Déclaration du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAIGA à l’issue de son entretien avec le Président algérien Abdelmajid TEBBOUNE

Nous avons été reçus, en audience, aujourd’hui, lundi 24 août 2026 par Son Excellence le Président de la République, Abdelmadjid TEBBOUNE. Nous tenons vraiment à le remercier, pour cet honneur qu’il nous a accordés. Nous étions porteurs d’un message de la part de son frère et homologue, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État du Mali. À travers ce message, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a remercié son homologue, le Président Abdelmadjid TEBBOUNE, pour l’invitation qui lui a été adressée à effectuer une visite officielle à Alger. Le Président GOÏTA considère cette invitation comme une marque d’affection et de considération à son égard, ainsi qu’à l’égard du peuple malien frère. Il a, évidemment, marqué son accord pour cette visite officielle à Alger et, si Dieu le veut, les dates seront convenues par les canaux diplomatiques habituels. Au cours de cette audience, Son Excellence le Président TEBBOUNE nous a prodigués de sages conseils. Le constat a été, clairement, fait que le Mali et l’Algérie partagent, non seulement la géographie, mais, aussi, une destinée commune. Je voudrais, également, faire mienne, une affirmation du Président TEBBOUNE selon laquelle : « nous ne pouvons pas déménager ». À travers cette affirmation, nous sommes en quelque sorte condamnés à cheminer ensemble, condamnés à œuvrer pour la prospérité de nos deux peuples. Il est, également, important, à travers ce lien, d’évoquer l’histoire, qui nous lie, l’histoire récente, d’abord, où les pères fondateurs de nos deux pays se sont, obstinément, engagés à lutter contre le néocolonialisme et à se battre pour la dignité de l’homme africain et de l’Homme en général. Mais, aussi, l’histoire lointaine, que partagent, nos deux pays, je pense, notamment, à celle des universités de Madaurus et, également, Tombouctou, qui furent de grands carrefours de diffusion du savoir dans le monde. Cette histoire, à la fois proche et ancienne, peut servir de substrat pour que nos pays s’engagent, résolument sur la voie de la modernité et du progrès. Toujours considérant ce lien, il est essentiel d’évoquer les défis multiformes auxquels nos pays sont confrontés. Suite à ce constat, clairement établi par nos deux chefs d’État, ils ont estimé qu’il fallait faire de notre région, un havre de paix, une région débarrassée de toute forme de néocolonialisme, d’hégémonie, de terrorisme et tournée vers la prospérité. C’est à ce prix que le développement sera solide et bénéfique, pour nos braves populations. Je voudrais, également, profiter de cette occasion pour remercier encore, chaleureusement, Son Excellence le Président Abdelmadjid Tebboune pour l’hospitalité qu’il nous a accordé, à moi-même et à la délégation que j’ai l’honneur de conduire aujourd’hui à Alger. Je tiens à souligner que le 9 août 2026, sur ses instructions, j’ai eu un échange téléphonique très fructueux avec mon frère le Premier ministre Sifi GHRIEB. Conformément aux instructions de nos deux chefs d’État, nous avons tenu à rassurer Son Excellence le Président TEBBOUNE que le Mali, sous le leadership du Général d’Armée Assimi GOÏTA, ne ménagera aucun effort pour que la vision partagée de nos deux dirigeants se matérialise dans l’intérêt de nos peuples. Je voudrais, également, rappeler le point de vue de Son Excellence le Président TEBBOUNE, qui a réitéré que l’Algérie ne s’ingérera, jamais, dans les affaires intérieures de nos pays et que le respect de la souveraineté et la non-ingérence sont des conditions préalables et le fondement de cette vision partagée, consistant à faire, de notre région, un havre de paix. Il est important de souligner que cette vision n’est pas, uniquement, malienne ; elle est, également partagée par Son Excellence, le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger et Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, dans le cadre de la Confédération des États du Sahel. CIGMA

Partenariat APEX-Mali et Douanes maliennes : Vers l’interconnexion des solutions digitales

