Palais des Pionniers – Direction Nationale de la Formation Professionnelle : Un partenariat scellé dans le cadre de la formation des jeunes

Les Ministres de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation, Oumou SALL SECK et de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim FOMBA, ont coprésidé, ce mercredi 1er avril 2026, la signature d’un protocole d’accord de partenariat entre la Direction Générale du Palais des Pionniers et la Direction nationale de la Formation professionnelle. Les documents ont été paraphés par le Directeur général du Palais des Pionniers, Sidi DICKO et le Directeur national de la Formation professionnelle, Yacouba Garba MAÏGA, dans les locaux du Ministère de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. Le présent Protocole d’Accord a pour objet de définir, dans le cadre de la formation des jeunes, les conditions de collaboration entre les parties en vue d’harmoniser la conception, l’organisation et la mise en œuvre de programmes de formation des jeunes à la citoyenneté, aux valeurs républicaines, à l’engagement civique et à la formation aux métiers. A l’issue de la cérémonie de signature, les deux ministres ont accordé des interviews à la presse. Ainsi, la ministre Oumou SALL SECK a indiqué que la signature de ce protocole d’accord de partenariat se tient, conformément, à la volonté des plus hautes autorités de la République du Mali, dans le but de promouvoir l’éducation civique, la citoyenneté responsable et l’engagement patriotique des jeunes. En répondant à la question de savoir ce que ce partenariat l’inspire, elle répond : « Il nous inspire une synergie d’action. Et nous l’avons souhaité, nous l’avons voulu, parce que ce sont les orientations des plus hautes autorités du pays, en l’occurrence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État et du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, qui invitent les membres du Gouvernement à être complémentaires, à être solidaires dans tout ce que nous faisons. En outre, nos deux départements travaillent dans le même sens pour atteindre les mêmes objectifs, parce que nous avons une cible commune, qui représente, aujourd’hui, la majorité de la population : la jeunesse », a-t-elle développé. La ministre Oumou SALL SECK ajoutera : « Aujourd’hui, l’important pour nous, c’est de pouvoir répondre aux besoins de cette jeunesse. Comment ? En les formant, en leur donnant la chance d’être très bien formés à des métiers qu’ils ont choisis, et avoir une qualification (des certificats seront décernés à la fin de cette formation). Il s’agit aussi de former ces jeunes à la citoyenneté pour qu’ils deviennent des jeunes responsables, des jeunes républicains, des jeunes imbibés, imprégnés de leurs valeurs. Ces différentes formations vont concourir à leur construction, à leur développement, mais, aussi, à apporter un plus à leur communauté et à l’ensemble du pays ». Pour sa part, le Ministre Abdoul Kassim FOMBA soulignera la nécessité de collaboration entre les deux ministères compte tenu du fait qu’ils ont la même cible à savoir la jeunesse. « On peut avoir un travail, mais si on n’est pas consciencieux du rôle citoyen qu’on doit jouer dans son travail, ça ne marchera pas. On peut avoir les meilleures consciences du monde, si on n’arrive pas à profiter des opportunités qui sont là, pour pouvoir s’épanouir, ça va être très compliqué également », a-t-il indiqué. MENEFP
Communiqué du conseil des ministres /CM N°2026-13/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er avril 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à l’institution du stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux. Notre pays est tributaire des importations de produits pétroliers pour la satisfaction des besoins des ménages et le fonctionnement normal des secteurs de la production d’Electricité, des Transports, des Télécommunications, des Mines, des Industries, de la Sécurité et de la Défense. Ainsi, en 2024, les importations de produits pétroliers se sont chiffrées à 2 millions 665 mille 106 m3 contre 2 millions 621 mille 513 m3 en 2023, soit une progression de 1,66%. Pour le gaz butane, les importations ont été de 15 mille 838 tonnes et 13 mille 847 tonnes durant la même période, soit une hausse de 14,38%. Cette dépendance a amené le Gouvernement, lors des crises successives survenues dans la Sous-région et dans le monde, à intervenir à plusieurs reprises pour éviter la rupture des approvisionnements et contenir la flambée des prix internationaux sur les prix à la consommation en renonçant à d’importantes ressources fiscales sous forme de subventions. Pour remédier à cette situation, protéger l’économie nationale contre les conséquences des hausses conjoncturelles des prix et les perturbations logistiques, assurer la continuité des activités et des services vitaux et renforcer la sécurité énergétique nationale, le Gouvernement a décidé de revoir le système d’approvisionnement du pays en produits pétroliers, d’augmenter les capacités de stockage et de constituer un stock national de sécurité couvrant 45 jours de consommation pour le super carburant, le gasoil, le jet A1 et le gaz butane. Les projets de texte, adoptés, instituent le stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux et précisent les modalités de sa mise en œuvre. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi portant lutte contre la traite des personnes ; un projet de loi portant lutte contre le trafic illicite de migrants. La traite des personnes et le trafic illicite de migrants constituent des infractions criminelles qui touchent plus de 50 millions de personnes dans le monde. Pour faire face à ces fléaux, les Nations unies ont adopté le 15 novembre 2000 la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée et ses Protocoles additionnels qui ont été ratifiés par notre pays. Dans le cadre de la mise en œuvre des engagements pris, le Gouvernement a mis en place le Comité national de Coordination de la Lutte contre la Traite des Personnes et les Pratiques assimilées par le Décret n°2011-036/PM-RM du 03 février 2011 et a adopté la Loi n°2012-023 du 12 juillet 2012 relative à la Lutte contre la Traite des Personnes et les Pratiques assimilées. L’application de cette loi a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la non prise en compte de toutes les exigences de la convention et de ses protocoles additionnels ainsi qu’à l’absence de mécanismes nationaux de coordination et de coopération internationale. Les projets de loi, adoptés, corrigent ces insuffisances et renforcent l’arsenal juridique pour mieux combattre la traite des personnes, notamment, celle des femmes et des enfants et le trafic illicite de migrants. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance fixant le régime de la propriété littéraire et artistique. La Loi n°2017-012 du 1er juin 2017 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique a été adoptée pour garantir aux créateurs des œuvres de l’esprit, dans l’exploitation de leurs créations, la jouissance du droit d’auteur et des droits voisins. L’application de cette loi a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la non exhaustivité de certaines de ses dispositions, à la non prise en compte des évolutions intervenues dans l’ordonnancement juridique régional et international ainsi qu’à l’utilisation de l’Intelligence artificielle dans la production littéraire et artistique. Le projet d’ordonnance, adopté, corrige ces insuffisances et consacre la transposition dans la législation nationale, des engagements communautaires souscrits par notre pays en vue de stimuler la création littéraire et artistique et de développer les industries créatives. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Conseillers techniques : Monsieur Mohamed Amara KEITA, Inspecteur des Finances ; Monsieur Mossa ASSIBIT, Ingénieur statisticien. Chargé de mission : Monsieur Amadou DIAKITE, Spécialiste en Evaluation de Programmes. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE Conseiller technique : Madame Korotoumou SANTARA, Inspecteur des Services économiques. Directeur national des Petites et Moyennes Entreprises : Monsieur Amara NIMAGA, Enseignant-chercheur. Directeur général de l’Agence malienne de Normalisation et de Promotion de la Qualité : Madame Mariame MAIGA, Ingénieur agronome. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, a informé le Conseil des Ministres : de l’élection de Madame TRAORE Oumou KEITA, au poste de Président de la 47ème Session du Comité de Lutte Contre la Fraude de l’Organisation Mondiale des Douanes. Au terme des travaux de la 46ème Session du Comité de Lutte Contre la Fraude de l’Organisation Mondiale des Douanes, ses membres ont élu à l’unanimité Madame TRAORE Oumou KEITA, Cheffe de Visite du Bureau Principal des Douanes de l’Aéroport International Président Modibo KEITA-SENOU et Experte en Droit de Propriété intellectuelle de l’Organisation Mondiale des Douanes, au Poste de Président des travaux de la 47ème Session dudit comité, prévue au cours du 1er trimestre 2027, à Bruxelles en Belgique. L’élection du Mali à ce poste marque une avancée historique et témoigne
Projection de « Yambo Ouologuem, la blessure » : le Chef du gouvernement salue un « génie incompris »

Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a assisté ce mardi 31 mars 2026 à la projection du film documentaire « YAMBO OUOLOGUEM, LA BLESSURE » réalisé par Kalilou Sy. Aux côtés du Chef du gouvernement, le Président du Conseil National de Transition, l’Honorable Malick Diaw. Né le 22 août 1940 à Bandiagara, Yambo Ouologuem marque l’histoire en 1968 en publiant son premier roman, « Le Devoir de violence ». Cette œuvre déconstruit les mythes de l’Afrique idyllique et précoloniale. Il dépeint une histoire marquée par la cruauté et l’exploitation, qu’elle soit le fait des potentats locaux, des conquérants arabes ou des colonisateurs européens. Ce livre lui vaut le prix Renaudot. Ce qui fait de lui le premier écrivain africain à recevoir cette distinction. Cependant, la gloire est de courte durée. Victime de diffamation par des critiques européens et peu soutenu par ses pairs, Ouologuem se retire du monde littéraire et médiatique. Il retourne au Mali à la fin des années 1970 et s’installe à Sévaré, où il choisit une vie de dévotion religieuse. Il refuse tout contact avec le monde extérieur jusqu’à son décès, le 14 octobre 2017. Le film « YAMBO OUOLOGUEM, LA BLESSURE » de Kalilou Sy interroge la mémoire et questionne le regard. Il s’inscrit dans une démarche de réhabilitation et de quête de vérité. Intitulé de manière évocatrice en écho au chef-d’œuvre de l’écrivain, ce travail cinématographique explore les zones d’ombre de la vie de l’auteur après sa rupture avec l’Occident. Kalilou Sy part sur les traces de Yambo Ouologuem à Sévaré. Le film tente de percer le mystère de cet homme qui, au sommet de son art, a décidé de « tuer » l’écrivain pour laisser place à l’homme de foi. Le documentaire attire l’attention sur l’importance de Ouologuem pour la jeunesse malienne et africaine. Il interroge la violence de la critique littéraire de l’époque et la manière dont l’élite intellectuelle a tourné le dos à l’un de ses plus brillants représentants. À travers des entretiens avec des proches, des écrivains et des témoins de sa vie au Mali, notamment le réalisateur Moussa Ouane (le seul à l’avoir interviewé au Mali), le réalisateur du film documentaire brosse le portrait. Un génie incompris dont l’œuvre, bien que censurée et oubliée pendant des décennies, demeure d’une actualité brûlante pour comprendre les complexités du continent. Le travail de Kalilou Sy ne se contente pas de retracer une chronologie ; il agit comme un pont entre le texte provocateur de 1968 et la réalité d’un homme qui a choisi le silence comme ultime forme de résistance. À la fin de la projection, le Premier ministre a donné ses impressions, entre fierté et une triple reconnaissance : celle du talent, celle de l’injustice de la perfidie, et celle de l’universalité de son combat pour la dignité humaine. Il a salué le courage du réalisateur pour la réhabilitation de Yambo Ouologuem qui, « pour nous, n’est jamais tombé de son piédestal ». Il a cité en exemple le baptême de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako « Yambo Ouologuem », qui ne sera guère la dernière célébration de l’homme de Lettres PRIMATURE
Les résultats du Secteur de l’Emplois 2025 : La Ministre Oumou SALL SECK révèle l’embellie, avec la création de 69 298 emplois bruts

La Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou SALL SECK a animé, ce vendredi 27 mars 2026, un point de presse stratégique à la Primature. Elle était accompagnée, pour l’occasion, de son homologue en charge de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou AG ILYENE. Ce rendez-vous entre la presse nationale, fortement mobilisée pour la circonstance, et le Gouvernement a été l’occasion pour la Ministre Oumou SALL SECK de dévoiler le bilan annuel du secteur de l’emploi et de la formation professionnelle, ainsi que les indicateurs de l’emploi, marqués par une performance remarquable. « Nous avons le plaisir de vous présenter, aujourd’hui, les résultats encourageants enregistrés en matière d’emploi au Mali pour l’année 2025, fruit des efforts constants de notre Gouvernement, sous le leadership éclairé de Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, et sous la conduite du Général de Division Abdoulaye MAÏGA, Premier ministre, Chef du Gouvernement », c’est en ces termes que la ministre, Oumou SALL SECK a introduit ce point de presse. Selon elle, l’année 2025 s’inscrit comme une année de référence pour le marché du travail malien. Avec 69 298 emplois bruts créés contre 3 795 pertes d’emplois, notre pays affiche un solde net positif de 65 503 postes. Il s’agit de la meilleure performance enregistrée au cours des cinq dernières années. À titre comparatif, le solde net s’élevait à 60 692 emplois en 2024, traduisant une progression notable. Ces chiffres, selon la ministre Oumou SALL SECK, révèlent une forte dynamique de l’État dans l’absorption du chômage. Le secteur public a généré, lui seul, 40 566 emplois, soit 59 % du total national. Il s’agit, notamment, des recrutements dans la fonction publique, des investissements publics soutenus, ainsi que des dispositifs d’auto-emploi et d’insertion des jeunes. Ainsi, le secteur public s’affirme comme un levier essentiel de stabilisation et de dynamisation du marché du travail. Cette réussite est le fruit d’une politique volontariste de recrutements dans la fonction publique et du renforcement des dispositifs d’insertion destinés à la jeunesse. Le secteur privé, pour sa part, a contribué à la création de 28 732 emplois en 2025. Bien que cette contribution demeure significative, elle est en légère baisse