Coopération Judiciaire Internationale : Les responsables de la chaine pénale renforcés pour faire face aux défis du terrorisme et de la criminalité transnationale

L’École nationale d’administration (ENA) a abrité, le 7 août 2026, la cérémonie de clôture de l’atelier d’élaboration du Manuel de coopération judiciaire internationale en matière pénale, destiné à renforcer l’efficacité de la Justice pénale. Présidée, au nom du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Mamoudou KASSOGUÉ, par le Secrétaire général du Ministère, Dr. Boubacar Sidiki DIARRAH, la cérémonie a réuni les responsables et acteurs de la chaîne judiciaire, ainsi que le représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Dans son allocution, le Directeur national des Affaires judiciaires et du Sceau, Najim MAOULOUD a souligné l’importance de cet instrument face aux défis liés au terrorisme et à la criminalité transnationale organisée, qui exigent une coopération judiciaire efficace au-delà des frontières. Élaboré au terme de quinze jours de travaux répartis en trois ateliers, le Manuel rassemble les principaux instruments juridiques internationaux, régionaux, multilatéraux et bilatéraux de coopération judiciaire en matière pénale. Il intègre également des outils pratiques, notamment des tableaux d’orientation, formulaires et canevas destinés à faciliter les demandes d’entraide judiciaire, d’extradition et de transfèrement de personnes condamnées. Cette initiative vise à harmoniser les pratiques, renforcer les capacités des praticiens et améliorer la célérité de la coopération judiciaire internationale, au service d’une Justice pénale plus efficace. Les travaux ont également recommandé la création d’une adresse électronique professionnelle dédiée à la coordination des acteurs et la mise en place d’une commission interministérielle pour faciliter notamment les diligences relatives à la ratification des conventions déjà signées. Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme salue l’accompagnement du PNUD et réaffirme sa détermination à faire de la coopération judiciaire internationale un levier essentiel de la lutte contre l’impunité, le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. MJDH
Communiqué du conseil des ministres / CM N°2026-31/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 7 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et son Plan d’actions. Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 25 juin 2026, a pris acte de la communication écrite relative à la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et son Plan d’actions 2026-2028. Cette stratégie vise à contribuer à la réduction durable de la mendicité, notamment celle impliquant les enfants à travers une approche préventive, protectrice et inclusive, centrée sur la dignité humaine, l’intérêt supérieur de l’enfant et la responsabilisation des acteurs familiaux, communautaires et institutionnels. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance déterminant les ressources fiscales des Collectivités territoriales. Dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la Transition, le Gouvernement a engagé des réformes administrative et territoriale qui ont abouti à l’adoption de : la Loi n°2023-003 du 13 mars 2023 portant modification de la loi déterminant les conditions de la libre administration des Collectivités territoriales ; la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales ; la Loi n°2023-005 du 13 mars 2023 portant statut particulier du District de Bamako. Ces réformes, en plus de la suppression de la Collectivité Cercle et des Communes au niveau du District de Bamako, ont eu des implications sur les finances, les ressources humaines et le patrimoine des Collectivités territoriales. A cet effet, il s’avère nécessaire de procéder à une nouvelle répartition des ressources fiscales entre les différents niveaux de Collectivités territoriales issues des réformes administrative et organisationnelle du territoire national. Le projet d’ordonnance, adopté, permettra aux Communes, aux Régions et au District de Bamako de disposer de texte de référence pour la préparation de leurs budgets, l’amélioration de la mobilisation des ressources endogènes et d’accroître le financement du développement local. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement additionnel du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel, signé le 30 juin 2026, à Bamako, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement. Par cet Accord, l’Association internationale de Développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 28 milliards 206 millions 151 mille francs CFA. La réalisation du projet, objet du présent financement, contribuera au renforcement de la résilience des communautés vivant dans les zones cibles des Régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka, Douentza et Bandiagara. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant attribution d’un permis d’exploitation de grande mine d’or à la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL à Menankoto-Sud, Cercle de Kéniéba, Région de Kayes. Le permis de recherche de Menankoto-Sud, issu de la fusion par Décret n°2025-0348/PT-RM du 16 mai 2025 des permis de recherche de Bakolobi, de Menankoto-Sud et de Bantako-Nord, a fait l’objet d’intenses travaux qui ont permis de mettre en évidence un gisement économiquement exploitable sous forme d’une grande mine. Conformément aux dispositions du Code minier et de la loi relative au Contenu local dans le secteur minier, la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, société de recherche de droit malien a manifesté son intérêt de procéder à l’exploitation du gisement découvert. Le projet de décret, adopté, attribue à la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, un permis d’exploitation de grande mine valable pour l’or, à Menankoto-Sud, Cercle de Kéniéba, pour une durée maximale de 12 ans. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la célébration de la Journée africaine de la Décentralisation et du Développement local, couplée à la Journée africaine de l’état civil, prévue le 10 août 2026. L’Edition 2026 de la Journée africaine de la Décentralisation et du Développement local est célébrée sous le thème : « La participation des femmes, des jeunes et de la communauté à la gouvernance locale de l’eau et de l’assainissement ». La Journée africaine de l’état civil est placée au niveau national sous le thème « Un état civil résilient pour tous : garantir la continuité des services et l’identité juridique dans un contexte de défis sécuritaires et d’accélération de la transition numérique ». La célébration de ces Journées sera marquée, entre autres, par l’organisation de rencontres d’informations et de sensibilisation, de conférences-débats dans les Communes, les chefs-lieux de Cercle et de Région et de visites guidées de certaines infrastructures en lien avec les thèmes. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres de la tenue des états généraux de l’Administration publique. L’objectif de ces états généraux est de contribuer à la refondation de l’Administration publique pour améliorer l’efficacité des services publics et renforcer la bonne gouvernance. Les échanges porteront sur des thématiques relatives, entre autres : aux ressources humaines de l’Administration publique et aux conditions de travail des agents ; aux relations entre l’Administration et les usagers des services publics ; à l’éthique, à la déontologie, aux droits et aux garanties de l’agent public, à l’amélioration de la gouvernance ; aux réformes administratives et institutionnelles dans le cadre de la décentralisation et de la déconcentration. Les états généraux se tiendront d’août à décembre 2026 aux niveaux local, régional et national ainsi que dans les Missions diplomatiques et Postes
6E SESSION DU COMITE DE PILOTAGE STRATEGIQUE DE LA REFONDATION DE L’ETAT

POUR LE MINISTRE YAYA GOLOGO, IL S’AGIT DE «RENFORCER LA TRANSPARENCE, LA REDEVABILITÉ ET L’AMÉLIORATION CONTINUE DE L’ACTION PUBLIQUE» Ce jeudi 6 août 2026, au Centre international de la conférence de Bamako (CICB), s’est tenue la 6e session du Comité de pilotage stratégique de la refondation de l’Etat (CPSRE). Présidée par le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les institutions, Yaya Gologo, elle portait sur la restitution du rapport annuel 2024 de suivi-évaluation de la mise en œuvre du Cadre stratégique de la refondation de l’Etat (CSRE) élaboré par le Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des forums nationaux de la refondation (CINCERE-FNR). Yaya Gologo était entouré de ses deux collègues avec lesquels il forme le triumvirat chargé d’assurer le Comité de pilotage stratégique de la refondation de l’État : le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, Issa Ousmane Coulibaly, et le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani Nassiré. Il avait également à ses côtés le coordinateur général du CINSERE-FNR, Amadou Tiéoulé Diarra. Le ministre a d’abord rendu un hommage appuyé au président de la Transition, chef de l’Etat, le général d’armée Assimi Goïta, «grand timonier de la vision refondatrice de notre pays», et au Premier ministre, chef du gouvernement, et président du Conseil d’orientation de la