3ᵉ SOMMMET RUSSIE-AFRIQUE : Départ du Président de la Transition, Chef de l’État, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, pour Mosco

Le Président de la Transition, Chef de l’État, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a quitté Bamako ce dimanche 25 octobre 2026 à destination de Moscou, en Fédération de Russie, où il prendra part au 3ᵉ Sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre 2026. Ce déplacement fait suite à l’invitation de Son Excellence Monsieur Vladimir POUTINE, Président de la Fédération de Russie. Il intervient un peu plus d’un an après la visite officielle du Chef de l’État en Fédération de Russie, en juin 2025, qui constituait sa première visite bilatérale dans ce pays. PRÉSIDENCE
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 23 OCTOBRE 2026 CM N°2026-42/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 23 octobre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant Règlement du Budget de l’Etat pour l’exercice 2025. La loi de règlement d’un exercice budgétaire, conformément aux dispositions de la loi cadre relative aux Lois de Finances, constate le montant définitif des encaissements de recettes et des ordonnancements de dépenses. A ce titre, elle : ratifie, le cas échéant, les ouvertures supplémentaires de crédits décidées par décret d’avances depuis la dernière loi de finances ; régularise les dépassements de crédits constatés, résultant de circonstances de force majeure ou des reports de crédits et procède à l’annulation des crédits non consommés ; rend compte de la gestion de la trésorerie de l’Etat et de l’application du tableau de financement de l’Etat ; arrête les comptes et les états financiers de l’Etat et affecte les résultats de l’année ; rend compte de la gestion et des résultats des programmes. Au terme de l’exécution de la loi de finances pour l’exercice 2025, la situation se présente comme suit : sur une prévision de recettes de 2 739,697 milliards de F CFA, les recouvrements s’élèvent à 2 836,707 milliards de F CFA, soit un taux de réalisation de 103,54% ; pour ce qui concerne les dépenses, pour une prévision de 3 279,886 milliards de F CFA, l’exécution se situe à 3 091,253 milliards de F CFA, soit un taux d’exécution de 94,25%. Le projet de loi, adopté, permet de rendre compte au Conseil National de Transition, du résultat de l’exécution du Budget de l’Etat, Exercice 2025 et de constater son règlement définitif. Sur le rapport du ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de l’Ordonnance n°2017-035/P-RM du 27 septembre 2017 portant création de la Direction des Ressources humaines des Armées. La Direction des Ressources humaines des Armées est créée par l’Ordonnance n°2017-035/P-RM du 27 septembre 2017 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale de gestion et de développement des Ressources humaines et de s’assurer de sa mise en œuvre par les Etats-Majors et les Directions de Service Armées. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°2017-0883/P-RM du 06 novembre 2017. Le Système de gestion des Ressources humaines au sein des Forces Armées a révélé des insuffisances liées à l’évolution de l’environnement institutionnel, juridique et aux réformes envisagées dans le cadre de la modernisation de notre outil de défense. Pour la mise en œuvre de ces réformes, il apparait nécessaire de disposer d’une chaine organique de gestion des Ressources humaines capable d’assurer le recrutement, l’administration et la gestion de son personnel. Le projet de loi, adopté, érige la Direction des Ressources humaines des Armées en service formant corps afin d’adapter ses missions à sa nouvelle architecture au sein des Forces Armées. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant affectation, au Ministère de l’Energie et de l’Eau, de la parcelle de terrain objet du Titre foncier n°15948 du Cercle de Sikasso, sise à Gongasso. La parcelle de terrain, d’une superficie de 211 hectares 93 ares 22 centiares du Cercle de Sikasso, sise à Gongasso, Commune rurale de Gongasso est destinée à la construction d’une Centrale solaire photovoltaïque de 100 mégawatts-crêtes avec 100 mégawatts-heures de stockage et son raccordement au réseau interconnecté. La réalisation de cette centrale solaire vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations et à l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales dans le domaine de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de la Construction. La suppression de la Collectivité territoriale Cercle est consécutive à l’adoption de la Loi n°2023-002 du 13 mars 2023 portant modification de la Loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du Territoire. Cette suppression a rendu nécessaire la relecture du Décret n°2018-0659/P-RM du 08 août 2018 fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales en matière d’Urbanisme et de Construction. Le projet de décret, adopté, réorganise l’exercice des compétences transférées aux Collectivités territoriales Commune, Région et District de Bamako et précise l’appui-conseil que les services centraux et déconcentrés du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population doivent leur apporter. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux d’aménagement du parc agro-industriel, sis à Bancoumana, Commune rurale de Bancoumana, Cercle de Siby. Les travaux d’aménagement du site du parc agro-industriel empiètent sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. La réalisation de ce projet, destiné à accueillir des unités de transformation agro-industrielle, des plateformes logistiques, des infrastructures de recherche et de formation contribuera, notamment à : réduire des pertes post-récolte et à améliorer la conservation des produits agricoles ; créer des emplois durables, notamment pour les jeunes et les femmes ; renforcer la compétitivité des filières agricoles nationales ; attirer les investissements privés dans le secteur de l’Agro-industrie. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales dans le domaine de la Culture. La suppression de la Collectivité territoriale Cercle est consécutive à l’adoption de la Loi n°2023-002 du 13 mars 2023 portant modification de la
Lutte contre l’Enrichissement illicite : Le Président de la Transition reçoit les rapports 2021 et 2024 de l’OCLEI

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a reçu, ce jeudi 22 octobre 2026, dans la salle des Banquets du Palais de Koulouba, les rapports annuels 2021 et 2024 de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), des mains de son Président, Dr Modibo SACKO. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Général de Division Abdoulaye MAÏGA, du Président du Conseil national de Transition, des membres du Gouvernement et des présidents des Institutions. Présentant les rapports, le Président de l’OCLEI, Dr Modibo SACKO a indiqué que l’exercice 2021 avait consolidé les bases institutionnelles et opérationnelles de l’Office. Plus de 1 400 acteurs ont été sensibilisés, 968 déclarations de biens ont été contrôlées sur les 968, qui ont été communiquées par la Cour suprême. Douze (12) dossiers ont été transmis à la justice, ainsi qu’une étude cartographiant les techniques d’enrichissement illicite dans l’Administration publique. Le rapport 2024, cœur de sa présentation, consacre la continuité de cette dynamique. L’Office a mené 21 activités de prévention, touchant 2 025 participants dont 761 femmes, examiné 48 dossiers, dont 13 ont été transmis à la justice et renforcé sa coopération nationale et internationale. Dr Modibo SACKO a, toutefois, relevé la faible mise en œuvre des recommandations, ainsi que des défis persistants, notamment l’accès aux informations foncières et l’absence d’un siège, avant de solliciter l’appui des plus hautes autorités. Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, après avoir reçu le rapport des mains de Dr SACKO, a salué l’engagement de l’Office, qui œuvre « avec rigueur et persévérance dans un domaine aussi sensible que stratégique ». Ces rapports, a-t-il insisté, « ne sauraient être réduits à de simples formalités administratives ». Ils doivent constituer « un instrument de gouvernance, un outil d’évaluation de l’action publique et un miroir fidèle de notre capacité collective à lutter contre les dérives économiques et financières, qui fragilisent l’État ». Le Président de la Transition a rappelé « qu’aucun État ne peut se construire, durablement dans la corruption, dans l’enrichissement illicite et dans l’impunité ». Il a donc réaffirmé le choix de la Transition de rompre avec la prédation et la banalisation des détournements de deniers publics. Il a aussi appelé à renforcer l’autorité de l’État et la discipline républicaine. Le Chef de l’État a salué, au passage, les progrès enregistrés, notamment, en termes de prévention et de sensibilisation touchant des milliers de citoyens, de transmission de dossiers significatifs à la justice et du renforcement de la coopération. Ces acquis démontrent, a-t-il souligné, que « la dynamique engagée est réelle » et que cette lutte produit « des effets tangibles », à condition de s’appuyer sur une mobilisation accrue des citoyens. Revenant sur les difficultés évoquées par le Dr Modibo SACKO concernant l’accès à certaines informations, notamment foncières et domaniales, le Chef de l’État a rappelé la création récente du Pôle national spécialisé en matière foncière. Selon lui, ce pôle permettra une synergie d’actions dans un domaine, qui constitue, « par excellence », une source persistante de corruption. Il a, également demandé d’accélérer la modernisation des outils de contrôle et la digitalisation des procédures. Le Président de la Transition a, également, appelé à une réflexion « plus rigoureuse et plus souveraine » sur les outils d’évaluation. Il a, aussi, exhorté l’OCLEI à mettre en place « un dispositif national fiable et crédible de mesures de l’enrichissement illicite », et d’en faire désormais « une exigence stratégique ». Il a pris bonne note des besoins de l’Office en moyens humains, techniques et matériels, ainsi que d’un siège approprié. « La construction d’un Mali souverain et stable passe, nécessairement, par notre exemplarité dans la gestion des ressources publiques », a affirmé le Chef de l’État, qui a évoqué une lutte « certes difficile, mais pas impossible ». Mais une lutte, qui appelle à « un sursaut patriotique ». PRESIDENCE
Assainissement du secteur minier au Mali : souveraineté, transparence et partenariat gagnant-gagnant – le ministre des Mines face à la presse

Mesdames et Messieurs les représentants de la presse nationale et internationale, Mesdames et Messieurs, Je vous remercie d’avoir répondu à notre invitation. Ce premier point de presse du ministère des mines inaugure un rendez-vous régulier : ce que le Mali fait de son sous-sol, nous voulons le dire nous-mêmes, avec des chiffres et des textes vérifiables et vérifiés. Notre sujet d’aujourd’hui est l’assainissement du secteur minier au Mali, entre souveraineté, transparence et partenariat gagnant-gagnant. Je vous parlerai des réformes, des permis renouvelés et des permis annulés, des chiffres de 2025 et du premier semestre 2026, puis de ce que nous disons aux sociétés qui travaillent déjà au Mali. Je terminerai par la périodicité de ce rendez-vous. Assainir pour mieux servir Assainir, ce n’est pas fermer la porte : c’est la tenir ouverte à ceux qui jouent selon les règles. Depuis 2023, le Mali s’est doté d’un nouveau Code minier et d’une loi relative au contenu local. Leur objectif tient en une phrase : que la richesse du sous-sol malien profite d’abord aux Maliens, sans décourager les investisseurs qui la valorisent. La participation des intérêts maliens peut désormais atteindre 35 % du capital des projets, avec une part réservée aux investisseurs nationaux. Un audit des sociétés minières nous a permis de recouvrer 761 milliards de francs CFA d’arriérés. Et depuis le 28 novembre 2022, nous avions suspendu le traitement des demandes de titres afin de nettoyer leadastre minier, un travail de fond que nous menons à son terme. Trois principes guident cette démarche. La souveraineté : le sous-sol appartient au peuple malien, et l’État en est le garant (Art 42 Const. 