Promotion du Patrimoine Culturel : La Fédération « LADA KORO » œuvre pour la souveraineté spirituelle

Le dimanche 19 juillet 2026, au Mémorial Modibo KEITA, a eu lieu la célébration du nouvel an « Kamite 6263 » autour du thème : « L’Afrique peut-elle se reconstruire sans sa souveraineté spirituelle ? ». Le Ministre en charge de la Culture, Mamou DAFFÉ y était représenté par son Chef de Cabinet, Salia MALÉ et le Chargé de mission, Amadou DIABATÉ. Le représentant du ministre a remercié et félicité les membres de la Fédération « Lada Kôrô » pour leur engagement dans la sauvegarde, la valorisation et la transmission du patrimoine culturel national. Il faut noter que la Fédération ‘’Lada Kôrô’’ regroupe les traditionalistes du Mali. Les échanges ont également porté sur les perspectives de collaboration en faveur de la promotion et de la valorisation des savoirs endogènes, des valeurs culturelles et du patrimoine culturel immatériel du Mali. Les responsables de la Fédération ont salué les efforts du département pour la sauvegarde et de la promotion du patrimoine culturel, notamment, dans le cadre de l’Année de l’Éducation et de la Culture, décrétée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État. MACHIT

Approvisionnement correct du pays en hydrocarbures : La 28ème réunion du cadre de concertation se réjouit de la dynamique entamée

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo a présidé ce lundi 20 juillet 2026, dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, la 28ème réunion de concertation sur l’approvisionnement du pays en hydrocarbures. Cette rencontre périodique a permis de faire le point sur les entrées de produits pétroliers au Mali, d’évaluer les mesures engagées et d’examiner les perspectives visant à renforcer la disponibilité des hydrocarbures sur l’ensemble du territoire. Au titre de la situation des approvisionnements, il ressort que durant la période du 6 au 15 juillet, 755 citernes ont été réceptionnées grâce aux importations réalisées par 39 opérateurs. Pour la semaine du 13 au 19 juillet, 902 citernes, représentant un volume de plus de 40,9 millions de litres, ont été importées par 42 opérateurs. Ce convoi est composé de 432 citernes de gasoil, 408 de super carburant, 51 de fuel et 11 de gaz butane. Au cours des échanges, le ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de constitution de stocks stratégiques, afin de renforcer la résilience du dispositif national d’approvisionnement. Il a salué l’accélération du rythme de chargement observée, ces dernières semaines, rendue possible grâce au dynamisme et à l’engagement des opérateurs privés. Les discussions ont, également, porté sur l’amélioration de la gestion des hydrocarbures dans les régions, à travers la mise en place de mécanismes visant à renforcer la traçabilité des produits et à optimiser leur répartition. Une attention particulière a été accordée aux régions confrontées à des défis sécuritaires, pour lesquelles des dispositions spécifiques continuent d’être déployées, afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement. Enfin, la réunion a évoqué l’évolution du contexte international, notamment les effets attendus de l’apaisement des tensions au Moyen-Orient à la suite du cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, une évolution susceptible d’avoir un impact sur le marché international des produits pétroliers et les conditions d’approvisionnement. MIC

Paix et Cohésion Sociale : Le Ministre d’Etat, Ismaël WAGUE prend part à l’installation du Président de « LAMTORO »

Dimanche 19 juillet 2026, le Ministre d’État, Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de Corps d’Armée Ismaël WAGUE a pris part, en qualité de parrain, à la cérémonie solennelle d’investiture de Abou Sow, officiellement, installé dans ses fonctions de Président de LAMTORO, à la suite du rappel à Dieu de son prédécesseur. Cette cérémonie, marquée par le recueillement, la fraternité et l’attachement aux valeurs traditionnelles, a réuni de nombreuses autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses, ainsi que des représentants des communautés peules venus témoigner leur soutien au nouveau Président. Dans son allocution, le Général de Corps d’Armée Ismaël WAGUE a salué le rôle déterminant des organisations communautaires et des autorités traditionnelles dans la consolidation de la paix, de la réconciliation nationale et du vivre-ensemble. Il a réaffirmé l’engagement des autorités de la Transition à accompagner toutes les initiatives favorisant l’unité nationale, le dialogue intercommunautaire et la valorisation du riche patrimoine culturel du Mali. La cérémonie s’est achevée par une séance de bénédictions et de prières en faveur du nouveau Président de LAMTORO, des plus hautes autorités de l’État, ainsi que pour la paix, la stabilité et la prospérité du Mali. MRPCN

