Le ministre Sadio Camara sur le partenariat militaire avec la Russie : « L’AVENIR EST PROMETTEUR »

L’économique s’impose dans cette visite officielle du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta mais la coopération militaire, déjà bien ancrée, a eu sa part dans les discussions bilatérales autant au niveau des Chefs d’État que des ministres chargés de la Défense du Mali et de la Russie. Le Général de corps d’armée Sadio Camara est dans la délégation présidentielle lors de cette visite officielle en Fédération de Russie. C’est dire combien la coopération militaire prend une place prépondérante dans les relations diplomatiques entre les deux pays. Le lundi 23 juin, avant la rencontre entre les deux Chefs d’État, le Général Camara était au ministère de la Défense russe pour rencontrer son homologue, André BELOOSOV. On se souvient de la phrase évocatrice du Président de la Transition, le 16 juin dernier, lors de la pose de la première pierre de la raffinerie d’or, quand il disait que la coopération sécuritaire entre le Mali et la Russie était « verrouillée », du point de vue des deux Chefs d’État. Si elle est verrouillée, les deux ministres de la Défense montent désormais la garde. « Je tiens à souligner que le fait que nous nous rencontrons régulièrement témoigne d’un intérêt mutuel et d’un développement dynamique dans les relations russo-maliennes dans le domaine de la Défense. Nous constatons une volonté mutuelle des deux pays à renforcer la coopération globale, avant tout, dans le domaine militaire et militaro technique. Le premier objectif dans notre partenariat, c’est d’avoir des résultats pratiques en matière de sécurité et de souveraineté », a confié le ministre Beloosov à son partenaire malien. Le ministre Sadio Camara s’est surtout félicité que le Mali se soit trouvé du bon côté de l’histoire avec le partenaire russe qui a toujours été une puissance d’équilibre. C’est pourquoi le Mali comprend aisément la guerre russo-ukrainienne. « Votre action contre la barbarie coloniale hier et contre le néocolonialisme aujourd’hui font que le peuple au Mali et du Sahel espère une résolution rapide et victorieuse dans l’opération militaire spéciale », a-t-il souligné. S’agissant plus particulière ment de la coopération militaire avec la Russie, le ministre de la Défense est en première ligne pour donner une compréhension claire des actions en cours. « Nous avons parlé de la formation, de l’entraine ment et surtout du transfert des technologies, car le Président de la Transition nous a instruit de toujours prendre en compte le transfert des technologies dans nos négociations. L’acquisition de matériels a aussi été abordée ». Pour le Général Sadio Camara, il ne fait l’ombre d’aucun doute que cette coopération maliano-russe at teindra ses nombres subjectifs dans la guerre contre le terrorisme. « Je peux rassurer les Maliens que ça se passe très bien. L’avenir est prometteur. Je laisse le soin aux Maliens de découvrir dans les jours, les semaines à venir, de faire le constat sur le terrain ». C’est bien lui qui a promis aux terroristes « le repos éternel ». Et cela s’est avéré ces dernières semaines au cours desquelles les actions des FAMAs ne laissent aucune chance aux hordes barbares qui infestent nos terres.

Sécurité routière : Les acteurs examinent la situation des accidents en 2024

Les acteurs de la sécurité routière sont en conclave depuis ce jeudi 24 Avril 2025 pour examiner et valider les statistiques 2024 des accidents de la route dans notre pays. La rencontre était présidée par Monsieur Malick KASSÉ, représentant du Ministre des Transports et des Infrastructures, en présence du Directeur général de l’Agence nationale de la Sécurité routière (ANASER) et des membres du Comité de la Sécurité routière. Cet exercice annuel, organisé par le ministère des Transports et des Infrastructures à travers l’ANASER, revêt d’une importance capitale, quand on sait que les statistiques d’accidents de la circulation routière constituent des données précieuses dans la lutte contre l’insécurité routière. Les échanges permettront d’avoir des statistiques d’accidents de la route justes et fiables au cours de l’année 2024. Pour rappel, en 2023, notre pays avait enregistré 2.635 cas d’accidents soit en moyenne, quatre personnes par semaine ont perdu la vie dans des accidents. Cette statistique macabre, avait permis aux autorités de la sécurité routière de renforcer la sensibilisation tout en interpellant la conscience collective à intensifier la sensibilisation des usagers sur les risques liés à certains comportements. Il faut dire que les chiffres qui émanent des services du District de Bamako étaient assez parlants. En effet, la capitale avait, en elle seule enregistré 2.635 accidents de la voie publique, ayant causé des dommages corporels. 195 personnes ont perdu la vie et 1.542 autres ont été grièvement blessées soit en moyenne quatre personnes par semaine ont perdu la vie dans la circulation routière. Le rapport soulignait néanmoins la croissance du trafic routier, le nombre d’accidents a diminué (-6,89%), le nombre de personnes tuées (23,41%) mais celui des personnes grièvement blessées sur les routes s’est accumulée en 2023 (16,55%), malgré son réflexion constaté l’année d’avant. Les experts avaient constaté que cette évolution ne reflète pas seulement les améliorations techniques, mais aussi les autres mesures enclenchées, y compris celles juridiques. Il est établi dans le rapport que les accidents interviennent essentiellement le jour avec 78,06% de cas. Mais lorsqu’ils se produisaient la nuit, les accidents sont plus graves et très souvent liés à une forte proportion d’alcool. Un fait aussi de plus de plus constater pour qu’on en parle. On a recensé l’année dernière à Bamako 20 cas de fuites de conducteurs lors des accidents après une forfaiture. En outre, en 2023, le quota d’accidents tristement attribué aux usagers piétons, conducteurs d’engins à deux roues, automobilistes et usagers d’engins à trois roues, ont augmenté par rapport à 2022. Les différences ne sont pas significatives pour les autres catégories d’utilisateurs. Le bilan nous montre que dans ces accidents, 84,41% des victimes étaient des hommes contre 15,59 de femmes. Et la tranche d’âge de 36 à 45 ans a été la plus impliquée dans les accidents de la circulation à Bamako pendant la période. Selon le document, des accidents corporels de la circulation routière dans le District de Bamako, les causes des accidents ne varient pas par rapport aux autres années. On y retrouve toujours comme principaux facteurs des accidents mortels, le mauvais comportement des usagers dans la conduite ou à pied. Ce qui se traduit par l’inobservation des règles de conduites à laquelle s’ajoutent la consommation d’alcool, le défaut de maîtrise, une vitesse mal adaptée aux circonstances, les dépassements dangereux et les vitesses excessives sur les grandes artères CCOM MTI