Lancement de la Quinzaine 2026 à Bamako : Des efforts tous azimuts pour protéger l’environnement

C’est parti, depuis ce 6 Juin, pour la 27ème édition de la Quinzaine de l’Environnement. En effet, le top départ a été donné au Parc national par le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, M. Allousseni SANOU, représentant le Premier ministre, Chef du Gouvernement. La cérémonie a enregistré une quinzaine de membres du Gouvernement dont DOUMBIA Mariam TANGARA, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, ses homologues de la Confédération des Etats de l’AES (Burkina Faso et Niger), des représentants des Instituions de la République, des Partenaires techniques et financiers, de la Société civile, du Secteur privé et de la Presse. L’édition 2026 de la Quinzaine de l’Environnement, dont le lancement se tient à Bamako, vise à fédérer les initiatives pour informer et sensibiliser nos concitoyens sur la préservation des ressources naturelles. Ainsi, deux semaines durant, soit du 5 au 17 Juin, plusieurs activités auront lieu sur l’étendue du territoire national afin que chacun de nous soit acteur de la protection de l’Environnement. Dans son discours, le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a rappelé le leadership de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat dans la poursuite des efforts pour faire de la protection de l’environnement et de la résilience climatique des priorités transversales de l’action publique. Pour ce faire, a noté M. Alousseni SANOU, la mobilisation des ressources, nationales ou extérieures, devra continuer à accompagner ces priorités. Il a, enfin, salué les efforts du ministère en charge de l’Environnement, de ses services techniques, des collectivités territoriales, des organisations de la Société civile, des chercheurs, des femmes, des jeunes, des PTF, entre autres, dans les actions de protection de l’environnement. Pour le ministre chargé de l’Environnement, la Quinzaine de l’Environnement, instituée depuis l’année 2000, est devenue un rendez-vous national majeur de mobilisation, de sensibilisation et d’actions. Elle permet, selon elle, de renforcer chaque année la conscience environnementale de nos concitoyens et de rappeler que la protection de l’environnement n’est plus seulement une exigence écologique, mais un impératif de souveraineté, de sécurité et de développement. Pour DOUMBIA Mariam TANGARA, l’évènement s’inscrit entre deux dates majeures : la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 05 juin, et la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée le 17 juin. L’édition 2026 se tient autour de deux thèmes complémentaires : « La crise climatique et les solutions pour un avenir plus sûr, plus résilient et plus durable », au titre de la Journée mondiale de l’environnement et « Pâturages : reconnaître, respecter, restaurer », au titre de la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Avant de terminer, elle a salué les plus hautes autorités de notre pays pour leur engagement en faveur de la protection de l’environnement, remercié ses homologues de l’AES pour leur solidarité agissante et tous les autres acteurs qui travaillent inlassablement de jour comme de nuit pour la préservation de notre environnement. Quant au Représentant Résident par intérim au Mali, M. Roland SERI, il a, au nom des Partenaires Techniques et Financiers, réitéré son entière disponibilité à accompagner le Gouvernement du Mali à travers le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable dans la réalisation de ses ambitions climatiques et la mise en œuvre des projets structurants de la Stratégie Nationale pour l’Emergence et le Développement Durable (accélérer la mise en œuvre des actions climatiques et permettre d’atteindre un niveau d’impact à la hauteur des aspirations légitimes des Maliennes et des Maliens). Pour finir, a-t-il dit, les Partenaires Techniques et Financiers tiennent à exprimer leurs sincères remerciements au Gouvernement pour la confiance accordée ainsi que pour la qualité du partenariat et du dialogue qui soutiennent notre action commune dans le secteur de l’environnement et du changement climatique. La cérémonie de lancement a pris fin par une visite de stands où étaient exposés les savoir-faire des acteurs évoluant dans la protection de l’environnement. MEADD

Inauguration de la Maison des Pupilles : le Président Assimi GOÏTA honore les orphelins de la République

