Discours du Président de la Transition,  Chef de l’État,  Chef Suprême des Armées, à l’occasion du 65e anniversaire de l’Armée malienne 

Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, En cette date symbolique du 20 janvier, j’ai une pensée pour les pères fondateurs de notre vaillante Armée, ceux dont les efforts nous valent la grandeur d’aujourd’hui. Il y a 65 ans, naissait l’Armée malienne, à la suite d’une décision politique forte du Président Modibo KEITA de faire évacuer les forces étrangères restées après notre Indépendance. Cette date anniversaire demeure donc un moment de communion entre le Peuple et son Armée. Plus qu’une simple commémoration, le 20 janvier est également un moment d’examen collectif de conscience, de gratitude profonde à l’endroit de ces braves femmes et hommes qui portent, avec honneur et constance, les couleurs de la Nation tout en se dédiant à la défense du territoire et à la protection des personnes et des biens. Je saisis cette occasion pour m’incliner solennellement devant la mémoire des soldats tombés au champ d’honneur. À leurs familles, nous exprimons la reconnaissance éternelle de la Nation. Aux blessés, je souhaite un prompt rétablissement. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, Il me plait de rappeler ici que l’armée continue d’engranger des succès sur les différents théâtres d’opérations. En effet, les réformes indispensables engagées au profit des Forces Armées et de Sécurité, nous ont permis de disposer d’une Armée aguerrie et professionnelle, avec des capacités opérationnelles nettement améliorées. La création de nouvelles unités combattantes plus flexibles, découle de notre volonté permanente d’adapter le potentiel militaire à la nature de la menace. Cette nouvelle posture constitue une avancée majeure, tant elle contribue à la consolidation du dispositif opérationnel existant, mais améliore également la gestion du cycle opérationnel au regard de l’intensité des engagements. Je salue les efforts du Gouvernement pour le maintien du rythme d’acquisition des équipements indispensables au profit des différentes armées. La dynamique opérationnelle a changé de manière décisive avec des équipements modernes, des effectifs renforcés, une formation exigeante, une doctrine qui s’adapte à la nature évolutive des menaces de notre époque. La montée en puissance des Famas est désormais indéniable. En 2026, cette tendance se poursuivra avec détermination à travers l’accroissement des effectifs, la création de nouvelles unités pour assurer une protection de proximité à nos populations. De nouveaux camps verront le jour, notamment à Dioïla, à Nioro et à Konobougou, consolidant ainsi la présence de l’État sur l’ensemble du territoire. Le Génie militaire, doté de moyens accrus, participera à la construction d’infrastructures essentielles au développement. Le démarrage de l’industrie militaire nationale marquera une étape décisive vers l’autonomie stratégique. L’opérationnalisation prochaine de l’hôpital militaire de Banankoro, également hôpital d’instruction, contribuera au renforcement du dispositif sanitaire déjà existant et réduira sensiblement les évacuations sanitaires vers l’étranger. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, Nous gardons en mémoire le défilé militaire du 22 septembre 2025, moment de fierté nationale, où l’armée et le peuple ont communié dans une même espérance. Ce moment a également permis de magnifier les efforts consentis par le Peuple malien pour son outil de défense. Sur le terrain, les résultats sont éloquents. Nos opérations ont permis de démanteler des sanctuaires terroristes, de sécuriser des zones vitales, de neutraliser des chefs terroristes et de provoquer l’abdication d’autres. Dans ce cadre, et conformément aux exigences de notre contexte, la poursuite du Plan DOUGOUKOLOKO demeure une priorité, avec le redéploiement des Forces sur l’ensemble du territoire national et la conduite, avec détermination et professionnalisme, des opérations majeures qui en découlent notamment KELETIGUI pour la recherche et la destruction des sanctuaires terroristes. L’opération Doungoukoloko a enregistré des succès majeurs, favorisant le retour progressif des services sociaux de base dans les zones libérées. Je voudrais ici, adresser à nos Forces armées et de Sécurité mes vives félicitations et leur témoigner la reconnaissance de la Nation pour la sécurisation exemplaire de la Biennale artistique et culturelle et pour leur contribution au succès de la deuxième session du Collège des Chefs d’État de l’AES, ainsi que pour la protection héroïque des convois de ravitaillement en carburant, assurant la résilience de notre économie face aux tentatives d’asphyxie. Leur bravoure honore la Nation et porte les germes d’un lendemain meilleur pour notre pays. Je note avec satisfaction la conduite, par les Forces Armées et de Sécurité, des activités civilo-militaires en faveur des populations à l’occasion des engagements. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, Nous ne sommes plus dans une guerre classique. Nous faisons face à une guerre hybride, mouvante, insidieuse, qui épouse les contours de la géopolitique mondiale et les intérêts cyniques des sponsors étatiques. Les groupes terroristes avec l’appui de ces sponsors ont changé de mode opératoire. Leur objectif est désormais de viser nos infrastructures stratégiques et d’étouffer notre économie. La bataille ne se passe plus uniquement sur le terrain militaire. Elle se joue aussi dans les esprits. La désinformation, la manipulation, les campagnes de démoralisation, sont devenues des armes, transformant de fait le champ informationnel en un véritable théâtre d’opérations. Face à cette nouvelle donne, notre armée s’est adaptée. Elle a renforcé son dispositif de communication en modernisant ses méthodes. Le renforcement des capacités de nos forces armées ne se limite pas à l’acquisition d’équipements. Il répond à une vision politique globale, celle d’un Mali fort, stable et souverain. La création d’une Web TV et d’une radio au profit des FAMa répond à une volonté politique forte, celle de parler directement à notre peuple, renforcer la confiance, et mettre fin aux rumeurs et aux manipulations qui cherchent à fragiliser la Nation dans ses fondements mêmes. J’exhorte par la même occasion, tous les acteurs impliqués dans la bataille informationnelle, à redoubler d’effort et de vigilance face à la désinformation et à la manipulation. Sur le plan de la modernisation, la digitalisation de l’administration avec la finalisation du Système d’Information de Gestion du Personnel de la Défense, marque une étape décisive vers une gouvernance plus transparente, avec une plus grande maîtrise de nos effectifs. Sur cette lancée de modernisation, l’année 2025 a également été marquée par l’organisation, à Bamako, de la première édition du salon BAMEX,

