Forum humanitaire de l’AES 2026 : La Ministre Assa Badiallo TOURÉ présente au rendez-vous de Ouagadougou pour définir une stratégie humanitaire commune

Après la première édition du Forum humanitaire de l’Alliance des États du Sahel (AES), organisée au Mali en août 2025 sous la haute présidence de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, l’honneur revient, cette année, au Burkina Faso d’accueillir la deuxième édition de cette importante rencontre humanitaire. Le 2ᵉ Forum humanitaire de l’AES se tient du 9 au 14 août 2026 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Initiée par le Mali, en août 2025, la première édition avait réuni plus de 300 visiteurs, autour d’un objectif majeur : rassembler les acteurs humanitaires des trois pays de l’AES afin de dégager des pistes de solutions durables en faveur des populations hôtes, des personnes déplacées, des réfugiés et de l’ensemble des victimes des crises et catastrophes. Pour cette deuxième édition, le Mali est, donc, représenté par la Ministre de la Santé et du Développement social, accompagnée de sa collègue chargée de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. L’importante délégation malienne comprend, aussi, des acteurs humanitaires, qui participent aux travaux. En prélude à cette rencontre, la Ministre de la Santé et du Développement social a réuni, ce vendredi 07 Août 2026, les membres de la délégation malienne pour une séance de prise de contact, d’échanges et d’orientation. Cette rencontre a permis de rappeler les enjeux de la participation du Mali et de partager les orientations des plus hautes autorités avec les membres de la délégation. La Ministre, Médecin Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURÉ a exhorté les participants à porter haut les messages du Mali et à défendre, au cours des travaux, les intérêts et les préoccupations des populations vulnérables, des personnes déplacées, des réfugiés et des victimes des crises et catastrophes. La délégation malienne s’est rendue à Ouagadougou, avec une feuille de route claire et l’engagement de contribuer à une dynamique humanitaire commune au sein de l’AES, fondée sur la solidarité, le dialogue, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. À travers sa participation au 2ᵉ Forum humanitaire de l’AES, le Mali réaffirme son engagement, en faveur d’une réponse humanitaire concertée, solidaire et adaptée aux réalités de l’espace sahélien, afin que les trois États, puissent porter une voix commune au service des populations les plus vulnérables. MSDS

32ème Edition de la Campagne nationale de reboisement : Le Haut Conseil des Collectivités engagé à relever le défi

C’est sous une fine pluie, ce samedi 08 Août 2026, que le Haut Conseil des Collectivités a organisé sa plantation d’arbres, dans le cadre de la Campagne nationale de reboisement, édition 2026. La cérémonie était présidée par l’Honorable Président Mamadou Satigui DIAKITE, en présence de DOUMBIA Mariam TANGARA, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, des autorités communales, des services techniques et des partenaires. Dans leurs interventions, le maire du 1er arrondissement de Bamako et le représentant du PNUD ont salué les efforts du ministère en charge de l’Environnement et ont réaffirmé leur engagement à l’accompagner. Quant à la ministre de tutelle, elle a félicité le Haut Conseil des Collectivités pour sa contribution remarquable. De son côté, l’Honorable Président, Mamadou Satigui DIAKITE a rappelé que cette activité répondait à l’article 25 de la Constitution, qui stipule que la protection de l’environnement et la promotion d’un meilleur cadre de vie sont un devoir pour l’Etat et pour chaque citoyen. Il a profité pour demander à tous les citoyens de s’inscrire dans cette dynamique. Pour cette activité, ce sont 200 plants, qui ont été mis en terre, avec l’accompagnement, de la Société de Gestion Forestière Abdoulaye Halidou CISSE et de l’assistance technique du service des Eaux et Forêts. MEADD

Fonds d’Appui à la Création d’Entreprises par les Jeunes (FACEJ II) : Le Comité consultatif fait le point de l’état d’avancement des projets à Ségou

