Coopération bilatérale : le nouveau représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) présente ses lettres de créance

L’Ambassadeur Moustapha TRAORE, Secrétaire Général du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a reçu, en audience, ce jeudi 22 octobre 2026, Nourou Macki TALL, nouveau Représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), venu pour la présentation de sa lettre d’accréditation au Chef de l’administration du Ministère. L’Ambassadeur TRAORE et son hôte ont saisi cette occasion pour passer en revue les axes prioritaires de la coopération entre le Mali et la FAO, tout en mettant l’accent sur l’accompagnement dans la gouvernance du développement agroalimentaire, le renforcement de la chaîne de valeur des produits agricoles, l’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire ainsi que la promotion du développement dans le cadre de la gestion durable des ressources naturelles. Soulignant le caractère hautement prioritaire et sensible des domaines couverts par la FAO, l’Ambassadeur TRAORE a salué la qualité de cette coopération multilatérale, y compris le nouveau cadre de coopération parfaitement aligné sur les priorités nationales, définies dans les documents de planification du développement stratégique du Mali. Dans la même veine, il a rappelé le nouveau paradigme du développement endogène de notre pays et les principes directeurs, qui régissent son partenariat. Il a, en outre, relevé la nécessité de la prise en compte de la dimension confédérale dans la coopération avec la FAO. Nourou Macki TALL a, pour sa part, renouvelé son engagement à accompagner les efforts du Gouvernement dans l’amélioration du bien-être, notamment, des populations rurales, en droite ligne de la nouvelle vision gouvernementale et du mandat de l’organisme onusien dont il assure le leadership. MAECI
Commémoration du 66ème Anniversaire de l’Indépendance du Mali : Le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY en communion avec les maliens de Suisse

En séjour à Genève, en Suisse, dans le cadre de la 77ème session du Comité exécutif du Programme du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, a présidé la cérémonie de célébration du 66e anniversaire de l’indépendance du Mali ce 17 octobre 2026. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’Ambassadeur du Mali en Suisse Sékou dit Gaoussou CISSE, entouré de ses homologues du Burkina Faso et du Niger, ainsi que des membres de la communauté malienne établie à Genève. Prenant la parole, Son Excellence CISSE a salué les efforts engagés par les autorités de la Transition, notamment dans le domaine de la sécurité. Il a souligné l’importance des actions entreprises pour faire face aux défis sécuritaires et préserver l’intégrité territoriale du pays. Cette célébration a également été l’occasion de rappeler les liens de fraternité et de solidarité entre les peuples de l’espace sahélien, confrontés à des enjeux communs. Pour sa part, le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement a salué l’engagement des Maliens établis à Genève et leur soutien aux autorités de la Transition. Il a mis en avant l’importance de la contribution de la diaspora à la vie nationale, à travers son attachement au pays, son sens des responsabilités et sa participation aux efforts de développement. Le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY a également invité ses compatriotes à préserver les valeurs de patriotisme, de cohésion sociale et de solidarité, indispensables pour accompagner le Mali dans cette période de son histoire. Il a rappelé que, malgré la distance, les Maliens de l’extérieur demeurent une composante essentielle de la Nation et des acteurs importants de son avenir. Au-delà de la commémoration de l’accession du Mali à la souveraineté nationale, cette célébration à Genève a constitué un moment de rassemblement pour la communauté malienne autour de son histoire, de son identité et de son attachement à la patrie. MATD
Diplomatie : L’ambassadeur du Qatar reçu en audience par le Premier Ministre Abdoulaye MAÏGA