Renforcer et redynamiser le cadre de partenariat entre l’Agence pour la Promotion des Exportations du Mali (APEX) et les douanes maliennes, tel était l’objectif d’une séance de travail tenue, entre les deux structures, ce vendredi 21 août 2026, dans les locaux de la Direction Générale des Douanes du Mali. La rencontre a été présidée par le Directeur Général des Douanes, l’Inspecteur Général Cheickna Amala DIALLO, en présence de son Adjoint, le Colonel-major, Madou TRAORE et du Directeur Général de l’APEX-Mali, Massoudou CISSE. Les deux structures comprenaient leurs équipes techniques respectives. Les échanges ont, notamment, porté sur les avantages du certificat d’origine, ainsi que sur une simulation de la plateforme digitale de demande et de délivrance du certificat d’origine, développée par l’APEX-Mali, en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM). L’objectif principal de cette rencontre visait à examiner les modalités d’interconnexion entre le système SYDONIA des Douanes maliennes et la plateforme digitale de l’APEX-Mali, afin de faciliter et de sécuriser davantage les procédures liées aux exportations. À l’issue des échanges, les deux structures ont convenu de mettre en place une équipe technique conjointe chargée de conduire et de suivre la mise en œuvre de cette interconnexion, au bénéfice des exportateurs maliens. Cette initiative constitue une avancée importante dans la digitalisation des procédures du commerce extérieur et dans l’accompagnement des entreprises maliennes à l’export. APEX-Mali

Douanes maliennes : Le Directeur général galvanise ses hommes, après la mobilisation record de 533,7433 milliards de francs CFA au 1er Semestre 2026

La salle polyvalente de la Direction générale des Douanes a accueilli la grande rencontre entre le Directeur Général des Douanes et les soldats de l’économies, pour évaluer la prouesse du 1er semestre de l’année 2026. L’hymne national a été entonné, puis, une minute de silence a été observée, en mémoire de ceux, qui sont tombés sur le champ de l’honneur pour le Mali. Après ce moment de recueillement, s’est ouverte, cette rencontre du Directeur général, l’Inspecteur général Cheickna Amala DIALLO et les cadres dirigeants des douanes maliennes de Bamako et du Mali profond. Certains hauts responsables et agents éloignés ont suivi les échanges, en visioconférence. Rappelons que ces six mois d’exercice se sont déroulés dans un contexte marqué par le récent mouvement du personnel. Un mouvement, qui a apporté du sang neuf à l’administration et que le Directeur général entend le transformer en nouvelle dynamique de travail. Le Directeur Général s’est adressé, directement à toute la chaîne douanière, pour justifier ce qu’il qualifie comme une simple redistribution des responsabilités, en vue de mettre les énergies en commun, autour d’objectifs précis. TROIS ORIENTATIONS, UN MEME CAP. Le Patron des Douanes a rappelé que le cap demeure, celui fixé par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, à savoir : « mobiliser davantage de recettes, renforcer la lutte contre la fraude et les trafics illicites, et poursuivre les réformes structurantes ». Trois priorités que le Directeur général veut inscrire dans le quotidien de chaque service et de chaque agent. Sur le front de mobilisation des recettes, il a annoncé que les résultats du premier semestre sont encourageants. En effet, les Douanes ont mobilisé 533,7433 milliards de francs CFA entre janvier et juin 2026, contre une prévision de 482,823 milliards de FCFA, soit un excédent de 50,918 milliards et un taux de mobilisation de 110,55 %. En juillet, la dynamique s’est poursuivie avec 98,547 milliards de FCFA mobilisés, portant les réalisations cumulées à 632,314 milliards de FCFA, soit près de 64,85 % de l’objectif prévisionnel annuel, qui est fixé à 975 milliards de FCFA. Cependant, le Directeur des Douanes refuse de faire de cette prouesse, un motif de relâchement. Les difficultés sécuritaires et logistiques, qui affectent les corridors, notamment, l’axe Kidira-Diboli-Kayes, imposent, au contraire, davantage de vigilance, de réactivité et d’imagination, dans la gestion des flux. En outre, il a rappelé l’autre vocation des douanes, qui est le renforcement de la disposition sécuritaire, à travers la lutte contre la fraude. L’Inspecteur Général Cheickna Amala DIALLO rappelle qu’elle ne consiste pas, seulement, à préserver les recettes de l’État. Elle doit, également, protéger le commerce légal, les opérateurs économiques de bonne foi et les consommateurs. D’où son appel à renforcer le renseignement, le ciblage et la coopération entre services, tout en veillant à ce que les contrôles restent efficaces, sans devenir un frein au commerce légitime. Les saisies réalisées au premier semestre (stupéfiants, armes, munitions, explosifs, médicaments illicites, produits impropres à la consommation ou encore mercure) illustrent la dimension sécuritaire de cette mission. LA NECESSITE DES REFORMES ET DE LA MODERNISATION Avec un portefeuille de 38 réformes, l’administration poursuit, notamment, la modernisation du contrôle documentaire, le développement du SYGECOD et l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers avec plusieurs pays de la sous-région. Pour le Directeur général, toutefois, une réforme ne vaut que par son appropriation sur le terrain. Il a invité, donc, les responsables à la traduire en actions concrètes, à mesurer ses effets et à faire remonter les difficultés rencontrées. « Les Douanes maliennes, c’est vous ». C’est sans doute le passage le plus humain de l’adresse. Du cadre supérieur à l’agent de surveillance, du bureau spécialisé au poste frontalier le plus avancé, chacun est présenté comme un maillon indispensable de la chaîne. Le Directeur Général reconnaît les sacrifices imposés, par le contexte sécuritaire et logistique et assure que la Direction générale reste attentive aux conditions de travail et aux moyens nécessaires à l’accomplissement de la mission. Au fond, cette rencontre aura été, moins un exercice d’autosatisfaction qu’un appel à l’action. Les résultats sont là, mais, les défis aussi. Le renouvellement du personnel offre, désormais, une occasion de repartir avec une énergie nouvelle. Mobiliser les recettes, combattre la fraude, poursuivre les réformes : trois orientations, mais une seule exigence, celle de faire de la performance douanière une œuvre collective. Douanes Maliennes  