refondation de l’État (CORE), le général de division Abdoulaye Maïga, pour son leadership, son engagement constant et sa vision stratégique. Yaya Gologo a ensuite salué ses deux collègues pour la qualité de la collaboration avec eux, «fondée sur une vision commune, une confiance mutuelle et une volonté constante de conduire, dans la cohérence et la complémentarité, les réformes structurelles». Une synergie qui constitue l’une des conditions essentielles de la réussite de la refondation et qui pourrait ainsi produire pleinement des effets. Pour le ministre de la Refondation de l’Etat, la mission du CINCERE-FNR «est essentielle pour la crédibilité et l’efficacité… Par son regard indépendant, son suivi rigoureux et ses évaluations objectives, le Comité contribue à renforcer la transparence, la redevabilité et l’amélioration continue de l’action publique». Hommage aux « chevilles-ouvrières », les secrétaires généraux des départements Yaya Gologo a également encouragé les secrétaires généraux des départements ministériels, « principaux artisans » dont l’engagement et le leadership administratif sont «déterminants pour traduire les orientations stratégiques en actions concrètes et en résultats mesurables au bénéfice de nos concitoyens». A ces « chevilles-ouvrières », il a rappelé que la session est le lieu où se renforcent la cohésion et la solidarité et où se forge l’esprit d’équipe «car toute réussite dans un secteur est une victoire collective…». Il les a ainsi exhortés à mutualiser leurs efforts en vue de la mise en œuvre efficace des plans d’action du CSRE dont la vision est le Mali kura conformément aux trois principes constitutionnels qui guident l’action publique : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le pays ; la prise en compte des intérêts vitaux des populations maliennes dans toutes décisions prises. Il a enfin appelé à des échanges enrichissants et fructueux. Des échanges qui, après la présentation des résultats de la mise en œuvre du CSRE et du cadre organisationnel et fonctionnel du CINSERE-FNR par le rapporteur général, ont comblé ses attentes à la fin des travaux. C’est pourquoi il a félicité les membres du CINCERE-FNR pour la densité des communications et des exposés, les réponses apportées aux questions pertinentes et les contributions de qualité. Avant de leur promettre que leurs pertinentes recommandations feront l’objet d’une attention particulière. Pour rappel, le cadre institutionnel de pilotage du CSRE, institué le 1er septembre 2022, comprend, en premier lieu, le Conseil d’orientation de la refondation de l’Etat (CORE), organe d’orientation de la mise en œuvre du CSRE présidé par le Premier ministre et comprenant tous les ministres. En deuxième lieu, le Comité de pilotage stratégique de la refondation de l’Etat (CPSRE) est l’organe de pilotage et de coordination regroupant, sous la présidence du ministre chargé de la Refondation de l’Etat et en coordination avec ses deux collègues du triumvirat, les secrétaires généraux des départements ministériels. En troisième lieu, l’on note les comités techniques de coordination du plan d’actions de la refondation de l’Etat (CTC-PARE) institués auprès des départements ministériels et regroupant, sous la présidence des secrétaires généraux, les chefs des services centraux. MRE
DISCOURS DE CLÔTURE DES RENCONTRES D’ÉCHANGES DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT AVEC LES POPULATIONS SUR LES CINQ (5) ANS DE LA TRANSITION

Messieurs les Ministres d’État ; Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ; Distingués invités ; Mesdames et Messieurs, Au terme des rencontres d’échanges consacrées au bilan des cinq années de la Transition, notre pays vient de franchir un cap important de son processus de Refondation et d’édification du Mali Kura. Durant plusieurs semaines sous les hautes orientations de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État, les membres du Gouvernement sont allés à la rencontre des populations afin de rendre compte, d’écouter, et de partager une même conviction ; celle d’un Mali qui, malgré les épreuves, avance avec détermination. En effet, ils ont fait de ce bilan, un véritable exercice de redevabilité, de vérité, de responsabilité et de prospective ; démontrant leur sens élevé de l’intérêt général. Ce travail collectif qui avait pour objet de présenter des réalisations, visait surtout à mesurer, avec lucidité, le chemin parcouru depuis le début de la Transition, à écouter les préoccupations de nos concitoyens et à dégager les priorités qui guideront la prochaine étape de notre action gouvernementale. Car gouverner, c’est rendre compte, mais c’est