Refondation du secteur minier : La Commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières du Mali fait le point au Président de la Transition

La commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières a présenté, ce lundi 1er décembre 2025, au Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, son rapport de fin des travaux. Étaient présents à la cérémonie de présentation, plusieurs membres du Gouvernement, dont celui en charge des Mines et son collègue de l’Economie et des Finances. Pour l’expert et membre de la commission de négociation et de renégociation, Mamou TOURE a eu l’insigne honneur de présenter les résultats des travaux devant le Général d’Armée Assimi GOÏTA. Il a cité le recouvrement de 761 milliards FCFA sur un objectif de 400 milliards FCFA et l’assujettissement de toutes les sociétés minières au Code minier de 2023, augmentant, ainsi les recettes publiques de 585,7 milliards FCFA par an pour les sociétés auditées. Dans son intervention, TOURE a aussi rappelé que le montant total des frais engagés pour la mission, pendant ces trois ans, s’élève à deux milliards huit cent soixante-dix millions FCFA. Pour rappel, l’audit des mines d’or en exploitation est une recommandation forte des Assises nationales de la Refondation (ANR). Après avoir reçu le rapport, le Président de la Transition, Chef de l’Etat a exprimé sa profonde gratitude aux membres de la commission de négociation et de renégociation pour la qualité du travail accompli. CCRP PRÉSIDENCE

Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest : Le comité de pilotage examine l’état d’avancement du projet

Le Ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon KELEMA, a présidé, ce lundi 1er décembre 2025, les travaux de la 4ème session du comité de pilotage du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA Mali). Cette importante rencontre a pour cadre, le DFM du Ministère de l’Agriculture. Le Programme, qui s’ancre dans l’engagement de la Banque Mondiale dans le Sahel, vise à renforcer la résilience des populations du Sahel. Il cible les ménages les plus vulnérables, notamment, les petits producteurs, éleveurs, pêcheurs et agro-pasteurs, en prenant en compte les spécificités liées au genre, à l’âge et aux vulnérabilités (populations déplacées). En adoptant une approche territoriale par les communes, le projet entend apporter des réponses à des vecteurs de fragilité sociale (pauvreté, conflits entre agriculteurs et éleveurs, chômage des jeunes et des femmes, malnutrition infantile, déplacements forcés, etc.). Dans notre pays, le projet couvre 22 cercles dans les régions de Ségou et Koutiala. Cette session du comité de pilotage vise à examiner l’état d’avancement des activités du projet au titre de l’année 2025 et à adopter le Programme de travail et budget annuel (PTBA 2026), un outil essentiel pour la gestion de projets, garantissant l’efficacité et l’impact. Dans son allocution d’ouverture, le Ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon KELEMA a mis en exergue les résultats remarquables enregistrés par le programme. Au nombre desquels : le renforcement des capacités du personnel de Mali-Météo, de l’Office de Protection des Végétaux OPV, de l’Institut d’Économie Rurale IER, du Système d’Alerte Précoce SAP et de l’Agence pour l’aménagement des Terres et de Fourniture de l’Eau d’irrigation ATI, à travers l’octroi d’équipements techniques, d’équipements informatiques et de formation. En outre le programme a procédé à l’évaluation des capacités phytosanitaires existants du Mali et l’élaboration d’un plan d’action de renforcement des capacités phytosanitaires, de même que la formation de 100 brigades villageoises d’intervention phytosanitaire et la formation diplômante (Master et Ingénieur) de 13 agents des structures partenaires du programme. Le PRSA Mali a également à son actif, l’acquisition et la distribution de 8562 tonnes d’engrais organiques, 3095 tonnes de semences de riz, 1382 tonnes semences de maïs et 3904 kg de semences d’oignon, 235 kits motoculteurs dont 127 kits pour le riz et 108 pour le maïs, 60 batteuses de maïs et riz. Le ministre indiquera que le programme a financé 03 projets de recherche et développement dans la région de Sikasso. Dans sa mise en œuvre efficace et efficiente, le PRSA Mali a bénéficié à environ 530.000 exploitants agricoles dont 25% de femmes. Le Ministre Daniel KELEMA a ainsi salué l’équipe du projet pour les résultats engrangés et d’apprécier l’intervention multiforme du PRSA Mali, qui vient en appui concret des efforts colossaux du Gouvernement du Mali en faveur du secteur agricole. MA