par rapport à 2024 (32.292 emplois créés). Cette évolution reflète un environnement économique encore fragile, marqué par la prudence des entreprises en matière d’investissement et par des tensions dans certains secteurs d’activité. Une création d’emplois plus soutenue au premier semestre La Ministre Oumou SALL SECK expliquera que l’analyse semestrielle révèle que la création d’emplois a été plus dynamique au premier semestre, avec 38 864 emplois nets, soit 59 % du total annuel. Le second semestre a enregistré un léger ralentissement, avec 26 639 emplois nets, traduisant un rythme de création moins soutenu. Le solde net positif confirme la solidité des politiques publiques en matière d’emploi, l’impact structurant des investissements publics, ainsi que l’efficacité des mécanismes d’insertion professionnelle. Ces résultats illustrent les retombées concrètes des orientations impulsées par les plus hautes autorités du pays. Toutefois, la ministre Oumou SALL SECK a insisté sur la nécessité de renforcer davantage le soutien au secteur privé, afin d’accroître sa capacité à générer des emplois décents. Elle a, également souligné l’importance de consolider les dispositifs d’auto-emploi et d’insertion des jeunes, véritables leviers pour l’avenir. Poursuite des réformes en faveur de l’investissement privé De son côté, le secteur privé a contribué à hauteur de 28 732 emplois. Bien qu’honorable, ce chiffre marque un léger repli par rapport à l’exercice 2024, illustrant un environnement économique global encore marqué par une certaine fragilité. Ainsi, la ministre Oumou SALL SECK a rassuré que le Gouvernement entend poursuivre les réformes favorables à l’investissement privé, améliorer l’environnement des affaires et mettre en œuvre des programmes structurants générateurs d’emplois durables pour tous les Maliens. Au-delà du bilan chiffré, elle insistera sur la nécessité d’intensifier les actions en faveur de l’entrepreneuriat et de l’emploi des jeunes. Dans cette perspective, le gouvernement prévoit de poursuivre les réformes visant à améliorer le climat des affaires et à encourager l’investissement privé. À titre d’illustration, elle a rappelé que le Conseil des ministres du 18 mars 2026 a adopté la Stratégie nationale de l’Entrepreneuriat et son Plan d’action 2026-2030, une première au Mali, traduisant la volonté affirmée des autorités de la Transition de consolider l’entreprenariat. De bonnes perspectives pour 2026 La ministre a également évoqué l’appui des plus hautes autorités de la transition, notamment, le président Assimi GOÏTA et le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA, estimant que cet accompagnement sera déterminant pour amplifier les initiatives en faveur de l’emploi. « Nous sollicitons le soutien constant du Président de la Transition, Chef de l’État, dont l’accompagnement demeure déterminant pour dynamiser le sous-secteur de l’emploi. Cela nous permettra d’intensifier des actions à impact rapide, concret et durable, en vue d’obtenir des résultats encore meilleurs en 2026, sous la bonne conduite du Premier ministre, Chef du Gouvernement », a-t-elle indiqué. En clôturant la rencontre, elle a appelé à une mobilisation collective autour de cet objectif, affirmant que la création d’emplois demeure un pilier essentiel du développement économique et social du pays. « Si les résultats de 2025 apparaissent encourageants, le défi pour les autorités sera, désormais, de maintenir cette dynamique tout en renforçant la contribution du secteur privé, afin de garantir des opportunités durables pour une population jeune et en constante croissance », a-t-elle conclu. À cette occasion, le Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou AG ILYENE a salué les efforts déployés par le Gouvernement, à travers le département en charge de l’Emploi, soulignant que ces résultats encourageants honorent l’ensemble du Gouvernement. PRIMATURE – MENEFP
Madame la Ministre Oumou Sall Seck face à la presse : des résultats encourageants en matière d’emploi au Mali en 2025

« Nous avons le plaisir de vous présenter aujourd’hui les résultats encourageants enregistrés en matière d’emploi au Mali pour l’année 2025, fruit des efforts constants de notre Gouvernement, sous le leadership éclairé de Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, et sous la conduite du Général de Division Abdoulaye MAÏGA, Premier ministre, Chef du Gouvernement. » C’est par ces mots que Madame Oumou SALL SECK, Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a introduit le point de presse qu’elle a animé le vendredi 27 mars 2026 à la Primature, consacré au bilan des emplois créés en 2025. En 2025, le Mali a enregistré la création de 69 298 emplois bruts, contre 3 795 emplois perdus, soit un solde net positif de 65 503 emplois, représentant la meilleure performance des cinq dernières années. À titre comparatif, le solde net s’élevait à 60 692 emplois en 2024, traduisant une progression