Renforcement du système sanitaire à Nièna : Remise des matériels sanitaires au CSRéf de Nièna et au CSCOM de Kadjilla

Le Préfet du cercle de Nièna a présidé, ce jeudi 13 août 2026, une cérémonie de remise de matériels sanitaires sur l’esplanade du Centre de Santé de Référence (CSRéf) de Nièna. L’initiative, portée par le projet ‘’Kènèya’’ de Save the Children et financée par Radio Hyälpen, vise à renforcer l’offre de soins dans le district sanitaire et améliorer l’accès aux services de santé, pour les populations locales. La cérémonie a rassemblé les principales autorités sanitaires et locales, notamment le Directeur régional de la santé, le Médecin-Chef du district sanitaire, les représentants du projet ‘’Kènèya’’ et les équipes des centres bénéficiaires. Après un mot d’ouverture du Préfet, les responsables du projet ont, officiellement, remis le matériel médical destiné au CSRéf de Nièna et au Centre de Santé Communautaire (CSCOM) de Kadjilla. Le don comprend un appareil d’échographie destiné au CSCOM de Kadjilla, dans la commune de Finkolo-Ganadougou, ainsi que plusieurs équipements pour le CSRéf de Nièna, parmi lesquels un aspirateur électrique et une lampe Cial-tique. Ces matériels permettront d’améliorer le diagnostic, la prise en charge des urgences et la qualité des soins offerts aux patients. Dans son allocution, le Préfet a salué l’action conjointe des partenaires et rappelé l’importance de telles contributions pour renforcer le système de santé local. « Ce don vient à point nommé pour soutenir nos équipes médicales et rapprocher des services essentiels des populations rurales », a-t-il déclaré. Le Directeur régional de la santé a, pour sa part, souligné l’impact attendu sur la réduction des évacuations sanitaires et l’amélioration du suivi des grossesses, grâce à l’échographe, récemment, installé au CSCOM de Kadjilla. Le Médecin-Chef du district a remercié les partenaires pour la qualité du matériel et a assuré de la bonne gestion et de l’utilisation optimale de ces équipements. Les représentants du projet ‘’Kènèya’’ de Save the Children ont rappelé l’engagement du projet à appuyer les structures sanitaires, à travers la formation continue du personnel et la fourniture d’équipements adaptés. Ils ont, également, remercié Radio Hyälpen, pour son financement et son soutien aux actions, en faveur de la santé communautaire. Préfecture de Nièna

Renforcement des infrastructures sanitaires et de soins à Nièna : Vers la prise en charge des priorités pour renforcer l’offre de soins aux populations locales

Le Préfet du cercle de Nièna a accordé, ce jeudi 13 août 2026, une audience au Directeur régional de la santé de Sikasso, en visite de courtoisie dans les services relevant de sa direction. Cette rencontre s’est tenue en présence du maire de la commune de Nièna et des responsables sanitaires. Au cours de l’audience, les deux autorités ont échangé sur l’état des infrastructures sanitaires du cercle, la mise en œuvre des programmes de santé et les priorités pour renforcer l’offre de soins au bénéfice des populations locales. La visite officielle s’est poursuivie au Centre de Santé de Référence (CSRéf), où le Directeur régional s’est entretenu avec le personnel médical. Ensuite, la délégation s’est rendue au Service du Développement Social et de l’Économie Solidaire pour une séance de travail axée sur les initiatives d’appui communautaire et les synergies possibles entre santé et actions sociales. Le Préfet a souligné l’importance de la concertation entre l’administration préfectorale, les autorités communales et la direction régionale de la santé pour assurer la mise en œuvre effective des projets sanitaires. Il a réaffirmé l’engagement de l’administration locale à faciliter les interventions visant à rapprocher les services de santé des populations rurales. Pour sa part, le Directeur régional a salué l’accueil et la disponibilité des autorités locales. Il a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination avec les partenaires techniques et financiers actifs dans le cercle. La visite se veut, le prélude à un suivi rapproché des engagements pris et à la définition d’un calendrier d’intervention concerté pour répondre aux besoins identifiés dans le cercle de Nièna. Préfecture de Nièna  