aussi savoir entendre, corriger et préparer l’avenir. Chers Compatriotes, Le 07 Juin 2021, lors de son Investiture, après avoir posé avec lucidité le diagnostic de notre pays, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État a « affirmer solennellement ici et maintenant ma ferme détermination à relever ce défi » celui d’assurer la survie d’un État éprouvé par une décennie de crise multidimensionnelle et qui a échappé de peu à la désintégration, lorsque nous avons perdu en 2012, plus de 70% de notre territoire du fait de l’insécurité. En effet, le terrorisme cherchait à imposer sa loi. Des pans entiers du territoire échappaient à l’autorité de l’État. Les institutions étaient fragilisées. La confiance des citoyens était ébranlée. L’économie subissait les effets conjugués de l’insécurité, des crises internationales et des bouleversements géopolitiques. À ces difficultés se sont ajoutés les sanctions et les différents embargos, les incompréhensions et les pressions extérieures. Beaucoup annonçaient l’effondrement du Mali dont les deux tiers du territoire étaient occupés. La question qui nous était alors posée était simple : fallait-il subir les événements ou reprendre notre destin en main ? Les Autorités de la Transition ont choisi la seconde voie. Elles ont fait le pari de la souveraineté, de la refondation et de la confiance retrouvée entre l’État et son peuple. C’est ce choix qui a orienté l’ensemble des deux Plans d’Actions du Gouvernement (PAG) durant ces cinq années. Le 1er PAG 2021-2022 et le second PAG 2025-2026. Ces deux PAG représentent la traduction en actions concrètes et mesurables de la vision d’un Homme, qui préside à la destinée de notre pays, dont la seule ambition et passion est le Mali : Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Mesdames et Messieurs ; Chers compatriotes, Depuis cinq ans, notre pays s’est engagé dans un processus de refondation visant à renforcer les fondements de l’État, consolider l’autorité publique, restaurer la confiance entre les institutions et les citoyens, placer l’intérêt national au cœur de l’action publique. Malgré un contexte marqué par d’importants défis sécuritaire, économique et institutionnel, les autorités de la transition ont poursuivi cette dynamique avec pour objectif de permettre au Mali de définir ses priorités et de conduire son développement en fonction des aspirations de notre peuple. Cette démarche repose sur une conception de la souveraineté fondée sur la responsabilité, la constance et l’engagement au service de la nation. Mesdames, Messieurs, La Nouvelle Constitution, promulguée en juillet 2023, marque un nouveau départ politique pour le pays à travers l’avènement de la 4ème République. Parmi les principales réalisations figurent la mise en œuvre progressive des recommandations des Assises nationales de la Refondation ; le renforcement des mécanismes de lutte contre la corruption, et l’approfondissement des réformes institutionnelles et administratives. Sur le plan sécuritaire, nos Forces armées et de sécurité ont connu une montée en puissance sans précédent. Grâce au renforcement de leurs capacités opérationnelles, à l’acquisition d’équipements modernes, à l’amélioration de leur formation et à une plus grande liberté d’action, elles mènent aujourd’hui des opérations avec professionnalisme et efficacité. L’engagement, le courage et la détermination des FAMa contribuent chaque jour à la défense de l’intégrité du territoire national, à la protection des populations et au renforcement de la sécurité de l’espace confédéral de l’AES. Sur le plan diplomatique, le Mali affirme son engagement en faveur de la paix, de l’intégration africaine et d’une coopération internationale fondée sur le respect mutuel, l’égalité entre les Etats et la préservation de sa souveraineté. A travers la Confédération des Etats du Sahel (AES), notre pays œuvre au renforcement d’un espace de solidarité agissante, de sécurité et de développement porté par des partenariats équilibrés au service des intérêts communs de nos peuples. Sur le plan économique, l’un des changements majeurs de ces 5 dernières années réside dans la réforme du secteur minier. Grâce à la relecture du Code minier, à l’adoption de la loi sur le contenu local et à la renégociation des conventions minières, les richesses du sous-sol malien profitent désormais davantage aux populations maliennes. ‘‘Plus de 760 milliards de FCFA’’ ont été recouvrés auprès des sociétés minières au titre des redevances ajustés et des impôts, et le fonds minier de développement local a permis, pour la première fois, la redistribution de 18,4 milliards de FCFA au bénéfice