3ème Réunion Technique DGTCP-DGD : Le Trésor public et la Douane renforcent leur collaboration

La salle de réunion de la Direction Générale des Douanes a abrité, le vendredi 14 août 2026, la 3ème rencontre entre les services techniques de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP) et ceux de la Direction Générale des Douanes (DGD). Coprésidée par le Directeur général des Douanes, Inspecteur Général Cheickna Amala DIALLO et celui du Trésor et de la Comptabilité publique, Siaka SAMAKE, cette rencontre avait à son ordre du jour, le suivi des recommandations de la 2ème réunion technique du 18 juin 2025, entre les deux administrations. Après les mots de bienvenue du DG des Douanes, Siaka SAMAKE a remercié Cheickna Amala Diallo, pour l’accueil chaleureux réservé à sa délégation. Il a profité de l’occasion pour féliciter l’Administration des douanes, suite au niveau record des recettes engrangées, au titre du mois de juillet 2026. Au cours de la réunion, les participants ont passé, en revue, l’état de mise en œuvre des recommandations de la 2ème réunion technique. Ainsi, les échanges ont porté, entre autres, sur la mise en place d’un mécanisme automatisé de transmission à la DGTCP, des données sur les recettes recouvrées par SYDONIA ; le traitement diligent de la redevance informatique (RI) ; l’assurance obligatoire des marchandises à l’importation ; l’intégration du système ‘’TresorPay’’ dans le processus d’encaissement des recettes douanières ; la problématique de cosignature des états comparatifs. Au terme des travaux, il a été convenu d’assurer un suivi régulier du tableau de mise en œuvre des recommandations. A cet effet, des points focaux techniques seront désignés, au niveau des deux Directions Générales. La prochaine réunion se tiendra, le vendredi 13 novembre 2026, à la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique. BCRP-DGTCP

Douanes Maliennes : Saisie de 132 000 comprimés dopants de Tapentadol, par la BMI de Bamako