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Général de Division Abdoulaye MAÏGA a reçu, en audience, ce lundi 19 Octobre 2026, Son Excellence Ahmed Bin Turki Al-SUBAI, Ambassadeur de l’État du Qatar au Mali. Les deux personnalités ont échangé sur la nécessité de renforcer la coopération entre les deux pays tout en insistant sur la nécessité de renforcer des échanges économiques et commerciaux, notamment, à travers le développement des investissements. Dans le domaine de la sécurité, le diplomate qatari a vivement condamné les attaques terroristes au Mali ainsi que leurs sponsors. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a indiqué que le terrorisme constitue une menace pour la stabilité, c’est pourquoi les pays doivent se donner la main pour y faire face. Le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a invité les investisseurs qataris à venir investir au Mali tout en rappelant les trois principes, qui guident l’action publique au Mali. PRIMATURE
Comité Ministériel de Pilotage de la Confédération des Etats du Sahel (AES) : Réunions préparatoires aux négociations formelles avec la CEDEAO

La Confédération des États du Sahel (AES) a harmonisé sa position avant les premières négociations formelles avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), prévues les 17 et 18 octobre 2026 à Dakar, au Sénégal. La réunion préparatoire s’est tenue le 16 octobre à Ouagadougou, sous la présidence du ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. À l’issue de la rencontre, les ministres ont convenu des points suivants : 1- Le Comité ministériel de pilotage de la Confédération des Etats du Sahel (AES) s’est réuni à Ouagadougou, le 16 octobre 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Karamoko Jean Marie TRAORE, Ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, en prélude aux premières négociations formelles entre la Confédération AES et la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), prévues les 17 et 18 octobre 2026 à Dakar, au Sénégal. 2- La délégation du Mali était conduite par Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et comprenait Monsieur Mossa Ag ATTAHER, Ministre en charge de l’Intégration africaine. Celle du Niger était conduite par Son Excellence Monsieur BAKARY Yaou SANGARE, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur. 3- Cette réunion avait pour objectif de valider l’approche confédérale sur les premières négociations formelles avec la CEDEAO, notamment jeter les bases politiques et le cadre juridique des relations avec la CEDEAO et définir les orientations stratégiques pour les négociations. 4- La réunion de Ouagadougou s’inscrit dans la continuité des consultations tenues le 22 mai 2025 à Bamako, en vue du lancement des négociations entre la Confédération des États du Sahel (AES) et la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). 5- Cette rencontre a été précédée, le 14 octobre 2026, de la réunion de la Task-force confédérale. 6- Les travaux se sont tenus sous les hautes orientations éclairées de Leurs Excellences Le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, Président de la Confédération des Etats du Sahel, Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali, et Le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat. 7- Les Ministres ont relevé les avancées enregistrées dans les trois piliers de la Confédération (défense et sécurité, diplomatie, développement), notamment les résultats tangibles obtenus dans la lutte contre le terrorisme. 8- Les Ministres ont rendu un vibrant hommage aux Forces de Défense et de Sécurité pour leur engagement et les sacrifices consentis. Ils se sont également inclinés devant la mémoire des martyrs et des victimes du terrorisme et salué la résilience des braves populations AES. 9- Abordant l’ordre du jour de leur réunion, les Ministres ont fait la revue des principes et de l’esprit qui doivent gouverner leurs travaux et orienter l’ensemble des cycles de négociations entre la Confédération AES et la CEDEAO. 10- La Confédération aborde ces négociations de bonne foi, dans un esprit d’ouverture, de dialogue, de sérénité et de respect mutuel de la souveraineté de ses Etats, comme principe directeur de la défense des intérêts de sa population. 11- Elle entend œuvrer à un partenariat pragmatique, équilibré et mutuellement bénéfique avec la CEDEAO, fondé sur l’égalité des Parties, la reconnaissance de la personnalité juridique et institutionnelle de la Confédération, la préservation des acquis de l’intégration régionale et la protection des intérêts des populations ouest-africaines. 12- Les Ministres ont adressé une motion spéciale de remerciements à Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, Président de la Confédération pour son leadership. Ils ont exprimé leur gratitude au Gouvernement et au Peuple burkinabè pour l’accueil chaleureux réservé aux délégations malienne et nigérienne et pour l’organisation réussie de la réunion. MAECI