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a présidé ce dimanche 7 juin 2026 la cérémonie d’inauguration de la Maison des Pupilles, en présence du Premier ministre, de la ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-major Assa Badiallo TOURE, des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique, du Gouverneur du District de Bamako, de la Directrice de l’Office national des Pupilles en République du Mali (ONAPUMA), ainsi que des légitimités traditionnelles et coutumières. Ce 7 juin 2026 marque le cinquième anniversaire de l’investiture du Président de la Transition. C’est à cette occasion qu’il avait pris l’engagement de consacrer les 2/3 de son fonds de souveraineté aux œuvres sociales. Cinq ans plus tard, la Maison des Pupilles est la concrétisation la plus visible et la plus symbolique de cette promesse. « Aujourd’hui, c’est un sentiment de joie et de grande satisfaction qui m’anime après l’inauguration de la Maison des Pupilles. La concrétisation de cette promesse tenue est un devoir de reconnaissance, de justice et d’équité sociale envers celles ou ceux qui ont consenti le sacrifice ultime pour la défense, mais aussi pour le développement de la patrie », a déclaré le Général d’armée Assimi GOÏTA, dans une interview accordée à la presse à l’issue de la cérémonie d’inauguration. La genèse de ce projet remonte à la Journée nationale des Pupilles du 31 octobre 2023, lors de laquelle la directrice de l’ONAPUMA avait formulé cette doléance auprès du Chef de l’État. Le Général GOÏTA avait entendu l’appel, a indiqué le Conseiller spécial chargé des œuvres sociales, M. Aguibou DEMBÉLÉ. Le 6 février 2024, le Président de la Transition posait la première pierre de l’infrastructure. Deux ans plus tard, la promesse est devenue réalité. À l’occasion de la cérémonie, l’État a également procédé à la remise d’une dotation en moyens roulants à l’ONAPUMA, pour renforcer ses capacités opérationnelles au service des pupilles. Le conseiller spécial du Président de la Transition chargé des œuvres sociales, M. Aguibou DEMBELE, a ouvert les allocutions en rendant hommage aux victimes civiles et militaires tombées sous la barbarie terroriste, avant d’observer avec l’assistance une minute de silence en leur mémoire. Il a rappelé l’origine du projet et retracé les étapes de sa réalisation, soulignant que l’inauguration de la Maison des Pupilles constituait « l’une des preuves les plus parlantes de la diversification et de la profondeur des œuvres sociales du Président de la Transition »., « En donnant un abri et des commodités aux pupilles de la nation, c’est toute une perspective que le Président de la Transition offre à ces jeunes orphelins qui verront désormais l’avenir sous de meilleures auspices. », a déclaré M. DEMBÉLÉ. La ministre de la Santé et du Développement social, le médecin Colonel-major Assa Badiallo TOURE, est revenue sur l’accompagnement constant du Chef de l’État de 2021 à nos jours. Elle a assuré que tous les pupilles de la République trouveraient désormais leur place dans cette nouvelle infrastructure, avant d’exprimer sa profonde gratitude pour la concrétisation de cette promesse. La représentante de la Mairie de la Commune VI du District de Bamako, a formulé des conseils aux pupilles pour mériter ce joyau architectural, remerciant l’encadrement pour ses efforts. Dans son intervention, le Président de la Transition a tenu à replacer cette inauguration dans son sens profond : celui d’une dette que la Nation contracte envers ceux qui donnent leur vie pour elle : « On ne peut pas récompenser tous ceux qui ont consenti le sacrifice ultime, c’est-à-dire donner leur vie pour la sauvegarde de la patrie. Tout ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui pour nos pupilles n’est que le minimum, n’est qu’une question de justice et surtout d’équité sociale. C’est un devoir moral et aussi une responsabilité pour tous les Maliens ». Il a exhorté l’administration de l’ONAPUMA à prendre soin des nouvelles installations et appelé le peuple malien à se mobiliser pour soutenir et accompagner les pupilles, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. La cérémonie a pris fin par une visite guidée des locaux. PRÉSIDENCE

114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail : les ministres oumou Sall Seck et Fassoun Coulibaly participent à la réunion de promotion de l’amendement constitutionnel de 1986 de l’OIT