La Brigade Mobile d’Intervention (BMI) de Bamako vient de porter un nouveau coup significatif aux réseaux de trafic international de produits pharmaceutiques illicites. Ce samedi 22 août 2026, les agents de cette unité ont mis la main sur une importante cargaison de Tapentadol, aussi, surnommé « Bloqué », soigneusement dissimulée à bord d’un véhicule, en provenance d’un pays voisin. Cette saisie porte sur 132 cartouches contenant, au total 1 300 paquets, soit 132 000 comprimés de Tapentadol 250 mg, de marque « RAYOL FORT ». L’opération s’est déroulée dans la périphérie de Bamako, précisément au niveau de Banankoro, devant la BRAMALI, aux environs de 12 heures. Le véhicule concerné, un car immatriculé au Mali, venait d’un pays voisin. Alertés sur la base d’un renseignement douanier, les éléments de la BMI ont procédé au contrôle du véhicule. Les investigations ont permis de découvrir une cache, spécialement, aménagée sous la boîte de vitesse, destinée à soustraire la marchandise au regard des agents chargés du contrôle. Cette méthode de dissimulation témoigne du degré de sophistication auquel peuvent recourir les réseaux impliqués dans le trafic de médicaments illicites. La découverte de cette cargaison représente, ainsi, bien plus qu’une simple opération de contrôle. Elle constitue un nouveau signal fort adressé aux réseaux, qui tentent d’utiliser le territoire malien comme espace de transit ou de distribution de produits pharmaceutiques illicites. La saisie de ces 132 000 comprimés de Tapentadol vient ainsi s’ajouter aux nombreuses opérations menées par les services douaniers pour protéger le territoire national contre les trafics, qui menacent à la fois l’économie, la sécurité et la santé publique. Cette nouvelle action salvatrice de la Douane s’inscrit dans la dynamique impulsée par son Directeur général, qui fait de la lutte contre la fraude, sous toutes ses formes, une des priorités de l’action douanière. Douane BMI

Protection des données : La CANAM renforce ses mandants sur une meilleure information des cyberattaques et de la sécurité informatique

Ce lundi 24 août 2026, la CANAM a ouvert une session de formation consacrée à la gestion et à la protection des données personnelles, en présence de son Directeur d’Administration et de Gestion des Ressources humaines, Mamadi COULIBALY. Organisée par le cabinet Universal-RH et animée par Mamadou Ali HAÏDARA, cette initiative vise à sensibiliser les cadres de l’institution aux risques liés à la cybersécurité, notamment les cyberattaques, les fuites de données et les accès non autorisés, tout en promouvant les bonnes pratiques, en matière de sécurité informatique. À travers cette démarche, la CANAM réaffirme son engagement à renforcer et à ancrer une véritable culture de la sécurité numérique, au sein de ses équipes, afin de mieux protéger les données de ses bénéficiaires et de répondre aux défis liés à la transformation digitale. CANAM

Gendarmerie Nationale : Le CEMGA, Général de Division Élisée Jean DAO s’enquiert de son fonctionnement et de ses dispositions