Diplomatie : L’Ambassadeur SE, Seydou COULIBALY présente ses Lettres de créance à la Présidente de la République de Namibie

Son Excellence, Seydou COULIBALY, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Mali près la République de Namibie, avec résidence à Luanda, a présenté, le mercredi 07 octobre 2026, ses Lettres de créance à Son Excellence, Netumbo Nandi- NDaitwah, Présidente de la République de Namibie. A la suite de la cérémonie protocolaire de présentation des Lettres de créance, le Diplomate malien a transmis à la Présidente namibienne les chaleureuses et fraternelles salutations de Son Excellence, Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Il a saisi l’occasion pour faire le tour d’horizon de la situation nationale et sous-régionale, marquée par la lutte contre le terrorisme, tout en soulignant les efforts importants déployés par nos plus hautes Autorités dans le cadre de la sécurisation du territoire national et la promotion du développement endogène. Au plan bilatéral, les échanges ont porté sur les perspectives de renforcement des relations d’amitié et de diversification des domaines de coopération, entre les deux pays, dans un esprit de solidarité, de partage d’expériences et d’intérêts partagés. Réaffirmant sa solidarité et son soutien aux efforts salutaires de nos Autorités et, contribuant à la stabilité de la sous-région, Son Excellence, Netumbo Nandi- NDaitwah a souligné la nécessité de renforcer davantage notre coopération sud-sud, en vue de relever les défis communs visant la sécurisation et le développement harmonieux de nos pays. MAECI
Résilience face aux effets néfastes du changement climatique : La Mali peaufine sa CDN 3.0

L’atelier consacré à la validation du document de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0) du Mali s’est tenu ce jeudi 1er octobre sous la présidence de DOUMBIA Mariam TANGARA, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Ont pris part à la cérémonie d’ouverture, les ministres chargés de l’Energie et de l’Agriculture, les représentants des collectivités, du secteur privé, de la société civile, des jeunes, des femmes et des partenaires techniques et financiers. Cet atelier constitue un cadre privilégié d’échanges, de concertation et de validation du document de la CDN 3.0. Il vise notamment à recueillir les observations et contributions des différentes parties prenantes afin de consolider le document, de favoriser son appropriation nationale et de renforcer sa cohérence avec les priorités et réalités du Mali. A ce titre, les échanges ont permis de dégager des recommandations consensuelles en vue de la finalisation du document. Dans son allocution, Mme Evelyne BAMBA, Représentante Résident du PNUD au Mali, également Chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur Environnement/Changement climatique a indiqué que la validation de la CDN 3.0 est une étape importante qui traduit les engagements internationaux du gouvernement malien en actions concrètes. Elle a aussi précisé que ce processus renforce son ambition climatique en tant que Partie à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et de l’Accord de Paris sur le climat. Elle a, enfin, renouvelé ses remerciements au Gouvernement du Mali pour son leadership, ainsi qu’à l’ensemble des agences des Nations Unies, partenaires techniques et financiers, experts et institutions qui ont contribué à ce processus. Pour le ministre chargé de l’Environnement, la CDN 3.0 du Mali représente bien plus qu’un engagement climatique : elle traduit notre volonté collective de construire un Mali plus résilient, plus durable et mieux préparé aux défis environnementaux de notre époque. Pour elle, face aux effets du changement climatique qui touchent nos communautés, notre agriculture, nos ressources naturelles et nos moyens de subsistance, l’heure n’est plus seulement au constat : l’heure est à l’action. À travers la CDN 3.0, nous devons faire de l’action climatique une opportunité pour accélérer le développement, protéger nos ressources, renforcer la résilience des populations et promouvoir des solutions adaptées aux réalités maliennes. Pour Mme le ministre, notre ambition est claire : agir aujourd’hui pour préserver les générations de demain. La réussite de cette démarche dépendra de l’engagement de tous : pouvoirs publics, collectivités, secteur privé, société civile, jeunes, femmes et partenaires au développement. Dans son discours d’ouverture, Mme le ministre a aussi rappelé que parallèlement, le Mali entend assumer sa part de l’effort mondial d’atténuation. À l’horizon 2035, a-t-elle ajouté, la CDN 3.0 prévoit, pour les secteurs émetteurs que sont l’énergie, l’agriculture et les déchets, une réduction de 25,25 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport au scénario de référence. Avant de conclure, elle a remercié les plus hautes autorités de notre pays pour leur leadership sur les questions de protection de notre environnement. MEADD