5 ans de Gouvernance de la Transition : Le Ministre Issa Ousmane COULIBALY met en lumière les réformes structurantes menées avec succès au service de la gouvernance

Depuis les assises nationales de la refondation en Décembre 2021, l’Administration Territoriale et la Décentralisation ont connu une véritable refondation. Des réformes majeures, qui ont permis d’améliorer la réactivité de l’administration, simplifier les processus et promouvoir l’accès numérique aux services publics. Cependant, l’efficience de l’administration publique reste complexe, nécessitant une adaptation continue aux besoins des citoyens et aux réformes administratives. Aujourd’hui, les inégalités dans l’accès aux services administratifs sont un ancien souvenir avec les réformes administratives menées avec succès, notamment, le nouveau découpage administratif, qui est, désormais, opérationnel. Ainsi, dans le cadre de la présentation des bilans sectoriels des cinq années de la Transition, le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, a présenté, ce lundi 20 juillet 2026, les principales réalisations enregistrées par son département.   La réorganisation territoriale et retour effectif de l’administration sur toute l’étendue du territoire réussie   À cette occasion, le Ministre est revenu sur les avancées enregistrées dans le retour et le renforcement de l’autorité de l’État à travers le redéploiement de l’administration sur l’ensemble du territoire national, l’opérationnalisation des nouvelles circonscriptions administratives, ainsi que la construction et la réhabilitation des infrastructures destinées aux représentants de l’État. Le Mali compte désormais 19 régions et le District de Bamako, 815 communes, 159 cercles, 474 arrondissements et 12 712 villages, fractions et quartiers, témoignant d’une administration davantage rapprochée des populations. En outre, les gouverneurs, préfets et sous-préfets des nouvelles circonscriptions administratives ont été nommés et sont opérationnels sur toute l’étendue du territoire national. Cette réorganisation territoriale, très opérationnelle, a permis de rapprocher l’administration des administrés. Le Chef du département a ensuite mis en avant les progrès réalisés dans la transformation numérique de l’administration, avec la digitalisation de la gestion financière des collectivités territoriales, des Programmes de Développement Économique, Social et Culturel (PDESC), la création d’une plateforme de mise à jour et de transfert du lieu de vote, la poursuite de la digitalisation de l’état civil, la modernisation du système Mali Kura Biométrie ainsi que l’authentification électronique des données NINA. Évoquant les actions en faveur de la décentralisation et du développement local, le Ministre a souligné le recrutement de 4 079 agents dans la Fonction publique des collectivités territoriales, dont 2 233 cadres, 1 717 agents dans le secteur de l’éducation et 129 dans le domaine de l’emploi et de la formation professionnelle. À cela s’ajoutent la réalisation de 3 969 projets d’infrastructures et d’équipements de proximité pour un montant de 61 921 629 198 FCFA, ainsi que la mobilisation de 18 335 377 755 FCFA au titre du Fonds minier de développement local, destiné à accompagner le financement des communes. La présentation a également permis de mettre en lumière les initiatives engagées en faveur de la valorisation des autorités et légitimités traditionnelles, à travers la remise d’insignes et de certificats aux chefs de villages, de fractions et de quartiers, la construction de vestibules, l’instauration de cadres permanents de concertation avec les représentants de l’État et leur implication accrue dans la gouvernance locale, contribuant ainsi au renforcement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.   La digitalisation de l’état civil et le renforcement du système biométrique Mali Kura   Le Ministre s’est par ailleurs attardé sur les réformes engagées dans le domaine de l’état civil et de la sécurisation de l’identité des citoyens. Celles-ci portent notamment sur la poursuite de la digitalisation de l’état civil, le renforcement du système biométrique Mali Kura, l’authentification quotidienne des données NINA, la consolidation des Cellules Techniques d’Accueil Citoyen (CTAC) et l’interconnexion des bases de données avec plusieurs administrations. Abordant enfin la question de la gestion des frontières, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly a mis en exergue les avancées enregistrées dans la matérialisation des frontières, le renforcement de la coopération transfrontalière ainsi que les actions de sensibilisation conduites en faveur de la paix et de la cohésion sociale dans les zones frontalières. Au terme de cette présentation, le Ministre a rappelé que l’ensemble de ces réalisations traduit la volonté des plus hautes autorités de la Transition de consolider la présence de l’État sur toute l’étendue du territoire national, de moderniser l’administration publique et de promouvoir une gouvernance territoriale plus efficace, plus inclusive et résolument tournée vers les attentes des citoyens. En effet, la vision de « Doter le pays d’une Administration territoriale moderne et performante, accompagnant les chantiers de la refondation de l’Etat et offrant un service public de qualité dont l’accès est égal pour tous », est un chantier majeur du département en charge de l’administration Territoriale. Pour un retour efficace et garanti de l’Administration sur l’ensemble du territoire, des stratégies ont été mises en œuvre pour permettre aux populations de bénéficier des services sociaux de base. Il s’agit entre autres des nominations des Représentants de l’Etat pour combler les postes vacants ; prioriser la nomination des agents des Forces de défense et de sécurité dans les zones d’insécurité et de renforcer la sécurité des Représentants de l’État dans les circonscriptions administratives.   Valorisation des légitimités traditionnelles   Les Autorités et légitimités traditionnelles bénéficient, désormais, d’une constante valorisation de leur statut, à travers leur consécration dans la Constitution, l’institution d’une journée nationale des Autorités et légitimités traditionnelles, l’attribution des insignes et certificats aux Chefs de village, de fraction et de quartier, l’autorisation de hisser le drapeau national dans leur cour, l’élaboration et l’adoption du texte sur les autorités et légitimités traditionnelles. Les légitimités traditionnelles sont des maillons essentiels dans la société malienne et sont incontournables pour parler des questions et des sujets aussi importants requérant : expertise, compétences et aptitudes avérées et reconnues dans la conduite de la réconciliation nationale à la régulation sociale au Mali. Elles sont, maintes fois, mises à profit dans la recherche de solutions aux différentes crises, qui ont émaillé l’histoire contemporaine et même récente du Mali. Les légitimités traditionnelles englobent, à la fois, les familles fondatrices, les autorités traditionnelles, qui sont les chefs de villages, de fractions et de quartiers (nommés par des actes administratifs), les chefs

