Journée d’appropriation des symboles de l’État : Les élèves et étudiants édifiés sur l’importance des symboles de l’État

Le Centre international de conférences de Bamako a abrité, ce mercredi 17 décembre 2025, la Journée d’appropriation des symboles de l’État. Devant des élèves et des étudiants, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, et le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Boubacar Sidiki Diarrah, ont insisté sur la nécessité de connaître les symboles de l’Etat. Devant les participants, la cérémonie a été présidée par le ministre Fomba, aux côtés du secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Boubacar Sidiki Diarrah, représentant le ministre Mamoudou Kassogué. Étaient également présents le représentant de la mairie du IIIème Arrondissement du district de Bamako, le président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), ainsi que des représentants des ministères de la Justice et de la Jeunesse. Dans son allocution, le ministre Fomba a rappelé que cette journée vise à renforcer la conscience citoyenne, à promouvoir les droits et les devoirs du citoyen, et à consolider l’attachement aux valeurs républicaines. « Les symboles de l’État traduisent notre histoire, notre souveraineté et nos valeurs. Leur connaissance et leur respect sont essentiels à la construction de la citoyenneté », a-t-il souligné. Composés du drapeau, de l’hymne national, des armoiries, des sceaux et de la devise, les symboles de l’État incarnent l’identité et les valeurs de la République. Pour le secrétaire général du ministère de la Justice, « ils rassemblent le peuple autour d’une histoire commune et incarnent la souveraineté nationale ». Cependant, l’usage abusif et désordonné de ces symboles a conduit les autorités à mettre en place une Commission nationale d’harmonisation et d’utilisation des symboles de l’État. Cette initiative, portée par le ministère de la Justice, vise à combler le vide juridique existant et à encadrer leur usage. Une imprimerie officielle sera également créée, afin de mettre fin à la reproduction anarchique de ces emblèmes. La journée s’est poursuivie par un panel animé par des experts des ministères de la Jeunesse et de la Justice, offrant aux participants une meilleure compréhension des symboles de l’État et de leur portée citoyenne. MJDH
Vulgarisation du Pacte de Stabilité Sociale et de Croissance : Koulikoro accueille la campagne de sensibilisation

La région de Koulikoro a accueilli, ce jeudi 18 décembre 2025, la campagne nationale de sensibilisation sur le Pacte de stabilité sociale et de croissance, après Sikasso et Ségou. La cérémonie d’ouverture a vu la participation du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Dr Fassoun Coulibaly, accompagné du chef de cabinet du gouverneur de la région de Koulikoro et du représentant du maire de la Commune urbaine de Koulikoro. Dans son discours, le Ministre a souligné que ces missions visent à présenter le Pacte de Stabilité Sociale et de Croissance aux acteurs régionaux, incluant les cadres de l’administration publique, les représentants du patronat et les organisations syndicales. L’objectif est de les informer sur leurs responsabilités dans la mise en œuvre du Pacte et de diffuser des exemplaires. Il a rappelé l’importance du Pacte pour instaurer un climat social serein. Le Ministre du Travail a mis en avant la position stratégique de Koulikoro, tant sur le plan géographique, économique que social, pour la diffusion des engagements tripartites du Pacte. Il a salué l’engagement de la ville et de sa population en faveur du développement national. Il a encouragé toutes les parties signataires (gouvernement- employeurs- et travailleurs), à intégrer les principes du Pacte dans leurs futures relations professionnelles, tant dans les entreprises que dans les administrations publiques. La cérémonie s’est conclue par une remise officielle du Pacte aux autorités régionales, marquant, ainsi une étape importante dans la promotion de la stabilité et de la croissance. MTFPDS
Institut d’Economie Rurale : Les administrateurs évaluent les chantiers ouverts dans la recherche agricole