Cérémonie officielle de remise de matériels et équipements militaires : Le Président de la Transition renforce les capacités du Génie militaire

Le lundi 19 janvier 2026, Son Excellence le Général d’Armées Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État et Chef suprême des Armées, a présidé la cérémonie officielle de remise de matériels et équipements à la Direction du Génie militaire. Cette cérémonie solennelle s’inscrit dans la dynamique de la montée en puissance continue des Forces Armées Maliennes (FAMa), engagées dans la défense de la souveraineté nationale, la protection des populations et l’accompagnement du développement. Les équipements remis comprennent notamment des engins lourds de construction, des matériels de routes et de chantiers, des équipements de franchissement, de mobilité et de déminage, ainsi que des stations d’épuration d’eau. Dans son discours, le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA, a rendu un vibrant hommage aux soldats tombés, blessés ou retenus en otage dans la lutte contre le terrorisme. Il a souligné que la réponse à cette menace multidimensionnelle repose à la fois sur la victoire militaire, la confiance des populations et la transformation profonde de l’État et de son outil de défense. Le Ministre a rappelé le rôle central du Génie militaire, qualifié de pilier stratégique de la stabilisation et de la reconstruction nationale. À travers sa devise « Construire, parfois détruire, toujours servir », le Génie incarne une armée de bâtisseurs, œuvrant au désenclavement des territoires, à la sécurisation des axes économiques et au renforcement de la présence de l’État. « En dotant le Génie militaire de ces moyens modernes et adaptés, Son Excellence le Président de la Transition, vous posez un acte fondateur. Vous donnez à nos forces les outils nécessaires pour tenir le terrain, sécuriser durablement les zones reconquises et accompagner le développement national. Vous démontrez que la souveraineté ne se proclame pas : elle se défend, elle se construit et elle se mérite », a déclaré le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA. Et d’ajouter : « Les Forces Armées Maliennes, sous votre commandement, sont prêtes à relever ce défi historique. Elles continueront à combattre quand il le faut, à bâtir quand c’est nécessaire et à servir en tout temps ». En renforçant les capacités du Génie militaire, le Président de la Transition réaffirme sa vision d’une armée nationale forte, moderne et résolument tournée vers la protection des populations et la reconstruction du pays. PRÉSIDENCE

