Communiqué du conseil des ministres /CM N°2026-32/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 12 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2023-0275/PT-RM du 03 mai 2023, modifié, fixant le régime des marchés de travaux, de fournitures et de services exclus du champ d’application du Code des Marchés publics et des Délégations de Service public. L’article 8 du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, portant Code des Marchés publics et des Délégations de Service public dispose : « Le présent décret ne s’applique pas aux marchés de travaux, de fournitures et de services lorsqu’ils concernent des besoins de défense et de sécurité nationales exigeant le secret ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’Etat est incompatible avec des mesures de publicité ». Le régime de ces marchés est fixé par le Décret n°2023-0275/PT-RM du 03 mai 2023, qui précise notamment les règles relatives à leur passation et détermine les périmètres du « Secret en matière de défense ou des intérêts essentiels de l’Etat ». A l’application, ce décret a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la non prise en compte de toutes les étapes de la conclusion et de l’exécution desdits marchés. Le projet de décret, adopté, corrige ces insuffisances et apporte des innovations concernant les modalités de paiement et de livraison des contrats conclus avec des sociétés étrangères ou des Etats, sous le sceau du « Secret en matière de défense ou des intérêts essentiels de l’Etat ». Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs au Pôle spécialisé en matière foncière. Le contentieux foncier, qui occupe une part importante des affaires relevant de la compétence des juridictions de l’ordre judiciaire et de l’ordre administratif, a toujours été une préoccupation majeure des Autorités de notre pays. Pour assurer une bonne gestion des affaires foncières, le Gouvernement a pris plusieurs initiatives dont la mise en œuvre a révélé des insuffisances liées, notamment à la gestion disparate et non coordonnée des affaires foncières par les différentes juridictions, à la multiplicité des acteurs judiciaires intervenant dans le domaine et à la lenteur des procédures. Face à ces insuffisances, il est apparu nécessaire de créer un Pôle spécialisé en matière foncière dont les compétences cumulées concernent la matière civile, administrative et pénale. Les projets de texte, adoptés, créent le Pôle spécialisé en matière foncière dans les ressorts des Cours d’Appel de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao et Bamako et déterminent ses attributions ainsi que les règles de son fonctionnement. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement additionnel du projet d’amélioration du Secteur de l’Electricité au Mali, signé à Bamako, le 30 juin 2026, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement. Par cet Accord, l’Association internationale de Développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 19 milliards 744 millions 305 mille 700 cents francs CFA. La réalisation du projet, objet du présent financement, permettra d’améliorer la fiabilité de l’approvisionnement en électricité à Bamako et les performances techniques de la Société Energie du Mali-S.A. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de Mobilisation citoyenne et son Plan d’actions. Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 24 juillet 2026, a pris acte de la communication écrite relative à la Stratégie nationale de Mobilisation citoyenne et son Plan d’actions 2026-2027. Cette stratégie vise à mobiliser l’ensemble des citoyens autour de l’éducation civique, de la valorisation de la culture et des initiatives communautaires afin de renforcer la citoyenneté, l’unité nationale et l’identité malienne. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux d’urgence d’aménagement des voies de contournement de la zone aéroportuaire, du dépôt de l’Office malien des Produits pétroliers et de la Base 101 de l’Armée de l’Air. Les travaux d’urgence d’aménagement des voies de contournement de la zone aéroportuaire, du dépôt de l’Office malien des Produits pétroliers et de la Base 101 de l’Armée de l’Air empiètent sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. La réalisation desdits travaux contribuera au développement des infrastructures de transport et à l’amélioration des conditions de vie des populations. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Conseiller technique : Monsieur Idrissa Mahamar HAIDARA, Inspecteur des Impôts. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Vice-consul au Consulat général du Mali à Lyon (France) : Monsieur Mamadou Togui DABO, Conseiller des Affaires étrangères. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE Chef de Cabinet : Monsieur Lassine COULIBALY, Economiste. Chargé de mission : Madame Mariame MAIGA, Agronome. Directeur général de l’Agence malienne de Normalisation et de Promotion de la Qualité : Monsieur Alassane Abdoulbaki DIALLO, Gestionnaire. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE Inspecteur à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement : Monsieur Daouda KONATE, Ingénieur sanitaire. Directeur général de l’Agence nationale de la Grande Muraille