Présents à Genève dans le cadre des travaux de la 114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail, Madame Oumou Sall Seck, Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, et son collègue Dr Fassoun Coulibaly, Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, ont participé, au Palais des Nations, à une réunion de plaidoyer et de promotion relative à l’instrument d’amendement de 1986 à la Constitution de l’Organisation internationale du Travail (OIT). La rencontre a réuni le Président de la 114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail, le Directeur général de l’OIT, ainsi que les représentants des délégations gouvernementales, des employeurs et des travailleurs. Cette initiative fait suite aux résolutions adoptées par le Conseil d’administration de l’OIT lors de ses 353ᵉ session de mars 2025 et 356ᵉ session de 2026. Elle intervient au moment où la Conférence célèbre le 40ᵉ anniversaire de l’adoption de cet amendement, dont l’entrée en vigueur demeure toutefois retardée en raison du nombre insuffisant de ratifications requises de la part de certains États membres. Adopté par la Conférence internationale du Travail en 1986, cet amendement constitue une étape majeure vers une gouvernance plus équitable, représentative et démocratique de l’Organisation internationale du Travail. Son importance a d’ailleurs été réaffirmée par la Déclaration du centenaire de l’OIT pour l’avenir du travail, adoptée en 2019, qui souligne la nécessité d’adapter la gouvernance de l’Organisation aux défis d’un monde du travail en constante mutation. L’amendement prévoit notamment une modification de la composition du Conseil d’administration, dont le nombre de sièges passerait de 56 à 112, répartis entre les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs. Il prévoit également la suppression des sièges non électifs réservés aux États membres ayant l’importance industrielle la plus considérable. À cet effet, un appel pressant est lancé à l’ensemble des États membres afin qu’ils ratifient l’amendement, en particulier les huit États concernés par la disposition relative à l’importance industrielle considérable. À ce jour, 129 des 187 États membres ont procédé à la ratification. Toutefois, l’entrée en vigueur du texte reste conditionnée à la ratification d’au moins trois États appartenant à cette catégorie. Au nom du Groupe africain, le Niger, porte-parole du continent sur cette question, a plaidé en faveur d’un traitement plus équitable et égalitaire de l’ensemble des États membres. Il a invité les pays n’ayant pas encore ratifié l’amendement à faire preuve d’un engagement concret en faveur de la justice et de l’équité dans la gouvernance de l’Organisation. Il s’agit d’une question stratégique et d’une importance majeure pour l’avenir de la gouvernance de l’OIT, dans un contexte marqué par quarante années de profondes mutations économiques, sociales et technologiques. L’enjeu est de permettre à l’Organisation de refléter davantage les réalités du monde qu’elle sert, afin de renforcer sa légitimité et son efficacité. Dans ce débat d’une importance capitale, le Mali, résolument attaché à l’intégration africaine et au renforcement du multilatéralisme, réaffirme sa solidarité avec la position défendue par les autres pays du Groupe africain dans une démarche commune, fédératrice et porteuse d’équité. MENEFP

Première session du Comité technique du Commissariat chargé des Activités Minières (CCAM) : le Mali accélère la réforme minière et renforce sa souveraineté économique

Le Commissariat chargé des Activités Minières (CCAM) a abrité, le vendredi 5 juin à Bamako, la première session de son Comité technique, une instance appelée à jouer un rôle central dans la mise en œuvre de la nouvelle politique minière du Mali. Présidée par le Commissaire chargé des Activités Minières, M. Hilaire Bébian DIARRA, cette rencontre marque une étape importante dans l’opérationnalisation du CCAM, créé par le Code minier de 2023 pour renforcer la coordination, le suivi et l’évaluation des politiques publiques dans le secteur extractif. Dans son discours d’ouverture, le Commissaire a rappelé les principaux défis auxquels demeure confrontée l’industrie minière malienne : amélioration de la gouvernance, respect des engagements des opérateurs, promotion du contenu local, préservation de l’environnement et accroissement des retombées économiques au profit des populations. Le nouveau Code minier, adopté sous l’impulsion du Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, entend répondre à ces enjeux en renforçant la souveraineté de l’État sur les ressources minérales. La réforme porte notamment à 35 % la participation cumulée des intérêts publics et privés nationaux dans les projets miniers, contre 20 % sous l’ancien régime. Le CCAM constitue désormais un outil stratégique d’aide à la décision auprès du Président de la République. Sa mission est d’assurer la cohérence de l’action publique dans le secteur, d’anticiper les évolutions du marché minier et de proposer les réformes nécessaires à son développement. Le Comité technique, institué par le décret du 30 décembre 2025 fixant l’organisation du Commissariat, est chargé d’examiner les dossiers techniques et stratégiques, de renforcer la concertation entre les administrations concernées et de formuler des recommandations destinées au Conseil stratégique présidé par le Chef de l’État. « La qualité des décisions dépend de la qualité des analyses qui les fondent », a souligné M. Hilaire Bébian DIARRA, appelant les membres du Comité à faire de cette instance un cadre permanent de réflexion et d’anticipation. À travers cette nouvelle architecture institutionnelle, les autorités ambitionnent de faire du secteur minier un levier de souveraineté économique, de création d’emplois et de développement durable, conformément à la Vision Mali 2063 et à la Stratégie nationale d’émergence et de développement durable. PRÉSIDENCE

