Gouvernance migratoire : Le Mali prend part aux concertations africaines au Caire

Le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, M. Mossa AG ATTAHER, a pris part, ce mercredi 1er avril 2026, au Caire, en Égypte, à la rencontre ministérielle des pays africains champions pour la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, régulières et ordonnées. Portée par la République arabe d’Égypte, cette rencontre stratégique s’inscrit dans la dynamique préparatoire du Forum d’examen des migrations internationales 2026, prévu en mai prochain à New York. Elle vise à favoriser la convergence des positions des pays africains champions en vue de l’adoption d’une déclaration commune. La session, présidée par le Ministre égyptien des Affaires étrangères, s’est tenue en présence de la Directrice générale de l’Organisation internationale pour les migrations, traduisant l’importance accordée à la coordination entre les États africains et leurs partenaires internationaux. Dans un contexte marqué par des dynamiques migratoires complexes, la participation du Mali revêt un enjeu stratégique majeur. À cette occasion, le Ministre Mossa AG ATTAHER a réaffirmé l’engagement du Mali à consolider son positionnement sur la scène internationale, tout en défendant ses priorités, notamment la protection de ses ressortissants, la promotion de voies de migration régulière, la valorisation de la diaspora ainsi que le renforcement de son influence dans les négociations en cours. Cette implication contribue également à porter la voix des pays sahéliens, confrontés à des défis sécuritaires, économiques et humanitaires spécifiques. Au cours des travaux, le Ministre a présenté les avancées enregistrées par le Mali en matière de gouvernance migratoire, en mettant en lumière les réformes engagées depuis 2022. Celles-ci reposent notamment sur la révision de la Politique nationale de migration (PONAM), le renforcement de la coordination institutionnelle ainsi que la structuration d’un partenariat stratégique avec l’Organisation internationale pour les migrations, à travers la mise en place d’un comité technique conjoint et l’élaboration d’une feuille de route nationale. Le Ministre a également mis en exergue les progrès accomplis en matière de réintégration durable des migrants, à travers la mise en œuvre de programmes de formation, de réinsertion économique et d’appui à l’entrepreneuriat, tout en soulignant le rôle central de cette dynamique en tant que levier de développement local et de stabilisation sociale. Sur le plan de la protection, il a relevé les efforts déployés pour améliorer la prise en charge des migrants, notamment par l’opérationnalisation de centres d’accueil, l’assistance aux personnes vulnérables et l’organisation de retours dignes et sécurisés, dans le respect de la dignité humaine. Par ailleurs, il a mis en lumière les contributions du Centre d’information et de gestion des migrations (CIGEM), qui participent à une meilleure compréhension des dynamiques migratoires, ainsi que les avancées significatives enregistrées dans le domaine des données migratoires, grâce à la mise en place de dispositifs adaptés et au renforcement des systèmes d’information. La rencontre ministérielle, précédée d’une réunion des experts, a abouti à l’adoption d’une déclaration commune des pays africains champions, consacrant l’harmonisation des positions africaines en perspective du Forum d’examen des migrations internationales 2026. À travers cette participation, le Ministre Mossa AG ATTAHER a réaffirmé l’engagement du Mali en faveur d’une gouvernance migratoire concertée, fondée sur des données fiables, une approche humaine et des résultats concrets, tout en contribuant activement à la consolidation d’une position africaine commune à l’approche des prochaines échéances internationales. MMEIA
Palais des Pionniers – Direction Nationale de la Formation Professionnelle : Un partenariat scellé dans le cadre de la formation des jeunes