Ambassadeur du Mali à Abuja : L’Ambassadeur reçoit la délégation malienne présente à Abuja pour participer à la Conférence de l’Union africaine des Télécommunications

SE, Cheick Oumar COULIBALY, Ambassadeur de la République du Mali auprès de la République fédérale du Nigéria a eu, le 16 juillet 2026, dans les locaux de la chancellerie, une séance de travail avec une délégation du Ministère malien de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration. Conduite par Dr Hamidou TOGO, Conseiller technique audit Ministère, la délégation séjourne à Abuja, du 15 au 24 juillet 2026, dans le cadre des assises de la septième (7ème) Conférence des Plénipotentiaires de l’Union africaine des Télécommunications (UAT), prévues les 23 et 24 juillet 2026, à Abuja, au Nigéria. Ambassade du Mali à Abuja/NIGÉRIA

Coopération bilatérale : Le Mali et le Nigéria renforcent leurs liens institutionnels dans la prévention de la corruption

SEM. Cheick Oumar COULIBALY, Ambassadeur du Mali au Nigéria a reçu, le jeudi 16 juillet 2026, la visite de courtoisie d’une délégation de l’Académie anti-corruption de la Commission indépendante de lutte contre la corruption et autres infractions connexes du Nigéria (ACAN-ICPC). Cette délégation était conduite par le Professeur Sheriff Ghali IBRAHIM, Directeur de l’Académie, accompagné de Idris TUKUR, également membre de cette institution. Introduite par Bekaye COULIBALY, cadre malien, précédemment en service à la CEDEAO, la délégation a exposé à l’Ambassadeur COULIBALY l’objet de sa mission ainsi que ses principales activités, notamment l’organisation d’un dialogue diplomatique prévu à la fin du mois de juillet 2026. Dans cette perspective, elle a invité l’Ambassadeur COULIBALY à participer à cette rencontre pour présenter une communication portant sur les politiques publiques et les stratégies opérationnelles mises en œuvre par la République du Mali en matière de prévention et de lutte contre la corruption. En réponse, l’Ambassadeur COULIBALY a exprimé sa gratitude à l’Académie anti-corruption du Nigéria pour le choix porté sur le Mali dans le cadre de cette initiative de partage de connaissances et d’expériences, jugée utile au renforcement de la coopération entre les institutions compétentes, en matière de lutte contre la corruption. Il a, à cet égard, affirmé sa disponibilité à contribuer au développement des relations institutionnelles entre l’ACAN-ICPC du Nigéria et les structures maliennes similaires. L’Académie anti-corruption de l’ACAN-ICPC du Nigéria est un centre d’excellence dont la mission est de promouvoir une approche pluridisciplinaire de lutte contre la corruption au moyen de la formation, de la recherche, de la documentation et des services de conseil. Ambassade du Mali à Abuja/NIGERIA

Lutte contre les VBG et Protection de l’enfant : Sikasso renforce les capacités de ses acteurs communautaires