2023). La transparence : nous publions les chiffres, nos décisions et leurs motifs, et nous les soumettons à la lecture de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE-Mali). Le partenariat gagnant-gagnant : une société qui investit au Mali doit pouvoir gagner de l’argent et le Mali doit en tirer sa juste part. Ces trois principes ne s’opposent pas. Ils se tiennent. Un nouveau Code minier et une nouvelle gouvernance du secteur minier Les annulations : la règle de droit, sans exception Je serai direct : Un titre minier n’est pas un patrimoine à garder en veille. C’est un engagement à travailler, à investir et à payer ce que l’on doit. En octobre 2025, nous avons annulé plus de 90 permis de recherche dont les titulaires n’avaient pas produit les documents exigés par les textes en vigueur. Plusieurs sociétés présentes au Mali l’ont elles-mêmes constaté : les titres concernés étaient inactifs. Plus récemment, trois (3) permis d’exploitation ont été annulés, pour « motifs : absence de travaux, défaut de paiement, non-conformité aux obligations du Code ». Les superficies libérées reviennent à l’État et seront réaffectées par une procédure transparente, au bénéfice d’opérateurs actifs. Ces décisions reposent sur les textes. Elles interviennent après une mise en demeure, pour des motifs objectifs et écrits. Toutefois, les titulaires disposent des voies de recours prévues par la législation en vigueur. D’autres annulations suivront. La vérification des titres se poursuit et les permis dont les titulaires ne remplissent pas leurs obligations seront annulés dans les mêmes conditions, dans les semaines et les mois qui viennent. Ces décisions ne visent ni une nationalité ni un secteur. Elles visent l’inaction et le non-respect des textes nationaux en la matière. Renouvellement des permis : le respect strict des textes Le gel des demandes décidé en 2022 touche à sa fin. Entre le 21 août et le 30 septembre 2026, le Conseil des Ministres a autorisé, en trois séances, le renouvellement de 24 permis de recherche, pour l’or et pour le lithium, au profit de sociétés de plusieurs nationalités. Je veux être précis sur ce que cela signifie. Un renouvellement n’est ni une faveur ni un automatisme. Chaque dossier est examiné au regard des mêmes critères : la conformité administrative, les travaux réalisés, les dépenses d’exploration engagées et les obligations financières. Un renouvellement de permis de recherche autorise la poursuite des travaux d’exploration, rien de plus : il ne vaut pas permis d’exploitation. La même règle s’applique aux plus grands comme aux plus modestes. Le permis d’exploitation de Loulo a été renouvelé pour dix ans en février 2026, au profit de SOMILO SA. Le permis d’exploitation de Fekola Regional, à Menankoto Sud, a été accordé cette année. Ces décisions montrent que le Code minier ouvre des droits, pour qui en remplit les conditions. Toutes ces décisions s’appuient désormais sur un outil nouveau. Le 17 avril 2026, le Mali a dévoilé son cadastre minier entièrement numérisé, conçu par des experts maliens. Il centralise, pour chaque titre, sa titularité, sa superficie et sa durée, et recense déjà plus de 631 titres. Concrètement, il évite les chevauchements de permis, sécurise les procédures et fluidifie le traitement des dossiers de renouvellement. Pour un investisseur, c’est l’assurance que son titre est inscrit, localisé et suivi. Les chiffres clés de 2025 et de 2026 Je commence par ce qui ne nous plaît pas. En 2025, la production industrielle d’or a reculé de 22,9 % : 42,2 tonnes, contre 54,8 tonnes en 2024. L’explication est connue : le complexe de Loulo-Gounkoto, notre premier site, n’a produit que 5,5 tonnes, contre 22,5 tonnes un an plus tôt. Mais la valeur a tenu. En 2025, nos exportations d’or ont atteint 2 750 milliards de francs CFA, contre 1 610 milliards en 2024. Les sociétés minières ont versé à l’État 940 milliards de francs CFA, un record, pour la quantité d’or produit (42 tons) contre 978 milliards de franc CFA pour 55 tones. Les impôts en représentent un peu plus des deux tiers et les dividendes de nos participations près d’un quart. En 2026, la production repart. Au premier semestre, la production industrielle d’or atteint 23,5 tonnes, contre environ 18 tonnes un an plus tôt : plus de 30 % de hausse, et au-dessus de notre prévision de 21,2 tonnes. Fekola a produit 8,85 tonnes. Loulo a produit 6,9 tonnes, soit déjà plus que sur toute l’année 2025. Notre