Riposte contre l’insécurité alimentaire en 2026 : Le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA donne le coup envoi du Plan National de Réponses à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle

Ce mardi 11 Août 2026, sous un ciel lourd, en cette saison des pluies et dans l’effervescence coutumière de la circulation routière du grand carrefour de Sogoniko, sur l’esplanade de l’OPAM dans le 6ème arrondissement du District de Bamako, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a, au nom du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, donné le coup d’envoi du Plan National de Réponses à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle (PNR), au titre de l’année 2026. La cérémonie a enregistré la présence de plusieurs membres du Gouvernement, du Ministre, Commissaire à la Sécurité Alimentaire, Redouwane Ag MOHAMED ALI, des membres du Cabinet du Président de la Transition, des responsables du dispositif national de sécurité alimentaire ainsi que des partenaires techniques et financiers du secteur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ce rendez-vous, désormais, inscrit dans le calendrier politique comme un rituel républicain, illustre, à lui seul, l’axe stratégique adopté, depuis 2021 : faire de l’alimentation, de la nutrition et du développement des priorités jumelles de la sécurité nationale. En effet, le Plan National de Réponses à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle (PNR) est élaboré et mis en œuvre chaque année par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire, sous le leadership du Ministre Commissaire, Redouwane AG MOHAMED ALI, qui a annoncé la mobilisation d’une enveloppe budgétaire globale de 12,7 milliards de FCFA pour répondre, efficacement, à la demande. Il a, également présenté quelques résultats, notamment la création de l’Agence de Veille et d’Alerte en Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (AVASAN), chargée du suivi régulier et des évaluations périodiques, ainsi que le développement de la « Facilité Alimentaire à la Malienne (FAM) », un système innovant, qui favorise l’accès à l’alimentation pour les couches modestes. En termes de prévisions annuelles, l’État envisage une assistance à plus de 1,5 million de personnes en situation de crise ou d’urgence, en distribuant gratuitement 19 960 tonnes de céréales durant la période de soudure. Seront également proposés, des produits de première nécessité (riz, mil, sucre, huile) à 50 % du prix du marché, une fourniture de 424,10 tonnes d’aliments pour poissons, 1 200 tonnes d’aliments pour bétail, ainsi que des semences maraîchères. Le Premier ministre, après avoir a remis des décisions de distribution alimentaire gratuite aux gouverneurs des régions de Koulikoro, Nara, Dioïla, Bougouni et du District de Bamako, a donné le top départ aux camions de ravitaillement de vivres à destination des six arrondissements de Bamako et a visité les stocks dans les magasins. Dans cette lancée, il a rappelé que le PNR incarne la double vision du Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Général Assimi GOÏTA : faire de la sécurité alimentaire une question de souveraineté nationale et améliorer les conditions de vie des populations pour, ainsi dire « ne laisser aucun Malien de côté ». Il a conclu en précisant que ce Plan National de Réponses à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle (PNR) interviendra dans trois domaines, notamment : la distribution gratuite, la vente à prix social et l’appui à plusieurs secteurs. PRIMATURE

Ouverture du 3ème Sommet « YOUTHCONNECT SAHEL » au Niger : La Promotion et valorisation du leadership de la Jeunesse Sahélienne au profit de la sécurité et de la prospérité du Sahel