notable. Madame la Ministre a souligné que cette dynamique positive s’explique en grande partie par le rôle moteur du secteur public, qui a généré 40 566 emplois, soit 59 % des créations totales. Ces résultats découlent notamment des recrutements dans la fonction publique, des investissements publics soutenus, ainsi que des dispositifs d’auto-emploi et d’insertion des jeunes. Le secteur public s’affirme ainsi comme un levier essentiel de stabilisation et de dynamisation du marché du travail. Le secteur privé, pour sa part, a contribué à la création de 28 732 emplois en 2025. Bien que cette contribution demeure significative, elle est en légère baisse par rapport à 2024 (32 292 emplois créés). Cette évolution reflète un environnement économique encore fragile, marqué par la prudence des entreprises en matière d’investissement et par des tensions dans certains secteurs d’activité. Une création d’emplois plus soutenue au premier semestre Sur le plan semestriel, la création d’emplois a été plus dynamique au premier semestre, avec 38 864 emplois nets, soit 59 % du total annuel. Le second semestre a enregistré un léger ralentissement, avec 26 639 emplois nets, traduisant un rythme de création moins soutenu. Malgré quelques pertes d’emplois, celles-ci demeurent limitées, témoignant de la résilience du tissu économique national. Le solde net positif confirme la solidité des politiques publiques en matière d’emploi, l’impact structurant des investissements publics, ainsi que l’efficacité des mécanismes d’insertion professionnelle. Ces résultats illustrent les retombées concrètes des orientations impulsées par les plus hautes autorités du pays. Toutefois, Madame la Ministre a insisté sur la nécessité de renforcer davantage le soutien au secteur privé afin d’accroître sa capacité à générer des emplois décents. Elle a également souligné l’importance de consolider les dispositifs d’auto-emploi et d’insertion des jeunes, véritables leviers pour l’avenir. Poursuite des réformes en faveur de l’investissement privé Le Gouvernement entend poursuivre les réformes favorables à l’investissement privé, améliorer l’environnement des affaires et mettre en œuvre des programmes structurants générateurs d’emplois durables pour tous les Maliens. À titre d’illustration, Madame la Ministre a rappelé que le Conseil des ministres du 18 mars 2026 a adopté la Stratégie nationale de l’Entrepreneuriat et son Plan d’action 2026-2030, une première au Mali, traduisant la volonté affirmée des autorités de la Transition de consolider un écosystème entrepreneurial propice à la création d’emplois. Au cours de cette rencontre avec la presse, elle a également déclaré : « Nous sollicitons le soutien constant du Président de la Transition, Chef de l’État, dont l’accompagnement demeure déterminant pour dynamiser le sous-secteur de l’emploi. Cela nous permettra d’intensifier des actions à impact rapide, concret et durable, en vue d’obtenir des résultats encore meilleurs en 2026, sous la bonne conduite du Premier ministre, Chef du Gouvernement. » En conclusion, Madame la Ministre a lancé un appel à l’unité : « Ensemble, continuons à bâtir un Mali prospère et solidaire, où chaque citoyen trouve sa place grâce à un emploi décent. » À cette occasion, le Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou AG ILYENE, a salué les efforts déployés, soulignant que ces résultats encourageants honorent l’ensemble des membres du Gouvernement. MENEFP
Commémoration du 35ème Anniversaire du 26 mars 1991 : Le Premier ministre Abdoulaye MAIGA rend hommage aux martyrs au nom du Chef de l’État

Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a procédé au dépôt de gerbe de fleurs au Monument des Martyrs ce jeudi 26 mars 2026. Il a rendu un vibrant hommage, au nom du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, aux victimes. Après le cérémonial au Monument des Martyrs, symbole du respect et de la reconnaissance de la nation malienne pour ceux qui se sont sacrifiés au nom de la démocratie, le Premier ministre s’est exprimé sur tout le sens de cette commémoration. Il a rappelé que les dysfonctionnements de la démocratie font partie des causes de la crise multidimensionnelle qu’a connue notre pays. L’exercice démocratique a connu des acquis qu’il faut consolider. La pratique démocratique a également connu des difficultés qu’il faut corriger. C’est pourquoi le Président de la Transition, Chef de l’Etat a décidé de donner la parole aux Maliens afin qu’ils puissent procéder à un diagnostic sans complaisance à travers les Assises de la Refondation qui constituent la boussole de la Transition. Les résultats de la mise en œuvre des recommandations sont visibles : amélioration de la situation sécuritaire, relecture du code minier, le contenu local et la nouvelle Constitution du 22 juillet 2023. Il y aussi l’adoption de la vision prospective de notre pays : MALI KURA ƝƐTAASIRA KA BƐN SAN 2063 MA. Conscient des défis, le Chef du gouvernement a indiqué que le processus de Refondation est irréversible et a salué la résilience du peuple malien face aux assauts de l’ennemi et aux défis du quotidien. Il a également appelé à la vigilance car le Mali Kura est une démarche politique. La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement et des chefs d’institutions de la République. PRIMATURE