Grande Muraille verte : le Président Assimi Goïta reçoit le Secrétaire exécutif de l’APGMV et donne des orientations 

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a reçu en audience ce vendredi 5 juin 2026 le professeur Almoustapha Garba, Secrétaire exécutif de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille verte (APGMV), en présence de la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme DOUMBIA Mariam TANGARA, qui assure actuellement la présidence du Conseil des ministres de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille verte. Le Chef de l’État a donné des orientations claires pour accélérer la mise en œuvre de l’un des plus grands programmes environnementaux d’Afrique. À sa sortie d’audience, le professeur GARBA a exprimé sa satisfaction devant la presse, soulignant la qualité et la clarté des orientations reçues du Chef de l’État sur l’ensemble des points évoqués. L’audience a permis au Secrétaire exécutif de dresser un bilan de situation de l’APGMV : réalisations accomplies, préoccupations en cours et perspectives à venir. L’objectif d’accélérer la mise en œuvre des décisions arrêtées par le Chef de l’État et le Gouvernement malien en faveur de l’initiative de la Grande Muraille verte. « Nous avons eu l’honneur d’être reçus par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, à qui nous sommes venus réitérer nos remerciements pour la confiance placée en notre modeste personne. Nous avons profité pour faire le point de la mise en œuvre de la feuille de route de l’organisation, réalisations, préoccupations et perspectives, en vue d’accélérer les initiatives de la Grande Muraille », a déclaré le Professeur Almoustapha GARBA. Il s’est dit particulièrement satisfait de la réactivité et de la précision du Président de la Transition. Sur chaque point soulevé, le Général GOÏTA a fourni des orientations claires destinées à lever les obstacles à l’exécution des projets et programmes de l’Agence au profit des populations. « Sur tous les points évoqués, il a donné des orientations très claires pour accélérer la mise en œuvre des projets et programmes au profit des populations, en vue d’atteindre nos ambitions. Nous avons été très satisfaits », s’est réjoui le Professeur GARBA. Le Secrétaire exécutif a aussi souligné la pertinence de cette rencontre dans le contexte sahélien actuel. La dégradation des terres, le changement climatique et la désertification constituent des défis existentiels pour les populations du Sahel ; et le Mali ne fait pas exception. Il a noté avec satisfaction que ces enjeux sont désormais pleinement intégrés dans les planifications nationales de développement du pays. « Au cœur des problèmes de développement africain, il y a la question de l’environnement et du changement climatique. Dans le contexte sahélien, la dégradation des terres est une préoccupation majeure. Nous avons remarqué avec satisfaction que dans les différentes planifications du Mali, cette préoccupation est prise en compte de façon particulière, elle est au cœur même de l’action. », a-t-il expliqué. PRÉSIDENCE

114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail:  la Ministre Oumou Sall Seck préside la 6ᵉ session du Comité exécutif de l’Association africaine des services d’emploi publics (AASEP)