Bandiagara : Lancement d’un projet humanitaire de 688 millions F CFA pour renforcer la résilience des populations affectées par l’insécurité

La salle de conférences du gouvernorat de Bandiagara a servi de cadre, ce mercredi 12 août 2026, à la cérémonie de lancement du projet intitulé : « Renforcement de la résilience et de l’accès aux services essentiels des populations affectées par l’insécurité et d’autres chocs, dans la région de Bandiagara ». Présidée par le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur, Issiaka CISSE, la cérémonie a vu la participation des Préfets, Sous-Préfets, élus locaux, services techniques et autorités traditionnelles des communes ciblées par le projet. La région de Bandiagara est réputée pour la résilience, le courage et la détermination de ses populations. Malgré les défis multiples auxquels elles sont confrontées, les communautés font preuve d’un engagement constant pour préserver leurs moyens d’existence et bâtir un avenir meilleur. Cette résilience est, également, le fruit des efforts soutenus des plus hautes autorités du pays, en collaboration avec leurs partenaires techniques et financiers. Financé par la Direction Générale pour la Protection Civile et les Opérations d’Aide Humanitaire Européennes (DG ECHO), ce projet sera mis en œuvre sur le terrain par le consortium Solidarités Internationales (SI) et le Groupe d’Animation Action au Sahel (GAAS-Mali). Il répondra à plusieurs besoins essentiels des communautés, touchant, directement, 9 000 bénéficiaires dans le domaine de l’eau, de l’hygiène et d’assainissement, ainsi que 6 834 bénéficiaires dans le domaine de la sécurité alimentaire et des moyens d’existence, sur une période de 12 mois. Le coût total du projet s’élève à 1 050 000 Euros, soit 688 754 850 F CFA, et interviendra dans les cercles de Bandiagara, Koro et Kendié. Dans son mot de bienvenue, le 2ème adjoint au maire de la commune urbaine de Bandiagara, Moussa TEMBELY a souligné l’importance de ce projet pour la région. Il a exprimé sa gratitude envers les partenaires financiers et a encouragé les acteurs locaux à s’investir, pleinement, dans la mise en œuvre des activités. Le Chef de projet représentant le consortium Solidarités Internationales et GAAS-Mali, Hamzata Ag HALLY a rappelé l’importance d’une approche inclusive et collaborative. Il a mis en avant les bénéfices attendus du projet, notamment en termes de renforcement des capacités locales et d’amélioration des conditions de vie des populations. Dans son discours de lancement, Issiaka CISSE a souligné que l’impact de ce projet contribuera à atténuer les souffrances des populations bénéficiaires. Il a appelé tous les acteurs à s’impliquer davantage pour garantir le succès des activités, tout en remerciant les partenaires financiers pour leur soutien. Il a, également réitéré l’engagement de l’administration à accompagner ce projet crucial. À travers ses diverses interventions, le projet permettra de répondre aux besoins urgents en matière d’alimentation et de nutrition des familles les plus vulnérables, tout en réhabilitant et transformant des points d’eau pour assurer un accès durable à l’eau potable pour les populations de la région de Bandiagara. Gouvernorat de Bandiagara

Biennale Sportive Bamako 2026 : Le Gouverneur Mohamed Abdrahmane OULD MEÏDOU à la rencontre des athlètes de Taoudenni