Le 3ème Sommet « YOUTH CONNEKT SAHEL 2026 », s’est ouvert ce lundi 10 Août 2026, à Niamey (Niger) avec pour thème : « Jeunesse Sahélienne au cœur de la sécurité, de l’innovation pour un Sahel souverain, résilient et prospère ». La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine ZEINE, en présence de plusieurs membres du Gouvernement et des ministres en charge de la jeunesse des pays du Sahel. Notre pays est représenté à cette rencontre, par le ministre en charge de la jeunesse, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA. En effet, il s’agit, à travers ce forum, de reconnaitre et valoriser le leadership de la jeunesse sahélienne, afin de transformer le récit sur le Sahel, faire de cette région une terre d’opportunités et promouvoir l’investissement et la prospérité. Ainsi, en plus des jeunes issus de toutes les régions du Niger, le Forum « YOUTH CONNEKT SAHEL 2026 », regroupe les jeunes venus des Etats de la Confédération du Sahel (Burkina Faso et Mali), mais, aussi, du Tchad et du Togo. Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine ZEINE a rappelé que le thème choisi est, en n’en point douter, le pivot de la lutte que mènent les trois pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) pour leur souveraineté et leur indépendance véritable. Il révélera que le paradoxe du Sahel est que, ce sont les jeunes sahéliens, qui sont manipulés et employés comme mercenaires par des puissances, qui sont hors Sahel pour mener la guerre contre leurs frères et leurs patries. « La jeunesse regroupée autour de ce forum se doit de prendre, à bras le corps, la résolution de cette absurdité historique, qui rappelle les tristes colonnes des tirailleurs de l’agression coloniale contre l’Afrique », a-t-il souligné. Le Premier ministre invitera, ainsi, la jeunesse sahélienne à la mobilisation et à l’engagement autour de la souveraineté et l’indépendance de leur patrie, seul gage de développement et de prospérité. « Le Sahel que nous voulons libre, indépendant, prospère et en paix sera votre œuvre et vous pouvez assumer, avec succès, cette tâche historique. Vous avez les moyens, la volonté et la détermination pour y arriver », a lancé le Chef du Gouvernement. ​La cérémonie a été marquée par plusieurs allocutions majeures, parmi lesquelles celle du Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction du Mali, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA. Porteur des aspirations de la jeunesse malienne, il a évoqué les chantiers ouverts par notre pays dans le cadre de la promotion et de la valorisation de la jeunesse malienne. En outre, le ministre de la Jeunesse a pris part aux échanges en coanimant le panel inaugural du sommet, confirmant l’engagement de Bamako dans les grands chantiers de transformation du Sahel. MJSCICCC

Partenariat Institut national de Formation judiciaire et l’APBEF-MALI : Les acteurs judiciaires renforcés en Droit Bancaire

Le droit bancaire occupe une place stratégique dans la sécurisation des activités économiques et le renforcement de la sécurité juridique. C’est dans cette perspective que l’Institut national de Formation judiciaire « Maître Demba DIALLO » a ouvert, le 10 août 2026, une session de formation consacrée au droit bancaire, réunissant magistrats, avocats, commissaires de justice, notaires et juristes de banque. Organisée en partenariat avec l’Association Professionnelle des Banques et Établissements Financiers du Mali (APBEF-Mali), cette initiative vise à renforcer les compétences des professionnels et à favoriser une meilleure compréhension entre les acteurs de la justice et du secteur financier. La cérémonie a débuté par le mot de bienvenue du Directeur général de l’INFJ, Dr Toubaye KONE, qui a mis en avant, l’importance de la formation continue et du dialogue interprofessionnel face à l’évolution constante des activités bancaires et des contentieux financiers. À sa suite, SIDIBE Aïssata KONE, Présidente de l’APBEF-Mali a salué la dynamique de partenariat avec l’INFJ et l’engagement des différents acteurs en faveur du renforcement des capacités. Cette collaboration, engagée depuis plusieurs années, a notamment permis l’organisation de plusieurs sessions de formation réunissant professionnels de la justice et du secteur bancaire. Dans son intervention, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE a souligné le caractère particulier de cette session, qui élargit le cadre de formation aux magistrats, juristes de banque, avocats, commissaires de justice et notaires. Il a présenté cette initiative comme une nouvelle étape vers une justice moderne, compétente et davantage en prise avec les réalités économiques. Le Garde des Sceaux a rappelé que la qualité de la justice et la sécurité juridique constituent des facteurs essentiels de confiance, de stabilité et de développement. Il a également insisté sur la nécessité d’une compréhension réciproque entre les professionnels de la justice et ceux du secteur bancaire, condition indispensable à un traitement efficace et équilibré des contentieux bancaires. Les travaux portent notamment sur les engagements par signature, les garanties de marchés, les effets de commerce, le contrôle interne, la gestion des risques, la conformité ainsi que la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Des thématiques qui témoignent de l’importance croissante du droit bancaire dans la vie économique et dans la consolidation de la sécurité juridique. En déclarant officiellement ouverte la session, le Ministre a salué l’engagement de l’APBEF-Mali, des établissements bancaires, des experts et formateurs, ainsi que le travail accompli par l’INFJ. Cette session réaffirme, ainsi, la volonté de renforcer, durablement, le dialogue entre justice et secteur financier, au service de la sécurité juridique, de la confiance économique et du développement. MJDH