Communiqué du conseil des ministres / CM N°2026-12/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 25 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté un projet de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Politique nationale d’Assainissement et son Plan d’actions 2026-2030. Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 13 février 2026, a pris acte de la communication écrite relative à la Politique nationale d’Assainissement et son Plan d’actions. Cette politique, conformément aux orientations de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, vise l’amélioration du cadre de vie de la population par l’accès aux services d’assainissement adéquats gérés de manière durable et dans des conditions équitables et sécurisées. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a informé le Conseil des Ministres de la mise en service de numéros verts. Sur instruction du Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile a entrepris les démarches nécessaires pour la réduction du nombre de chiffres des numéros d’appel d’urgence des services de Sécurité et de la Protection civile. Ainsi, à la suite de la mise à niveau des équipements de réception d’appels permettant l’identification et la localisation des appelants, les numéros verts suivants sont attribués aux structures ci-après : Police nationale : 101 ; Gendarmerie nationale :111 ; Protection civile : 122 ; Secrétariat permanent de Lutte contre la Prolifération des Armes légères et de petit Calibre : 133 ; Office central des Stupéfiants : 135 ; Centre de Coordination et de Gestion des Crises :144 ; Garde nationale : 145. La mise en service de ces numéros verts, d’usage facile, accessibles gratuitement sur l’ensemble du territoire national, permettra aux citoyens de signaler rapidement les incidents, les dangers ou les situations nécessitant l’intervention des services de Sécurité et de la Protection civile. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres des enjeux de la crise au Moyen-Orient sur les secteurs stratégiques. Les tensions géopolitiques observées dans la Région du Golfe persique ont entrainé une dégradation de la sécurité maritime dans le Détroit d’Ormuz par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole et du trafic maritime reliant l’Asie, l’Europe et l’Afrique. La perturbation du trafic maritime international engendrée par ces tensions pourrait affecter notre économie. Afin d’anticiper l’impact de cette crise sur l’approvisionnement de notre pays en produits de première nécessité et sur les secteurs stratégiques, le Ministère de l’Industrie et du Commerce, en rapport avec le Ministère de l’Economie et des Finances, a élaboré un Plan de riposte, articulé autour de 10 axes. En plus des mesures structurelles pour renforcer la souveraineté de notre pays dans les secteurs stratégiques, la mise en œuvre de ce Plan de riposte permettra de suivre l’évolution d’un certain nombre d’indicateurs avec des niveaux d’alerte permettant au Gouvernement de prendre des mesures appropriées en fonction de l’évolution desdits indicateurs. Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a informé le Conseil des Ministres du déroulement de la 18ème Edition de l’opération de ventes promotionnelles de bovins à l’occasion de la fête de Ramadan 2026. La vente promotionnelle de bovins à l’occasion de la fête de Ramadan, tenue du 11 au 19 mars 2026, avait pour objectif de fournir aux populations du District de Bamako et des capitales régionales des bovins de boucherie de bonne qualité. Cette 18ème Edition, placée sous le signe de « L’Elevage, moyen de subsistance, d’entraide et de cohésion sociale dans un Mali uni et apaisé », a connu un succès auprès des populations des villes concernées. Pour un objectif global de 4 310 têtes de bovins, il a été présenté à la vente 4 111 têtes, soit 95,38%, sur lesquelles, 4 074 ont été vendues, soit 99,09%. Le ministre de la Santé et du développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 25 mars 2026 Le Secrétaire général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national
Souveraineté sanitaire dans l’espace de la Confédération des États du Sahel (AES) : Le Burkina Faso mise sur un financement endogène