En marge de la 114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail, Madame le Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Madame Oumou Sall Seck, a présidé, ce vendredi 5 juin 2026 à Genève (Suisse), les travaux de la 6ᵉ session du Comité exécutif élargi de l’Association africaine des services d’emploi publics (AASEP). La cérémonie d’ouverture, organisée au Centre international Cointrin, a enregistré la présence du Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Dr Fassoun Coulibaly, de Son Excellence Monsieur Gaoussou Cissé, Ambassadeur du Mali auprès de la Confédération suisse, du Président d’honneur de l’AASEP, ainsi que de Maître Kadidia Sangaré, Présidente de la Commission Emploi et Travail du Conseil national de Transition. Dans leurs interventions, plusieurs personnalités, notamment le Président d’honneur et la Secrétaire exécutive de l’AASEP, la représentante de la Présidente de l’Association mondiale des services d’emploi publics (AMSEP), ainsi que le Directeur général de l’ANPE du Mali, par ailleurs Président de l’AASEP et Vice-président mondial de l’AMSEP, ont salué les importantes avancées enregistrées depuis que le Mali assure la présidence de cette organisation qui regroupe une vingtaine de pays africains. Au cours de la session, un protocole d’accord a été signé entre l’AASEP et l’AMSEP. Ce protocole vise à mobiliser des ressources issues de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) auprès de grandes entreprises internationales, notamment celles cotées sur les principales places boursières mondiales, afin de soutenir les initiatives en faveur de l’emploi et de l’insertion professionnelle en Afrique. La veille, sous le leadership de Madame le Ministre Oumou Sall Seck, le Directeur général de l’ANPE du Mali avait accordé une interview consacrée aux défis et enjeux de l’employabilité des jeunes en Afrique, aux progrès réalisés par l’AASEP, aux perspectives en cours, aux efforts des Chefs d’État africains dans la mise en œuvre des politiques publiques en matière d’emploi et de formation professionnelle, ainsi qu’aux innovations technologiques mises au service des demandeurs d’emploi. Cette 6ᵉ session est consacrée à l’examen de plusieurs dossiers stratégiques, notamment les modalités de création d’un cadre de concertation des ministres des pays membres, initiative portée sous la présidence du Mali, les rapports d’activités 2025 et 2026, le budget de l’organisation, ainsi que la certification de la formation des conseillers emploi. Dans son allocution d’ouverture, Madame le Ministre Oumou Sall Seck a transmis à l’assemblée les salutations fraternelles des plus hautes autorités du Mali, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, et le Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre, Chef du Gouvernement, ainsi que celles du peuple malien. Elle a mis en exergue les efforts déployés pour accompagner les pays membres et les nombreuses initiatives novatrices engagées ces dernières années par l’AASEP en vue d’améliorer l’efficacité des services publics de l’emploi, de renforcer leur capacité d’adaptation aux réalités nationales et de dynamiser davantage les marchés du travail. Dans un contexte marqué par les mutations technologiques et numériques, la forte croissance démographique de la jeunesse africaine et la nécessité d’améliorer les mécanismes d’orientation et d’intermédiation sur le marché du travail, Madame le Ministre a notamment cité le programme de développement des emplois verts, l’Académie africaine des services d’emploi publics et son pôle régional, la mise en place d’un secrétariat permanent ainsi que la création d’un cadre de concertation des ministres en charge de l’emploi et de la formation professionnelle, dont la réunion inaugurale est prévue en décembre prochain au Gabon. Madame le Ministre Oumou Sall Seck a également salué avec satisfaction la solidarité manifestée par les pays membres de l’AASEP à l’endroit du Mali dans un contexte marqué par certaines distorsions informationnelles visant des pays en transition, notamment ceux de l’AES, au moment où ceux-ci ont souverainement choisi d’assumer leur destin à travers des solutions endogènes au bénéfice de leurs populations. À travers le dynamisme reconnu de sa présidence de l’AASEP et de sa vice-présidence de l’AMSEP, le Mali, sous l’impulsion du Ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, confirme son leadership sur les questions d’emploi, de formation professionnelle et de coopération africaine dans ces domaines stratégiques. La pertinence des résultats obtenus et la qualité des initiatives portées ont ainsi valu au Mali le renouvellement de la confiance des pays membres de l’AASEP pour un troisième mandat, qui se poursuivra jusqu’en 2028. Indéniablement, le chemin parcouru depuis la première réunion du Comité exécutif tenue à Bamako en 2019 est unanimement salué comme considérable. Affiliée à l’Association mondiale des services d’emploi publics (AMSEP), l’AASEP s’affirme aujourd’hui comme un cadre africain de référence pour la promotion de l’emploi, le partage d’expériences et le renforcement des capacités des services publics de l’emploi. MENEFP

114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail à Genève: le Mali présente sa vision d’un avenir du travail inclusif, innovant et centré sur l’humain.

