La 12ème édition du Festival International du Bélédougou a été, officiellement, lancée à Kolokani par Mohamed Ould Yaya, Sous-Préfet central de Kolokani, marquant, ainsi, le début de quatre jours d’activités culturelles et sociales. Cette édition est placée sous le thème : « Jeunesse, culture et éducation citoyenne pour un Mali de paix et souverain ».
Durant ces quatre jours, les populations de Kolokani et des localités environnantes auront droit à un programme riche et varié comprenant une foire d’exposition, des concerts en live, des sessions de formation, des consultations ophtalmologiques gratuites, des dépistages du VIH, des conférences-débats, ainsi qu’un match de gala.
Dans leurs interventions, le Sous-Préfet central et plusieurs personnalités ont salué l’importance du Festival International du Bélédougou, qui contribue, depuis plusieurs années, à la promotion de la culture locale, au dynamisme de l’économie de Bélédougou et au renforcement des capacités de nombreux jeunes de Kolokani et de ses environs.
Le directeur du festival, Amadou Oury Diallo, a exprimé sa gratitude envers les autorités administratives et locales, les forces de sécurité, ainsi que l’ensemble de la population du Bélédougou. Selon lui, leur engagement constant permet au festival de rayonner davantage et d’assurer sa pérennité au fil des années.
Il a également adressé ses remerciements aux partenaires techniques et financiers, qui accompagnent l’événement, notamment : Orange Mali, la CANAM, le HCNLS, le Ministère de la Culture, la JCI Kolokani et plusieurs autres structures partenaires.
Cette 12ᵉ édition s’annonce, du coup, comme un cadre privilégié de promotion de la culture, de la citoyenneté et du développement local au bénéfice de la jeunesse malienne.
Pour l’histoire, le Bélédougou, vassal du Royaume bambara de Ségou, s’illustra par sa forte résistance à la pénétration coloniale française. Son héros, chef de guerre, général Koumi Diossé Traoré parvînt à résister, durant des années, aux troupes coloniales, qui connurent des défaites et laissèrent plusieurs soldats morts sur le terrain. Atteignît, finalement, par l’âge (il avait plus de 90 ans), sa résistance finît par s’affaiblir face aux colonisateurs. Il se suicida plutôt que de se rendre à ses ennemis ; préférant, ainsi, la mort qu’à la honte.
Préfecture de Kolokani