La 32ème Session Ordinaire du Conseil d’Administration de l’Institut d’Economie Rurale (IER) s’est tenue, ce jeudi 18 Décembre 2025. La session était présidée par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon KELEMA. Cette session a pour objet de faire le point des activités menées par l’Institut au cours de l’année. En terme de bilan, au titre de l’année 2025, l’Institut d’Economie Rurale a exécuté 45 rapports en recherches stratégiques appliquées, à savoir, entre autres : 31 rapports sur les productions végétales ; 10 rapports sur la production et santé animale, ressources forestières, halieutiques et fauniques et 4 rapports sur les systèmes de production et la gestion des ressources naturelles. Dans son intervention, le Ministre Daniel Siméon KELEMA a salué la performance de l’institut en dépit du faible niveau de financement de la recherche Agricole. Il a rappelé que cette session vise à évaluer les activités menées par l’institut, à tracer les perspectives au titre de l’année 2026 et à examiner le projet de plan de recrutement élaboré pour la période 2026-2030. Il y avait eu une demande forte des administrateurs, lors des précédentes sessions. Le Ministre Daniel Siméon KELEMA a exhorté la Direction Générale de l’IER à mettre l’accent sur le partenariat avec le secteur privé, afin de diversifier, d’optimiser et de valoriser davantage les produits finis de la structure. Il rappellera que la campagne agricole 2024-2025 s’achève, malgré quelques poches de sécheresse dans certains bassins de production agricole, jugée d’une manière générale bonne au niveau des sites de recherche. La Session a, ainsi, observé une minute de silence à la mémoire des collègues, amis et aînés de l’IER arrachés à notre affection. MA
Compagnie malienne de Navigation fluviale : Les administrateurs évaluent la situation et ses énormes défis

La Compagnie malienne de Navigation fluviale (COMANAF) a tenu, ce jeudi 18 décembre 2025, la 3ème session ordinaire de son conseil d’administration. Les travaux se sont déroulés sur les berges du fleuve Niger, dans la cité historique du Méguetan. La présente session se déroule à un moment où la COMANAF fait face à d’énormes défis, notamment l’insécurité sur les voies navigables du pays, qui a contraint à l’arrêt temporaire des activités de cette société. Dans son allocution d’ouverture des travaux, la Présidente Directrice générale de la COMANAF a abordé la question, en déclarant que la campagne de navigation 2025-2026 n’a pas pu se tenir malgré les efforts déployés par le département de tutelle. Mme ELWANGARY Maïmouna HAÏDARA poursuit que les conséquences de cette inactivité pour son entreprise sont multiples, notamment le manque de ressources, les difficultés pour assurer le fonctionnement, l’inexécution des activités programmées, la non atteinte des objectifs, la diminution du niveau de performance. Malgré ces difficultés, elle a adressé une motion de remerciement à la ministre des Transports et des Infrastructures pour ses efforts louables en faveur de la COMANAF, afin de soutenir les charges de fonctionnement de l’entreprise. Les discussions au cours des travaux ont porté sur plusieurs points dont le rapport annuel de performance 2025, le programme d’activités 2026 et son budget annuel 2026 et, enfin, le manuel de procédures administratives, comptables et financières. Par ailleurs, il faut signaler que l’espoir d’une reprise des activités est toujours perceptible avec la mise en œuvre du plan d’actions du gouvernement 2025-2026 où figurent en bonne place les projets prioritaires de la COMANAF. MTI
Journée de la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) : Le RAMU présenté comme un instrument de solidarité

La Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) a consacré sa Journée annuelle d’information et de sensibilisation à l’occasion de la 8ᵉ édition, placée sous le thème : « La CANAM au cœur de la solidarité nationale, unis pour relever le défi du RAMU et garantir la santé pour tous ». Cette initiative du Comité syndical de la CANAM, tenue sous la présidence de la ministre de la Santé et du Développement social, médecin colonelle-majore, Assa Badiallo TOURÉ, constitue un cadre privilégié d’échanges et de réflexion autour de la mise en œuvre du Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU), pilier fondamental de la politique nationale de protection sociale. Selon le Secrétaire général du Comité syndical de la CANAM, Tiécoura DOUMBIA, l’objectif de cette journée est de promouvoir la solidarité nationale, à travers une mise en œuvre efficace, inclusive et équitable du RAMU, afin de garantir l’accès aux soins de santé à tous les Maliens, en particulier aux populations du secteur informel, souvent les plus vulnérables. Au fil des éditions, la Journée de la CANAM s’est imposée comme une illustration concrète de l’engagement de l’État, porté avec conviction par la Ministre de la Santé et du Développement social, en faveur d’un système de santé solidaire, inclusif et durable, au service du bien-être des populations. Dans son allocution, la ministre Assa Badiallo TOURÉ a délivré un message fort, soulignant l’importance capitale du RAMU dans la vision gouvernementale visant à bâtir un système de santé plus juste, plus équitable et résolument solidaire. Le thème de cette 8ᵉ édition, a-t-elle indiqué, est à la fois évocateur et porteur d’espoir, car il traduit clairement l’ambition du Gouvernement de construire un Mali plus juste et plus solidaire, où l’accès aux soins de santé est à la portée de chaque citoyen, où qu’il se trouve sur le territoire national. Elle a, par ailleurs, salué les efforts constants du Directeur général de la CANAM ainsi que l’engagement de l’ensemble du personnel, à travers le Comité syndical, pour les avancées significatives enregistrées dans la mise en œuvre progressive du RAMU. La cérémonie a également enregistré la présence des Directeurs généraux des Organismes de Prévoyance Sociale (OPS), de la DNPSES, des femmes des OPS ainsi que des comités syndicaux d’autres structures, venus rehausser l’éclat de cette 8ᵉ édition. MSDS
Rentrée Littéraire du Mali 2026 : L’accompagnement du Ministre Amadou SY SAVANE sollicité