Diaspora Malienne : Le Ministre Mossa AG ATTAHER reçoit Makan DIARRA autour d’un projet industriel structurant

Le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, Mossa AG ATTAHER, a accordé une audience, ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025, à Makan DIARRA, un compatriote malien résidant aux États-Unis et porteur d’un projet d’installation d’une usine multifonctionnelle au Mali. Fruit du Forum international de la diaspora, à l’issue duquel il avait présenté son initiative industrielle, le projet a été enregistré au niveau du Ministère en charge des Maliens établis à l’extérieur comme l’un des projets structurants portés par les Maliens de la diaspora. Le promoteur a informé le Ministre que la mise en place de l’infrastructure est déjà entamée et que les travaux avancent de manière satisfaisante. L’usine, conçue en plusieurs phases, abritera diverses chaînes de production : la fabrication de panneaux solaires et de batteries, la fabrication de glaces et cargos-glaces, ainsi que la transformation agroalimentaire. DIARRA a exprimé sa gratitude au Ministre pour l’attention portée à son projet et pour les facilités mises en place, afin d’encourager les initiatives économiques de la diaspora. Le Ministre a félicité le promoteur pour le niveau d’avancement du chantier, soulignant qu’un tel investissement reflète pleinement la vision portée par les plus hautes autorités : créer des cadres favorables permettant aux Maliens de l’extérieur d’investir au pays, contribuer à la création de richesse et participer au développement national. Au-delà de son projet industriel, Makan DIARRA s’est distingué la semaine dernière par un geste solidaire remarquable envers les étudiants maliens en médecine à Cuba, en leur offrant un don de 10 000 $ (5 640 000 FCFA) pour soutenir leurs études en médecine. Le Ministre s’est réjoui de cette démarche, qui illustre non seulement l’esprit de solidarité au sein de la diaspora, mais aussi l’importance de créer des cadres d’échanges structurés permettant l’émergence d’initiatives concrètes, tant sur le plan social qu’économique. Il a réaffirmé l’engagement du Département à accompagner toutes les compétences, projets et contributions, qui renforcent le lien entre le Mali et ses ressortissants établis hors du pays. MMEIA

Coopération Mali- Fonds monétaire International : La solidité économique et la résilience du Mali confirmées par le FMI