Dans le cadre du suivi des réalisations du Fonds d’Appui à la Création d’Entreprises par les Jeunes (FACEJ II), une délégation du Comité consultatif s’est rendue, ce week-end à Ségou, afin d’évaluer l’état d’avancement des projets financés et d’apprécier les résultats obtenus sur le terrain. Cette mission fait suite à la visite de terrain effectuée, le jeudi 30 juillet 2026, à Bamako par la Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou SALL SECK, auprès de deux entreprises bénéficiaires du FACEJ, placé sous la tutelle du Département. Composée de Drissa BALLO, Conseiller technique, d’Oumou Amar TOURE, chargée de mission, d’Abdoulaye TRAORE, représentant du Conseil national du Patronat du Mali (CNPM) et de Bouraïma TRAORE de l’APEJ, la délégation a échangé, directement, avec les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des projets ainsi qu’avec plusieurs bénéficiaires. Ces échanges ont permis de dresser un état des lieux de l’avancement des projets, de recueillir les retours d’expérience des bénéficiaires, d’apprécier les acquis et d’identifier les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités. La délégation a, également, effectué des visites auprès d’un échantillon d’entreprises financées par le dispositif. Ces visites ont permis d’apprécier concrètement l’utilisation des financements, le fonctionnement des entreprises accompagnées ainsi que les effets du dispositif sur le développement de l’activité économique et la création d’emplois. À travers ces missions de terrain, le Comité consultatif entend renforcer le suivi de proximité des investissements du FACEJ II, mieux documenter les résultats obtenus et contribuer à l’amélioration continue de l’accompagnement des jeunes entrepreneurs. La mission de Ségou s’inscrit dans la continuité des visites déjà effectuées à Bougouni et Bamako, témoignant de la volonté du Département d’assurer un suivi régulier et rigoureux des réalisations du FACEJ II. MENEFP  

6ème Session du Comité de Pilotage stratégique de la Refondation de l’Etat : Le Ministre Yaya GOLOGO et les acteurs de la refondation font le point des chantiers

