du projet, a salué un grand jour pour la Coopération allemande car, a-t-il rappelé, « cela fait exactement 52 ans que la première usine des eaux de la ville de Kayes a été construite (en 1973) dans le cadre du jumelage entre la ville de Kayes et la ville allemande de Magdebourg ». Le Ministre Diané, dans son allocution, n’a pas manqué de souligner l’importance capitale de ce projet structurant « pour la ville de Kayes et ses environs…(car) il permettra d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour environ 255 000 personnes dans la Commune urbaine de Kayes et les trois communes voisines ». Le lancement du présent Projet, selon le Ministre de l’Energie et de l’Eau, « traduit cette vision commune de nos hautes autorités, sur les instructions de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, de faciliter l’accès des populations maliennes aux services sociaux de base, en général, et de l’accès du plus grand nombre de nos concitoyens à l’eau potable et à l’assainissement, en particulier ». Rappelant les fortes attentes, en matière d’eau et d’assainissement, le Ministre Diané a sollicité le soutien de la population pour en faire un véritable succès. Pour terminer, le Ministre Diané a tenu à insister auprès des structures concernées, et plus particulièrement les entreprises en charge des travaux sur le respect des normes de qualité et de respect des délais d’exécution délais de cet important projet très attendu par la population. CCOM – MEE

Le ministre Sadio Camara sur le partenariat militaire avec la Russie : « L’AVENIR EST PROMETTEUR »

L’économique s’impose dans cette visite officielle du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta mais la coopération militaire, déjà bien ancrée, a eu sa part dans les discussions bilatérales autant au niveau des Chefs d’État que des ministres chargés de la Défense du Mali et de la Russie. Le Général de corps d’armée Sadio Camara est dans la délégation présidentielle lors de cette visite officielle en Fédération de Russie. C’est dire combien la coopération militaire prend une place prépondérante dans les relations diplomatiques entre les deux pays. Le lundi 23 juin, avant la rencontre entre les deux Chefs d’État, le Général Camara était au ministère de la Défense russe pour rencontrer son homologue, André BELOOSOV. On se souvient de la phrase évocatrice du Président de la Transition, le 16 juin dernier, lors de la pose de la première pierre de la raffinerie d’or, quand il disait que la coopération sécuritaire entre le Mali et la Russie était « verrouillée », du point de vue des deux Chefs d’État. Si elle est verrouillée, les deux ministres de la Défense montent désormais la garde. « Je tiens à souligner que le fait que nous nous rencontrons régulièrement témoigne d’un intérêt mutuel et d’un développement dynamique dans les relations russo-maliennes dans le domaine de la Défense. Nous constatons une volonté mutuelle des deux pays à renforcer la coopération globale, avant tout, dans le domaine militaire et militaro technique. Le premier objectif dans notre partenariat, c’est d’avoir des résultats pratiques en matière de sécurité et de souveraineté », a confié le ministre Beloosov à son partenaire malien. Le ministre Sadio Camara s’est surtout félicité que le Mali se soit trouvé du bon côté de l’histoire avec le partenaire russe qui a toujours été une puissance d’équilibre. C’est pourquoi le Mali comprend aisément la guerre russo-ukrainienne. « Votre action contre la barbarie coloniale hier et contre le néocolonialisme aujourd’hui font que le peuple au Mali et du Sahel espère une résolution rapide et victorieuse dans l’opération militaire spéciale », a-t-il souligné. S’agissant plus particulière ment de la coopération militaire avec la Russie, le ministre de la Défense est en première ligne pour donner une compréhension claire des actions en cours. « Nous avons parlé de la formation, de l’entraine ment et surtout du transfert des technologies, car le Président de la Transition nous a instruit de toujours prendre en compte le transfert des technologies dans nos négociations. L’acquisition de matériels a aussi été abordée ». Pour le Général Sadio Camara, il ne fait l’ombre d’aucun doute que cette coopération maliano-russe at teindra ses nombres subjectifs dans la guerre contre le terrorisme. « Je peux rassurer les Maliens que ça se passe très bien. L’avenir est prometteur. Je laisse le soin aux Maliens de découvrir dans les jours, les semaines à venir, de faire le constat sur le terrain ». C’est bien lui qui a promis aux terroristes « le repos éternel ». Et cela s’est avéré ces dernières semaines au cours desquelles les actions des FAMAs ne laissent aucune chance aux hordes barbares qui infestent nos terres.