Du 10 au 21 novembre 2025, une équipe du FMI, conduite par Wenjie CHEN a mené, avec la partie malienne, une mission virtuelle dans le cadre de la première revue du programme de référence (Staff Monitored Program, SMP) conclu en avril 2025. Cette revue avait pour objectif d’évaluer les progrès accomplis par les Autorités maliennes, notamment en termes de mise en œuvre des engagements convenus et de performances macroéconomiques. Pour mémoire, le Mali a subi des inondations en 2024, qui ont induit la destruction de bétails, d’écoles et d’infrastructures. Pour aider le Mali à faire face aux effets de ces inondations, le FMI a octroyé une Facilité de Crédit Rapide (FCR) d’un montant de 72,969 milliards de FCFA. Cette FCR a été combinée avec un programme de référence assorti d’engagements à mettre en œuvre par les Autorités maliennes, sous forme de repères structurels ainsi que d’objectifs quantitatifs. A l’issue de la mission, l’équipe du FMI a publié un communiqué de presse dans lequel elle a indiqué qu’elle est parvenue à un accord préalable avec les Autorités maliennes, sous réserve de l’approbation par la Direction Générale du FMI. Elle a, également salué les efforts des Autorités maliennes, du fait de l’atteinte des repères structurels et des objectifs quantitatifs dont les délais étaient fixés au 30 septembre 2025. Pour l’équipe du FMI, les Autorités maliennes restent attachées à l’utilisation transparente du décaissement du FMI au titre de la FCR d’avril 2025 et ont publié le premier rapport trimestriel sur l’utilisation de ces ressources, ainsi que des informations détaillées sur la passation des marchés, y compris les processus de sélection et les bénéficiaires effectifs. Concernant les performances macroéconomiques, le FMI a pris en compte les défis auxquels le Mali est confronté, notamment les effets des inondations, les attaques terroristes, ainsi que les crises du carburant et de l’électricité et le différend avec la société Barrick Gold. A cet effet, le FMI a revu à la baisse ses perspectives de croissance en ce qui concerne le Mali. Ainsi, selon les estimations de l’équipe du FMI, ces différentes crises, combinées à la baisse de l’aide humanitaire, ont impacté, négativement, la croissance économique, qui devrait atteindre à 4,1 % en 2025 et l’inflation s’établira à un niveau inférieur à 3% en 2025. Pour 2026, toujours selon leur perception de la situation économique, le volume des activités enregistrerait une accélération de la croissance à 5,5% en rapport avec une reprise de la production aurifère et une amélioration progressive des conditions de sécurité. Quant à l’inflation, elle devrait fléchir à 2,5%, largement conforme à la norme communautaire de 3%. Il est important de signaler que les développements ci-dessus correspondent à la perception de l’équipe du FMI en ce qui concerne les performances macroéconomiques du Mali. Le communiqué de presse est un document du FMI, qui fournit l’appréciation de l’équipe. A ce titre, des écarts peuvent exister entre les chiffres, qui sous-tendent cette appréciation et ceux expliquant l’opinion des autorités maliennes, axée sur les données factuelles des services officiels. Ainsi, dans le cas d’espèce, les Autorités maliennes, sur la base des statistiques produites par les services techniques pour l’année 2025, ont réaffirmé leur projection initiale de croissance économique à 6,1%, en rapport avec le raffermissement du volume des activités dans l’ensemble des secteurs. Singulièrement, on note un rebond notable de l’activité dans le secondaire, avec un accroissement de 10,3% en 2025, après la contraction de 3,3% en 2024. Le taux d’inflation, mesuré par la variation du niveau général des prix, ressortirait à + 2,5% en 2025, inférieur au seuil de 3%, en lien avec les mesures de soutien du Gouvernement en faveur de la population et des acteurs économiques et une bonne campagne agricole. L’encours de la dette rapporté au PIB est projeté pour 2025 à 41,7% et reste largement en deçà de la norme communautaire qui est de 70%, ce qui traduit l’efficacité de la politique d’endettement du Mali. Le déficit budgétaire s’est réduit, passant de 3,9 % du PIB en 2023 à 2,6 % en 2024, grâce à des efforts significatifs de maîtrise des dépenses courantes et à l’amélioration des recettes fiscales. Il est projeté à 2,7% en 2025 (estimation), un niveau en dessous du critère de convergence communautaire de l’UEMOA de 3%. Concernant le taux de chômage, il suit une tendance à la baisse depuis 2021. En effet, il est passé de 6,1 % en 2021 à 3,5% en 2024 en passant par 5,4% et 4,7% respectivement en 2022 et 2023. Le taux est estimé à 5,9% en Afrique subsaharienne et 4,9% dans le monde en 2024. S’agissant de l’incidence de la pauvreté, c’est-à-dire la proportion de la population malienne qui n’arrive pas à dépenser 305 805 F CFA nécessaire pour satisfaire ses besoins de base, est estimée à 43,3% en 2024 contre 43,9% en 2023, soit une baisse de 0,6 % de points. Pour 2026, les perspectives font état d’une croissance de 6,3%, du fait de l’embellie attendue dans l’ensemble des secteurs (et même des branches). Le taux d’inflation, pour sa part, est attendu à +2,0%, niveau conforme à la norme communautaire de l’UEMOA. Il est important de signaler que ces perspectives pourront être revues à la hausse, en liaison essentiellement avec la fin du différend avec la société Barrick, qui se traduirait par une hausse des recettes intérieures mobilisées et un accroissement notable de la production d’or en 2026. Pour la même période de la revue, la Commission de l’UEMOA, sur la base des indicateurs produits au titre de la surveillance multilatérale dans les pays de l’UEMOA, a félicité le Mali au regard de ses performances macroéconomiques liées, notamment, au taux de croissance, au taux d’inflation, au déficit budgétaire et à l’encours de la dette rapporté au PIB, qui s’établissent respectivement à 5,0%, 3,2%, -2,2% et 42,2%. Pour fin 2025, les mêmes indicateurs sont projetés par la Commission à 6,0%, ≤ 3%, -2,9% et 42,0% respectivement. En définitive, cette mission réussie du FMI, au-delà des chiffres, envoie un message clair aux Partenaires au développement,