Les Ministres de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation, Oumou SALL SECK et de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim FOMBA, ont coprésidé, ce mercredi 1er avril 2026, la signature d’un protocole d’accord de partenariat entre la Direction Générale du Palais des Pionniers et la Direction nationale de la Formation professionnelle. Les documents ont été paraphés par le Directeur général du Palais des Pionniers, Sidi DICKO et le Directeur national de la Formation professionnelle, Yacouba Garba MAÏGA, dans les locaux du Ministère de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. Le présent Protocole d’Accord a pour objet de définir, dans le cadre de la formation des jeunes, les conditions de collaboration entre les parties en vue d’harmoniser la conception, l’organisation et la mise en œuvre de programmes de formation des jeunes à la citoyenneté, aux valeurs républicaines, à l’engagement civique et à la formation aux métiers. A l’issue de la cérémonie de signature, les deux ministres ont accordé des interviews à la presse. Ainsi, la ministre Oumou SALL SECK a indiqué que la signature de ce protocole d’accord de partenariat se tient, conformément, à la volonté des plus hautes autorités de la République du Mali, dans le but de promouvoir l’éducation civique, la citoyenneté responsable et l’engagement patriotique des jeunes. En répondant à la question de savoir ce que ce partenariat l’inspire, elle répond : « Il nous inspire une synergie d’action. Et nous l’avons souhaité, nous l’avons voulu, parce que ce sont les orientations des plus hautes autorités du pays, en l’occurrence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État et du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, qui invitent les membres du Gouvernement à être complémentaires, à être solidaires dans tout ce que nous faisons. En outre, nos deux départements travaillent dans le même sens pour atteindre les mêmes objectifs, parce que nous avons une cible commune, qui représente, aujourd’hui, la majorité de la population : la jeunesse », a-t-elle développé. La ministre Oumou SALL SECK ajoutera : « Aujourd’hui, l’important pour nous, c’est de pouvoir répondre aux besoins de cette jeunesse. Comment ? En les formant, en leur donnant la chance d’être très bien formés à des métiers qu’ils ont choisis, et avoir une qualification (des certificats seront décernés à la fin de cette formation). Il s’agit aussi de former ces jeunes à la citoyenneté pour qu’ils deviennent des jeunes responsables, des jeunes républicains, des jeunes imbibés, imprégnés de leurs valeurs. Ces différentes formations vont concourir à leur construction, à leur développement, mais, aussi, à apporter un plus à leur communauté et à l’ensemble du pays ». Pour sa part, le Ministre Abdoul Kassim FOMBA soulignera la nécessité de collaboration entre les deux ministères compte tenu du fait qu’ils ont la même cible à savoir la jeunesse. « On peut avoir un travail, mais si on n’est pas consciencieux du rôle citoyen qu’on doit jouer dans son travail, ça ne marchera pas. On peut avoir les meilleures consciences du monde, si on n’arrive pas à profiter des opportunités qui sont là, pour pouvoir s’épanouir, ça va être très compliqué également », a-t-il indiqué. MENEFP
Mali – Guinée équatoriale : Des échanges fructueux entre le Ministre Mossa AG ATTAHER et les autorités Equato-guinéennes autour du renforcement de coopération

En marge de sa participation au 11ème Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, le ministre, Mossa AG ATTAHER a été reçu en audience, ce 31 mars 2026, par Son Excellence, Simeón OYONO ESONO ANGÜE, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République de Guinée équatoriale. Il a transmis les salutations fraternelles et amicales du Chef de l’État, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, à son homologue, Son Excellence, Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée équatoriale. Cette rencontre a également permis de réaffirmer l’excellence des relations d’amitié, de solidarité et de coopération entre le Mali et la Guinée équatoriale. Au cours des échanges, plusieurs questions d’intérêt commun ont été abordées, notamment la nécessité de renforcer la coopération bilatérale, en particulier en matière de protection consulaire des ressortissants maliens résidant en Guinée équatoriale, le projet d’accord de libre circulation entre les deux pays, ainsi que les difficultés auxquelles sont confrontés certains compatriotes maliens établis en Guinée équatoriale, et l’identification de solutions appropriées. S.E.M. Simeón OYONO ESONO ANGÜE a exprimé, au nom des autorités équato-guinéennes, sa reconnaissance au Mali pour sa participation au Sommet. Il a salué la qualité des relations bilatérales entre les deux pays et réitéré la volonté de la Guinée équatoriale de renforcer sa coopération avec le Mali, dans un esprit de solidarité et de partenariat mutuellement bénéfique. Le Ministre M. Mossa AG ATTAHER a réaffirmé, à cet égard, son plein engagement à œuvrer au renforcement de cette coopération, au service des intérêts des deux peuples et de la dynamique d’intégration africaine. MMEIA