Du 14 au 16 juillet 2026, la salle de conférence de la Mairie principale de Sikasso a servi de cadre à une session de formation destinée aux membres du Comité Communal, du Comité de Gestion du Projet ainsi qu’aux Présidents des Comités d’Éveil et d’Alerte sur l’abandon des Violences Basées sur le Genre (VBG), la protection des droits des enfants, leurs rôles et responsabilités ainsi que la gestion des cas. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le 1er Adjoint au Maire, Abdrahamane SIDIBE, qui a rappelé l’importance de renforcer les capacités des acteurs communautaires, afin d’assurer une meilleure prévention des violences, une protection efficace des enfants et une prise en charge appropriée des victimes. Pendant trois jours, les participants ont bénéficié de communications et d’échanges portant, notamment, sur les concepts fondamentaux des VBG, les droits de l’enfant, les rôles et responsabilités des différents comités, les mécanismes communautaires d’alerte et de prévention, ainsi que les procédures de référencement et de gestion des cas dans le respect des principes de confidentialité et de protection. Les travaux de groupe, les études de cas et les échanges d’expériences ont permis aux participants de consolider leurs connaissances et de renforcer la coordination entre les différents acteurs engagés dans la promotion des droits des femmes et des enfants. À travers cette initiative, la Mairie de la Commune Urbaine de Sikasso réaffirme son engagement aux côtés de ses partenaires pour bâtir une communauté plus protectrice, plus inclusive et résolument engagée dans la lutte contre les violences basées sur le genre et la promotion des droits de chaque enfant. Commune urbaine Sikasso

Région de Mopti : la Commune urbaine et la DRACPN unissent leurs efforts pour le curage des caniveaux

Dans le cadre de l’assainissement et la prévention des inondations pendant cette saison des pluies, le Directeur régional de l’Assainissement, du Contrôle des Pollutions et des Nuisances (DRACPN), Kéou MINTA, accompagné de son équipe, a effectué, ce vendredi 17 juillet 2026, une visite de terrain dans certains quartiers de Mopti. Il était accompagné du 3ᵉ Adjoint au Maire de la Commune urbaine de Mopti, Idrissa Bella CISSÉ, accompagné des éléments du Service technique de la Mairie. Cette visite avait pour objectif de renforcer la collaboration entre la DRACPN et la Commune urbaine de Mopti en matière d’hygiène et d’assainissement, afin d’améliorer la prévention des risques liés à l’hivernage. À l’approche de la saison des pluies, la Mairie de Mopti, en collaboration avec les acteurs communautaires, poursuit les opérations de curage des caniveaux et d’assainissement des artères publiques. Ces actions visent à réduire les risques d’inondation, à améliorer le cadre de vie des populations et à préserver la salubrité de la ville. Les travaux sont réalisés par une équipe conjointe composée du Service technique de la Mairie et des Comités d’Hygiène et d’Assainissement des Quartiers (CHAQ), organisés en deux équipes de travail dans une dynamique de synergie d’action : Komoguel I et Komoguel II interviennent sur l’axe de la rue Kissima (voie pavée) ; Bougoufié et Mossinkoré mènent les opérations sur la voie menant au stade Baréma BOUCOUM, côté Bougoufié. Au cours de cette visite, les responsables ont salué l’engagement, le sens du devoir et la mobilisation exemplaire des membres des CHAQ. Ils les ont encouragés à maintenir cette dynamique, afin de poursuivre les opérations de curage avant l’installation effective de l’hivernage. Par ce geste, la Commune urbaine de Mopti réaffirme, ainsi, sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les services techniques de l’État, les partenaires et les communautés pour bâtir une ville plus propre, plus résiliente et mieux préparée aux défis de la saison des pluies. Commune de Mopti