Le Directeur de la Rentrée Littéraire du Mali, Ibrahima AYA a été reçu en audience, ce mercredi 17 décembre 202, par le Ministre de l’Education Nationale, Amadou SY SAVANE. Cette rencontre a pour objectif de solliciter l’accompagnement du ministre pour la bonne tenue de l’édition 2026 de la Rentrée Littéraire du Mali. Il a profité de l’occasion pour annoncer les dates retenues, à savoir du 10 au 14 février 2026. Il a aussi apporté des détails de l’organisation de cette édition, qui, comme d’habitude, s’emploie à faire rayonner le Mali littéraire. Le ministre de l’Education nationale, Dr Amadou SY SAVANE, homme de lettres a rassuré AYA de toute sa disponibilité à participer, activement, à cette rentrée, qui est un espace de promotion de la littérature et de l’école. Pour rappel, la Rentrée littéraire du Mali est la fête du livre, des mots et des idées, pendant 4 jours à Bamako. C’est un festival unique en Afrique, un espace de rencontres et de débats entre des écrivains venus d’Afrique et du reste du monde, des étudiants et des lycéens, des éditeurs, des libraires, des bibliothécaires, des lecteurs… et tous ceux qui voient dans le livre un indispensable outil de progrès et de développement. La Rentrée littéraire du Mali a pour objectif de contribuer à la structuration et à l’intégration de la filière du livre en Afrique en général, et au Mali en particulier, en apportant un éclairage fort sur la production éditoriale africaine. Elle vise également à faire de Bamako un lieu de rendez-vous incontournable pour les créateurs et intellectuels du continent. La Rentrée littéraire s’articule autour de différents événements : des conférences-débats, de lectures ou de débats sous forme de cafés littéraires, de rencontres scolaires entre auteurs et lycéens, de spectacles, projections de films, expositions, d’ateliers d’écriture, d’ateliers de formation aux métiers du livre MEN
Réconciliation, Paix et Cohésion nationale : Le ministre Ismaël WAGUE à l’écoute du comité « La vérité pour Adama »

Le Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de Corps d’Armée Ismaël WAGUE a accordé une audience, ce jeudi 18 décembre 2025, à Mme Assa TRAORE, fondatrice du Comité Vérité et Justice pour Adama. Elle était accompagnée de Diadié SOUMARE, Président de l’UDA. Cette rencontre a donné lieu à des échanges approfondis et constructifs portant sur la prise en compte des préoccupations et des intérêts de la diaspora malienne en France, engagée aux côtés du Mali et de l’Alliance des États du Sahel (AES) dans le combat pour la souveraineté, la dignité et l’indépendance des peuples. Le Ministre a salué le combat mené par Assa Traoré pour la justice et l’antiracisme, ainsi que son engagement dans la mobilisation de la diaspora malienne, notamment dans la lutte contre la désinformation et la tentative de stigmatisation du Mali sur la scène internationale. En effet, Assa TRAORE est la grande sœur d’Adama, jeune homme noir de 24 ans, d’origine malienne, mort le 19 juillet 2016 après son interpellation par des gendarmes dans le Val-d’Oise. Depuis la mort d’Adama Traoré, une bataille judiciaire d’experts s’est engagée, certains médecins pointant la responsabilité des gendarmes quand d’autres l’écartent. « Si on ne s’était pas battus, mon frère serait officiellement mort de causes cardiaques et d’une infection grave », avait estimé Assa Traoré en 2016. MRPCN
Can Maroc 2025 : Le Ministre Abdoul Kassim FOMBA embarque le premier contingent de Maliens sélectionnés par la Commission nationale de mobilisation