Le Gouverneur de la Région de Taoudenni, le Général de Division Mohamed Abdrahmane MEÏDOU a rendu visite aux athlètes de sa région, qui prennent part à la Biennale Sportive Bamako 2026. Profitant de la journée de break, au cours de laquelle aucune compétition n’était programmée, le Gouverneur s’est rendu auprès des jeunes athlètes, dans leur lieu d’hébergement, à l’école Jean Richard, au 3ème arrondissement du District de Bamako. Cette visite a été l’occasion pour les jeunes de partager, avec le Chef de l’Exécutif régional, leur expérience de voyage vers Bamako, marqué par de nombreuses difficultés, mais, aussi, de réaffirmer leur détermination à défendre, dignement, les couleurs de Taoudenni et à aller le plus loin possible dans les différentes compétitions. Pour le gouverneur, c’était une occasion de voir de visu, les conditions dans lesquelles dorment ses troupes. Les résultats enregistrés jusque-là témoignent de cet engagement. La Région de Taoudenni s’est déjà illustrée en décrochant le titre de champion dans la catégorie des 70–80 kg, en lutte traditionnelle. Aux échecs, les représentants de la région réalisent, également, de belles performances, avec 5 victoires sur 6 parties chez les hommes et 3 victoires chez les dames. En basketball, Taoudenni réalise un véritable exploit. Son équipe masculine et féminine sont toutes deux qualifiées pour les demi-finales, confirmant, ainsi, la qualité et la détermination de ses jeunes sportifs. En football, malgré une prestation honorable, l’équipe régionale a, malheureusement, été éliminée de la compétition. Très satisfait de l’engagement et de l’état d’esprit des jeunes, le Général de Division Mohamed Abdrahmane OULD MEÏDOU a quitté ses athlètes, après leur avoir prodigué de précieux conseils sur la vie, les relations humaines, la discipline, le dépassement de soi et le sens du sacrifice pour la patrie. « Nous n’avons rien de plus cher que le Mali. Nous devons donc tout mettre en œuvre pour qu’il soit un havre de paix, envié par le monde entier ». Un message fort, qui traduit l’esprit dans lequel la délégation de Taoudenni entend poursuivre cette aventure sportive est de porter haut les couleurs de la région, dans la fraternité, le mérite et l’amour de la patrie. Gouvernorat de Taoudenni

Journée Internationale de la Jeunesse de Nioro du Sahel : Mobilisation de la jeunesse, autour de la culture et l’éducation, comme leviers du développement

La région de Nioro du Sahel a célébré, ce mercredi 12 Août 2026, la Journée Internationale de la jeunesse. Organisée par le Conseil régional de la jeunesse (CRJ), en partenariat avec la ligue des pionniers, cette célébration a été marquée par une conférence-débat placée sous les thèmes : « la culture et l’éducation : leviers du développement » et la « Jeunesse, paix et sécurité : prévenir la désinformation, lutter contre la radicalisation et promouvoir la paix ». Cette conférence visait à sensibiliser les jeunes de la région sur leur rôle dans la prévention de la désinformation, la paix et la promotion du vivre ensemble. La cérémonie, qui a été présidée par le Conseiller aux Affaires économiques et financières du Gouverneur, Adama SENOU, a enregistré la présence des anciens pionniers de la région, des cadres et guides pionniers, du représentant du Directeur régional de la jeunesse, des responsables des Forces de défense et de sécurité, des directeurs régionaux et chefs de services locaux, ainsi que des représentants de la société civile. Les organisateurs ont, également, profité de cette journée pour lancer, officiellement, la Semaine nationale de la jeunesse et remettre des attestations de reconnaissance à plusieurs anciens pionniers et personnalités, qui se sont distingués par leur engagement et leur contribution dans la région. Dans son intervention, le Président du Conseil régional de la jeunesse, Ibrahima KONTE a rappelé l’importance de la jeunesse dans la société et dans le développement du pays. Il a, particulièrement, insisté sur la bonne utilisation des réseaux sociaux. Il a invité les jeunes à vérifier les informations avant de les partager, afin de lutter contre la désinformation. Il a, également, appelé la jeunesse malienne, en général, et, celle de Nioro du Sahel, en particulier, à éviter les amalgames et à privilégier la paix et la cohésion, pour construire un Mali uni et prospère. Prenant la parole au nom du Gouverneur, le Conseiller aux Affaires économiques et financières, Adama SENOU a souligné que cette journée constitue une occasion pour les jeunes d’exprimer leurs préoccupations et de proposer des solutions adaptées à leurs besoins. Il a rassuré les organisateurs du soutien et de l’accompagnement de l’administration pour la réussite des activités prévues durant cette semaine. Gouvernorat de Nioro du Sahel