Médiation communautaire pour la paix et la cohésion sociale : Les acteurs locaux de Tombouctou renforcés

L’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye (EMP-ABB) a initié une formation à l’attention des acteurs communautaires pour la paix et la cohésion sociale de Tombouctou. L’objectif de la session visait le renforcement de capacités portant sur la prévention, la gestion et la médiation des conflits communautaires. Les travaux de cette formation ont été présidés par le conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques (CAAJ) du Gouverneur de région, représentant le Chef de l’Exécutif régional. Dans son intervention, il a salué la qualité de la formation ainsi que l’engagement des participants avant de rappeler que la médiation communautaire constitue un levier essentiel pour la consolidation de la paix, la prévention des conflits et le renforcement de la cohésion sociale dans un contexte marqué par de nombreux défis. Pour le Colonel Baba WANGARA, Chef de la mission nationale et représentant de L’EMP-ABB, cette formation constitue la réaffirmation de l’engagement de l’École de Maintien de la Paix Alioune BLONDIN BEYE à accompagner le renforcement des capacités des acteurs locaux, afin de promouvoir le dialogue, l’inclusivité, le règlement pacifique des différends et la réconciliation nationale, contribuant, ainsi, à la consolidation d’une paix durable dans la région de Tombouctou. Il a ainsi salué l’engagement et l’accompagnement des autorités régionales pour la bonne tenue de cette session. Gouvernorat de Tombouctou

2ème édition du forum International de la Diaspora 2026 : Les Collectivités territoriales ont plaidé pour un partenariat renforcé et structuré avec la diaspora