des communes du Mali pour financer des projets structurants en matière d’eau, de santé, d’éducation et d’infrastructures de proximité. Ces ressources autrefois insuffisamment valorisées, deviennent aujourd’hui un véritable levier de développement territorial et de justice sociale. Pendant longtemps, l’or du Mali enrichissait davantage les autres. Désormais, notre ambition est de faire des ressources naturelles, un moteur de transformation économique, d’industrialisation, de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations. La souveraineté n’a en effet de sens que lorsqu’elle améliore concrètement la vie des populations. C’est pourquoi les ressources supplémentaires mobilisées par les réformes économiques doivent être transformées
5 ans de Gouvernance du Président Assimi GOÏTA : Le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA livre un bilan sans ambigüité

Le 7 Juin 2026 a marqué le cinquième anniversaire de l’avènement du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA à la tête de la magistrature suprême. Un événement, qui a, profondément, bouleversé l’évolution sociopolitique, sécuritaire, économique et même diplomatique de notre pays. Du redressement de l’armée et de l’outil de défense à la reconquête territoriale, jadis inaccessible, en passant par la souveraineté des choix diplomatiques assumés jusqu’à la refondation politiques, judiciaires, institutionnelles, économiques et culturelles, notre pays engage, désormais, le chantier de son renouveau. En effet, dès le 07 Juin 2021, lors de son Investiture, après avoir posé, avec lucidité, le diagnostic de notre pays, Son Excellence, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État a affirmé, solennellement, ici et maintenant, sa ferme détermination à relever le défi, celui d’assurer la survie d’un État éprouvé, par une décennie de crise multidimensionnelle et qui a échappé, de peu, à la désintégration, lorsque les autorités avaient perdu en 2012, plus de 70% de notre territoire, du fait de l’insécurité. En effet, le terrorisme cherchait à imposer sa loi. Des pans entiers du territoire échappaient à l’autorité de l’État. Les institutions étaient fragilisées. La confiance des citoyens était ébranlée. Ainsi, à l’occasion du 5ème anniversaire de la Gouvernance du Président Assimi GOÏTA, le Gouvernement, qui a la charge de la mise en œuvre de sa vision, s’est soumis, durant un mois, à un exercice inédit de redevabilité visant à informer les citoyens maliens sur les réalisations engrangées, des chantiers ouverts ainsi que des réformes engagées. Tour à tour, les ministres sectoriels ont organisé des cadres d’échanges avec les forces vives, les organisations de la société civile, les faitières, les acteurs socioéconomiques, le monde scolaire et universitaire. Ce travail collectif, qui a permis de présenter des réalisations, a visé surtout à mesurer, avec lucidité, le chemin parcouru, depuis le début de la Transition, à écouter les préoccupations de nos concitoyens et à dégager les priorités, qui guideront la prochaine étape de l’action gouvernementale. Car, gouverner, c’est rendre compte, mais, c’est, aussi, savoir entendre, corriger et préparer l’avenir. Pour clôturer un mois de communication sur les grands chantiers de la refondation, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA s’est prêté ce jeudi 6 Août 2026 à l’exercice. Dans sa déclaration, le Premier ministre a lancé qu’au terme des rencontres d’échanges consacrées au bilan des cinq années de la Transition, notre pays vient de franchir un cap important de son processus de Refondation et d’édification du Mali Kura. « Durant plusieurs semaines, sous les hautes orientations de Son Excellence, le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État, les membres du Gouvernement sont allés à la rencontre des populations, afin de rendre compte, d’écouter et de partager une même conviction ; celle d’un Mali qui, malgré les épreuves, avance avec détermination. En effet, ils ont fait de ce bilan, un véritable exercice de redevabilité, de vérité, de responsabilité et de prospective ; démontrant leur sens élevé de l’intérêt général », a indiqué le Chef du Gouvernement. Un engagement inébranlable malgré les épreuves et les défis En effet, de l’analyse du Chef du Gouvernement, l’on retient que l’économie a subi les effets conjugués de l’insécurité, des crises internationales et des bouleversements géopolitiques. À ces difficultés se sont ajoutés les sanctions et les différents embargos, les incompréhensions et les pressions extérieures. « Beaucoup annonçaient l’effondrement du Mali dont les deux tiers du territoire étaient occupés. La