Journée Internationale de la Jeunesse de Kita : La jeunesse de Sibikili mobilisée pour la paix et contre la désinformation

C’est dans la commune rurale de Sibikili, que la région de Kita a célébré la journée internationale de la Jeunesse. Une occasion pour les jeunes de la région de rappeler, avec force, leurs responsabilités dans la recherche de la paix et la sécurité. Les travaux ont été placés sous la présidence du Colonel Thiam SAMAKE, représentant le Gouverneur de la région. Ainsi, la jeunesse de Kita, réunie à Sibikili, a planché sur le thème : « Jeunesse : Paix et sécurité : prévenir la désinformation, lutter contre la radicalisation et promouvoir la paix ». La célébration a été marquée par une prestation théâtrale sur la dégradation de la forêt et le reboisement. Le public a eu droit à des prestations artistiques et a procédé à des plantations de pieds d’arbres. Un match de football a permis de joindre l’utile à l’agréable. La Journée internationale de la jeunesse, célébrée, le 12 août, met en lumière le rôle des jeunes en tant que partenaires essentiels dans la construction d’un avenir plus juste et durable. Cette journée de sensibilisation met en lumière les défis, le potentiel et les contributions des jeunes dans la société, dans la culture de la Paix, de la sécurité, de la prévention de la désinformation et de la lutte contre la radicalisation. Gouvernorat de Kita

Journée Mondiale de lutte contre la traite des personnes : Koulikoro prône la sensibilisation pour éradiquer le phénomène

Notre pays à l’instar de la communauté Internationale a célébré la journée mondiale de lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées. Cette journée vise à sensibiliser le public et à promouvoir la protection des victimes de la traite des êtres humains. Elle met en lumière les crimes tels que l’exploitation sexuelle, le travail forcé, la servitude et le trafic d’organes. Les actions de sensibilisation incluent l’éducation, la vigilance dans les secteurs à risque et le soutien aux victimes, qui peuvent bénéficier d’hébergement, de soins et d’accès à la justice. Les signalements des cas présumés de traite des êtres humains sont encouragés pour démanteler les réseaux criminels et protéger les survivants. Dans la région de Koulikoro, la commémoration a eu lieu, ce jeudi 13 août 2026. L’événement, qui a été organisé sur l’esplanade du Gouvernorat de Koulikoro, a été présidé par le Directeur de Cabinet du Gouverneur, Mohamar Assagaïdou HAÏDARA, représentant le Gouverneur de Région. ‎Placée sous le thème « Piégés derrière l’arnaque », cette commémoration a réuni les services techniques, les partenaires, les organisations de la société civile, les collectivités territoriales ainsi que plusieurs acteurs engagés dans la lutte contre la traite des personnes. ‎À Koulikoro, l’activité a été organisée par le Comité Régional de Coordination de la Lutte contre la Traite des Personnes et les Pratiques Assimilées, en collaboration avec l’ONG Enda Mali. Cette action s’inscrit dans le plan d’action quinquennal 2023-2027 de la région. L’objectif principal de la célébration est d’intensifier la lutte contre la traite des personnes en mobilisant l’ensemble des acteurs autour du thème mondial. Il s’agit, également, de renforcer l’information et la sensibilisation, de favoriser les échanges entre décideurs, partenaires et société civile et de consolider l’engagement collectif contre ce phénomène. ‎Un des moments forts de la cérémonie a été la remise de dons en vivres et non vivres à 100 personnes démunies, notamment des enfants talibés, des femmes veuves seules chargées de famille, des personnes déplacées internes, des personnes en situation de handicap et des victimes de violences basées sur le genre. Cette action de solidarité traduit la volonté des organisateurs d’associer la sensibilisation à des mesures concrètes, en faveur des personnes vulnérables et des victimes ou personnes exposées aux risques d’exploitation. ‎La célébration a, également, été l’occasion de rappeler la nécessité d’une mobilisation collective et d’une vigilance accrue face aux nouvelles formes de recrutement et d’exploitation facilitées par les outils numériques. Les médias et les réseaux sociaux constituent, à cet égard, des leviers importants pour diffuser les messages de prévention et contribuer à la lutte contre les réseaux criminels. Gouvernorat de Koulikoro  