Biennale sportive Bamako 2026 : La Ministre, Oumou SALL SECK en communion avec la délégation de Tombouctou

La Ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Oumou SALL SECK a rendu, ce lundi 10 août 2026, une visite de courtoisie à la délégation de la région de Tombouctou, présente à Bamako dans le cadre de la Biennale sportive Bamako 2026. Accueillie à Médina-Coura, au 2ème arrondissement du District de Bamako, qui assure le Diâtiguiya de la délégation de Tombouctou, le Ministre a échangé avec les athlètes et leurs encadreurs, dans une atmosphère chaleureuse et fraternelle. Ouverte le vendredi 7 août au Palais des Sports Salamatou Maïga, la Biennale sportive Bamako 2026 se poursuit jusqu’au 16 août et réunit les délégations des 19 régions du Mali et du District de Bamako. Placée sous le haut patronage de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, la cérémonie d’ouverture a été présidée par le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, Premier ministre, Chef du Gouvernement. La compétition met à l’honneur plusieurs disciplines, notamment l’athlétisme, le football, le basketball, la lutte traditionnelle et les jeux d’échecs, dans un esprit de fraternité, de cohésion et de saine compétition. MENEFP  

Diplomatie : La nouvelle Consule générale du Mali à Guangzhou (Chine) s’enquiert des conseils du ministre Mossa AG ATTAHER

Le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa AG ATTAHER a reçu, en audience, ce mardi 11 août 2026, Coulibaly Banel BA, nouvellement nommée Consule générale du Mali à Guangzhou, en République populaire de Chine. Cette rencontre a été l’occasion pour le ministre d’adresser ses chaleureuses félicitations à la nouvelle Consule, pour sa nomination et lui a souhaité plein succès dans l’exercice de ses nouvelles fonctions, au service du Mali et de nos compatriotes établis en Chine. Le Ministre a l’a encouragée à accorder une attention particulière à la communauté malienne, à privilégier une approche de proximité, fondée sur l’écoute, le dialogue et l’accompagnement des Maliens établis dans sa circonscription. Pour sa part, la Consule générale a exprimé sa reconnaissance, pour l’accueil, les conseils et les orientations reçus. Elle a fait part de sa détermination à s’investir, pleinement, dans ses nouvelles responsabilités et à œuvrer pour le bien-être de la communauté malienne en Chine. MMEIA

LANCEMENT DU PLAN NATIONAL DE RÉPONSES 2026 À L’INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET À LA MALNUTRITION