Les travaux de la première édition du Forum National sur le Financement de la Santé (FONAFIS) ont débuté ce mercredi 25 mars 2026, à Ouagadougou dans la capitale burkinabé sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Prend part à cette grande rencontre, le ministre de la Santé et du Développement Social, le médecin Colonel Major Assa Badiallo TOURE auprès des acteurs politiques, des experts et des partenaires autour d’une réflexion sur des solutions innovantes et durables en faveur d’un système de santé plus résilient face aux crises et moins dépendant des bailleurs extérieurs. Sous le thème « Bâtir un système de financement de la santé efficient et équitable pour une souveraineté sanitaire et la réalisation des objectifs du Plan national de développement 2026-2030 », l’édition 2026 du FONAFIS se veut une plateforme stratégique de réflexion et de décision. Elle marque une étape importante dans la marche vers une souveraineté sanitaire fondée sur un financement endogène durable pour le Burkina Faso mais aussi les pays de l’AES. Faisant le point sur la situation du financement de la santé, le Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Dr Mohamed Janabi, a affirmé qu’« un quart des dépenses de santé dans notre région provient de sources extérieures ». Ces financements dit- il « diminuent malheureusement chaque jour. Ils deviennent également moins prévisibles et plus fragmentés ». Il explique à cet effet, qu’une évaluation de l’OMS montre que 27 pays africains sont fortement vulnérables à ces contractions du financement mondial. Au nom des partenaires, il a formulé le vœu que ce forum débouche sur des conclusions pertinentes en faveur d’un financement endogène du secteur de la santé au Burkina Faso et dans l’espace AES. Pour sa part, le Chef du Gouvernement burkinabè a mis en avant le changement de paradigme engagé par son pays dans le domaine sanitaire. « Pendant des décennies, nous avons tendu la main pour des financements et de l’expertise. Ce temps est à jamais révolu, car la souveraineté sanitaire est au cœur du projet de transformation nationale que nous portons. Nous allons désormais fixer nous-mêmes nos priorités en matière de santé pour nos populations » a-t-il insisté. Occasion pour lui d’indiquer que sous l’impulsion du Président du Faso, le budget alloué au ministère de la Santé a augmenté pour atteindre 12 %, malgré un contexte sécuritaire et humanitaire difficile. Le pays a également engagé plusieurs réformes et entrepris des actions à fort impact, notamment le plan « 1000 x 5 », qui prévoit le recrutement annuel et la formation spécialisée de 1 000 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes. Il reste convaincu que les conclusions de ce forum permettront de poser les jalons d’un système de santé robuste, fondé sur les ressources endogènes du pays, mais également enrichi par les partages d’expériences avec des partenaires d’Afrique et d’ailleurs. En marge de la cérémonie d’ouverture madame le ministre de la Santé et du Développement social a animé en compagnie des ministres de la santé du Burkina, du Senegal, de la Gambie, de la Sierra Léone et du Tchad, un panel de haut niveau sur « un financement plus accru et soutenu en faveur de la santé des populations du Burkina Faso et de l’espace AES. Dans son intervention le Colonel Major Assa Badiallo TOURE a partagé l’expérience du Mali en matière de l’augmentation de la mutualisation des ressources nationales, de l’initiative présidentielle de renforcement des infrastructures hospitalières, de la définition efficace des priorités pour dépenser et le renforcement du partenariat public privé. MSDS
Tombouctou : Le Ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Bouréma Kansaye célèbre la relève académique et le retour des manuscrits anciens

En déplacement à Tombouctou, le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, a présidé la cérémonie de sortie de la sixième promotion du DUT en Métier du Livre à l’IHERI-ABT, marquant une étape forte dans la relance académique et culturelle de la région. Dans une ville symbole de savoir et de résilience, la présence du ministre vient une fois de plus réaffirmer l’engagement des autorités à faire de Tombouctou un pôle majeur de formation, de recherche et de conservation du patrimoine écrit. Accueilli chaleureusement par les autorités administratives, politiques et coutumières, le Ministre Pr Bouréma Kansaye a salué l’hospitalité légendaire de la population, tout en mettant en avant une avancée majeure : le retour effectif des manuscrits anciens dans leur ville d’origine. Un acte fort qui s’inscrit dans la dynamique de réhabilitation de l’héritage historique et scientifique du Mali. Au-delà du symbole, le ministre a évoqué les chantiers en cours dans le secteur de l’enseignement supérieur, notamment le processus de démarrage des nouvelles universités, dont celle de Tombouctou. Avec la nomination d’un recteur par intérim, les bases sont désormais posées pour faire émerger un véritable pôle universitaire dans la région, avec l’appui attendu des autorités locales et des forces vives. Cette dynamique s’inscrit dans la vision portée par Le Général d’armée Assimi Goïta, qui a fait de l’année 2026 celle de l’éducation et de la culture, un levier essentiel pour la refondation du pays. Point d’orgue de la cérémonie, la sortie de la sixième promotion du DUT en Métier du Livre, baptisée du nom du Mohamed Diagayete, a été célébrée dans une atmosphère empreinte de fierté et d’espoir. Le ministre a adressé ses chaleureuses félicitations aux nouveaux diplômés, les exhortant à contribuer activement à la préservation et à la valorisation du patrimoine documentaire national. À travers cette cérémonie, Tombouctou confirme son retour progressif sur la scène académique, portée par une volonté politique affirmée et une nouvelle génération prête à relever les défis du savoir et de la mémoire. MESRS