Le Chef d’État-Major Général des Armées (CEMGA), le Général de Division Élisée Jean DAO, a effectué, le lundi 24 août 2026, une visite d’autorité à la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une série de visites d’autorité entamée, auprès des différents États-majors et directions de services placés sous son commandement. Cette démarche a pour objectif de prendre contact avec les différents responsables concernés, de s’enquérir du fonctionnement des différentes structures et de leur rappeler les orientations du commandement. Accueilli par le Directeur Général de la Gendarmerie Nationale, le Général de Brigade Moussa Toumani KONE, le Général de Division Élisée Jean DAO a échangé avec les principaux responsables et cadres de l’institution. Les discussions ont porté notamment sur les questions opérationnelles, les capacités des unités ainsi que les défis liés à l’accomplissement des missions de la Gendarmerie Nationale. Au cours des échanges, le Général de Division Élisée Jean DAO a rappelé les priorités du commandement, notamment le renforcement de l’efficacité opérationnelle des unités, la cohésion des forces et la disponibilité permanente des personnels pour l’accomplissement des missions, particulièrement dans le contexte de la lutte contre le terrorisme. Au cœur des échanges, l’autonomie opérationnelle s’est dégagée comme l’une des priorités majeures du commandement. Pour le Général DAO, elle passe notamment par la valorisation des ressources humaines, le renforcement de la Défense opérationnelle du territoire et l’amélioration de la préparation des unités. Le CEMGA a particulièrement mis l’accent sur le facteur humain, considéré comme le principal ressort de la performance militaire. Il a appelé les cadres de la Gendarmerie Nationale, à mettre davantage d’efforts dans l’instruction, l’entraînement et la préparation opérationnelle des personnels, afin de disposer d’unités aguerries, bien préparées et capables d’intervenir avec efficacité sur les différents théâtres d’opérations. Dans le contexte sécuritaire actuel, la Gendarmerie Nationale occupe une place importante dans le dispositif de défense du pays. Au-delà de ses missions traditionnelles de police judiciaire et administrative, elle est engagée dans les opérations militaires, notamment dans les zones frontalières et les secteurs difficiles d’accès. Le renseignement constitue également un apport majeur de l’institution. Grâce à ses capacités de recherche et à sa connaissance du terrain, la Gendarmerie contribue à l’efficacité des opérations menées par l’ensemble des Forces armées. Le Général de Division Élisée Jean DAO a salué cette évolution ainsi que les efforts engagés pour renforcer les capacités de la Gendarmerie, notamment à travers le recrutement de gendarmes auxiliaires et la modernisation des infrastructures. Au terme des échanges, le Chef d’État-Major Général des Armées a relevé la détermination des cadres et la dynamique de montée en puissance engagée au sein de la Gendarmerie Nationale. Il a toutefois insisté sur la nécessité de préserver et de renforcer la cohésion entre les personnels, les unités et les différents niveaux de commandement. Cette cohésion demeure, selon lui, un facteur déterminant de l’efficacité collective et de la réussite des missions de défense et de sécurisation du territoire. Cette visite s’inscrit ainsi dans la démarche de proximité engagée par le Chef d’État-Major Général des Armées, auprès des différentes composantes placées sous son commandement. Elle traduit la volonté de renforcer le dialogue avec les responsables, de mieux prendre en compte les réalités opérationnelles et de consolider, à tous les niveaux, la préparation et l’efficacité des Forces Armées et de Sécurité face aux défis sécuritaires. DIRPA

Visite de Travail du Premier ministre Abdoulaye MAÏGA en Algérie : Les balises d’une coopération bilatérale redynamisée et solidifiée