Installation d’une Industrie alimentaire à Koulikoro : L’obtention d’une parcelle adéquate au cœur du débat ‎

Une rencontre d’échanges s’est tenue, ce jeudi 13 août 2026, à Koulikoro, autour de l’obtention d’une parcelle à usage industriel destinée à accueillir une importante unité de production de farine de blé et de pâtes alimentaires. La rencontre, présidée par le Secrétaire Général du ministère de l’Industrie et du Commerce, Adama Yoro SIDIBÉ, s’est déroulée, en présence du Gouverneur de région de Koulikoro et de plusieurs responsables administratifs et techniques régionaux. ‎Cette rencontre traduit la volonté des autorités maliennes de favoriser l’investissement privé et de renforcer le tissu industriel national. Elle intervient dans le cadre des démarches engagées par un opérateur économique malien, avec l’accompagnement des plus hautes autorités du pays, à travers le ministère de l’Industrie et du Commerce ainsi que les autorités administratives et territoriales de la région de Koulikoro. ‎Le projet porte sur la réalisation d’une unité industrielle d’un investissement estimé à 35 milliards de francs CFA. Cette infrastructure sera dédiée à la production de farine de blé et de pâtes alimentaires, contribuant, du coup, au développement de la transformation industrielle et à la réduction de la dépendance aux produits importés. ‎Au-delà de son importance économique, le projet devrait avoir un impact significatif sur l’emploi local. Selon les éléments présentés au cours de la rencontre, l’unité devrait permettre la création d’environ 1 000 emplois directs et 500 emplois indirects, offrant ainsi de nouvelles opportunités aux jeunes et aux populations de la région. ‎La rencontre a, également, permis d’examiner les conditions foncières nécessaires à la concrétisation du projet. À l’issue des échanges, le Gouverneur a instruit les services régionaux de l’Urbanisme et de l’Habitat, des Domaines et du Cadastre, de l’Institut Géographique du Mali, ainsi que la Mairie de la Commune Urbaine de Koulikoro, de travailler à l’identification et à la proposition d’une parcelle de 15 hectares dans la ville de Koulikoro, pour accueillir l’unité industrielle. ‎Le Gouverneur a, par ailleurs, annoncé la mise en place prochaine d’une Commission Régionale chargée d’assurer le suivi et la diligence du dossier, afin de faciliter les différentes démarches administratives et techniques nécessaires à la réalisation du projet. ‎À travers ce projet, Koulikoro pourrait ainsi renforcer son positionnement comme pôle industriel et économique, tout en bénéficiant d’importantes retombées en matière d’emploi, de production et de développement local. La mobilisation des autorités autour de ce dossier témoigne de leur volonté de créer un environnement favorable à l’investissement et à l’implantation d’unités industrielles dans la région. Gouvernorat de Koulikoro