Célébration du 66ème Anniversaire de l’Indépendance du Mali : Le Ministre Abdoulaye DIOP en communion avec les maliens établis à New York

En marge du segment de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies, Son Excellence, Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, accompagné de la délégation malienne qu’il conduit, a pris part, le dimanche 27 septembre 2026, à la célébration, en différé, du 22 Septembre 2026, avec ses compatriotes établis à New York. Moment festif chargé de patriotisme, combinant prestation musicale, culture et football, cette rencontre de commémoration de l’accession du Mali à la souveraineté internationale a enregistré la participation des leaders des mouvements associatifs maliens à New York, renouvelant ainsi leur unité, leur solidarité et leur ambition commune, qui est celle de l’émergence et du développement durable de notre pays. Prenant la parole, lors cette fête, le Ministre DIOP a rappelé à ses compatriotes la situation du Mali, qui traverse un moment singulier d’adversités multiformes, aggravées par le terrorisme soutenu par des sponsors étatiques étrangers visant la déstabilisation de notre pays. Face à ces défis et enjeux existentiels, le Ministre DIOP a relevé les efforts importants de nos plus hautes Autorités dans le domaine de la sécurisation du territoire national et du développement durable du pays, y compris dans le cadre de la Confédération AES. Saluant la contribution les Maliens de New York à l’essor socio-économique du Mali, il a rappelé la centralité des préoccupations des Maliens établis à l’extérieur dans l’agenda du gouvernement, sous l’impulsion des plus hautes Autorités. Les Maliens de New York ont saisi cette occasion pour renouveler leur engagement à contribuer à la construction nationale et à refléter l’image de marque de notre pays dans leur vie quotidienne pour favoriser davantage le rayonnement du Mali à l’international. MAECI
81ème Session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies : Les ministres de la Confédération des États du Sahel (AES) à la rencontre de la diaspora sahélienne des États Unis d’Amérique

Les Ministres des Affaires étrangères de la Confédération de l’AES ont tenu, dans la soirée du dimanche 27 septembre 2026, à New York, une rencontre d’échanges fraternels avec la diaspora confédérale, en présence des Ministres et hautes personnalités des pays de l’AES. Du Canada à Washington en passant par New York et d’autres États des États Unis d’Amérique, la diaspora de la Confédération des Etats du Sahel était en grand nombre au rendez-vous pour exprimer son soutien indéfectible à ses Autorités et échanger sur la marche souveraine de la Confédération AES, sous le leadership visionnaire et courageux des trois Chefs d’État malien, burkinabè et nigérien pour la satisfaction des aspirations profondes des populations de l’espace commun. Tour à tour, les Ministres en charge des Affaires étrangères ont rappelé la vision, les progrès accomplis et les perspectives de la Confédération AES, malgré un contexte géopolitique hostile caractérisé par un terrorisme à la solde des sponsors étatiques étrangers. Pour les Ministres, les épreuves actuelles, loin de faiblir la détermination de leurs pays, renforcent la résilience, aguerrissent leurs forces de défense et de sécurité et consolident le fondement inébranlable de la Confédération AES, bâti sur un destin commun. A cet égard, les Ministres ont relevé avec satisfaction que les perspectives au niveau confédéral sont bien dégagées pour la transformation rapide de l’espace confédéral en zone de prospérité partagée, au regard des grands résultats obtenus en si peu de temps. Déjà la Confédération dispose d’une force unifiée, qui opère, vaillamment, sur le théâtre unique des opérations de l’espace confédéral, d’une banque confédérale pour l’investissement et le développement pour le financement des projets structurants et intégrateurs, d’une action diplomatique harmonisée parlant d’une seule voix et des médias confédéraux pour promouvoir la souveraineté narrative de nos États et contrecarrer la désinformation. Lors de la séquence interactive qui a marqué la fin de la rencontre, les participants ont renouvelé leur attachement à la vision de la Confédération et leur engagement à contribuer à la réalisation des projets de développement en faveur desquels les expertises variées et les ressources au niveau de la diaspora confédérale sont abondantes. MAECI