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a effectué, le lundi 24 Août 2026, une visite d’amitié et de travail à Alger (Algérie) à la tête d’une importante délégation. Cette visite de travail marque une nouvelle étape dans la redynamisation de la coopération bilatérale entre les deux pays. Le Premier ministre était surtout porteur d’un message du Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Général d’armée Assimi GOÏTA. Reçu dès son arrivée à l’Aéroport International Houari-Boumediène par son homologue algérien, Sifi GHRIEB, il a, ensuite, été reçu, en audience, par le président de la République, Abdelmadjid TEBBOUNE. Cette rencontre donne une portée particulière à la visite de travail, la première, depuis la crise, qui avait, fortement dégradé, les relations entre les deux pays. Elle traduit surtout le passage d’une phase de désescalade diplomatique à une phase de reconstruction politique. L’audience présidentielle s’est déroulée en présence, notamment, du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf et de son homologue malien, le ministre Abdoulaye DIOP, ainsi que des responsables sécuritaires de haut niveau des deux pays. A l’issue de son entretien avec le président Tebboune, le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA a livré un message, qui donne une profondeur particulière à cette nouvelle séquence diplomatique. Le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a souligné que l’Algérie et le Mali partagent une histoire commune constituant « un capital et un point de départ » pour s’engager dans la voie de la modernité et du progrès. Il a également rapporté que le chef de l’Etat algérien lui avait prodigué des « conseils avisés », dans un entretien placé sous le signe de cette histoire partagée et de la volonté commune de construire un avenir débarrassé des logiques de domination. Outre la formule diplomatique, le propos renvoie à une vision plus large de la relation entre les deux pays. Le Chef du Gouvernement a souligné la conviction de leurs dirigeants quant à la nécessité d’œuvrer pour faire de la région un espace de paix, « exempt de toute forme de colonisation et de domination ». Le Chef du Gouvernement a exprimé ses remerciements au président Abdelmadjid TEBBOUNE pour l’invitation qui lui a été adressée en vue d’effectuer une visite officielle en Algérie. Le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a précisé que le président Assimi GOÏTA considère cette invitation comme « une marque d’affection et d’estime » à son égard et envers le peuple malien. Après plusieurs mois de tensions, le dialogue semble ainsi se déplacer progressivement vers le plus haut niveau de responsabilité des deux Etats. La visite d’Abdoulaye Maïga intervient deux semaines seulement après l’entretien téléphonique qu’il avait eu avec Sifi GHRIEB, chargé par le président TEBBOUNE de prendre contact avec son homologue malien. Les deux Premiers ministres avaient alors réaffirmé leur attachement aux relations de « fraternité, de solidarité et de bon voisinage » entre les deux peuples et affiché la volonté de leurs dirigeants respectifs « d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations bilatérales et de relancer la coopération dans les différents domaines ». L’invitation officielle adressée à Maïga à l’issue de cet échange aura été suivie d’effet avec une célérité révélatrice de l’importance accordée par les deux capitales à cette nouvelle séquence de la redynamisation. Le processus de normalisation avait été amorcé en juillet avec le retour des ambassadeurs et la réouverture de l’espace aérien malien aux vols en provenance ou à destination de l’Algérie. Cette reprise des relations diplomatiques traduit la volonté d’Alger de replacer la relation bilatérale sur sa « trajectoire historique naturelle » fondée sur le respect mutuel, le bon voisinage et la coopération. L’enjeu est désormais de consolider ce rétablissement. Il ne s’agit plus seulement de restaurer les canaux de communication, mais de remettre en marche les mécanismes bilatéraux de coopération et de leur donner un contenu concret. Dans ce contexte, Alger et Bamako entendent préserver une relation de proximité et plus redynamisée, tout en réaffirmant une doctrine fondée sur la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures. L’objectif affiché est de renforcer la coordination sécuritaire dans la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et les réseaux criminels opérant dans l’espace sahélo-saharien. Dans ses propos, le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA a insisté sur la nécessité de faire de la région un espace de paix, libéré de toute forme de colonisation et de domination. Cette visite témoigne également d’une convergence de vues entre les deux pays sur la nécessité de préserver l’indépendance de décision des Etats africains et de promouvoir des solutions politiques aux crises qui affectent la région. Le retour au dialogue entre Bamako et Alger apparaît dès lors comme un enjeu stratégique pour la préservation d’un bon voisinage stable sur une frontière de plus de 1300 kilomètres, de renforcer la coopération sécuritaire et de contribuer à créer les conditions d’une stabilité durable afin de faire face aux menaces terroristes transnationales qui ne connaissent pas de frontières. La nouvelle dynamique recherchée par les deux capitales ne saurait toutefois être réduite au seul registre sécuritaire. Alger et Bamako affichent également l’ambition de réactiver leur coopération économique et commerciale, avec une attention particulière portée aux échanges frontaliers et aux secteurs susceptibles de favoriser l’intégration des économies des deux pays. Sur ce chantier, la stabilisation des relations diplomatiques constitue, à cet égard, une condition préalable. Le rétablissement des liaisons aériennes, le retour des ambassadeurs et la reprise des contacts de haut niveau doivent permettre de réactiver progressivement les mécanismes institutionnels de coopération. L’objectif est de créer un environnement plus favorable au développement des échanges, notamment dans les zones frontalières, tout en inscrivant la relation algéro-malienne dans une perspective africaine plus large. CIGMA

76ème Session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique : La Ministre Assa Badiallo, vice-président du Comité met la prévention et la gestion des pandémies au cœur des débats