Kayes : La mission d’EUCAP Sahel Mali reçue par le Gouverneur

Le Gouverneur de région de Kayes, Général de Brigade Moussa SOUMARÉ a reçu, ce jeudi 13 août 2026, au gouvernorat une délégation de la mission EUCAP Sahel Mali. ‎Créée le 15 janvier 2015, EUCAP Sahel Mali est une mission civile de gestion de crise de l’Union européenne. Elle soutient la réforme du secteur de la sécurité, ainsi que le renforcement de la gouvernance et de la redevabilité des forces de sécurité intérieure du Mali. ‎Après avoir souhaité la bienvenue à ses hôtes, le chef de l’Exécutif régional s’est rendu, avec la délégation, au Tribunal de grande instance de la « Cité des rails » pour la visite des travaux de construction de la Maison de Justice de Kayes. Sur place, les deux délégations ont été accueillies par le Procureur général et l’ensemble du personnel judiciaire. ‎À l’issue de la visite du chantier, le Général de Brigade Moussa SOUMARÉ a accordé une interview à la presse. Il a souligné que, pour rendre une justice équitable et efficace, il est indispensable de garantir des conditions de travail idoines aux acteurs du secteur. C’est dans cette dynamique que le partenaire EUCAP Sahel Mali a appuyé le ministère de la Justice en initiant la réalisation de cette nouvelle infrastructure au bénéfice de la région, et plus, particulièrement, de la Cour d’appel de Kayes. ‎Il est à préciser que ce joyau architectural comprend plusieurs espaces fonctionnels : de nombreux bureaux, un centre d’accueil composé de plusieurs chambres, une grande salle de formation d’une capacité de 800 places, des postes de sécurité, une cuisine ainsi que diverses commodités pour les gardiens, chauffeurs et le personnel de restauration. Par la même occasion, le dispositif passif de sécurité est en train d’être renforcé. ‎Cette infrastructure vient consolider les capacités existantes du Tribunal de Kayes. Elle servira, également, de centre d’accueil pour les missionnaires, magistrats et autres acteurs de la justice en déplacement ou en service dans la région. ‎​Enfin, le Gouverneur s’est dit, particulièrement, satisfait de la qualité des travaux et de leur rythme d’exécution et a réitéré, au nom des plus hautes autorités du Mali et de la population kayésienne, ses sincères remerciements à EUCAP Sahel Mali pour le financement et la réalisation de ce projet. Il a, également, salué les autres actions menées par ladite mission dans la région, notamment la réhabilitation des infrastructures de sécurité telles que les commissariats de police et les locaux de la Garde nationale. Gouvernorat de Kayes

Énergie, Mines et Pétrole : La Confédération de l’AES prend en main ses ressources au service de sa souveraineté économique