Le Plan National de Réponse (PNR) constitue la réponse de l’État aux besoins des populations les plus vulnérables durant la période de soudure. C’est dans cette lancée que le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, au nom du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, a procédé à son lancement officiel ce mardi 11 août 2026 à l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM). Le PNR est élaboré et mis en œuvre chaque année par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire sous le leadership de Redouwane Ag Mohamed Ali, qui a annoncé la mobilisation d’une enveloppe budgétaire globale de 12,7 milliards de FCFA pour répondre efficacement à la demande. Il a également présenté quelques résultats, notamment la création de l’Agence de Veille et d’Alerte en Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (AVASAN), chargée du suivi régulier et des évaluations périodiques, ainsi que le développement de la « Facilité Alimentaire à la Malienne (FAM) », un système innovant qui favorise l’accès à l’alimentation pour les couches modestes. En termes de prévisions annuelles, l’État envisage une assistance à plus de 1,5 million de personnes en situation de crise ou d’urgence en distribuant gratuitement 19 960 tonnes de céréales durant la soudure. Seront également proposés des produits de première nécessité (riz, mil, sucre, huile) à 50 % du prix du marché, une fourniture de 424,10 tonnes d’aliments pour poissons, 1 200 tonnes d’aliments pour bétail, ainsi que des semences maraîchères. En complément, les partenaires techniques et financiers interviennent à travers le Programme Alimentaire Mondial (PAM), qui assiste 365 543 personnes et appuie 185 857 autres pour leurs moyens de subsistance. La FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) soutient 86 345 personnes, la Chine octroie un don de 1 930 tonnes de riz au CSA, et la Fédération de Russie met 770 tonnes de pois cassés à la disposition du PAM. Le Premier ministre, après avoir a remis des décisions de distribution alimentaire gratuite aux gouverneurs des régions de Koulikoro, Nara, Dioila, Bougouni et du District de Bamako, a donné le top de départ des camions de distribution de vivres à destination des six arrondissements de Bamako et visité les stocks. Dans cette lancée, il a rappelé que le PNR incarne la double vision du Président de la Transition : faire de la sécurité alimentaire une question de souveraineté nationale et améliorer les conditions de vie des populations pour, ainsi dire « ne laisser aucun Malien de côté ». Il a conclu en précisant que ce PNR se traduit dans trois domaines : la distribution gratuite, la vente à prix social et l’appui à plusieurs secteurs. La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des membres du Gouvernement dont le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, des membres du Cabinet du Président de la Transition et des partenaires techniques et financiers. #PRIMATURE  

9ème Journée africaine de l’état civil : le Mali réaffirme son engagement pour un système résilient et moderne

Le Palais des Sports de Bamako a accueilli, ce lundi 10 août 2026, la cérémonie officielle de commémoration de la 9ème Edition de la Journée africaine de l’état civil (JAEC), présidée par le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, en présence de plusieurs membres du Gouvernement. Le Gouverneur du District de Bamako, les administrateurs civils, les élus locaux et les responsables des structures en charge de la Décentralisation étaient présents à la cérémonie. Placée sous le thème « Un état civil résilient pour tous », cette édition met l’accent sur la continuité des services et la garantie de l’identité juridique des citoyens, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et l’accélération de la transition numérique. La Journée sera axée sur la continuité des services et l’identité juridique dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et la transition numérique. Le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY a souligné son rôle pour les politiques publiques. Face aux difficultés d’accès, le gouvernement modernise via digitalisation, formation, sensibilisation et accès aux actes de naissance. Cela, s’inscrit dans la décennie 2026-2036, prônant l’intégration, la décentralisation et la numérisation, pour une identité légale et des stratégies de développement. Il a rappelé que l’état civil ne se limite pas à la délivrance des actes administratifs. Il constitue une garantie de l’identité juridique et un outil indispensable à la planification et à la mise en œuvre des politiques publiques. Face aux difficultés d’accès aux services dans certaines zones, le ministre a rassuré que le Gouvernement entend poursuivre la modernisation du système, à travers la digitalisation progressive des services, le renforcement des capacités des agents, la sensibilisation des populations et l’amélioration de l’accès aux actes de naissance. Cette démarche s’inscrit dans la nouvelle décennie africaine de l’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques vitales 2026-2036, qui accordent une place importante à l’intégration, à la décentralisation et à la numérisation. Cette neuvième édition manifeste la détermination des pouvoirs publics à consolider l’état civil comme socle de la gouvernance et de l’intégration. L’ambition est double : assurer à chaque individu une identité légale et sécurisée et outiller l’État pour une meilleure élaboration de ses stratégies de développement. MATD

Journée africaine de la décentralisation : La participation des femmes, des jeunes et des communautés à la gouvernance locale de l’eau et de l’assainissement au cœur des débats