Le Ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions a tenu, ce jeudi 6 Août 2026, au Centre international de la conférence de Bamako (CICB), le 6ème Comité de Pilotage stratégique de la Refondation de l’Etat (CPSRE). La Session était présidée par le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les institutions, Yaya GOLOGO et portait sur la restitution du rapport annuel 2024 de suivi-évaluation de la mise en œuvre du Cadre stratégique de la refondation de l’Etat (CSRE) élaboré par le Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des forums nationaux de la refondation (CINCERE-FNR). Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, Général de brigade Issa Ousmane COULIBALY et le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani NASSIRE ont pris part à la rencontre. Le coordinateur général du CINSERE-FNR, Amadou Tiéoulé Diarra entouré de ses deux collègues avec lesquels il forme le triumvirat chargé d’assurer le Comité de pilotage stratégique de la refondation de l’État étaient également présents à la session. Dans son intervention, le Ministre a rendu un hommage appuyé au Président de la Transition, chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, « grand timonier de la vision refondatrice de notre pays » et au Premier ministre, chef du gouvernement et président du Conseil d’orientation de la refondation de l’État (CORE), le général de division Abdoulaye MAÏGA, pour son leadership, son engagement constant et sa vision stratégique. Le Ministre Yaya GOLOGO a, ensuite, salué ses deux collègues pour la qualité de la collaboration avec eux « fondée sur une vision commune, une confiance mutuelle et une volonté constante de conduire, dans la cohérence et la complémentarité, les réformes structurelles ». Une synergie, qui constitue l’une des conditions essentielles de la réussite de la refondation et qui pourrait, ainsi, produire, pleinement, des effets. Pour le ministre de la Refondation de l’Etat, la mission du CINCERE-FNR « est essentielle pour la crédibilité et l’efficacité… Par son regard indépendant, son suivi rigoureux et ses évaluations objectives, le Comité contribue à renforcer la transparence, la redevabilité et l’amélioration continue de l’action publique ». Il a ainsi rendu un hommage mérité aux « chevilles-ouvrières », les secrétaires généraux des départements dont l’engagement et le leadership administratif sont « déterminants pour traduire les orientations stratégiques en actions concrètes et en résultats mesurables au bénéfice de nos concitoyens ». A ces « chevilles-ouvrières », il a rappelé que la session est le lieu où se renforcent la cohésion et la solidarité et où se forge l’esprit d’équipe car toute réussite dans un secteur est une victoire collective. Il les a ainsi exhortés à mutualiser leurs efforts en vue de la mise en œuvre efficace des plans d’action du CSRE dont la vision est le Mali Kura conformément aux trois principes constitutionnels qui guident l’action publique : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le pays ; la prise en compte des intérêts vitaux des populations maliennes dans toutes décisions prises. Il a enfin appelé à des échanges enrichissants et fructueux. Des échanges qui, après la présentation des résultats de la mise en œuvre du CSRE et du cadre organisationnel et fonctionnel du CINSERE-FNR par le rapporteur général, ont comblé ses attentes à la fin des travaux. C’est pourquoi il a félicité les membres du CINCERE-FNR pour la densité des communications et des exposés, les réponses apportées aux questions pertinentes et les contributions de qualité. Avant de leur promettre que leurs pertinentes recommandations feront l’objet d’une attention particulière. Pour rappel, le cadre institutionnel de pilotage du CSRE, institué le 1er septembre 2022, comprend, en premier lieu, le Conseil d’orientation de la refondation de l’Etat (CORE), organe d’orientation de la mise en œuvre du CSRE présidé par le Premier ministre et comprenant tous les ministres. En deuxième lieu, le Comité de pilotage stratégique de la refondation de l’Etat (CPSRE) est l’organe de pilotage et de coordination regroupant, sous la présidence du ministre chargé de la Refondation de l’Etat et en coordination avec ses deux collègues du triumvirat, les secrétaires généraux des départements ministériels. En troisième lieu, l’on note les comités techniques de coordination du plan d’actions de la refondation de l’Etat (CTC-PARE) institués auprès des départements ministériels et regroupant, sous la présidence des secrétaires généraux, les chefs des services centraux. MRE  

La Réforme Budgétaire dans le secteur public au Mali : Dr Sidiki TRAORE présente un ouvrage de référence sur la question

Le Docteur Sidiki Traoré, ancien Secrétaire Général du Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, est l’auteur d’un ouvrage intitulé La Réforme budgétaire dans le secteur public au Mali. En reconnaissance du soutien constant, de la confiance et des encouragements dont il a bénéficié depuis qu’il était au Ministère de la Réconciliation, l’auteur a tenu à dédier cet ouvrage au Ministre d’État, Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de Corps d’Armée Ismaël WAGUE. À cette occasion, le Docteur Sidiki Traoré a eu l’honneur de remettre au Ministre d’État le tout premier exemplaire de son œuvre. Ce geste, empreint de respect et de gratitude, traduit la qualité des relations professionnelles, qui les ont unis ainsi que la reconnaissance de l’auteur envers un dirigeant dont le leadership et l’accompagnement ont constitué, pour lui, une source constante de motivation. Cette dédicace illustre les valeurs de reconnaissance, d’excellence et de promotion du savoir, qui contribuent au renforcement de la gouvernance publique et à la valorisation des compétences nationales. MRPCN

Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués (ARGASC) : Le Conseil d’Administration engage la consolidation de la Gouvernance

Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE, Président du Conseil d’administration a présidé, ce jeudi 6 Août 2026, à l’Hôtel Maeva Palace de Bamako, la cérémonie d’ouverture de la troisième session du Conseil d’administration de l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués (ARGASC). Cette rencontre stratégique s’inscrit dans la dynamique de renforcement des mécanismes nationaux de lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux, la criminalité économique et financière ainsi que toutes les formes de délinquance organisée. Dans son discours d’ouverture, le Garde des Sceaux a félicité les nouveaux administrateurs, Cheickna Amala DIALLO, Directeur général des Douanes et Modibo SACKO, Président de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), tout en saluant l’engagement des administrateurs sortants, Amadou KONATE et Idrissa Mahamar HAÏDARA, dont les contributions ont participé au renforcement de la gouvernance de l’Agence. Cette troisième session a permis au Conseil d’administration d’examiner plusieurs dossiers structurants, notamment les rapports d’activités et financier de l’exercice 2025, ainsi que les projets relatifs à l’organisation générale, à l’organigramme et au plan de recrutement de l’ARGASC, dans le souci d’améliorer son efficacité et son fonctionnement. Le Ministre a rappelé que le Conseil d’administration, en sa qualité d’organe délibérant de l’Agence, est chargé de définir les orientations stratégiques et de créer les conditions nécessaires à l’accomplissement des missions confiées à l’ARGASC. Il a, également insisté sur la nécessité d’adapter les textes de l’Agence aux réformes récentes du cadre juridique national, notamment le nouveau Code de procédure pénale et les dispositions relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Saluant les initiatives engagées par la Direction générale de l’ARGASC, le Garde des Sceaux a encouragé la poursuite des réformes visant à renforcer l’ancrage institutionnel de l’Agence, à moderniser ses outils de gestion et à accroître son rôle dans la récupération des produits issus de la criminalité économique et financière. Il a également exprimé la reconnaissance des plus hautes autorités aux partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement dans le renforcement des capacités nationales en matière de bonne gouvernance. À travers cette troisième session, l’ARGASC confirme sa place comme un instrument essentiel de la politique pénale nationale, appelé à contribuer davantage à la préservation des intérêts de l’État, à la transparence dans la gestion des avoirs saisis et confisqués et au renforcement de l’État de droit. MJDH

4ème Edition du Café des Droits de l’homme : Le Département de la Justice réaffirme l’engagement des acteurs judiciaires dans la Protection des Droits des enfants

Placée sous la présidence du Secrétaire général du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Dr Boubacar Sidiki DIARRAH, représentant le Garde des Sceaux, M. Mamoudou KASSOGUÉ, la cérémonie d’ouverture de la quatrième édition du Café des Droits de l’Homme, organisée par la Direction nationale des Droits de l’Homme (DNDH) en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à l’Hôtel Orpheus Dreams, a réaffirmé l’engagement du département en faveur de la promotion des droits humains. Consacrée aux droits de l’enfant et à la lutte contre le travail forcé dans les sites d’orpaillage artisanal, cette édition vise à renforcer la sensibilisation, le dialogue et la mobilisation autour de la protection de l’enfance. Dans son mot de bienvenue, le Directeur national des Droits de l’Homme, M. Abdoul K. DIARRA, a rappelé que le Café des Droits de l’Homme, lancé le 11 décembre 2023, est devenu un cadre permanent d’échanges et de sensibilisation contribuant au renforcement de la culture des droits humains au Mali. Il s’est félicité de la tenue de cette quatrième édition, qui illustre la pérennité et l’importance grandissante de cette initiative. Présidant la cérémonie au nom du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Mamoudou KASSOGUÉ, le Secrétaire général, Dr Boubacar Sidiki DIARRAH, a souligné que le Café des Droits de l’Homme constitue désormais une plateforme stratégique de dialogue citoyen et de promotion des valeurs universelles des droits humains, tout en valorisant les fondements historiques du Mali, notamment l’héritage de la Charte de Kurukan Fuga. Abordant le thème de cette quatrième édition, il a rappelé que le travail forcé des enfants dans les zones d’orpaillage demeure une préoccupation majeure. Alimenté par les difficultés socioéconomiques et les crises successives, ce phénomène prive de nombreux enfants de leurs droits fondamentaux, notamment à l’éducation, à la santé, à la sécurité et à un développement harmonieux. Le Secrétaire général a réaffirmé que la protection de l’enfant est un impératif juridique, moral et institutionnel. Il a mis en avant les actions engagées par les autorités, notamment le renforcement du cadre juridique, les opérations de contrôle des sites d’orpaillage, les campagnes de sensibilisation et la mobilisation des services compétents pour prévenir et réprimer les pires formes de travail des enfants. À travers cette quatrième édition, le Café des Droits de l’Homme confirme son rôle de cadre privilégié de dialogue, de sensibilisation et de mobilisation en faveur des droits humains. Il traduit la détermination du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme à promouvoir une protection effective de l’enfance et à renforcer une culture nationale fondée sur la dignité humaine, la justice et le respect des droits fondamentaux. MJDH  