Le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdul Kassim FOMBA a accompagné le premier contingent de Maliens sélectionnés par la Commission nationale de mobilisation pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025, le mercredi 17 décembre, à l’Aéroport international Président Modibo Keïta. À l’approche du coup d’envoi de la CAN Maroc 2025, ce premier groupe devance le reste des 150 bénéficiaires des billets mis à disposition par la Commission. Ces supporteurs constitueront le véritable « douzième homme » de la sélection nationale, un appui moral essentiel destiné à galvaniser les Aigles du Mali sur le sol marocain. Avant le décollage, le Ministre FOMBA a tenu à rappeler la portée symbolique et citoyenne de ce déplacement. Il a exhorté les supporteurs à faire preuve de discipline, de responsabilité et de respect des règles du pays hôte. « Au-delà de l’enjeu sportif, cette mobilisation traduit notre fierté nationale et notre sens élevé de la citoyenneté. Nous partons pour gagner, mais, aussi pour offrir au monde l’image d’un Mali uni et exemplaire », a-t-il déclaré. MJSCICCC
Biennale Artistique et Culturelle 2025 : Tombouctou accueille le Mali aujourd’hui

La ville de Tombouctou vibrera à partir d’aujourd’hui 18 décembre 2025, au rythme de la culture et des arts à l’occasion de la Biennale Artistique et Culturelle 2025. Véritable vitrine de la diversité culturelle du pays, cette manifestation d’envergure nationale mettra en compétition les 19 Régions ainsi que le District de Bamako dans de nombreuses disciplines artistiques et culturelles, telles que le théâtre, le ballet, l’orchestre, la danse traditionnelle, le chœur, le solo de chant et l’exposition d’objets d’art. Placée sous le thème « La Culture, socle pour l’ancrage de la 4ème République », cette édition coïncide avec l’Année de la Culture, renforçant ainsi la volonté des autorités de promouvoir les valeurs culturelles comme fondement de la cohésion sociale et de l’identité nationale. Plus qu’un simple concours artistique, la Biennale 2025 sera un moment fort de communion, de transmission et de célébration du patrimoine culturel malien. La Cité des 333 saints, Cité du Savoir, la lumière et la perle du désert, s’est revêtue de ses plus beaux atours pour accueillir la jeunesse malienne dans toute sa diversité. En effet, la Cité consensuelle avait promis, en 2023, à Mopti, d’être au rendez-vous de la jeunesse malienne. Aujourd’hui, cette ville, véritable bénédiction divine dont l’histoire se plie sur une discipline quasi mystique des érudits, est prête à accueillir le Mali. Un brasage interculturel du Mali au rendez-vous À quelques heures de l’ouverture officielle de la Biennale artistique et culturelle, la ville de Tombouctou affine ses préparatifs sous l’œil vigilant du Chef de l’Exécutif Régional, Bakoun KANTE. Dans la Cité des 333 Saints, populations locales, acteurs culturels et autorités se mobilisent pour faire de cet événement majeur une véritable célébration de l’identité et de la diversité culturelle du Mali. Placée sous la présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, cette biennale est placée sous le signe de la paix, de la cohésion sociale et du rayonnement culturel. La Biennale artistique et culturelle 2025 s’annonce comme un grand rendez-vous de brassage culturel, de vivre-ensemble et d’hospitalité. L’ambiance est déjà à la fête avec un public motivé, une mobilisation communautaire remarquable et une volonté partagée de montrer au monde un Mali uni, riche de sa culture et de son patrimoine. Aussi, cet évènement suscite beaucoup d’enthousiasme au-delà des frontières. En effet, en plus des artistiques nationaux, l’évènement mobilise une forte mobilisation au sein des Etats de la Confédération de l’AES. Preuve de l’intérêt international que suscite l’événement, un important groupe de touristes étrangers, de nationalités américaine, anglaise, polonaise et slovène, s’est envolé, ce lundi 15 décembre 2025, pour Tombouctou. En provenance de Bamako, où ils ont transité, ces visiteurs participeront, non seulement à la Biennale, mais, également au Forum des civilisations, organisé en marge des festivités dans la mythique cité saharienne. Sur le plan national, la mobilisation artistique est également effective. Les troupes, venues de tout le pays, sont déjà arrivées à Tombouctou, prêtes à prendre part aux différentes compétitions et animations culturelles, qui marqueront ces dix jours de célébration. Biennale Artistique et Culturelle, la culture au service de la jeunesse depuis 1962 En effet, la Biennale artistique et culturelle du Mali est un événement d’envergure nationale soutenu par le gouvernement, dont l’histoire est concomitante de celle de l’indépendante de notre pays en 1960. Issue des premières « Semaines nationales de la jeunesse » mises en place par le Président Modibo Keïta dès 1962, la biennale a pris naissance sous le régime de Moussa Traoré en 1970. Elle a été interrompue à la chute du régime monolithique de la deuxième République en 1991 et n’a, véritablement repris sous l’appellation Biennale artistique et culturelle et dans sa forme actuelle qu’en 2003, après une tentative en 2001 sous le nom de Semaine nationale des arts et de la culture (SNAC). Depuis 2005, la biennale accompagne la politique de décentralisation mise en place par le gouvernement à partir de 1991. Elle est, en effet, délocalisée dans différentes villes du pays au lieu d’être organisée dans la capitale, Bamako, comme c’était le cas auparavant. Par sa riche histoire, la biennale a permis l’éclosion des grands noms de la scène musicale malienne nationale et internationale (Ali Farka Touré, Oumou Sangaré, Nahawa Doumbia, Fatani TOURE…) tout en imprégnant en profondeur les représentations des générations d’artistes, qui y ont participé. En effet, l’institution de cet évènement culturel répond à la nécessité impérieuse de valoriser notre culture, à travers ses musiques et ses danses issues des « traditions » locales, qui sont exploitées dans le sens de la construction d’une identité culturelle nationale. Il s’agissait, également d’une volonté politique visant à promouvoir la diversité culturelle du Mali, à travers des épreuves de ce concours artistique, qui mettaient en concurrence l’ensemble des populations maliennes. En outre, la biennale est une initiative inédite pour mettre en place les politiques culturelles fédératrice d’un moteur du développement, un facteur de paix et de cohésion sociale, ainsi qu’une plateforme artistique à destination des programmateurs étrangers. L’organisation de la Biennale artistique et culturelle revête surtout de cette volonté de créer une culture nationale à l’image de nombreux États africains à l’époque nouvellement indépendants. Notre pays s’est tourné vers ses ressources culturelles, en particulier les musiques et les danses, pour construire son identité nationale. La valorisation de ces ressources a entraîné la création de formations artistiques comme l’Ensemble instrumental et le Ballet national. Un demi-siècle plus tard, l’accent est toujours mis sur ces pratiques artistiques, associées dans les discours aux notions de « tradition », « patrimoine » et « authenticité ». Concrètement, la biennale, « qui est à la fois une action artistique et une opération politique », est un festival mettant en compétition pendant dix jours toutes les régions du pays. Différentes phases de sélection précèdent la phase nationale. Les plus petites unités administratives concourent d’abord lors de la phase locale (compétitions inter quartiers ou inter villages), puis les artistes promus se rencontrent lors de la phase régionale (inter cercles ou inter communes). Les artistes distingués par ce système sélectif (musiciens, danseurs, acteurs)
Stratégie mondiale pour les Soins de Santé Primaires : Les acteurs se concertent à Bamako