Présentation des vœux de Nouvel An de la presse au Président de la Transition

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a échangé, ce lundi 19 janvier 2026, les vœux de Nouvel An avec la Haute Autorité de la Communication (HAC), la Maison de la Presse et le Comité National de l’Égal Accès aux Médias d’État. La cérémonie, qui a enregistré la présence du Premier Ministre, du Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, du Président du Conseil National de Transition, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement, s’est tenue au palais de Koulouba. Les responsables des principales faîtières de la presse, les représentants de la Haute Autorité de la Communication, de la Maison de la Presse et du Comité National de l’Égal Accès aux Médias d’État, étaient également présents. Le Président de la Transition a d’abord rendu grâce à Allah pour avoir permis au Mali de franchir une nouvelle année dans la paix, avant de formuler des vœux de prospérité et de stabilité à l’ensemble du peuple malien. Il a saisi l’occasion pour saluer le regain de patriotisme des citoyens face aux ingérences étrangères. Le Chef de l’Etat a souligné que la manipulation de l’information est devenue « un instrument de déstabilisation politique et sociale ». Selon ses explications, « Face à cette tendance à la désinformation et à la manipulation systématiques, l’heure n’est plus à la résignation stérile. Nous devons, dans un élan collectif, apporter des solutions pratiques ». Au nom de la profession, M. Bandiougou DANTÉ, Président de la Maison de la Presse, a salué la vitalité et la résilience des médias maliens au cours de l’année écoulée, malgré un contexte économique et énergétique difficile. Il a profité de l’occasion pour adresser ses remerciements au Chef de l’État pour son engagement en faveur de la liberté de la presse, tout en rendant hommage aux journalistes disparus. M. Danté a par ailleurs formulé des doléances au profit de la presse malienne et appelé à une révision adaptée du cadre juridique régissant les médias. Il a mis en garde contre la montée de la désinformation et des manipulations, plaidant pour une riposte concertée entre l’État et le secteur médiatique. Le Président de la Transition, prenant la parole à la suite des différentes interventions, a rassuré le monde médiatique en réaffirmant la détermination de l’État à protéger les citoyens contre la désinformation sans remettre en cause la liberté de la presse. Il a, à cet effet, rappelé les efforts déjà consenti dans le renforcement de l’arsenal juridique, notamment à travers la loi sur la cybercriminalité et la relecture du Code pénal, afin d’adapter le cadre normatif aux défis contemporains. Le Président du Comité National de l’Égal Accès aux Médias d’État, M. Abdoulaye SIDIBÉ, a, pour sa part, dénoncé les tentatives d’ingérence géopolitique visant le Mali et, par extension, l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a salué la maturité du peuple malien face aux manipulations extérieures et rendu hommage à la rigueur patriotique qui guide l’action du Président de la Transition. Tout comme M. Bandiougou DANTÉ, le Président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), M. Gaoussou COULIBALY, a évoqué les défis majeurs rencontrés par les médias en 2025, notamment la crise du carburant. Il a aussi rappelé le rôle essentiel de la HAC dans la régulation et la protection de l’espace médiatique national. Dans son intervention, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a placé la lutte contre la désinformation et la manipulation de l’opinion au cœur de la souveraineté nationale. Le Général GOÏTA a donc mis un accent particulier sur le rôle des médias dans la préservation de la cohésion sociale et la consolidation du Mali Kura. Il a exhorté les journalistes et les acteurs du numérique à « mesurer la portée de chaque publication » et à distinguer clairement l’information vérifiée de la rumeur, le fait du commentaire et la critique du dénigrement. « Chaque fois que l’information est détournée de son noble objectif, elle devient une arme redoutable contre la cohésion sociale et le progrès », a-t-il rappelé. Saluant les efforts de la Haute Autorité de la Communication dans la régulation du secteur, il a encouragé la poursuite des réformes inclusives visant à moderniser les textes relatifs à la presse et à la communication. Il a également insisté sur le rôle de la justice dans le traitement équitable des affaires impliquant des professionnels des médias, indiquant que « L’État continuera d’assumer ses responsabilités, tout en préservant l’indépendance et le rôle essentiel de la justice ». Le Général Assimi GOÏTA a enfin rendu hommage aux Forces de Défense et de Sécurité et à tous les civils tombés pour la patrie, avant d’appeler à l’unité nationale : « Je forme le vœu que 2026 soit l’année de la consolidation des acquis, de la responsabilité partagée et du sursaut collectif ». PRESIDENCE  