Fonds de Soutien à la Transition : Le conducteur de mototaxi Dramane KAMIYA remet sa contribution au Premier ministre Abdoulaye MAÏGA

Le Premier ministre, Général de Division Abdoulaye Maïga a reçu, ce mercredi 21 octobre 2026, Dramane KAMIYA, un conducteur de mototaxi venu apporter une contribution de cent mille (100 000) francs CFA au Fonds de soutien à la Transition. Âgé de 49 ans, marié et père d’une fille, le citoyen Dramane KAMIYA a expliqué la démarche qui l’a animé, « Je l’ai fait pour l’amour de la patrie. Je voudrais que chaque Malien se dise qu’il peut apporter sa pierre à l’édifice », a-t-il déclaré. En reconnaissance de son geste patriotique, Kamiya a reçu une lettre de remerciement du gouvernement ainsi qu’un reçu de versement attestant du dépôt de sa contribution sur le compte du Fonds de soutien à la Transition, domicilié à la Banque de Développement du Mali (BDM-SA). Face à cette initiative, le Premier ministre lui a adressé ses remerciements, au nom du Président de la Transition, Général d’Armée Assimi Goïta et a salué cette attention symbolique dont la portée dépasse le montant financier. « Ce geste nous donne de la force et nous encourage davantage pour le Mali », a ajouté le Chef du gouvernement. L’audience s’est tenue en présence du Ministre d’État, Ministre de l’Économie et des Finances, Alousséïni SANOU. PRIMATURE
Assainissement à Bamako : D’importants équipements pour renforcer les moyens de la DSUVA

282. 619. 230 FCFA, c’est la valeur du matériel d’assainissement remis, ce mardi 20 Octobre 2026, à la Direction des Services urbains de voirie et d’assainissement (DSUVA), grâce à l’appui de la Banque mondiale, à travers le Projet de Résilience Urbaine de Bamako (PRUBA). En effet, face à l’accumulation préoccupante des déchets dans la capitale, le Gouvernement du Mali a sollicité l’accompagnement de la Banque mondiale, afin de renforcer les capacités opérationnelles des services chargés de l’assainissement. La dotation comprend, notamment des camions de collecte, des bennes, des bennes tasseuses, des engins de travaux publics et des équipements destinés à faciliter les interventions sur le terrain. La cérémonie de remise s’est déroulée dans la cour de la DSUVA, en présence du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, de la ministre de l’environnement et du développement durable et du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY. Au-delà de l’acquisition de ces équipements, l’enjeu vise à donner aux services d’assainissement des moyens d’action plus adaptés, face à l’ampleur des besoins dans la capitale. Pour le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, l’amélioration du cadre de vie des populations passe, aussi, par le renforcement des capacités des structures de terrain. Cette dotation constitue, ainsi, un appui important à la mobilisation engagée contre l’insalubrité à Bamako poursuit-il. Il a rassuré, enfin, qu’une utilisation optimale sera faite de ces matériels, pour préserver la propreté de nos villes. « Un cadre de vie sain se construit avec des moyens, de l’action et la participation de chacun », message fort lancé par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement. MATD
Colloque International de la Cour Constitutionnelle du Mali : Débat sur le rôle du juge dans la consolidation de l’État de droit et la stabilité des institutions

Le rôle du juge constitutionnel dans la consolidation de l’État de droit et la stabilité des institutions est au centre d’un colloque international ouvert mardi à Bamako, sous la présidence du Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, représentant le président de la Transition, le général d’armée Assimi GOÏTA. Placée sous le thème « Place et rôle du juge constitutionnel dans la Refondation de l’État », cette rencontre réunit des responsables de juridictions constitutionnelles et des experts nationaux et internationaux venus de neuf pays, dont le Burkina Faso, le Niger, le Sénégal, la République centrafricaine, la Mauritanie, l’Algérie, la Guinée et le Maroc, ainsi que l’invité d’honneur, le Président de la Cour