81ème Session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies : SE Abdoulaye DIOP boucle son agenda diplomatique à New York par des rencontres bilatérales stratégiques

Son Excellence, Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a bouclé son agenda diplomatique à New York par des rencontres bilatérales avec son homologue de la République Islamique d’Iran, Son Excellence, Abbas Araghchi et le Secrétaire Général des Nations Unies, Son Excellence, António GUTERRES. Le Ministre DIOP et son homologue iranien ont échangé sur les perspectives du renforcement des relations de coopération bilatérale, notamment dans les domaines prioritaires identifiés lors de la première session de la Commission mixte de coopération entre les deux pays, en août 2022 à Bamako. Le Chef de la diplomatie iranienne a saisi cette occasion pour informer des derniers développements de la situation en Iran. Il a, en outre, salué la résilience du peuple et du gouvernement du Mali, ainsi que celle des autres États membres de la Confédération AES dans la lutte complexe qu’ils mènent contre le terrorisme, soutenu par des sponsors étatiques étrangers. Sur la situation sécuritaire au Moyen orient, le Ministre DIOP a souligné l’importance du dialogue et des négociations entre les parties concernées, en vue de la résolution rapide et durable des tensions actuelles. Dans la même foulée, le Ministre DIOP et le Secrétaire Général des Nations Unies se sont entretenus sur des questions multilatérales d’intérêt commun, y compris la coopération avec les Agences, Fonds et Programmes de développement du système des Nations Unies en soutien aux efforts du Gouvernement dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations. S’agissant des questions sécuritaires au Sahel, le Ministre DIOP a dénoncé et condamné le soutien politique, financier et logistique au terrorisme téléguidé par certaines puissances impérialistes. Il a salué le travail accompli par le Secrétaire Général à la tête des Nations Unies, avant de réaffirmer l’attachement du Mali aux principes, objectifs et buts de la Charte des Nations Unies visant la préservation de la paix, de la sécurité et du développement à l’échelle internationale. MAECI
81ème session de l’Assemblée générale des Nations unies : Le Ministre DIOP délivre le message fort du Président Assimi GOITA

Monsieur le Président de l’Assemblée générale, Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Monsieur le Secrétaire général, Mesdames et Messieurs, C’est pour moi un insigne honneur de prendre la parole devant cette auguste Assemblée pour délivrer, au nom de Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État, la déclaration de la République du Mali. Je vous adresse, Monsieur le Président, les chaleureuses félicitations de la délégation du Mali pour votre brillante élection à la présidence de la 81ème session de l’Assemblée générale et je vous assure de la coopération de la délégation malienne tout au long de votre mandat. Je saisis également cette occasion pour rendre hommage à votre prédécesseur pour la conduite remarquable des travaux de la 80ème session de l’Assemblée générale. Enfin, je tiens à adresser nos vifs remerciements à Son Excellence Monsieur António GUTERRES, Secrétaire général des Nations Unies, pour son engagement, durant les dix dernières années à la tête de notre Organisation commune, au service de la paix, du développement et des droits humains à travers le monde. Excellences, Mesdames et Messieurs, Il y a 66 ans, jour pour jour, le 28 septembre 1960, soit 6 jours après son accession à l’indépendance, le Mali, sous la conduite de Son Excellence le Président Modibo KEITA, a été admis à l’ONU avec notamment le soutien de la République de Tunisie et celle de Ceylan, actuel Sri Lanka. Le Mali se félicite du thème de la 81ème session ordinaire de l’Assemblée générale, à savoir « Restaurer la confiance, accompagner les transformations : une Organisation des Nations Unies au service de tous ». Ce thème est pertinent et d’actualité, car au-delà de la réflexion qu’il suscite sur la manière dont notre Organisation peut retrouver sa crédibilité et son efficacité dans un contexte international de crises multiples et de remise en cause du multilatéralisme, il