Notre pays, à l’instar des autres pays du continent, a célébré, ce lundi 10 août 2026, la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local. Une célébration, qui vise à promouvoir la décentralisation, la gouvernance locale et le développement territorial en Afrique, en mettant l’accent sur l’inclusion, la résilience et la durabilité. Dans notre pays, l’épicentre de la célébration était le Gouvernorat du District de Bamako. Elle a été placée sous la présidence du Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, en présence de plusieurs membres du Gouvernement. Le Gouverneur du District de Bamako, les administrateurs civils, les élus et les responsables des structures en charge de la Décentralisation étaient présents à la cérémonie. La Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local a été instituée par la Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local, adoptée en juin 2014. Elle vise à rappeler l’importance de la décentralisation dans la construction de l’Afrique et à souligner le rôle stratégique des collectivités locales dans le développement des États membres de l’Union africaine. Cette édition est placée sous le signe de la participation des femmes, des jeunes et des communautés à la gouvernance locale de l’eau et de l’assainissement. La rencontre a permis de revenir sur les avancées de la décentralisation au Mali et sur le rôle des Collectivités territoriales dans l’amélioration des services de proximité. Depuis la réforme administrative et territoriale, les efforts se poursuivent pour rapprocher davantage l’administration des populations et renforcer les capacités d’action des territoires. Cette dynamique s’appuie, notamment, sur l’accompagnement financier de l’État, qui transfère chaque année environ 400 milliards de FCFA aux Collectivités territoriales, pour leur permettre d’assurer les compétences, qui leur sont confiées. Dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, plusieurs réalisations ont, également, été enregistrées au fil des années, avec la construction d’ouvrages hydrauliques et d’infrastructures d’assainissement dans différentes localités du pays. Des défis demeurent, toutefois, notamment, le financement durable de la décentralisation, l’effectivité du transfert des compétences et le renforcement de la gouvernance locale. La participation des femmes, des jeunes et des populations apparaît, ainsi, comme un levier essentiel pour améliorer la gestion des services de base. La célébration a, aussi, été marquée par la remise de Médaille d’Honneur de l’Administration du Territoire à des personnalités distinguées pour leur engagement et les services rendus à l’administration. Les échanges ont, enfin, mis l’accent sur la nécessité de renforcer la participation des populations, particulièrement celle des femmes et des jeunes, dans la gestion locale de l’eau et de l’assainissement. MATD

Refondation du secteur de la justice : Le Président de la Transition reçoit le rapport final du Forum national sur la Justice

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a reçu, ce lundi 10 août 2026, le rapport final du Forum national sur la Justice. Cette cérémonie s’est déroulée, en présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, ainsi que des membres de la commission d’organisation du Forum. Le Secrétaire général de la Présidence, le Directeur de cabinet du Président de la Transition et le Coordinateur de la Cellule de communication ont accompagné, également, le Chef de l’État, durant la cérémonie. Le ministre de la Justice, Mamoudou KASSOGUÉ a précisé que ce document rassemble 218 recommandations issues du Forum national sur la Justice, tenu en octobre 2025, ainsi que l’ensemble des documents y afférents, aux différentes étapes du processus. Il a rappelé que ce travail réunit les conclusions des états généraux des différents ordres professionnels, des concertations régionales, puis du Forum national tenu à Bamako, dans une démarche résolument participative et inclusive, conforme aux orientations du Président de la Transition. « Ces recommandations, une fois mises en œuvre, permettront à notre justice de renforcer sa montée en puissance et d’être à la hauteur de sa mission », a déclaré le ministre KASSOGUÉ. Il poursuit, en précisant, que ces recommandations couvrent l’ensemble des axes de la réforme : accès à la justice, digitalisation, redevabilité, renforcement des ressources humaines et formation. Il a, par ailleurs, salué les encouragements reçus, pour la poursuite des réformes déjà engagées, qui ont fait de la justice malienne, une source de fierté nationale et à consolider ces acquis, pour en étendre la portée. Le Président de la Transition a accueilli, avec satisfaction, ces documents et a livré ses orientations, quant à la mise en œuvre des recommandations. Le Chef de l’État a réaffirmé son soutien constant à la justice, afin qu’elle puisse continuer à jouer son rôle de sentinelle dans la réalisation des droits et l’application de la refondation de l’État. PRESIDENCE