Synthèse de l’intervention du Mali sur les rapports du Directeur général et de la Présidente du Conseil d’administration de l’OIT. Dans le cadre de la 114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail, qui se tient actuellement à Genève, en Suisse, le Gouvernement du Mali a livré, cet après-midi au Palais des Nations, une importante déclaration à l’occasion du débat général consacré aux rapports du Directeur général du Bureau international du Travail et de la Présidente du Conseil d’administration de l’Organisation internationale du Travail (OIT). La déclaration du Mali a été prononcée par le Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, M. Fassoun Coulibaly, en présence de sa collègue, Mme Oumou Sall Seck, Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ainsi que des représentants du Gouvernement, des employeurs et des travailleurs du Mali. Dans son intervention, le Ministre Fassoun Coulibaly a souligné que l’examen du rapport du Directeur général, intitulé « À l’heure des choix : mettre l’intelligence artificielle au service du travail décent », renvoie directement aux engagements contenus dans la Déclaration du Centenaire de l’OIT pour l’avenir du travail. Il a rappelé qu’en 2019, la Conférence internationale du Travail s’était engagée à façonner l’avenir du travail selon une approche centrée sur l’humain. Le Ministre a indiqué que le développement rapide de l’intelligence artificielle et de la numérisation soulève d’importants défis en matière de gouvernance, d’éthique et d’inclusion. À cet égard, il a plaidé pour un renforcement des institutions publiques et du dialogue social afin de prévenir l’aggravation des inégalités et de la fracture numérique. Selon lui, une gouvernance efficace de cette transformation constitue une opportunité majeure pour la création d’emplois décents et durables. Présentant les efforts engagés par le Mali, le Ministre a rappelé que l’adoption de la Vision Mali Kura 2063 ainsi que de la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable (SNEDD) 2024-2033 traduit la volonté du Gouvernement de renforcer le capital humain, de promouvoir l’emploi décent et de réduire la fracture numérique. Il a également souligné que la digitalisation des services publics demeure une priorité nationale, illustrée notamment par la mise en œuvre du système Trésor-Paie. Le Ministre Fassoun Coulibaly a ensuite mis en lumière plusieurs réformes majeures engagées par le Gouvernement pour répondre aux défis de l’emploi et du développement des compétences. Il a notamment cité : – l’adoption de la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat et de son plan d’actions 2026-2030 ; – l’élaboration du Programme à impact rapide pour la réduction du chômage et la relance de l’emploi ; – la finalisation d’une nouvelle Politique nationale de l’emploi ; – l’élaboration d’une nouvelle Politique nationale de formation professionnelle ; – la mise en œuvre des recommandations du Salon international de l’Entrepreneuriat de l’AES et du Symposium national sur l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali. Il a également évoqué les avancées enregistrées dans le domaine de la formation professionnelle et de l’insertion socio-économique, notamment : – la construction, la réhabilitation et l’équipement de neuf centres de formation professionnelle ; – l’élaboration en cours d’un cadre national de certification ; – la mise en œuvre des chantiers-écoles à haute intensité de main-d’œuvre (HIMO) ; – la réalisation d’une étude nationale sur la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle. Abordant la question du dialogue social, le Ministre a rappelé les progrès réalisés dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte de stabilité sociale et de croissance, signé le 25 août 2023 sous la Haute Présidence de Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État. À ce titre, il a mis en exergue plusieurs acquis majeurs, notamment : – le renforcement du secteur privé ; – l’adoption de la Politique nationale de sécurité et santé au travail et de son plan d’actions 2025-2029 ; – la revalorisation progressive du point d’indice des fonctionnaires, qui passera de 400 à 470 FCFA à l’horizon 2030 ; – l’adoption d’un nouveau Statut général des fonctionnaires instituant notamment une indemnité de départ à la retraite, un congé de paternité et une réduction du nombre d’échelons de la grille salariale ; – l’extinction des procès-verbaux de conciliation ; – l’organisation prochaine des élections professionnelles ; – l’élaboration en cours du Programme pays pour le travail décent (PPTD) 2026-2030. S’agissant de la protection sociale, le Ministre a indiqué que le Mali a réalisé, au cours de l’année 2025, plusieurs études stratégiques en vue de la mise en place d’un socle national de protection sociale, conformément à la Recommandation n°202 de l’OIT. Ce dispositif vise à renforcer la résilience des populations, à réduire la vulnérabilité et l’exclusion sociale, tout en garantissant une protection minimale aux différentes catégories de la population. Enfin, le Ministre Fassoun Coulibaly a informé la Conférence de la création de l’Observatoire pour la Paix et la Réconciliation nationale, une initiative destinée à consolider la paix, renforcer la cohésion nationale et préserver les acquis de la souveraineté retrouvée du Mali. Par cette intervention, le Mali a réaffirmé son engagement en faveur d’un monde du travail plus juste, inclusif et résilient, fondé sur le dialogue social, l’innovation, le développement du capital humain et la promotion de l’emploi décent. La déclaration malienne a été favorablement accueillie par plusieurs délégations, qui ont salué les réformes engagées ainsi que la vision portée par les autorités maliennes pour relever les défis du travail dans un contexte de profondes mutations économiques et technologiques. MENEFP

Résistance aux antimicrobiens : le Mali célèbre une nouvelle génération d’experts Africains