Cérémonie d’ouverture de l’atelier de redynamisation de la recherche dans l’espace CAMES : Un enjeu de souveraineté

Plus qu’un simple impératif académique, la recherche scientifique constitue aujourd’hui un enjeu majeur de souveraineté, de résilience et de développement. Face aux nombreux défis du secteur, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de redynamisation s’est tenue ce lundi 19 janvier 2026, sous la Présidence du Premier ministre le Général de Division Abdoulaye Maïga. Les attentes de cet atelier sont précises. Il s’agit de discuter, amender et finaliser les documents opérationnels relatifs à la recherche scientifique. Cette rencontre d’une semaine constitue un cadre d’échange privilégié entre une centaine de responsables, d’experts et de partenaires du secteur de l’enseignement supérieur. Elle incarne cette force intérieure permettant aux chercheurs de continuer à produire du savoir en dépit des crises, des conflits, des difficultés structurelles et de l’exode des compétences. Pour le Premier ministre, la position du Mali est claire : l’investissement dans la recherche permet de préparer l’avenir, de renforcer la prise de décision publique et de crédibiliser notre autonomie intellectuelle. Le Chef du gouvernement a d’ailleurs précisé : « La recherche ne se résume pas à des structures et à des budgets. Elle est avant tout une entreprise portée par des femmes et des hommes engagés ». Il a également rappelé que redynamiser la recherche dans l’espace CAMES, à partir du Mali, est une responsabilité collective et un choix d’avenir qui repose sur la foi en notre dignité intellectuelle. PRIMATURE  

Cérémonie de clôture des activités commémoratives de la 4e édition de la journée nationale de la souveraineté retrouvée 

« Un vendredi 14 janvier 2022, le vaillant peuple malien, comme un seul homme, s’est mis debout pour dénoncer les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines imposées à notre pays par la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). » C’est ainsi que le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a entamé son discours de clôture des activités commémoratives de la 4ème édition de la Journée nationale e la souveraineté retrouvée. La cérémonie s’est déroulée ce dimanche 18 janvier 2026. Conférences, leçons modèles dans les écoles, campagnes de dons de sang, cérémonies de montée des couleurs, les activités de commémoration se sont déroulées sur l’ensemble du territoire et dans la diaspora avec la participation de tous les ministres du gouvernement sous l’impulsion du ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Dr. Bakary TRAORÉ Cela se matérialise à travers les trois principes directeurs de l’action publique, à savoir : le respect de la souveraineté de l’État, les choix souverains du peuple et la défense de ses intérêts, tels que consacrés par l’article 34 de la Constitution et conformément à la vision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. C’était l’occasion pour le Chef du gouvernement de rappeler les actions de progrès engagées par les autorités de la Transition dans les domaines de la sécurité, de la consolidation de l’intégrité territoriale, de l’économie et du renforcement de l’esprit patriotique. Il a insisté sur l’aspect « retrouvée » de la Souveraineté rendant notre pays plus libre dans ses relations avec les autres pays. Le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions a dressé le bilan des activités de la Journée. Sur cette note positive, on retiendra que les activités de commémoration du 14 janvier auront prôné le sursaut national pour la refondation et la modernisation de l’État. PRIMATURE