appelle surtout à restaurer la confiance entre les États Membres pour trouver des solutions communes et adaptées aux nombreux défis de notre temps. Comment y arriver ? Pour sa part, le Mali réaffirme son attachement indéfectible à un multilatéralisme réformé, fondé sur le strict respect des buts et des principes de la Charte des Nations Unies, notamment l’égalité souveraine des Etats, le respect de l’intégrité territoriale des Etats, l’interdiction du recours à la force, le respect mutuel et la non-ingérence dans les affaires intérieures des États. En nous éloignant de ces principes, nous nous rapprochons inéluctablement de cycles conflictuels. Nous le savons tous : les violations flagrantes du droit international, son application sélective, la persistance de la politique de deux poids deux mesures dans la gestion des crises à travers le monde, et le recours abusif à la force, à la menace, les politiques d’hégémonie, d’assujettissement et de domination, en violation de la Charte de notre Organisation, ont considérablement entamé la confiance des citoyens du monde dans les institutions internationales, en particulier les Nations Unies. Aussi, le Mali appelle-t-il à la levée des mesures coercitives unilatérales, qui portent atteinte à la souveraineté des Etats et mettent en danger la vie et le bien-être des populations de la trentaine de pays à travers le monde affectés par ces sanctions. A toutes ces pratiques qui fragilisent la gouvernance mondiale actuelle, s’ajoute la lenteur d’anticipation des Nations Unies qui l’oblige, à posteriori, à jouer impuissamment les observateurs des crises qui secouent le monde. C’est le cas du Sahel, qui est, depuis plus d’une décennie, confronté à une crise sécuritaire, provoquée notamment par l’intervention militaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en Libye en 2011. Aventure militaire aux risques non maîtrisés, l’action militaire de l’OTAN en Libye a considérablement aggravé la situation sécuritaire, politique, humanitaire et des droits humains dans notre région, notamment par la propagation du terrorisme et de l’extrémisme violent. Face à ce sombre tableau, il est légitime de s’interroger sur l’efficacité des leviers dont dispose notre Organisation. C’est pour cela que nous avons accueilli favorablement le processus de revue stratégique du Bureau régional des Nations Unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel, qui doit aboutir à un schéma plus conforme aux réalités et préoccupations des populations concernées. Le Gouvernement du Mali réitère sa ferme condamnation du terrorisme international et de ses sponsors étatiques étrangers, qui financent, arment, fournissent la logistique et les renseignements à ce crime transnational organisé. Après les premières déclarations de l’Ukraine, qui dès 2024 assumait son soutien aux groupes terroristes opérant au Sahel, ce pays a réitéré publiquement, au Sommet de l’Etat, son ingérence en Afrique. Au-delà de nos Etats, d’autres sources indépendantes, corroborent aujourd’hui ces agissements inacceptables de l’Ukraine. Voici là un pays qui prétend défendre son intégrité territoriale et qui, sous d’autres cieux, notamment en Afrique et au Sahel, apporte un appui clair et assumé à des groupes terroristes et à d’autres groupes mafieux pour porter atteinte à l’intégrité territoriale de notre pays. Face à l’histoire, la communauté internationale, et particulièrement l’Afrique, ne peuvent continuer à garder un silence coupable face aux agressions de l’Ukraine, aux conséquences énormes pour les pays africains et bien au-delà. Nous ne sommes pas dupes, l’Ukraine n’est que la partie visible de l’iceberg de la déstabilisation de nos pays afin de briser leur volonté d’émancipation d’une tutelle coloniale à jamais révolue. Le terrorisme, entretenu et soutenu, se manifeste essentiellement sous trois formes. D’abord une forme armée qui s’attaque aux populations civiles et à nos Forces de Défense et de Sécurité ; une forme économique qui vise à asphyxier nos pays ; et une forme médiatique à travers la désinformation organisée et systématique de la part de certains médias dont nos pays sont victimes de certains médias nostalgiques d’un passé colonial révolu. Les attaques complexes et coordonnées des 25 avril et 04 juillet 2026 dans plusieurs localités au Mali, ayant causé de nombreuses victimes, constituent la preuve d’une connexion dangereuse dont nous devons être de plus en plus conscients. Sans surprise, le scénario déroulé en 2012 se reproduit, avec des groupes armés terroristes