La première rencontre des ministres chargés de l’Énergie, des Mines, des Carrières et du Pétrole de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est ouverte, ce jeudi 13 août 2026, à Ouagadougou, sous le haut patronage du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO. Réunissant les délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger, elle marque une nouvelle étape, dans la volonté des trois États de faire de leurs ressources énergétiques, minières et pétrolières des leviers de souveraineté économique, d’industrialisation et de développement au sein de l’espace confédéral. Présidant l’ouverture des travaux, le Premier ministre a placé cette coopération au cœur du projet confédéral. Pour lui, la maîtrise de l’énergie et des ressources naturelles conditionne la capacité des États à financer leur développement, à industrialiser leurs économies et à améliorer, durablement, les conditions de vie des populations. « Nos ressources ne doivent plus être considérées comme de simples marchandises destinées à alimenter les industries et la prospérité des autres. Elles doivent devenir le levier de notre souveraineté, le moteur de notre transformation économique, le socle de notre justice sociale et le point de départ de chaînes de valeur industrielles créatrices d’emplois », a-t-il déclaré. Cette ambition doit, désormais, se traduire par des instruments communs. Depuis le 10 août 2026, les experts des trois pays ont travaillé sur un cadre général d’exploitation des ressources énergétiques et minières, des cadres harmonisés des politiques énergétiques et minières, ainsi qu’un mémorandum d’entente relatif à l’institution de la Semaine de l’Énergie et des Mines de l’AES. Ces dispositifs doivent, notamment, contribuer à améliorer l’accès à une énergie fiable et abordable, accélérer l’interconnexion des réseaux, mutualiser les capacités de production, de transport et de stockage et promouvoir les énergies renouvelables. Dans le domaine pétrolier, les trois États entendent sécuriser les corridors d’approvisionnement, mutualiser les capacités de stockage et de transport et, à terme, développer des capacités de raffinage. Dans le secteur minier, la priorité est donnée à une meilleure mobilisation des revenus, au développement du contenu local, à la traçabilité des flux, et, surtout, à la transformation sur place des matières premières. Cette volonté de créer davantage de valeurs, au sein de l’espace confédéral, est partagée par les trois délégations. Pour le commissaire-colonel Ousmane ABARCHI, ministre des Mines de la République du Niger, le véritable enjeu dépasse, désormais, l’extraction. « Notre véritable défi n’est donc plus d’extraire davantage, il est temps de transformer davantage », a-t-il affirmé. Il a défendu la perspective d’une « civilisation énergétique du Sahel », fondée sur la mise en commun des potentialités des trois pays, notamment dans le solaire, l’éolien, le gaz, le pétrole, l’uranium et le charbon. Le ministre malien des Mines, Pr Amadou Keïta a, également, insisté sur la nécessité de doter la Confédération de projets structurants et intégrateurs capables de soutenir sa souveraineté économique. « Il nous revient, dès lors, d’outiller cette Confédération d’outils techniques, notamment de projets structurants et intégrateurs dans les secteurs stratégiques comme l’énergie, le pétrole et les mines », a-t-il soutenu. Cette transformation économique doit s’accompagner d’une gouvernance plus rigoureuse. Le Camarade Premier ministre a appelé à renforcer la transparence des contrats, la maîtrise des données géologiques, la traçabilité des flux physiques et financiers et la lutte contre la fraude, les trafics illicites et l’évasion des revenus. La protection de l’environnement, la réhabilitation des sites, la santé des travailleurs et la sécurité des communautés doivent, également, demeurer au cœur des politiques publiques. L’objectif est que l’or, le lithium, l’uranium, le fer, le phosphate, le pétrole et les autres ressources du sous-sol contribuent davantage à la création d’emplois, au développement des compétences et au financement des infrastructures. La rencontre de Ouagadougou devra surtout se traduire par des résultats tangibles. C’est l’exigence formulée par le Chef du Gouvernement, qui a appelé à assortir les décisions prises de priorités, de calendriers, de responsabilités clairement établies et de mécanismes de suivi efficaces. « Nos populations ne nous jugeront pas sur la beauté de nos textes, mais sur les résultats concrets obtenus », a-t-il déclaré. Ces résultats devront se mesurer à davantage d’énergie disponible, à la réduction des délestages, à des coûts mieux maîtrisés, à la sécurisation des approvisionnements pétroliers, à la création d’emplois pour les jeunes, à une transformation accrue des matières premières et à une amélioration visible des conditions de vie. L’enjeu de la première rencontre des ministres chargés de l’Énergie, des Mines, des Carrières et du Pétrole de la Confédération des États du Sahel (AES) dépasse, ainsi, l’harmonisation des politiques et l’adoption de nouveaux instruments. En choisissant de mieux maîtriser, transformer et valoriser ensemble leurs ressources, le Burkina Faso, le Mali et le Niger optent de faire de l’énergie, des mines et du pétrole des leviers concrets de leur souveraineté économique. Pour l’AES, cette souveraineté devra, désormais, se mesurer à la valeur créée sur l’espace confédéral, aux emplois générés, aux recettes mobilisées et, surtout, aux retombées, effectivement, ressenties par les populations. M.MINES