Promotion des Jeunes engagés : Le Ministre Abdoul Kassim FOMBA encourage la pilote d’avion, Aminata MADEMBA SY, une fierté nationale

Le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’instruction Civique et de la construction Citoyenne, Abdoul Kassim Fomba a accordé une audience, le 1er avril 2026, à Mlle Aminata Mademba SY, pilote d’avion. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de promotion et de valorisation d’une jeunesse engagée, qui contribue, activement, au rayonnement du Mali. Jeune, déterminée et passionnée par le sport, Mlle Aminata Mademba SY incarne une véritable source de fierté nationale et un modèle inspirant pour la jeunesse malienne. Présente aux quatre coins du monde dans l’exercice de sa profession, elle a fait le choix fort et symbolique de revenir servir sa terre natale, le Mali, réaffirmant, ainsi, son attachement profond à la nation. Les échanges ont été cordiaux et fructueux. À cette occasion, le Ministre Abdoul Kassim FOMBA l’a vivement encouragée à poursuivre son parcours d’excellence et à continuer de porter haut les couleurs du Mali partout où ses missions la conduiront. Pour rappel, l’histoire de l’aviation est jalonnée d’exploits remarquables, dont beaucoup ont été accomplis par des femmes courageuses et déterminées. Mlle Aminata Mademba SY est l’une des pionnières dans ce secteur dans notre pays, qui a décidé de défier les conventions sociales et surmonté d’immenses obstacles pour prendre leur place dans les airs. Son audace et sa persévérance sont un exemple ouvert à la voie à des générations de femmes, dans un domaine longtemps dominé par les hommes. MJSCICCCC
Commémoration de la Journée internationale des droits des femmes : une célébration sous le signe du partage et de l’engagement

Dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale des droits des femmes, la Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djènèba Sanogo, a pris part à l’enregistrement de l’émission « Sambè Sambè » spéciale 8 mars, produite par l’ORTM, ce vendredi 27 mars 2026 à l’Hôtel Olympe International. Elle était accompagnée de sa collègue du Gouvernement, Doumbia Mariam Tangara, Ministre de l’Environnement et du Développement durable, ainsi que des responsables des structures et services rattachés à son département. L’émission s’est déroulée dans une ambiance conviviale, marquée par des moments de retrouvailles, de détente et de partage. Elle a également été rythmée par des prestations d’artistes, contribuant à renforcer l’esprit de célébration. Au-delà du cadre festif, cette participation a offert à la Ministre l’opportunité de transmettre des messages importants des autorités, en lien avec la promotion des droits des femmes, de l’enfant et de la famille, à travers un entretien accordé à la présentatrice de l’émission. MPFEF
Communiqué du conseil des ministres /CM N°2026-13/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er avril 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à l’institution du stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux. Notre pays est tributaire des importations de produits pétroliers pour la satisfaction des besoins des ménages et le fonctionnement normal des secteurs de la production d’Electricité, des Transports, des Télécommunications, des Mines, des Industries, de la Sécurité et de la Défense. Ainsi, en 2024, les importations de produits pétroliers se sont chiffrées à 2 millions 665 mille 106 m3 contre 2 millions 621 mille 513 m3 en 2023, soit une progression de 1,66%. Pour le gaz butane, les importations ont été de 15 mille 838 tonnes et 13 mille 847 tonnes durant la même période, soit une hausse de 14,38%. Cette dépendance a amené le Gouvernement, lors des crises successives survenues dans la Sous-région et dans le monde, à intervenir à plusieurs reprises pour éviter la rupture des approvisionnements et contenir la flambée des prix internationaux sur les prix à la consommation en renonçant à d’importantes ressources fiscales sous forme de subventions. Pour remédier à cette situation, protéger l’économie nationale contre les conséquences des hausses conjoncturelles des prix et les perturbations logistiques, assurer la continuité des activités et des services vitaux et renforcer la sécurité énergétique nationale, le Gouvernement a décidé de revoir le système d’approvisionnement du pays en produits pétroliers, d’augmenter les capacités de stockage et de constituer un stock national de sécurité couvrant 45 jours de consommation pour le super carburant, le gasoil, le jet A1 et le gaz butane. Les projets de texte, adoptés, instituent le stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux et précisent les modalités de sa mise en œuvre. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi portant lutte contre la traite des personnes ; un projet de loi portant lutte contre le trafic illicite de migrants. La traite des personnes et le trafic illicite de migrants constituent des infractions criminelles qui touchent plus de 50 millions de personnes dans le monde. Pour faire face à ces fléaux, les Nations unies ont adopté le 15 novembre 2000 la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée et ses Protocoles additionnels qui ont été ratifiés par notre pays. Dans le cadre de la mise en œuvre des engagements pris, le Gouvernement a mis en place le Comité national de Coordination de la Lutte contre la Traite des Personnes et les Pratiques assimilées par le Décret n°2011-036/PM-RM du 03 février 2011 et a adopté la Loi n°2012-023 du 12 juillet 2012 relative à la Lutte contre la Traite des Personnes et les Pratiques assimilées. L’application de cette loi a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la non prise en compte de toutes les exigences de la convention et de ses protocoles additionnels ainsi qu’à l’absence de mécanismes nationaux de coordination et de coopération internationale. Les projets de loi, adoptés, corrigent ces insuffisances et renforcent l’arsenal juridique pour mieux combattre la traite des personnes, notamment, celle des femmes et des enfants et le trafic illicite de migrants. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance fixant le régime de la propriété littéraire et artistique. La Loi n°2017-012 du 1er juin 2017 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique a été adoptée pour garantir aux créateurs des œuvres de l’esprit, dans l’exploitation de leurs créations, la jouissance du droit d’auteur et des droits voisins. L’application de cette loi a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la non exhaustivité de certaines de ses dispositions, à la non prise en compte des évolutions intervenues dans l’ordonnancement juridique régional et international ainsi qu’à l’utilisation de l’Intelligence artificielle dans la production littéraire et artistique. Le projet d’ordonnance, adopté, corrige ces insuffisances et consacre la transposition dans la législation nationale, des engagements communautaires souscrits par notre pays en vue de stimuler la création littéraire et artistique et de développer les industries créatives. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Conseillers techniques : Monsieur Mohamed Amara KEITA, Inspecteur des Finances ; Monsieur Mossa ASSIBIT, Ingénieur statisticien. Chargé de mission : Monsieur Amadou DIAKITE, Spécialiste en Evaluation de Programmes. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE Conseiller technique : Madame Korotoumou SANTARA, Inspecteur des Services économiques. Directeur national des Petites et Moyennes Entreprises : Monsieur Amara NIMAGA, Enseignant-chercheur. Directeur général de l’Agence malienne de Normalisation et de Promotion de la Qualité : Madame Mariame MAIGA, Ingénieur agronome. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, a informé le Conseil des Ministres : de l’élection de Madame TRAORE Oumou KEITA, au poste de Président de la 47ème Session du Comité de Lutte Contre la Fraude de l’Organisation Mondiale des Douanes. Au terme des travaux de la 46ème Session du Comité de Lutte Contre la Fraude de l’Organisation Mondiale des Douanes, ses membres ont élu à l’unanimité Madame TRAORE Oumou KEITA, Cheffe de Visite du Bureau Principal des Douanes de l’Aéroport International Président Modibo KEITA-SENOU et Experte en Droit de Propriété intellectuelle de l’Organisation Mondiale des Douanes, au Poste de Président des travaux de la 47ème Session dudit comité, prévue au cours du 1er trimestre 2027, à Bruxelles en Belgique. L’élection du Mali à ce poste marque une avancée historique et témoigne
Projection de « Yambo Ouologuem, la blessure » : le Chef du gouvernement salue un « génie incompris »

Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a assisté ce mardi 31 mars 2026 à la projection du film documentaire « YAMBO OUOLOGUEM, LA BLESSURE » réalisé par Kalilou Sy. Aux côtés du Chef du gouvernement, le Président du Conseil National de Transition, l’Honorable Malick Diaw. Né le 22 août 1940 à Bandiagara, Yambo Ouologuem marque l’histoire en 1968 en publiant son premier roman, « Le Devoir de violence ». Cette œuvre déconstruit les mythes de l’Afrique idyllique et précoloniale. Il dépeint une histoire marquée par la cruauté et l’exploitation, qu’elle soit le fait des potentats locaux, des conquérants arabes ou des colonisateurs européens. Ce livre lui vaut le prix Renaudot. Ce qui fait de lui le premier écrivain africain à recevoir cette distinction. Cependant, la gloire est de courte durée. Victime de diffamation par des critiques européens et peu soutenu par ses pairs, Ouologuem se retire du monde littéraire et médiatique. Il retourne au Mali à la fin des années 1970 et s’installe à Sévaré, où il choisit une vie de dévotion religieuse. Il refuse tout contact avec le monde extérieur jusqu’à son décès, le 14 octobre 2017. Le film « YAMBO OUOLOGUEM, LA BLESSURE » de Kalilou Sy interroge la mémoire et questionne le regard. Il s’inscrit dans une démarche de réhabilitation et de quête de vérité. Intitulé de manière évocatrice en écho au chef-d’œuvre de l’écrivain, ce travail cinématographique explore les zones d’ombre de la vie de l’auteur après sa rupture avec l’Occident. Kalilou Sy part sur les traces de Yambo Ouologuem à Sévaré. Le film tente de percer le mystère de cet homme qui, au sommet de son art, a décidé de « tuer » l’écrivain pour laisser place à l’homme de foi. Le documentaire attire l’attention sur l’importance de Ouologuem pour la jeunesse malienne et africaine. Il interroge la violence de la critique littéraire de l’époque et la manière dont l’élite intellectuelle a tourné le dos à l’un de ses plus brillants représentants. À travers des entretiens avec des proches, des écrivains et des témoins de sa vie au Mali, notamment le réalisateur Moussa Ouane (le seul à l’avoir interviewé au Mali), le réalisateur du film documentaire brosse le portrait. Un génie incompris dont l’œuvre, bien que censurée et oubliée pendant des décennies, demeure d’une actualité brûlante pour comprendre les complexités du continent. Le travail de Kalilou Sy ne se contente pas de retracer une chronologie ; il agit comme un pont entre le texte provocateur de 1968 et la réalité d’un homme qui a choisi le silence comme ultime forme de résistance. À la fin de la projection, le Premier ministre a donné ses impressions, entre fierté et une triple reconnaissance : celle du talent, celle de l’injustice de la perfidie, et celle de l’universalité de son combat pour la dignité humaine. Il a salué le courage du réalisateur pour la réhabilitation de Yambo Ouologuem qui, « pour nous, n’est jamais tombé de son piédestal ». Il a cité en exemple le baptême de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako « Yambo Ouologuem », qui ne sera guère la dernière célébration de l’homme de Lettres PRIMATURE
Projection du Film de « Yambo Ouologuem, la blessure » : le gouvernement réhabilite une figure majeure de la culture

La salle des Banquets du Centre International de Conférences de Bamako a accueilli, ce mardi 31 mars 2026, la projection du film documentaire « Yambo OUOLOGUEM : la blessure » du réalisateur sénégalais Kalidou SY. La cérémonie était présidée par le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, en présence du Président du Conseil National de Transition (CNT), le Général de corps d’Armée Malick DIAW, du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou DAFFÉ, de plusieurs membres du gouvernement, du CNT, ainsi que des personnalités publiques, artistes, écrivains et acteurs culturels. Le documentaire retrace le parcours fulgurant et tragique de Yambo OUOLOGUEM, premier Africain à remporter le prestigieux Prix Renaudot en 1968 avec son roman « Le Devoir de violence », une quête du juste milieu, une réflexion équilibrée sur la colonisation et ses conséquences. Le documentaire revient sur l’ascension fulgurante de l’auteur et fait référence au traumatisme profond qu’il a subi après avoir été accusé de plagiat peu après son succès à Paris. Il se retire volontairement dans le silence et la foi à Sévaré, jusqu’à sa disparition en 2017. Le Ministre Mamou DAFFÉ a exprimé l’honneur et le réel plaisir de rendre hommage à Yambo OUOLOGUEM, rappelant que ce film s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités sous le leadership du Président de la Transition, Chef de l’État, Son Excellence le Général Assimi GOÏTA, de valoriser et de réhabiliter les grandes figures du Mali. Il a souligné que l’écrivain incarne « le courage de regarder son histoire en face, avec ses grandeurs et ses zones d’ombre, afin de construire un avenir lucide ». Cet hommage s’inscrit dans une volonté nationale de redonner aux grandes figures culturelles la place qu’elles méritent. Au-delà de l’hommage, Yambo Ouologuem demeure un repère pour la jeunesse africaine, incarnant la lucidité et la liberté créative. MACIHT
Lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite au sein des collectivités territoriales : Le ministre Issa Ousmane COULIBALY récompense des communes vertueuses

La salle de conférence du Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a servi de cadre, ce lundi 30 mars 2026, à une cérémonie de remise de chèques aux communes lauréates du concours de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. Ce concours est le fruit d’une collaboration étroite entre le Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et la Coalition de Lutte contre la Corruption, avec l’appui financier de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas au Mali, représentée, à cette occasion, par son Ambassadeur. Les Communes retenues, à l’issue d’un processus de sélection rigoureux, se distinguent par leurs performances et par la mise en place d’outils de gestion favorisant la bonne gouvernance. Cette cérémonie, à forte portée symbolique, traduit l’engagement constant des autorités à promouvoir une gestion saine, transparente et rigoureuse des collectivités territoriales du Mali. Elle s’est déroulée sous la présidence du Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY. Dans son intervention, le Ministre a rappelé que cette initiative vise à instaurer une saine émulation entre les Communes, afin de promouvoir la culture de la transparence et de la redevabilité dans la gestion des affaires locales, conformément, aux orientations de Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. L’initiative s’inscrit dans la continuité des efforts du Gouvernement du Mali, notamment, à travers l’institution du « Concours des meilleures Communes du Mali » depuis 2003. Elle contribue, également, à renforcer les mécanismes introduits par la réforme administrative et territoriale de 2023, qui prévoit une évaluation annuelle des performances des Collectivités territoriales en vue de la détermination des allocations additionnelles de ressources aux Collectivités territoriales. Ces évaluations s’appuieront sur des contrats de performance établis entre les Représentants de l’Etat et les Collectivités territoriales. Le Ministre a souligné que cette remise de chèques, au-delà de sa valeur monétaire, incarne des valeurs et des bonnes pratiques, qui pourront bénéficier à l’ensemble des acteurs locaux et régionaux. Enfin, il a salué l’exemplarité des maires des communes rurales de Sirakorola et Pelengana, ainsi que celle de la commune urbaine de Bougouni, en matière de gouvernance vertueuse et inclusive. MATD
Journée Mondiale de lutte contre la tuberculose : Le Mali en bonne voie d’éradiquer la maladie

Placée sous le thème « Oui, nous pouvons mettre fin à la tuberculose. Menée par les pays. Portée par les populations », la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, édition 2026, a été célébrée sous la haute présidence de la Ministre de la Santé et du Développement Social, Médecin Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURÉ. Cette journée a été marquée par des activités de sensibilisation, notamment un sketch mettant en avant l’importance de la prévention et du rôle des parents dans la lutte contre la tuberculose. Au cours de la cérémonie, la coordinatrice de la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et les hépatites virales a présenté une communication intitulée « La Tuberculose au Mali face aux engagements internationaux », mettant en lumière les visions et les stratégies visant à parvenir à un monde sans tuberculose. Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner les autorités nationales dans le renforcement de la détection et de la prise en charge, en particulier chez les enfants. Dans son discours, la ministre de la Santé et du Développement Social a rappelé que le Gouvernement du Mali, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, assure la gratuité du diagnostic et du traitement de la tuberculose sur toute l’étendue du territoire national. Enfin, Médecin Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURÉ a souligné que l’élimination de la tuberculose nécessite un engagement politique fort, une solidarité accrue et une action collective, afin d’atteindre l’objectif de mettre fin à la tuberculose à l’horizon 2030-2035, conformément aux Objectifs de Développement Durable. MSDS