11e édition du Forum International de l’Entrepreneuriat du Mali: Le Gouvernement appelle à la production et à la consommation locales

Le mardi 24 mars 2026, Madame Oumou Sall Seck, Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a présidé la cérémonie d’ouverture de la 11ᵉ édition du Forum International de l’Entrepreneuriat du Mali (FIDEM), au Centre international de Conférence de Bamako. Le FIDEM est un événement majeur qui réunit les forces vives de notre économie. Il incarne une opportunité précieuse de réflexion, de dialogue et d’action autour des enjeux cruciaux qui conditionnent l’avenir économique de notre pays, a déclaré Madame la Ministre. « Mines et entrepreneuriat : créer des chaînes de valeur locales durables », tel est le thème de cette 11ᵉ édition, qui revêt une importance stratégique capitale. Ce thème traduit la volonté ferme de transformer nos ressources naturelles en un moteur puissant de développement économique, en plaçant l’entrepreneur malien au cœur de cette dynamique de création de richesse, a expliqué Madame la Ministre. Madame la Ministre a rappelé que notre pays traverse une période charnière, marquée par la refondation de l’État et la consolidation de notre souveraineté économique. Cette transition exige de nous tous une remise en question profonde de notre modèle économique, afin de rompre avec les dépendances qui freinent notre essor et de bâtir une économie résolument ancrée dans nos ressources, nos talents et notre savoir-faire. Elle a souligné qu’aucune souveraineté politique ne peut être durable sans une souveraineté économique affirmée, et que cette dernière repose fondamentalement sur un entrepreneuriat national fort et innovant. Face à l’auguste assemblée présente à la cérémonie d’ouverture, Madame la Ministre a déclaré que le Mali de demain se construira en grande partie par et avec ses entrepreneurs : • Dans nos campagnes, grâce à une agro-industrie performante et compétitive ; • Dans nos villes, par des PME dynamiques et des startups porteuses d’innovation ; • Dans nos zones minières, à travers une sous-traitance locale organisée, compétitive et structurée. Le thème de cette édition nous interpelle avec force : pourquoi continuer à exporter nos ressources à l’état brut ? Pourquoi laisser ailleurs la création de valeur issue de nos richesses ? Le temps est venu d’inverser cette tendance et de bâtir des chaînes de valeur locales durables, intégrant transformation industrielle, services spécialisés, innovation technologique et capital humain malien, a ajouté Madame la Ministre. Dans cette perspective, le Gouvernement a fait le choix clair du patriotisme économique, incarné par la production locale, la transformation locale, la consommation locale et l’investissement local. Madame la Ministre a tenu à rappeler l’adoption récente d’une stratégie gouvernementale visant à prioriser la production nationale dans la commande publique, levier essentiel pour soutenir nos entreprises. Adoption récente de la Stratégie nationale de l’Entrepreneuriat À cette occasion, elle a exprimé sa profonde gratitude au Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État, ainsi qu’au Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, pour l’adoption récente de la Stratégie nationale de l’Entrepreneuriat. Cette stratégie ambitieuse vise à faire du Mali, à l’horizon 2063, une nation où l’entrepreneuriat sera le moteur central du développement économique et social. Elle repose sur six axes prioritaires : 1. Amélioration de l’environnement des affaires (favoriser l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes) ; 2. Développement des compétences entrepreneuriales (renforcer les capacités et le savoir-faire) ; 3. Accès facilité aux marchés (priorité à la sous-traitance et au contenu local) ; 4. Promotion de l’innovation et des transferts technologiques (encourager la recherche et le développement) ; 5. Amélioration de l’accès au financement (faciliter les ressources financières pour les entrepreneurs) ; 6. Renforcement de la culture entrepreneuriale et du réseautage (valoriser l’esprit d’entreprise et les échanges). Madame la Ministre a salué le promoteur du Forum, Bakary dit Bouba Traoré, ainsi que l’ensemble des organisateurs, les partenaires techniques et financiers et tous les acteurs engagés dans la réussite de ce forum. MENEFP