Coopération Judiciaire Internationale : Les responsables de la chaine pénale renforcés pour faire face aux défis du terrorisme et de la criminalité transnationale

L’École nationale d’administration (ENA) a abrité, le 7 août 2026, la cérémonie de clôture de l’atelier d’élaboration du Manuel de coopération judiciaire internationale en matière pénale, destiné à renforcer l’efficacité de la Justice pénale. Présidée, au nom du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Mamoudou KASSOGUÉ, par le Secrétaire général du Ministère, Dr. Boubacar Sidiki DIARRAH, la cérémonie a réuni les responsables et acteurs de la chaîne judiciaire, ainsi que le représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Dans son allocution, le Directeur national des Affaires judiciaires et du Sceau, Najim MAOULOUD a souligné l’importance de cet instrument face aux défis liés au terrorisme et à la criminalité transnationale organisée, qui exigent une coopération judiciaire efficace au-delà des frontières. Élaboré au terme de quinze jours de travaux répartis en trois ateliers, le Manuel rassemble les principaux instruments juridiques internationaux, régionaux, multilatéraux et bilatéraux de coopération judiciaire en matière pénale.  Il intègre également des outils pratiques, notamment des tableaux d’orientation, formulaires et canevas destinés à faciliter les demandes d’entraide judiciaire, d’extradition et de transfèrement de personnes condamnées. Cette initiative vise à harmoniser les pratiques, renforcer les capacités des praticiens et améliorer la célérité de la coopération judiciaire internationale, au service d’une Justice pénale plus efficace. Les travaux ont également recommandé la création d’une adresse électronique professionnelle dédiée à la coordination des acteurs et la mise en place d’une commission interministérielle pour faciliter notamment les diligences relatives à la ratification des conventions déjà signées. Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme salue l’accompagnement du PNUD et réaffirme sa détermination à faire de la coopération judiciaire internationale un levier essentiel de la lutte contre l’impunité, le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. MJDH