question, qui nous était alors posée était simple : fallait-il subir les événements ou reprendre notre destin en main ? Les Autorités de la Transition ont choisi la seconde voie. Elles ont fait le pari de la souveraineté, de la refondation et de la confiance retrouvée entre l’État et son peuple. C’est ce choix, qui a orienté l’ensemble des deux Plans d’Actions du Gouvernement (PAG) durant ces cinq années », a-t-il révélé. Le Chef du Gouvernement indiquera que depuis cinq ans, notre pays s’est engagé dans un processus de refondation visant à renforcer les fondements de l’État, consolider l’autorité publique, restaurer la confiance entre les institutions et les citoyens, placer l’intérêt national au cœur de l’action publique. Malgré un contexte marqué par d’importants défis sécuritaire, économique et institutionnel, les autorités de la transition ont poursuivi cette dynamique avec pour objectif de permettre au Mali de définir ses priorités et de conduire son développement en fonction des aspirations de notre peuple. Cette démarche repose sur une conception de la souveraineté fondée sur la responsabilité, la constance et l’engagement au service de la nation. Ainsi, la Nouvelle Constitution, promulguée en juillet 2023, marque un nouveau départ politique pour le pays, à travers l’avènement de la 4ème République. Parmi les principales réalisations, le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA citera, entre autres, la mise en œuvre progressive des recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR); le renforcement des mécanismes de lutte contre la corruption, et l’approfondissement des réformes institutionnelles et administratives. Sur le plan sécuritaire, nos Forces armées et de sécurité ont connu une montée en puissance sans précédent. Grâce au renforcement de leurs capacités opérationnelles, à l’acquisition d’équipements modernes, à l’amélioration de leur formation et à une plus grande liberté d’action, elles mènent, aujourd’hui, des opérations avec professionnalisme et efficacité. L’engagement, le courage et la détermination des FAMa contribuent, chaque jour, à la défense de l’intégrité du territoire national, à la protection des populations et au renforcement de la sécurité dans l’espace confédéral de l’AES. Sur le plan diplomatique, le Mali affirme son engagement en faveur de la paix, de l’intégration africaine et d’une coopération internationale fondée sur le respect mutuel, l’égalité entre les Etats et la préservation de sa souveraineté. A travers la Confédération des Etats du Sahel (AES), notre pays œuvre au renforcement d’un espace de solidarité agissante, de sécurité et de développement porté par des partenariats équilibrés au service des intérêts communs de nos peuples. Sur le plan économique, l’un des changements majeurs de ces 5 dernières années réside dans la
Administration-Secteur Privé : Les concertations s’ouvrent autour de la sécurisation des transports et interconnexion des systèmes douaniers

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a présidé, ce jeudi 6 aout 2026, la cérémonie d’ouverture de la Table ronde de concertation Administration -Secteur privé, une rencontre stratégique destinée à renforcer le partenariat entre les pouvoirs publics et les opérateurs économiques, afin d’améliorer le climat des affaires et la compétitivité des entreprises maliennes. C’était en présence de plusieurs membres du Gouvernement, des représentants des faitières des secteurs commerciaux, des transports et des transits ainsi que les responsables des services d’assiettes et les acteurs du commerce. Placée sous le thème « Faciliter les échanges, sécuriser les transports et interconnecter les systèmes douaniers », cette rencontre constitue un cadre privilégié de dialogue entre les administrations publiques et les acteurs du secteur privé. Elle vise à améliorer la compréhension des procédures du commerce extérieur, à promouvoir la facilitation des échanges et à identifier des solutions concertées aux difficultés auxquelles sont confrontés les opérateurs économiques. Au cours des travaux, les participants examineront les réformes engagées par les administrations en charge du Commerce, des Douanes, des Impôts, de l’Agriculture, de la Santé, des Transports et de la Sécurité. L’objectif vise, également, à recueillir les préoccupations des entreprises, d’identifier les principaux points de blocage générateurs de surcoûts et de retards, puis de proposer des solutions pratiques et consensuelles pour fluidifier les échanges commerciaux. La modernisation des procédures administratives figure parmi les priorités de cette concertation. Les discussions