Cooperation Bilaterale : Le Président  Goïta prend part à l’investiture du Président Mamadi Doumbouya

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État, a pris part, ce samedi 17 janvier 2026, à la cérémonie d’investiture de son homologue guinéen, Son Excellence Mamadi Doumbouya, au stade Lansana Conté de Conakry. Cette cérémonie, qui marque l’entrée en fonction du premier Président de la Cinquième République de Guinée, a rassemblé de nombreuses personnalités africaines de haut niveau. Plusieurs Chefs d’État ont honoré de leur présence cet événement, notamment ceux du Mali, du Gabon, du Sénégal, de la Mauritanie, de la Gambie, du Liberia, de la Sierra Leone et du Rwanda. D’autres pays africains, comme le Burkina Faso, étaient représentés par des délégations officielles. A son arrivée au stade, juste après les honneurs militaires, le Président de la République de Guinée a échangé une poignée de main avec son homologue malien avant de s’installer dans la loge présidentielle, pour le début des travaux. À l’issue de la cérémonie, le Président Assimi Goïta a accordé une interview exclusive à la presse, dans laquelle il a rendu un hommage appuyé à son homologue guinéen et rappelé la profondeur des liens historiques entre la Guinée et le Mali. « Tout d’abord, je voudrais remercier, saluer et surtout féliciter le Président Mamadi Doumbouya pour son élection à la tête de la République de Guinée. La Guinée et le Mali sont unis non seulement par l’histoire, mais aussi par la culture et la géographie », a expliqué le Président de la Transition. Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta a également rappelé la solidarité exemplaire de la Guinée envers le Mali lors des sanctions imposées par la CEDEAO en 2022. « La Guinée a été l’un des rares pays à dénoncer publiquement ces sanctions illégales, illégitimes et inhumaines, et à soutenir ouvertement le peuple malien dans ces moments difficiles. C’est un devoir pour moi d’être ici, pour témoigner de notre gratitude et réaffirmer les liens indéfectibles entre nos deux nations », a-t-il déclaré. Le Président de la Transition a salué la communauté malienne vivant en Guinée, qu’il avait rencontrée à son arrivée à Conakry. Il a exprimé sa reconnaissance pour leur résilience et leur loyauté envers le Mali, malgré les défis auxquels le pays est confronté. « Je voudrais saluer nos compatriotes qui vivent en Guinée. Ils m’ont fait part des excellentes relations de fraternité qu’ils entretiennent avec leurs frères guinéens. Je les félicite pour leur comportement exemplaire et leur engagement à soutenir les autorités de la Transition », a-t-il indiqué avant de les exhortés à poursuivre les efforts de coopération et de cohésion, tout en s’imprégnant de la vision Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063, qui trace la voie du développement durable du pays. « Cette vision, portée par onze projets structurants, guidera nos actions pour les quarante prochaines années. Elle vise à renforcer notre souveraineté, stimuler notre économie et garantir l’épanouissement de nos populations », a rappelé le Président GOITA. Le Chef de l’Etat a ensuite quitté la Guinée en début de soirée pour Bamako, marquant ainsi la fin d’une journée de visite d’amitié et de travail en République de Guinée. PRÉSIDENCE