L’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB) a franchi une étape importante dans le renforcement des capacités africaines en santé publique avec la graduation de la première cohorte du Master en Résistance aux antimicrobiens. Une cérémonie empreinte de fierté et d’espoir, présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye ce vendredi 05 juin 2026. Cette promotion inaugurale marque l’aboutissement d’un parcours académique exigeant pour des étudiants venus de plusieurs pays du continent. Au-delà de la remise des diplômes, l’événement symbolise l’émergence d’une nouvelle génération de scientifiques africains appelée à jouer un rôle déterminant dans la lutte contre l’une des menaces sanitaires les plus préoccupantes de notre époque : la résistance aux antimicrobiens. Dans son allocution, le ministre a salué l’engagement, la persévérance et le courage des récipiendaires qui, malgré les défis académiques, personnels et parfois l’éloignement de leurs familles, ont réussi à mener à terme cette formation de haut niveau. « Cette journée est bien plus qu’une simple remise de diplômes. Elle marque la naissance d’une nouvelle génération de scientifiques africains prêts à relever les grands défis de santé publique auxquels notre continent est confronté », a-t-il déclaré. Pour Pr Bouréma Kansaye, cette première cohorte illustre une vision ambitieuse : celle d’une Afrique capable de former ses propres experts, de produire ses connaissances scientifiques et de développer des solutions adaptées aux réalités sanitaires de ses populations. Le ministre a également mis en avant la dimension panafricaine de cette promotion composée d’étudiants issus de différents horizons culturels et linguistiques. Selon lui, leur parcours démontre que la science demeure un puissant facteur de rapprochement entre les peuples et un levier essentiel pour bâtir des réponses communes aux défis du continent. Face à la progression inquiétante de la résistance aux antimicrobiens dans le monde, il a rappelé l’importance de disposer de spécialistes capables de conduire des recherches de qualité, de produire des données scientifiques fiables et d’éclairer les politiques publiques en matière de santé. Le chef du département a saisi l’occasion pour féliciter l’USTTB, la Faculté de Pharmacie ainsi que l’ensemble des partenaires techniques et financiers ayant contribué à la réussite du programme. Il a adressé une mention particulière au Professeur Abdoulaye Djimdé, coordinateur du Master, ainsi qu’à toute l’équipe pédagogique et aux encadreurs dont l’engagement participe au rayonnement scientifique du Mali et de l’Afrique. S’adressant aux diplômés, Pr Bouréma Kansaye les a exhortés à mesurer la responsabilité qui leur incombe désormais. « Vous n’êtes plus seulement des étudiants. Vous êtes des spécialistes, des chercheurs, des leaders et des ambassadeurs de l’excellence scientifique africaine », a-t-il souligné. Le ministre les a encouragés à poursuivre leur parcours avec ambition, humilité et intégrité, tout en renforçant les collaborations scientifiques entre les institutions et les pays africains. Il les a également invités à préserver les liens de fraternité et de coopération tissés durant leur formation, qu’il considère comme l’une des plus grandes richesses de cette cohorte. Réaffirmant l’engagement du Gouvernement du Mali en faveur de la recherche scientifique, de l’innovation et de la formation de haut niveau, Pr Bouréma Kansaye a rappelé que ces secteurs constituent des piliers essentiels du développement durable, de la souveraineté sanitaire et du progrès des nations. La cérémonie s’est achevée sur une note d’optimisme, portée par l’espoir que ces nouveaux experts contribueront activement à l’amélioration des systèmes de santé, au développement de la recherche scientifique et à la construction d’une Afrique davantage unie par le savoir, l’excellence et l’innovation. MESRS  

Renforcement de sécurité dans l’espace de la Confédération des États du Sahel : Le nouveau commandant de la Force unifiée reçoit les orientations du Président Assimi GOITA

Le Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef suprême des armées a accordé, ce jeudi 4 juin 2026, une audience au nouveau commandant de la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), Général de brigade Makan Alassane DIARRA. La rencontre s’est tenue en présence du Chef d’État-major général des Armées. À l’issue de l’audience, le Général de Brigade Makan Alassane DIARRA a exprimé sa reconnaissance aux plus hautes autorités pour la confiance placée en sa personne. Il a indiqué mesurer pleinement l’ampleur de la mission qui lui est confiée, ainsi que les enjeux sécuritaires majeurs auxquels fait face l’espace confédéral. L’officier général a également souligné avoir reçu, à cette occasion, des orientations claires du Président de la Transition Assimi GOÏA, lesquelles s’inscrivent parfaitement dans les objectifs de la Force unifiée, notamment la protection des personnes et de leurs biens, ainsi que la lutte contre le terrorisme et toute autre forme de menace dans l’espace commun. PRESIDENCE