portent, notamment, sur la simplification et l’allègement des formalités administratives, la digitalisation des procédures ainsi que la sécurisation des corridors de transport, autant de leviers essentiels pour renforcer la performance du commerce extérieur malien. Dans son allocution d’ouverture, le Premier ministre a appelé l’ensemble des participants à faire de cette table ronde un véritable espace de dialogue franc et constructif. « Cette table ronde doit être une tribune de transparence, de critiques et d’autocritiques, de réflexions approfondies, d’échanges fructueux et de propositions concrètes en vue d’éradiquer tous les maux, qui pénalisent nos opérateurs économiques tournés vers le commerce extérieur », a déclaré le chef du gouvernement. Le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a également mis en avant les nombreuses réformes déjà engagées par le gouvernement sur les plans législatif, réglementaire, institutionnel, technique et technologique. Il a notamment cité la réduction des délais et des coûts des procédures, la ratification de l’Accord de l’Organisation mondiale du commerce sur la facilitation des échanges ainsi que l’adoption de codes modernisés dans les domaines des douanes, des impôts, des investissements et des mines. Réaffirmant la détermination des autorités à lutter contre les pratiques, qui entravent les échanges commerciaux, le Premier ministre a lancé un message de fermeté : « Le gouvernement ne transigera pas avec ces mauvaises pratiques. Chaque jour perdu à nos frontières est un manque à gagner pour notre pays. » À travers cette initiative, le gouvernement entend consolider un partenariat durable avec le secteur privé, afin de lever les obstacles au commerce extérieur, d’améliorer la compétitivité des entreprises nationales et de soutenir une croissance économique plus inclusive au bénéfice du Mali. PRIMATURE
Commerce extérieur : Le Gouvernement renforce le dialogue avec le secteur privé pour accélérer la facilitation des échanges

Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a pris part, ce jeudi 06 août 2026, à l’Hôtel Radisson Collection de Bamako, la cérémonie d’ouverture de la Table Ronde de Concertation entre l’Administration et le Secteur Privé, sur les Procédures du Commerce Extérieur et la Facilitation des Échanges au Mali présidée par le Premier Ministre, chef du gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA. Initiée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), cette rencontre a réuni les membres du Gouvernement, les responsables des services techniques de l’administration, les chambres consulaires, les organisations professionnelles ainsi que les opérateurs économiques, autour d’un objectif commun, à savoir, l’amélioration de l’environnement des affaires et le renforcement de la fluidité des échanges commerciaux. Le Premier Ministre a salué cette initiative qu’il a qualifiée d’opportune et de hautement stratégique, soulignant que la modernisation du commerce extérieur repose, avant tout, sur une vision partagée, une coordination permanente entre les acteurs et un climat de confiance durable entre l’administration et le secteur privé. Dans son allocution, le Premier Ministre a rappelé que, compte tenu de sa position de pays de l’hinterland, le Mali est confronté à des défis logistiques majeurs, qui imposent une adaptation constante des procédures, afin de garantir l’approvisionnement des marchés, de préserver la compétitivité des entreprises et de consolider la souveraineté économique nationale. Il a insisté sur la nécessité de bâtir une administration plus accessible, plus efficace et davantage orientée vers les résultats, capable d’accompagner les opérateurs économiques plutôt que de constituer un frein à leurs activités. Invitant les participants à formuler des recommandations pragmatiques, assorties d’un chronogramme de mise en œuvre, il a assuré que le Gouvernement accordera une attention particulière aux conclusions de cette concertation et veillera à l’application rigoureuse des réformes consensuelles, qui en découleront. MIC
Approvisionnement correct du pays en hydrocarbures : La 30ème réunion de suivi salue les efforts constants pour garantir un approvisionnement régulier du pays