Police sanitaire des animaux terrestres : le Mali se dote de nouveaux textes pour renforcer son contrôle

Le Ministre de l’Elevage et de la Pêche, Monsieur Youba BA et son équipe viennent de réaliser une grande prouesse à travers l’adoption par le Conseil des ministres d’hier mercredi 26 novembre des projets de texte régissant la police sanitaire des animaux terrestres en République du Mali. Une avancée majeure qui appuie la volonté des plus hautes autorités de la transition dans le renforcement du contrôle sanitaire. En effet, sur le rapport du Ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des Ministres du mercredi 26 novembre a adopté des projets de texte régissant la police sanitaire des animaux terrestres. Cette adoption est le prolongement d’un processus entamé en 2022 sous le leadership des plus hautes autorités du Mali, a souligné le Ministre Youba Ba dans une interview accordée à la presse. Il a remercié les plus hautes autorités du Mali pour l’adoption de ces projets de texte qui consacre la relecture du cadre législatif et réglementaire de la prévention, du contrôle et de la lutte contre les maladies animales. Le Chef du département de l’Elevage et de la Pêche a rappelé que les textes étaient en vigueur depuis 2001 à travers la Loi n°01-022 du 31 mai 2001 portant répression des infractions à la police sanitaire des animaux sur le territoire de la République du Mali et son décret d’application. Après 24 ans d’application, cette loi et son décret ont révélé de nombreuses insuffisances, a-t-il précisé. Le Ministre a souligné la grande restructuration intervenue en 2005 au niveau du développement rural avec notamment la création de la direction nationale des services vétérinaires n’a pas changé ces textes. Selon lui, « il y a plusieurs missions de performances et d’analyses des écarts de l’Organisation mondiale de la santé animale et des structures de contrôle en occurrence l’Inspection de l’élevage. Toutes ces missions ont prôné non seulement la restructuration des services mais aussi le toilettage de cette loi ». Ce processus de relecture prend en compte les recommandations des missions d’appui à la règlementation du secteur de l’Elevage et de la Pêche en tenant compte de l’évolution de l’environnement institutionnel et au développement du secteur de l’Elevage. Les projets de texte, adoptés apportent des innovations majeures comme la perception de redevance. « Dans la sous-région il y a la perception des redevances pour la délivrance des certificats de vétérinaires mais aussi par rapport aux vaccinations et autres. Aujourd’hui, c’est chose faite. La délivrance de ces documents va requérir la perception de certaines taxes ». Les projets de textes adoptés par le Conseil des ministres intègrent l’évolution de l’environnement institutionnel, le transfert de certaines compétences de l’Etat aux Collectivités territoriales dans les domaines de l’Elevage et de la Pêche et plus précisément en matière de police sanitaire des animaux sur le territoire national. Selon le Ministre Youba Ba, il y avait lieu de prendre en compte la décentralisation. « Nous avons une règlementation revue en fonction de la situation actuelle, de l’environnement international en tenant en compte des recommandations de l’organisation mondiale de la santé animale et de l’Inspection de l’élevage et de la pêche », se réjouit le Ministre Youba Ba. L’adoption de ces projets de texte constitue une avancée majeure qui va renforcer les chantiers ouverts par le département dans le cadre de la concrétisation de la vision stratégique des plus hautes autorités du Mali. MEP

Approvisionnement du pays en Hydrocarbures : Le Gouvernement et les opérateurs pétroliers font le point

Le Ministre de l’Industrie et du Commerce, Monsieur Moussa Alassane DIALLO a présidé ce jour jeudi 27 Novembre 2025, la 7ème rencontre hebdomadaire avec les acteurs du GPP et du GMPP, près d’une semaine après la signature d’un protocole d’entente entre le Gouvernement et les groupements pétroliers. Une réunion de suivi essentielle qui a permis de passer en revue l’évolution de l’approvisionnement, d’ajuster les priorités et de confirmer les efforts engagés pour sécuriser durablement l’approvisionnement de l’ensemble du Pays en hydrocarbures. Les constats partagés sont clairement encourageants, l’amélioration de l’approvisionnement est palpable, et plusieurs centaines de citernes actuellement aux portes de Bamako, dont 200 déjà réceptionnées. Cette dynamique, saluée par toutes les parties, témoigne des effets concrets du protocole signé et de la mobilisation totale des opérateurs ainsi que des services techniques du département. Le Ministre insiste, la cadence doit être maintenue. Aussi, les discussions ont porté sur les moyens d’accélérer encore la fluidité des convois et la réduction des délais de traitement. Le président de séance a réaffirmé une directive clé, les régions restent une priorité absolue pour le Gouvernement. L’objectif est qu’aucune zone du pays ne doit être laissée en marge de la chaîne d’approvisionnement. Le Gouvernement, en étroite collaboration avec les opérateurs pétroliers, met tout en œuvre pour que chaque région soit approvisionnée afin d’assurer stabilité, mobilité et continuité des activités économiques. MIC