La Ministre de la Santé et du Développement social, Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURE, vice-présidente de l’OMS/AFRO séjourne, actuellement à Addis-Abeba, en Ethiopie pour représenter le Mali à la 76ème session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique. En prélude aux travaux, Médecin Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURE a pris part, le dimanche 23 aout 2026, à la réunion ministérielle de haut niveau consacrée à la prévention et à la gestion des pandémies. Le thème de la rencontre était : « Renforcer la préparation et la riposte aux flambées épidémiques : faire progresser la recherche et la préparation aux essais cliniques comme composantes de la réponse ». La ministre Assa Badiallo TOURE a surtout rappelé que le Mali dispose de ressources humaines formées à la gestion des épidémies à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, qui doit être renforcée, d’un plan multirisque et d’un réseau de laboratoires multisectoriels : « Nous disposons d’une vaste expérience dans la recherche clinique sur les maladies infectieuses à travers nos centres, instituts et universités ». Pour les pays confrontés à des risques épidémiques récurrents, l’enjeu est de passer d’une logique de réaction à la crise à une logique de préparation, d’innovation et d’apprentissage continu. Chaque crise sanitaire en Afrique devrait donc être une leçon de préparation continentale. Enfin elle a indiqué que la recherche ne doit donc pas être considérée comme une activité parallèle à la riposte. Elle doit être intégrée au cœur de la riposte. Ce lundi 24 août, elle a pris part au dialogue ministériel de haut niveau sur la production locale de médicaments et le financement de santé. Il faut noter que la production locale de médicaments au Mali est un enjeu à la fois sanitaire, économique, industriel et de souveraineté nationale. Elle présente un potentiel important, mais elle ne peut être développée durablement que si les contraintes industrielles, financières, réglementaires et commerciales sont traitées simultanément. Le financement de la santé au Mali repose sur plusieurs sources : l’État via le budget national, les partenaires techniques et financiers (Fonds mondial, Gavi, Banque mondiale, ONU, ONG), les ménages à travers les paiements directs, les mécanismes d’assurance et de protection sociale (AMO, mutuelles, assistance médicale), ainsi que les collectivités territoriales et communautés. Pour finir elle a rappelé quelques défis qui sont la progression vers la Couverture Sanitaire Universelle (CSU), la mobilisation de ressources, la mutualisation et la réduction des paiements directs, afin de protéger les ménages contre les dépenses catastrophiques. MSDS

76ème Session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique : Les travaux s’ouvrent sous le signe de la cohésion du continent autour des défis sanitaires

La cérémonie d’ouverture de la 76ème Session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique s’est tenue le mardi 25 août 2026, en Éthiopie. Cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs responsables africains et internationaux du secteur de la santé. La cérémonie a été marquée par les interventions du Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, du ministre de la Santé et du Développement social du Mali, du président de la Commission de l’Union africaine, du président de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, ainsi que du ministre éthiopien de la Santé. Le Président de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, S.E.M. Taye Atske SELASSIE, a officiellement déclaré ouverte la 76ème session du Comité régional. Dans son discours de bilan, la présidente sortante, Médecin Colonelle-majore, ministre de la Santé et du Développement social, Assa Badiallo TOURÉ a rappelé les progrès réalisés par le continent dans plusieurs domaines prioritaires. Elle a notamment souligné les avancées enregistrées dans la gestion des urgences sanitaires, ainsi que les efforts engagés en faveur de la production locale de médicaments, de vaccins et d’autres produits de santé essentiels. Elle a également insisté sur la nécessité de maintenir la dynamique enclenchée et de renforcer les acquis. Parmi les principaux défis des années à venir figurent la consolidation des systèmes de santé, l’amélioration de l’accès aux soins, le renforcement de la souveraineté sanitaire et la mobilisation de ressources durables pour la santé publique. À l’issue de son intervention, le Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique a remercié et félicité la ministre malienne pour son engagement et les résultats obtenus durant son mandat. Dans un geste symbolique, celle-ci a ensuite passé le témoin à la ministre éthiopienne de la Santé, élue présidente de la 76e session du Comité régional. Suite à l’élection du nouveau bureau, le ministre nigérien de la Santé a été élu premier vice-président et le ministre zimbabwéen, deuxième vice-président de la 76e session. Cette cérémonie d’ouverture a ainsi consacré la continuité de l’action régionale et la volonté commune des pays africains de poursuivre leurs efforts, en faveur d’une meilleure santé pour leurs populations. MSDS