Coopération Mali – Guinée : Le Président Goïta à l’investiture de Mamadi Doumbouya et rencontre la diaspora malienne

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, est arrivé ce samedi 17 janvier 2026 à Conakry, en République de Guinée, pour prendre part à la cérémonie d’investiture du Président Mamadi DOUMBOUYA. À son arrivée à l’aéroport international Ahmed Sékou TOURE, le Chef de l’État malien a été accueilli par une délégation guinéenne de haut niveau, conduite par le Premier Ministre, en présence du Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’extérieur, du Ministre Secrétaire Général de la Présidence ainsi que du Ministre Directeur de cabinet. La communauté malienne résidant en République de Guinée a réservé un accueil chaleureux au Président de la Transition. Après l’aéroport, le Général Assimi GOÏTA a accordé une audience aux représentants de la communauté malienne de Guinée, avant de rejoindre le stade Général Lansana CONTE, où se dérouleront les cérémonies officielles d’investiture. À l’issue de cette rencontre avec la dispaora malienne, M. Mohamed SIDIBÉ, Président du Haut Conseil des Maliens établis en Guinée, a salué la disponibilité et l’écoute du Chef de l’État malien. « Nous avons eu le plaisir d’être reçus par le Président de la Transition, à qui nous avons exprimé nos remerciements pour ce déplacement hautement significatif. Nous lui avons réaffirmé notre soutien indéfectible dans ses efforts pour la souveraineté et le développement du Mali », a-t-il indiqué. Le représentant de la diaspora malienne a également rappelé l’harmonie qui prévaut entre les Maliens résidant en Guinée et les autorités locales : « Depuis l’accord d’établissement signé entre nos deux pays, un Malien en Guinée est considéré comme un Guinéen, et vice-versa. Nous vivons ici en parfaite entente, sans difficultés particulières ». Les liens entre le Mali et la Guinée, a rappelé M. SIDIBÉ, « sont anciens, profonds et indéfectibles ». Les deux pays partagent des combats historiques communs et un destin géopolitique lié, notamment à travers des projets économiques conjoints, tels que le corridor Conakry-Bamako. « Le Mali et la Guinée, a-t-il rappelé, sont comme deux poumons dans un même corps. Nous avons un avenir à construire ensemble, dans la fraternité et la solidarité ». PRÉSIDENCE

Investiture du Président Mamadi Doumbouya : Le Président Goïta s’envole pour Conakry

Dans le cadre de l’investiture de son homologue de la Guinée, ce 17 janvier 2026, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, se rend ce matin en République de Guinée, où il participera, aux côtés d’autres homologues africains, à la cérémonie d’investiture du président Mamadi DOUMBOUYA. En plus des membres du cabinet présidentiel, le Chef de l’État est accompagné d’une forte délégation ministérielle dont le Ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Ministre de l’Economie et des Finances, le Ministre des Transports et des Infrastructures, et le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. PRÉSIDENCE