9ème Réunion Ministérielle des pays producteurs de Coton C4 : Les experts examinent la situation du secteur coton à Bamako

En prélude à la grande plénière de la 9ème réunion ministérielle de coordination des pays co-auteurs de l’initiative sectorielle en faveur du Coton C4+, les experts des pays producteurs du coton sont réunis, depuis ce mercredi 26 Novembre 2025, à Granada hôtel l’Amitié de Bamako. Ouverte sous la présidence du Secrétaire général, représentant le Ministre de l’Industrie et du Commerce, cette rencontre technique, qui se tient dans un format hybride (présentiel et en ligne), est le coup d’envoi officiel des travaux préparatoires de la 9ᵉ Réunion du comité ministériel de coordination. Dans un contexte mondial marqué des distorsions sur le marché du coton, ces assises interviennent à un moment déterminant pour les pays producteurs du coton engagés dans la défense d’une filière stratégique pour leurs économies. Au cœur de cette réunion, les experts du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, du Tchad et de la Côte d’Ivoire se penchent sur l’état des négociations au sein de l’OMC, les stratégies à affiner avant la 14ᵉ Conférence ministérielle prévue en mars 2026 à Yaoundé, ainsi que l’évolution des partenariats majeurs, notamment le partenariat Coton FIFA-OMC. Leur mission est de proposer des orientations solides, consolider les acquis et identifier les leviers, qui permettront de mieux défendre les intérêts des pays producteurs face aux subventions, qui faussent le marché international. Aussi, les conclusions, issues des assises de Bamako, permettront d’outiller les ministres pour la plénière de ce Jeudi 27 Novembre, où seront validées les stratégies et résolutions, qui porteront la voix du C4+ sur la scène internationale. MIC

Situation d’Approvisionnement en produits pétroliers : Le ministre Moussa Alassane DIALLO ordonne l’approvisionnement immédiat des stations-services

Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a effectué, ce jour lundi 24 Novembre 2025, une visite de terrain au Bureau du pétrole des douanes, accompagné du Directeur général en charge du commerce, des secrétaires généraux des principaux groupements pétroliers, de son cabinet, ainsi que du Directeur du CECOGEC. Accueilli par le Directeur Général des Douanes, l’Inspecteur Général Amadou Konaté, le Ministre a eu un entretien fructueux avec les équipes du bureau des produits pétroliers avec pour objectif de faire le point du protocole signé entre le Gouvernement et les groupements pétroliers le Vendredi 21 Novembre 2025. Prenant la parole, l’Inspecteur général a salué un partenariat public-privé, qui produit des résultats concrets, rappelant que le protocole, récemment, signé est, désormais, pleinement, en exécution. En effet, les Douanes ont confirmé une progression spectaculaire : 117,3 millions de litres de produits pétroliers enregistrés au mois de Novembre, contre 53 millions en septembre et 78 millions en octobre. Les convois sécurisés ont, également, augmenté, passant de 2 en septembre à 10 en novembre, un progrès rendu possible grâce au travail acharné de nos vaillantes FAMA, chaleureusement remerciées par les autorités. S’exprimant avec fermeté, le Ministre a rappelé que le Mali traverse « une période de perturbation de l’approvisionnement en hydrocarbures, mais que la réponse doit être collective, coordonnée et immédiate », a-t-il indiqué. Il a salué la présence des deux représentants des groupements pétroliers, dont la contribution scientifique et opérationnelle demeure essentielle. Il a, également, tenu à rendre hommage aux chauffeurs, véritables soldats de la chaîne d’approvisionnement. Le Ministre a réaffirmé l’objectif, suite à la signature du protocole d’accord : « mettre fin aux files d’attente et garantir la disponibilité du carburant partout ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis la signature du protocole, le vendredi dernier, 110 camions sont sortis sur 124 enregistrés en moins de 24 heures, toute chose, qui prouve son efficacité. Faisant une visite de terrain au parking des camions citernes, il a fixé une exigence claire : sans délai, toutes les stations du pays doivent être approvisionnées, afin de garantir une offre, largement, supérieure à la demande et assurer un retour complet à la normale. MIC  