La Ministre de la Santé et du Développement Social, Médecin Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURÉ a procédé, ce mardi 16 décembre 2025, à l’ouverture officielle des travaux de la table ronde consacrée aux Soins de Santé Primaires (SSP), en présence de nombreuses personnalités. Cette rencontre stratégique vise à repositionner les Soins de Santé Primaires et la santé communautaire au cœur de l’agenda politique national. Elle s’inscrit dans une dynamique de mobilisation inclusive, multisectorielle et stratégique pour atteindre la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) au Mali. Les objectifs de cette table ronde visent à faire le point sur les acquis et les défis en matière de SSP et de santé communautaire ; de renforcer le plaidoyer pour un financement accru et durable des SSP ; de valoriser les bonnes pratiques et innovations en cours dans les services de santé ; d’identifier les leviers pour améliorer l’offre, la qualité et l’accessibilité des services de santé de base, ainsi qu’à promouvoir une approche communautaire et multisectorielle, en lien avec les déterminants sociaux de la santé. Le représentant de l’OMS au Mali a salué l’initiative et a réaffirmé l’engagement de l’Organisation mondiale de la Santé à accompagner le Mali dans la mise en œuvre de la Stratégie mondiale pour les Soins de Santé Primaires, soulignant l’importance de bâtir un système de santé plus résilient, équitable et proche des populations. « Le rôle pionnier du Mali en matière de SSP et le modèle malien doivent rester une source d’inspiration dans la région africaine et au-delà », a-t-il déclaré. La Ministre Assa Badiallo TOURÉ, a prononcé un discours fort, plaçant cette cause au cœur des priorités nationales. « La Couverture Sanitaire Universelle n’est pas une utopie, mais un choix politique de haut niveau, un engagement stratégique pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) », a-t-elle affirmé. Elle a conclu son intervention par un appel vibrant : « Je souhaite voir chaque enfant naître dans la sécurité, chaque femme accoucher dans la dignité, chaque citoyen accéder à des soins de qualité, où qu’il se trouve et quelle que soit sa condition sociale ». La Ministre a invité tous les acteurs à faire de cette journée un moment de convergence, de mobilisation et de transformation, au service d’un système de santé plus inclusif, résilient et équitable pour tous. MSDS