Forum Panafricain des Médias (FOPAME 2026) : Le Ministre Abdoulaye Diop invite les médias panafricains à favoriser leur propre narratif, afin de démonter les « scénarios machiavéliques préfabriqués »

En marge de la première édition du Forum Panafricain des Médias (FOPAME 2026), le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye DIOP et son collègue chargé de la Communication, Alhamdou Ag ILYENE, ont échangé avec les médias étrangers sur les enjeux sécuritaires, diplomatiques et informationnels auxquels fait face le Mali. Une rencontre marquée par un plaidoyer en faveur d’une souveraineté narrative africaine et d’un renforcement de la coopération médiatique sur le continent. Organisé du 3 au 6 juin 2026 à Bamako par la Maison de la Presse du Mali et les organisations professionnelles des médias, le Forum se veut un cadre stratégique de dialogue entre les professionnels de l’information et les pouvoirs publics africains. L’ambition affichée est de contribuer à la construction d’une souveraineté narrative du continent dans un contexte international marqué par les bouleversements géopolitiques et l’intensification de la guerre informationnelle. Abordant la situation sécuritaire du Mali, le ministre Abdoulaye DIOP est revenu sur les récentes attaques perpétrées par des groupes terroristes. Selon lui, ces actions visaient, notamment, à porter atteinte aux institutions de l’État et à entraver la dynamique de gouvernance fondée sur la souveraineté nationale et la reprise en main du destin du pays par ses autorités. Le chef de la diplomatie a salué la réactivité et le professionnalisme des Forces de défense et de sécurité du Mali qui, en coordination avec la Force unifiée de la Confédération des États du Sahel (AES), les partenaires stratégiques et les populations, ont permis de mettre en échec ces tentatives de déstabilisation. Au cours des échanges, le ministre a également dénoncé ce qu’il a qualifié de campagnes médiatiques hostiles et de guerre informationnelle et les relais médiatiques du terrorisme à la solde de certaines puissances néocolonialistes, il a relevé la lourde responsabilité de la presse, notamment africaine, pour promouvoir des médias professionnels, contemporains, favorisant le métier du journalisme avec rigueur, objectivité, patriotisme et dans le strict respect de l’éthique et de la déontologie en la matière. Sur le plan diplomatique, Abdoulaye Diop a rappelé que la politique étrangère du Mali repose sur les principes de bon voisinage, de fraternité, de solidarité et de non-ingérence dans les affaires intérieures des États. Il a souligné que la diplomatie malienne poursuit, aujourd’hui, une stratégie de diversification des partenariats, conformément aux orientations des autorités de la Transition et dans le respect des principes constitutionnels. Dans la même veine, il a souligné que la diplomatie malienne, porte-étendard de la vision de la Transition et porte-voix du Mali sur l’arène internationale, est, aujourd’hui, tournée vers la diversification de partenariats, et ce, dans le respect strict des principes constitutionnels, qui guident l’action publique conformément aux orientations des autorités de la Transition. Pour le Ministre, le Mali reste ouvert au raffermissement des liens de fraternité avec les pays voisins, d’abord par principe de solidarité, ensuite par pragmatisme géographique. Se prêtant aux questions des journalistes, le Chef de la diplomatie malienne et le Ministre chargé de la Communication ont insisté sur : l’impérieuse nécessité de promouvoir une coopération dynamique entre les médias au regard des enjeux actuels liés à la communication ; l’accroissement des investissements en faveur des médias africains pour générer des récits et narratifs propres aux réalités de nos pays ; le triptyque terrorisme armé, terrorisme économique et terrorisme médiatique, en cours, à des fins purement politiques ; le renforcement de la communication de nos Gouvernements pour mieux faire face au front médiatique actuel qui constitue une véritable arme de destruction massive. En conclusion, le Ministre DIOP a souligné, non seulement les efforts importants consentis sur ressources propres du Mali, dans le cadre de la sécurisation de son territoire, mais, également, les grands chantiers de développement multisectoriel, ouverts par les Autorités de la Transition en vue de prendre en charge les aspirations profondes de paix, de sécurité et de prospérité partagée tant au niveau national qu’à l’échelle de la Confédération AES. MAECI