Accord de sortie de crise à la mine d’or de LOULO-GOUNKOTO

Le Gouvernement de la République du Mali a conclu un accord de règlement avec la société Barrick Gold mettant fin au différend relatif à l’exploitation de la mine d’or de Loulo-Gounkoto. Ce lundi 24 novembre 2025, le Ministre de l’Economie et des Finances et son collègue des Mines ont reçu à l’hôtel des finances une délégation de la société conduite par l’un de ses administrateurs Mamadou SAMAKE. Selon l’accord, toutes les charges contre la société Barrick et ses employés seront abandonnées, et les procédures judiciaires pour la libération de ses employés détenus seront engagées. Les missions de l’administration provisoire du complexe Loulo-Gounkoto prendront donc bientôt fin, le contrôle opérationnel revenant entièrement à Barrick. De même, dans le cadre dudit accord la société Barrick s’engage à retirer sa demande d’arbitrage actuellement en instance devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Notons que l’accord marque la fin d’une période conflictuelle entre la société minière et le Gouvernement malien, qui avait placé le complexe minier sous administration provisoire. La résolution de ce différend permet ainsi à Barrick de reprendre bientôt ses opérations normales dans les mines de Loulo- Gounkoto, au grand bonheur des employés, des communautés riveraines et de l’économie malienne. Cet accord de sortie de crise à la mine d’or de Loulo-Gounkoto, faut-il le rappeler, intervient après plusieurs mois de négociations entre les deux parties. Ministère des Mines    

Rencontre sectorielle sur la régulation et la coordination des hydrocarbures : Les opérateurs pétroliers réunis autour du GPP et du GMPP

Le Ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane DIALLO a présidé, ce jour 20 novembre 2025, la 6e rencontre hebdomadaire avec les opérateurs pétroliers réunis autour du GPP et du GMPP en présence du Directeur Général en charge du Commerce, du Directeur du CECOGEC ainsi que du Directeur Général Adjoint de la Douane. Après avoir évoqué les points inscrits à l’ordre du jour, à savoir, le suivi hebdomadaire des mesures prises et des propositions de pistes de solutions, le ministre a fait part à l’assistance des mesures prises par les plus hautes autorités de la transition, afin d’assurer un approvisionnement constant pour le plus grand bonheur des populations. En effet, le constat a été fait qu’au terme de plus d’un mois de suivi rigoureux, une donnée clé confirme la normalisation progressive de la situation : une seule citerne n’a pas été brûlée. Autrement dit, le carburant entre régulièrement dans le pays, les volumes sont disponibles. Pourtant, paradoxalement, les files devant les stations augmentent. Cette contradiction a permis de mettre en lumière un goulot d’étranglement administratif, qui ralentit les opérations, malgré un approvisionnement techniquement assuré. C’est pour dissiper définitivement ce blocage que le Gouvernement a pris l’initiative de mettre en place un protocole d’accord entre le Gouvernement et les principaux groupements des opérateurs pétroliers, qui sera de nature à assurer une gestion accélérée de l’approvisionnement. En effet l’objectif est de réduire drastiquement le délai de passage des dossiers au Bureau des Douanes du Pétrole, afin que l’attente soit réduite à 24h, au lieu des 72 heures actuelles. Une réforme structurelle, qui vise, directement, les files d’attente interminables observées dans certaines stations et qui, une fois opérationnelle, apportera un soulagement immédiat aux consommateurs. Cette mesure simple, mais, déterminante permettra de désengorger, rapidement, les stations, d’assurer un flux continu des citernes, et de garantir que chaque goutte de carburant disponible parvienne, sans délai, aux usagers. La signature du protocole est prévue, ce vendredi 21 Novembre 2025. MIC