Communiqué du conseil des ministres du vendredi 16 janvier 2026 | CM N°2026-02/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 16 janvier 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi organique fixant les attributions, la composition, l’organisation et les règles de fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature. Le Conseil supérieur de la Magistrature a pour mission de veiller sur la gestion de la carrière des Magistrats, de donner son avis sur toute question concernant l’indépendance de la Magistrature et de statuer comme Conseil de discipline pour les Magistrats. Son organisation, sa composition, ses attributions et son fonctionnement sont fixés par la Loi organique n°03-033 du 7 octobre 2003. Après plus de deux décennies d’application, la loi du 7 octobre 2003 a révélé des insuffisances liées, notamment à l’évolution de l’environnement institutionnel, juridique et politique ainsi qu’à l’adoption de la Constitution du 22 juillet 2023 qu’il convient de corriger. Le projet de loi organique, adopté, corrige les insuffisances constatées et prend en compte les innovations apportées par la Constitution dans la composition, l’organisation et les règles de fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret relatif à la règlementation des drones civils et leurs accessoires en République du Mali. Les drones civils sont des appareils sans équipage à bord, utilisés à des fins non régaliennes, destinés à un usage professionnel, commercial, récréatif ou scientifique et soumis à la réglementation civile. Depuis plusieurs années, l’usage des drones civils connaît une croissance exponentielle dans plusieurs domaines, notamment la photogrammétrie, l’agriculture, la sécurité, la livraison et dans les activités récréatives. Cette expansion rapide pose des problèmes en matière de sécurité aérienne, de protection de la vie privée, de sécurité publique, de protection des infrastructures sensibles et de respect des zones interdites ou réglementées. Les drones civils, de plus en plus performants, accessibles au grand public et à bas coût, peuvent être détournés de leur usage et servir à commettre des attaques terroristes, réaliser des surveillances illicites ou à transporter des charges explosives ou chimiques. Le projet de décret, adopté, permet d’encadrer l’usage des drones civils sur le territoire national et d’apporter une réponse adaptée aux enjeux techniques, sécuritaires et éthiques liés à ces nouveaux outils. Sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil des Ministres a adopté un projet décret portant approbation de la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et son Plan d’actions 2026-2030. Le Conseil des Ministres, lors sa session du 3 décembre 2025, a pris acte d’une communication écrite relative à la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et son Plan d’actions 2026-2030. Cette stratégie vise à garantir un cyberespace sûr qui contribue d’une manière efficace aux objectifs de transformation numérique du pays, à travers l’amélioration de la gouvernance de la cybersécurité, le renforcement de la culture de la cybersécurité et la protection contre les risques liés à la sécurité. Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation de ladite stratégie et ouvre la voie à sa mise en œuvre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Alger : Monsieur Salif BAH, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE Président Directeur général de l’Office du Niger : Monsieur Abdoulaye DIANE, Juriste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres du lancement officiel du Fonds de résilience de la Diaspora malienne. Le Fonds de résilience de la Diaspora malienne est une initiative de solidarité nationale, qui institue un cadre formalisé et pérenne de mobilisation de ressources financières, destinée à mieux organiser et canaliser la contribution des Maliens établis à l’Extérieur en vue d’appuyer les efforts du Gouvernement pour la résolution des crises que traverse le pays. C’est dans ce cadre que le ministre chargé des Maliens établis à l’Extérieur a remis au ministre chargé des Finances, le 31 décembre 2025, un 1er chèque d’un montant de 200 millions de francs CFA mobilisé par le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur. L’adhésion massive des Maliens établis à l’Extérieur au Fonds de résilience traduit leur volonté de participer activement à la gestion des crises nationales, à la préservation de la cohésion sociale et au soutien à l’économie nationale. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 4ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Monétaire Ouest Africaine, tenue le 29 décembre 2025, à Cotonou au Bénin. Cette 4ème Session, qui s’est tenue dans un contexte économique globalement favorable à l’Union, a adopté plusieurs décisions en vue de consolider la stabilité macroéconomique de l’Union, de renforcer la convergence des politiques économiques, de promouvoir l’inclusion financière et d’assurer une gouvernance rigoureuse des organes et institutions de l’Union. Il s’agit entre autres : du rapport sur la situation économique et monétaire de l’UEMOA au 30 septembre 2025, ainsi que le cadrage macroéconomique de l’Union pour la période 2025-2030 ; de la révision à la baisse du taux d’usure applicable aux banques au sein de l’Union ; des perspectives financières actualisées 2026-2030 de la Banque Ouest africaine de Développement. A la fin du 3ème trimestre 2025, la croissance économique de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine demeure robuste, avec une progression du PIB réel de l’Union de 6,6% contre 6,5% au 2ème trimestre. Le ministre de la Santé et du Développement