constitutionnelle du Royaume du Maroc, Mohammed Amine BEN ABDALLAH. La présence d’experts nationaux et internationaux appelle une transformation plus profonde de la conception et de l’exercice du pouvoir public, fondée sur la responsabilité des gouvernants, la primauté du droit, le respect des principes républicains et la consolidation durable des liens de confiance entre les citoyens et les institutions. Au-delà des échanges entre spécialistes du droit, le colloque entend examiner la contribution de la justice constitutionnelle à la transformation de l’État, dans un contexte où la responsabilité des gouvernants, le respect de la Constitution et la confiance des citoyens envers les institutions constituent des enjeux majeurs de gouvernance publique. Dans son allocution d’ouverture, le Président de la Cour constitutionnelle du Mali, Amadou Ousmane TOURE, a souligné l’importance de cette rencontre pour confronter les expériences nationales et approfondir la réflexion sur les défis contemporains de la justice constitutionnelle. Il a également salué le soutien du Président de la Transition, estimant que son accompagnement avait été déterminant dans l’organisation de ce rendez-vous international. Les débats portent notamment sur les conditions permettant à la Constitution de conserver sa place de norme suprême et de référence pour l’action publique. Une question essentielle pour la légitimité des institutions, la régulation de l’exercice du pouvoir et la préservation de l’équilibre institutionnel. Prenant la parole à son tour, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Abdoulaye MAÏGA a mis en avant trois missions fondamentales du juge constitutionnel dans le processus de refondation de l’État : garantir la suprématie de la Constitution, préserver la stabilité institutionnelle et protéger les droits fondamentaux. Ces trois exigences placent le juge constitutionnel au centre des mécanismes de contrôle de la conformité des actes publics à la Loi fondamentale. Elles renvoient également à la nécessité de concilier la continuité de l’État, le fonctionnement régulier des institutions et le respect des libertés garanties par la Constitution. La rencontre de Bamako offre ainsi un cadre de réflexion sur les moyens de renforcer la justice constitutionnelle et de tirer profit des expériences comparées des pays participants. À travers les travaux du colloque, les participants sont appelés à examiner les conditions dans lesquelles le juge constitutionnel peut contribuer à faire de la Constitution un instrument effectif d’encadrement du pouvoir et de consolidation durable de l’État de droit. C’est également l’occasion privilégiée de confronter les expériences et de mener des réflexions sur les enjeux contemporains de la justice constitutionnelle, a rappelé le Président de la Cour constitutionnelle du Mali, Amadou Ousmane Touré, dans son allocution. Il a également salué le soutien et l’accompagnement du Président de la Transition, qui ont été indispensables à l’organisation de ce colloque. Le rôle du juge constitutionnel dans la Refondation de l’État soulève des exigences fondamentales, a rappelé le Premier ministre avant de les décliner en trois axes : la garantie de la suprématie de la Constitution, la préservation de la stabilité institutionnelle et la protection des droits fondamentaux. PRIMATURE
Diplomatie : L’ambassadeur du Qatar reçu en audience par le Premier Ministre Abdoulaye MAÏGA

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Général de Division Abdoulaye MAÏGA a reçu, en audience, ce lundi 19 Octobre 2026, Son Excellence Ahmed Bin Turki Al-SUBAI, Ambassadeur de l’État du Qatar au Mali. Les deux personnalités ont échangé sur la nécessité de renforcer la coopération entre les deux pays tout en insistant sur la nécessité de renforcer des échanges économiques et commerciaux, notamment, à travers le développement des investissements. Dans le domaine de la sécurité, le diplomate qatari a vivement condamné les attaques terroristes au Mali ainsi que leurs sponsors. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a indiqué que le terrorisme constitue une menace pour la stabilité, c’est pourquoi les pays doivent se donner la main pour y faire face. Le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a invité les investisseurs qataris à venir investir au Mali tout en rappelant les trois principes, qui guident l’action publique au Mali. PRIMATURE