Communiqué du conseil des ministres / CM N°2026-31/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 7 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et son Plan d’actions. Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 25 juin 2026, a pris acte de la communication écrite relative à la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et son Plan d’actions 2026-2028. Cette stratégie vise à contribuer à la réduction durable de la mendicité, notamment celle impliquant les enfants à travers une approche préventive, protectrice et inclusive, centrée sur la dignité humaine, l’intérêt supérieur de l’enfant et la responsabilisation des acteurs familiaux, communautaires et institutionnels. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance déterminant les ressources fiscales des Collectivités territoriales. Dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la Transition, le Gouvernement a engagé des réformes administrative et territoriale qui ont abouti à l’adoption de : la Loi n°2023-003 du 13 mars 2023 portant modification de la loi déterminant les conditions de la libre administration des Collectivités territoriales ; la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales ; la Loi n°2023-005 du 13 mars 2023 portant statut particulier du District de Bamako. Ces réformes, en plus de la suppression de la Collectivité Cercle et des Communes au niveau du District de Bamako, ont eu des implications sur les finances, les ressources humaines et le patrimoine des Collectivités territoriales. A cet effet, il s’avère nécessaire de procéder à une nouvelle répartition des ressources fiscales entre les différents niveaux de Collectivités territoriales issues des réformes administrative et organisationnelle du territoire national. Le projet d’ordonnance, adopté, permettra aux Communes, aux Régions et au District de Bamako de disposer de texte de référence pour la préparation de leurs budgets, l’amélioration de la mobilisation des ressources endogènes et d’accroître le financement du développement local. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement additionnel du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel, signé le 30 juin 2026, à Bamako, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement. Par cet Accord, l’Association internationale de Développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 28 milliards 206 millions 151 mille francs CFA. La réalisation du projet, objet du présent financement, contribuera au renforcement de la résilience des communautés vivant dans les zones cibles des Régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka, Douentza et Bandiagara. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant attribution d’un permis d’exploitation de grande mine d’or à la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL à Menankoto-Sud, Cercle de Kéniéba, Région de Kayes. Le permis de recherche de Menankoto-Sud, issu de la fusion par Décret n°2025-0348/PT-RM du 16 mai 2025 des permis de recherche de Bakolobi, de Menankoto-Sud et de Bantako-Nord, a fait l’objet d’intenses travaux qui ont permis de mettre en évidence un gisement économiquement exploitable sous forme d’une grande mine. Conformément aux dispositions du Code minier et de la loi relative au Contenu local dans le secteur minier, la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, société de recherche de droit malien a manifesté son intérêt de procéder à l’exploitation du gisement découvert. Le projet de décret, adopté, attribue à la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, un permis d’exploitation de grande mine valable pour l’or, à Menankoto-Sud, Cercle de Kéniéba, pour une durée maximale de 12 ans. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la célébration de la Journée africaine de la Décentralisation et du Développement local, couplée à la Journée africaine de l’état civil, prévue le 10 août 2026. L’Edition 2026 de la Journée africaine de la Décentralisation et du Développement local est célébrée sous le thème : « La participation des femmes, des jeunes et de la communauté à la gouvernance locale de l’eau et de l’assainissement ». La Journée africaine de l’état civil est placée au niveau national sous le thème « Un état civil résilient pour tous : garantir la continuité des services et l’identité juridique dans un contexte de défis sécuritaires et d’accélération de la transition numérique ». La célébration de ces Journées sera marquée, entre autres, par l’organisation de rencontres d’informations et de sensibilisation, de conférences-débats dans les Communes, les chefs-lieux de Cercle et de Région et de visites guidées de certaines infrastructures en lien avec les thèmes. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres de la tenue des états généraux de l’Administration publique. L’objectif de ces états généraux est de contribuer à la refondation de l’Administration publique pour améliorer l’efficacité des services publics et renforcer la bonne gouvernance. Les échanges porteront sur des thématiques relatives, entre autres : aux ressources humaines de l’Administration publique et aux conditions de travail des agents ; aux relations entre l’Administration et les usagers des services publics ; à l’éthique, à la déontologie, aux droits et aux garanties de l’agent public, à l’amélioration de la gouvernance ; aux réformes administratives et institutionnelles dans le cadre de la décentralisation et de la déconcentration. Les états généraux se tiendront d’août à décembre 2026 aux niveaux local, régional et national ainsi que dans les Missions diplomatiques et Postes