Le Ministre Moussa Alassane DIALLO a présidé, ce jeudi 06 Aout 2026, à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), la 30ème réunion de suivi de l’approvisionnement du pays en hydrocarbures. Cette rencontre hebdomadaire a permis de faire le point sur la situation des approvisionnements et d’évaluer les mesures mises en œuvre pour assurer la disponibilité des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national. Présentant la situation de la semaine allant du 27 juillet au 02 août 2026, la DGACC a indiqué que 698 citernes ont été réceptionnées, dans le District de Bamako, représentant un volume global de 32 501 400 litres. Ce convoi est composé de 285 citernes de gasoil, 309 citernes d’essence, 45 citernes de fuel, 8 citernes de gaz butane et 51 citernes de Jet A1. Le taux de ravitaillement enregistré au cours de cette période est de 12 %. Selon la DGACC, ce niveau s’explique, essentiellement, par la disponibilité du carburant dans les cuves des stations-service, entraînant l’immobilisation de certaines citernes en attente de déchargement. Concernant l’approvisionnement des régions de l’intérieur du pays, neuf (09) citernes d’essence ont été acheminées, dont sept (07) à Ségou et deux (02) à Dioïla, traduisant la volonté des autorités d’assurer une desserte progressive et équilibrée des différentes localités. Au cours des échanges, les membres de la commission ont, également, examiné les différents points relatifs au suivi de la chaîne logistique, à l’évolution des stocks et aux dispositions visant à renforcer la fluidité de l’approvisionnement. À cette occasion, le Ministre de l’Industrie et du Commerce a tenu à adresser les remerciements et la reconnaissance du Gouvernement aux populations maliennes, pour leur esprit de résilience, leur sens de responsabilités et leur compréhension durant cette période. Il a salué le comportement exemplaire des citoyens, qui a largement contribué à juguler la crise actuelle, tout en réaffirmant l’engagement du département à poursuivre, en collaboration avec l’ensemble des acteurs du secteur, les efforts nécessaires pour garantir un approvisionnement régulier et durable du pays en hydrocarbures. MIC
Diplomatie : Les nouveaux ambassadeurs du Nigéria et de la Mauritanie ont présenté les copies figurées de Leurs Lettres de créance

Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a successivement reçu en audience, ce jeudi 06 août 2026, les Ambassadeurs désignés de la République Fédérale du Nigéria et de la République Islamique de Mauritanie près la République du Mali, respectivement Leurs Excellences Messieurs Geoffrey ljomah David Chima et Sidi Ould EL GHADHY, venus pour la présentation des copies figurées de Leurs Lettres de créance au Chef de la diplomatie malienne. Ces formalités protocolaires ont été suivies par des échanges bilatéraux sur les perspectives de renforcement des relations de coopération dans les domaines d’intérêt commun, tout en soulignant la nécessité de dynamiser les cadres de concertations diplomatiques pour bâtir une coopération sud-sud fructueuse et mutuellement avantageuse. S’agissant des dynamiques géopolitiques sous-régionales, l’accent a été mis sur les questions sécuritaires liées à la lutte contre le terrorisme, le renforcement de la solidarité, du dialogue politique constructif et de la confiance entre les États pour faire face aux défis conjoncturels communs. Réaffirmant la volonté constante des Autorités de la Transition de développer des relations de partenariat solide dans le respect des principes de gouvernance de l’action extérieure du Mali, le Ministre DIOP a renouvelé sa disponibilité à accompagner la mission de ces nouveaux Diplomates dans l’intérêt partagé des pays concernés. MAECI
Coopération Mali – Organisation des Nations Unis : Les nouveaux représentants de l’UNICEF et le PAM ont présenté leurs lettres d’accréditation

A la suite des Ambassadeurs désignés, le nouveau Représentant du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), Monsieur Mohammad FAYYAZI ainsi que la nouvelle Représentante et Directrice pays du Programme Alimentaire Mondial (PAM), Madame Aline SAMU NKUELO, ont également présenté leurs lettres d’accréditation à Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Autour des projets prioritaires relatifs aux réponses aux besoins essentiels des enfants ainsi qu’à l’assistance humanitaire et alimentaire, les échanges ont porté sur l’accompagnement aux efforts du Gouvernement dans la mise en œuvre des activités opérationnelles visant à améliorer les conditions de vie des populations vulnérables. Dans ce cadre, le Ministre DIOP a insisté sur le renforcement de la résilience des populations dans une dynamique de développement de leurs capacités à se prendre en charge. Il a, en outre, relevé la nécessité de maintenir un partenariat étroit dans le droit fil des priorités nationales et de la vision stratégique de développement du Mali, notamment la vision « Mali kura » 2063 et la Stratégie Nationale pour l’Émergence et le Développement Durable. MAECI