Le Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a été, fortement, représenté à cette 2ème édition du   Forum International de la Diaspora (FID² 2026), à travers la Direction générale des Collectivités territoriales (DGCT). Ainsi, après l’ouverture du Forum, le jeudi 16 juillet 2026, la diaspora malienne a eu des échanges fructueux avec la Direction générale des Collectivités territoriales (DGCT) sur le panel portant sur : « Protection, réintégration durable des migrants et investissement dans le capital humain : rôle de la diaspora pour un développement économique inclusif au Mali ». Dans son exposé, le Directeur général des Collectivités territoriales, Abdrahamane CISSE a rappelé l’importance de la décentralisation, qui constitue un levier stratégique pour la mobilisation des compétences et des investissements de la diaspora au profit du développement territorial. Il a mis en lumière le cadre juridique et institutionnel, qui régit la libre administration des Collectivités territoriales et les mécanismes de coopération décentralisée, avant de présenter les acquis enregistrés en matière de financement des investissements locaux. Il a rappelé que les Collectivités territoriales ont mobilisé près de 340 milliards de FCFA, à travers le Fonds national d’appui aux Collectivités territoriales (FNACT), géré par l’Agence nationale d’investissement des Collectivités territoriales (ANICT), depuis 20 ans. Il a précisé en outre, que l’Etat transfère, annuellement, aux Collectivités territoriales 17,74% des ressources budgétaires de l’Etat, soit 432,554 milliards de FCFA. Il a, ensuite, insisté sur l’utilité des Programmes de développement économique, social et culturel (PDESC), véritables outils de planification du développement local, prenant en compte les questions de migration. Il a invité les Maliens établis à l’extérieur à inscrire leurs projets dans ces programmes, afin de garantir leur cohérence avec les priorités des Collectivités territoriales et de maximiser leur impact sur le développement économique et social des terroirs. Le panel a, également, été marqué par les interventions de plusieurs personnalités représentant les organisations de migrants, la diaspora et le secteur privé. La Présidente de l’Association des Migrants de Retour, Mamou SYLLA s’est réjouie de l’approche Mentorat Protection (AMRAMP) et a partagé son expérience d’ancienne migrante, qui a bénéficié de l’appui de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) ayant facilité son installation et sa réinsertion économique. Elle a insisté sur les actions de son organisation en faveur des migrants de retour, notamment l’accompagnement psychosocial, la formation, l’orientation et l’appui à la réinsertion socioéconomique. Le représentant du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, Mamadou Lamine BANE a insisté sur la nécessité de renforcer la protection sociale et psychologique des migrants, leur régularisation administrative, leur insertion économique et la valorisation de leur capital humain. Pour l’intervenant, les Collectivités territoriales doivent être au cœur des dispositifs d’accompagnement des migrants de retour. Pour la Vice-présidente de l’UDA, Yasmine CISSE, le programme pilote d’agriculture intégrée a été initié avec des maliens de la diaspora, portant sur la valorisation de 300 hectares de terre. Elle a lancé un appel à la jeunesse malienne, afin qu’elle privilégie l’investissement dans des projets productifs plutôt que la migration irrégulière vers l’Europe, dont le coût financier pourrait constituer le capital de départ d’une activité génératrice de revenus. ainsi, le Coordinateur de projet Mamadou CISSE expliquera le dispositif de mentorat qu’il met en œuvre pour accompagner les migrants porteurs de projets dans leur insertion socioéconomique. Il a, notamment, présenté le « Club des 100 investisseurs de la diaspora », une initiative, qui apporte un accompagnement technique et financier aux promoteurs de projets. Quant à l’entrepreneur spécialisé dans l’agroécologie Ousmane KONATE, il a partagé son parcours entrepreneurial, démontrant que l’innovation, la valorisation des ressources locales et la persévérance constituent des facteurs essentiels de réussite et de création d’emplois. À l’issue des communications, un riche échange s’est instauré entre les panélistes et les participants. Les préoccupations exprimées ont, notamment, porté sur : les mécanismes d’accompagnement des investisseurs de la diaspora ;  les dispositifs de protection et de réintégration des migrants de retour ;  les possibilités de financement des projets ;  les conditions d’accès aux opportunités d’investissement dans les Collectivités territoriales ; le cadre législatif et réglementaire encadrant les investissements de la diaspora dans les Collectivités territoriales ; les facteurs de risque et les opportunités d’investissement ; les conditions de réussite d’un investisseur dans le secteur agricole ; l’importance de la formation pour la réussite des projets structurants ; le rôle de l’OIM dans la réception socioéconomique des migrants de retour ; le renforcement de la sensibilisation et de la vulgarisation des outils et textes législatifs réglementaires pour une meilleure information des maliens de la diaspora. Les différents panélistes ont apporté des réponses complémentaires en s’appuyant sur leurs expériences respectives. Les réponses des panelistes ont conclu sur la nécessité de renforcer davantage la collaboration entre les différents acteurs, notamment, les maliens de l’extérieur, les Collectivités territoriales, les associations et les organisations partenaires pour une meilleure prise en compte des expertises, des attentes afin d’orienter les investissements vers des projets structurants répondant aux besoins réels des terroirs, créateurs d’emplois pour les jeunes et de richesses au profit des populations et des investisseurs. La participation de la Direction générale des Collectivités territoriales au Forum International de la Diaspora 2026 a permis de mettre en exergue le rôle important des Collectivités territoriales dans la protection, la réintégration durable des migrants et la mobilisation des investissements de la diaspora, tout en renforçant le dialogue entre les pouvoirs publics, les organisations de migrants, les investisseurs et les partenaires du développement au service d’un développement économique inclusif et durable du Mali. DGCT