6E SESSION DU COMITE DE PILOTAGE STRATEGIQUE DE LA REFONDATION DE L’ETAT

POUR LE MINISTRE YAYA GOLOGO, IL S’AGIT DE «RENFORCER LA TRANSPARENCE, LA REDEVABILITÉ ET L’AMÉLIORATION CONTINUE DE L’ACTION PUBLIQUE» Ce jeudi 6 août 2026, au Centre international de la conférence de Bamako (CICB), s’est tenue la 6e session du Comité de pilotage stratégique de la refondation de l’Etat (CPSRE). Présidée par le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les institutions, Yaya Gologo, elle portait sur la restitution du rapport annuel 2024 de suivi-évaluation de la mise en œuvre du Cadre stratégique de la refondation de l’Etat (CSRE) élaboré par le Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des forums nationaux de la refondation (CINCERE-FNR). Yaya Gologo était entouré de ses deux collègues avec lesquels il forme le triumvirat chargé d’assurer le Comité de pilotage stratégique de la refondation de l’État : le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, Issa Ousmane Coulibaly, et le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani Nassiré. Il avait également à ses côtés le coordinateur général du CINSERE-FNR, Amadou Tiéoulé Diarra. Le ministre a d’abord rendu un hommage appuyé au président de la Transition, chef de l’Etat, le général d’armée Assimi Goïta, «grand timonier de la vision refondatrice de notre pays», et au Premier ministre, chef du gouvernement, et président du Conseil d’orientation de la refondation de l’État (CORE), le général de division Abdoulaye Maïga, pour son leadership, son engagement constant et sa vision stratégique. Yaya Gologo a ensuite salué ses deux collègues pour la qualité de la collaboration avec eux, «fondée sur une vision commune, une confiance mutuelle et une volonté constante de conduire, dans la cohérence et la complémentarité, les réformes structurelles». Une synergie qui constitue l’une des conditions essentielles de la réussite de la refondation et qui pourrait ainsi produire pleinement des effets. Pour le ministre de la Refondation de l’Etat, la mission du CINCERE-FNR «est essentielle pour la crédibilité et l’efficacité… Par son regard indépendant, son suivi rigoureux et ses évaluations objectives, le Comité contribue à renforcer la transparence, la redevabilité et l’amélioration continue de l’action publique». Hommage aux « chevilles-ouvrières », les secrétaires généraux des départements Yaya Gologo a également encouragé les secrétaires généraux des départements ministériels, « principaux artisans » dont l’engagement et le leadership administratif sont «déterminants pour traduire les orientations stratégiques en actions concrètes et en résultats mesurables au bénéfice de nos concitoyens». A ces « chevilles-ouvrières », il a rappelé que la session est le lieu où se renforcent la cohésion et la solidarité et où se forge l’esprit d’équipe «car toute réussite dans un secteur est une victoire collective…». Il les a ainsi exhortés à mutualiser leurs efforts en vue de la mise en œuvre efficace des plans d’action du CSRE dont la vision est le Mali kura conformément aux trois principes constitutionnels qui guident l’action publique : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le pays ; la prise en compte des intérêts vitaux des populations maliennes dans toutes décisions prises. Il a enfin appelé à des échanges enrichissants et fructueux. Des échanges qui, après la présentation des résultats de la mise en œuvre du CSRE et du cadre organisationnel et fonctionnel du CINSERE-FNR par le rapporteur général, ont comblé ses attentes à la fin des travaux. C’est pourquoi il a félicité les membres du CINCERE-FNR pour la densité des communications et des exposés, les réponses apportées aux questions pertinentes et les contributions de qualité. Avant de leur promettre que leurs pertinentes recommandations feront l’objet d’une attention particulière. Pour rappel, le cadre institutionnel de pilotage du CSRE, institué le 1er septembre 2022, comprend, en premier lieu, le Conseil d’orientation de la refondation de l’Etat (CORE), organe d’orientation de la mise en œuvre du CSRE présidé par le Premier ministre et comprenant tous les ministres. En deuxième lieu, le Comité de pilotage stratégique de la refondation de l’Etat (CPSRE) est l’organe de pilotage et de coordination regroupant, sous la présidence du ministre chargé de la Refondation de l’Etat et en coordination avec ses deux collègues du triumvirat, les secrétaires généraux des départements ministériels. En troisième lieu, l’on note les comités techniques de coordination du plan d’actions de la refondation de l’Etat (CTC-PARE) institués auprès des départements ministériels et regroupant, sous la présidence des secrétaires généraux, les chefs des services centraux. MRE