Œuvres Sociales du Président de la Transition : Les Centres de Santé Communautaires de Darsalam, Médina-Coura et Bagadadji dotés d’installations solaires

Dans le cadre de ses œuvres sociales, le Président de la Transition, Général d’Armée Assimi GOÏTA, poursuit ses actions en faveur de l’amélioration des conditions de prise en charge des populations. À ce titre, des installations solaires ont été offertes aux Centres de Santé Communautaires (CSCOM) de Darsalam, de Médina-Coura et de Bagadadji. Le vendredi 17 octobre 2026, les installations solaires destinées à ces trois structures ont été officiellement mises en service, en présence des autorités administratives, coutumières, ainsi que des responsables des centres bénéficiaires. Cette initiative s’inscrit dans un programme plus vaste visant à doter, au total, 50 CSCOM du District de Bamako en installations solaires, afin de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de fonctionnement et, par conséquent, de la qualité des soins offerts aux populations. Les cérémonies de mise en service ont été présidées par le Directeur Administratif et Financier de la Présidence de la République, le Colonel Cheick Mamadou Chérif TOUNKARA, représentant le Conseiller Spécial du Président de la Transition chargé des œuvres sociales. Elles se sont déroulées en présence de la Ministre de la Santé et du Développement Social, Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURÉ. À cette occasion, les Présidents des Comités de Gestion des trois CSCOM bénéficiaires ont exprimé leur reconnaissance au Chef de l’État pour cette initiative, qui constitue un appui significatif au fonctionnement de leurs structures. Ils ont également formulé des bénédictions pour la paix, la stabilité et la prospérité du Mali. Prenant la parole, la Ministre de la Santé et du Développement Social, Assa Badiallo TOURÉ a salué ce geste du Président de la Transition, qu’elle a qualifié de précieux soutien à son département, notamment dans un contexte marqué par d’importants défis liés à l’accès à l’énergie. Au nom du Conseiller Spécial du Président de la Transition chargé des œuvres sociales, le Directeur Administratif et Financier de la Présidence, le Colonel TOUNKARA a exhorté les responsables des CSCOM bénéficiaires à assurer une utilisation judicieuse et un entretien approprié à ces équipements mis à leur disposition. PRESSIDENCE
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 16 OCTOBRE 2026 CM N°2026-41/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 16 octobre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale. Les Directions des Finances et du Matériel ont été créées par l’Ordonnance n°09-010/P-RM du 04 mars 2009 avec pour mission d’élaborer, au niveau d’un département ou d’un groupe de départements ministériels, les éléments de la politique nationale dans les domaines de la gestion des ressources financières et matérielles et de l’approvisionnement des services publics. Leur organisation et les modalités de leur fonctionnement sont fixées par le Décret n°09-137/P-RM du 27 mars 2009, modifié. A l’application, le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère en charge de la Réconciliation nationale, fixé par le Décret n°2014-0194/P-RM du 18 mars 2014, a révélé des insuffisances liées à l’évolution de l’environnement institutionnel et juridique. Le projet de décret, adopté, corrige ces insuffisances et prévoit, pour les 5 prochaines années, l’effectif du personnel nécessaire à l’exécution de ses missions. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation des Statuts de la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali (SOREM-MALI S.A.). La Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali a été créée par l’Ordonnance n°2022-016/PT-RM du 08 septembre 2022 avec pour mission la recherche, l’exploitation, le traitement et la commercialisation des substances minérales, dans les limites des périmètres qui lui sont octroyés. Ses statuts ont été approuvés par le Décret n°2022-0723/PT-RM du 23 novembre 2022. L’évolution de l’environnement institutionnel et les exigences liées aux activités d’opérateur minier ont rendu nécessaire la relecture des statuts approuvés en 2022 pour renforcer la sécurité juridique de la Société, clarifier les compétences des organes sociaux et adapter les règles de gouvernance aux besoins de la Société. Le projet de décret, adopté, approuve les statuts refondus de la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant institution de la Biennale sportive en République du Mali. Depuis l’accession du Mali à l’indépendance, les Autorités ont toujours accordé une place de choix à la promotion du sport, de la jeunesse, des arts et de la culture, au regard du rôle essentiel que jouent ces secteurs dans le développement social, économique et culturel du pays, ainsi que dans le renforcement et la préservation de l’identité culturelle nationale. L’institution de la Biennale sportive, qui s’inscrit dans la dynamique de refondation de l’Etat et du renforcement de la cohésion sociale, se justifie par son rôle historique de pépinière de talents et de vivier du sport malien. Le projet de décret, adopté, institue la Biennale sportive qui se tient du 7 au 16 août de façon tournante dans l’une des Régions ou dans le District de Bamako en vue de promouvoir les valeurs de citoyenneté, de vivre-ensemble, de paix et d’unité nationale à travers le sport. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a informé le Conseil des Ministres des nominations suivantes : Président de la Cour suprême : Monsieur Bamassa SISSOKO, Magistrat. Vice-président de la Cour suprême : Monsieur Samba Lamine KOITE, Magistrat. Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Président de la Section judiciaire de la Cour suprême : Monsieur Bakoroba SINDIARRA, Magistrat. Conseillers à la Section judiciaire de la Cour suprême : Monsieur Amadou Tidiane DIAKITE, Magistrat ; Monsieur Boubacar Sidiki SAMAKE, Magistrat ; Monsieur Andogoly GUINDO, Magistrat ; Monsieur Moussa Aly YATTARA, Magistrat ; Monsieur Santigui TRAORE, Magistrat ; Monsieur Sékou Dioro DICKO, Magistrat. Premier Avocat général à la Cour suprême : Monsieur Dramane SOUMANO, Magistrat. Avocats généraux à la Cour suprême : Monsieur Bamba Famoussa SISSOKO, Magistrat ; Monsieur Mohamed Maouloud NAJIM, Magistrat ; Monsieur Djibril KANE, Magistrat ; Madame Fatoumata Sékou DICKO, Magistrat ; Monsieur Famory KEITA, Magistrat ; Monsieur Kémaro KANAKOMO, Magistrat ; Monsieur Diakaridia Issa GOITA, Magistrat ; Monsieur Amadou Hamma BOCOUM, Magistrat. Président de la Section administrative de la Cour suprême : Monsieur Broulaye TOGOLA, Magistrat. Conseillers à la Section administrative de la Cour suprême : Monsieur Sory DIAKITE, Magistrat ; Monsieur Amadou KOITA, Magistrat ; Monsieur Madiou SANGHO, Magistrat ; Monsieur Tahirou SIDIBE, Magistrat ; Monsieur Issa CAMARA, Magistrat. Premier Commissaire de la Loi à la Cour suprême : Monsieur Konimba KANE, Magistrat. Commissaire de la Loi à la Cour suprême : Monsieur Sadou CISSE, Magistrat. Président de la Section des Comptes de la Cour suprême : Monsieur Seydou MALLET, Magistrat. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de l’opérationnalisation des Universités en Région. La création des Universités de Sikasso, Gao, Tombouctou, Bandiagara et Kayes traduit la volonté des pouvoirs publics de mettre en place un système d’Enseignement et de Recherche adapté aux besoins locaux, régionaux et nationaux. L’Université de Sikasso est opérationnelle depuis l’année académique 2023-2024, à travers l’Institut universitaire pour le Développement rural qui offre 2 filières de formation à 325 étudiants. L’Université de Bandiagara procédera au lancement de l’appel à candidature en novembre pour le recrutement des premiers étudiants de la filière Sciences des matériaux, au titre de l’année universitaire 2026-2027. Pour ce qui concerne l’Université de Kayes, les cours démarreront en janvier 2027 avec les filières de formation du département « Mines et Géologie » de l’Institut supérieur des