Coopération bilatérale : le nouveau représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) présente ses lettres de créance

L’Ambassadeur Moustapha TRAORE, Secrétaire Général du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a reçu, en audience, ce jeudi 22 octobre 2026, Nourou Macki TALL, nouveau Représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), venu pour la présentation de sa lettre d’accréditation au Chef de l’administration du Ministère. L’Ambassadeur TRAORE et son hôte ont saisi cette occasion pour passer en revue les axes prioritaires de la coopération entre le Mali et la FAO, tout en mettant l’accent sur l’accompagnement dans la gouvernance du développement agroalimentaire, le renforcement de la chaîne de valeur des produits agricoles, l’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire ainsi que la promotion du développement dans le cadre de la gestion durable des ressources naturelles. Soulignant le caractère hautement prioritaire et sensible des domaines couverts par la FAO, l’Ambassadeur TRAORE a salué la qualité de cette coopération multilatérale, y compris le nouveau cadre de coopération parfaitement aligné sur les priorités nationales, définies dans les documents de planification du développement stratégique du Mali. Dans la même veine, il a rappelé le nouveau paradigme du développement endogène de notre pays et les principes directeurs, qui régissent son partenariat. Il a, en outre, relevé la nécessité de la prise en compte de la dimension confédérale dans la coopération avec la FAO. Nourou Macki TALL a, pour sa part, renouvelé son engagement à accompagner les efforts du Gouvernement dans l’amélioration du bien-être, notamment, des populations rurales, en droite ligne de la nouvelle vision gouvernementale et du mandat de l’organisme onusien dont il assure le leadership. MAECI

Coopération Mali Türkiye : Vers un renforcement du partenariat dans le domaine de la sécurité

Le renforcement de la coopération sécuritaire entre le Mali et la Türkiye a été au cœur de l’audience accordée, ce jeudi 22 octobre 2026, par le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE, à Son Excellence, Efe CEYLAN, Ambassadeur de la République de Türkiye au Mali. Cette rencontre a été l’occasion pour le diplomate turc de réaffirmer la solidarité et le soutien de son pays au Mali dans sa lutte contre le terrorisme. Il a, également présenté ses condoléances, à la suite des pertes en vies humaines enregistrées parmi les populations civiles et les Forces armées et de sécurité. Au cours des échanges, l’Ambassadeur a tenu à saluer les efforts des autorités maliennes face aux défis sécuritaires. Il a, particulièrement, félicité le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile pour la gestion de la crise du carburant et les mesures prises pour assurer la sécurisation des convois de camions citernes. Le diplomate a, également salué le retour de l’Armée malienne à Kidal, symbole du rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. « Ce qui est bon pour le Mali est bon pour la Türkiye », a déclaré l’Ambassadeur Efe CEYLAN, réaffirmant ainsi la disponibilité de son pays à approfondir un partenariat qui couvre déjà plusieurs domaines civils et militaires. Il a, par ailleurs, exprimé le souhait de voir le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE, Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile effectuer prochainement une visite officielle en Türkiye. En réponse, le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE a salué l’engagement constant de la Türkiye aux côtés du Mali, tout en exprimant sa reconnaissance pour son accompagnement, notamment au profit des Forces armées et de sécurité. Pour le Ministre, l’expérience et l’expertise turques représentent des atouts importants dans le renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées et de sécurité. Formation, renseignement, maintien de l’ordre, équipements et protection des personnes et de leurs biens constituent autant d’axes prioritaires sur lesquels son département entend intensifier la coopération avec Ankara. Enfin, le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile a salué le leadership du Président de la République de Türkiye, Son Excellence, Recep Tayyip ERDOĞAN, tout en réaffirmant sa volonté de voir ce partenariat se consolider davantage au service de la sécurité et de la protection des populations. MSPC

Lutte contre l’Enrichissement illicite : Le Président de la Transition reçoit les rapports 2021 et 2024 de l’OCLEI

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a reçu, ce jeudi 22 octobre 2026, dans la salle des Banquets du Palais de Koulouba, les rapports annuels 2021 et 2024 de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), des mains de son Président, Dr Modibo SACKO. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Général de Division Abdoulaye MAÏGA, du Président du Conseil national de Transition, des membres du Gouvernement et des présidents des Institutions. Présentant les rapports, le Président de l’OCLEI, Dr Modibo SACKO a indiqué que l’exercice 2021 avait consolidé les bases institutionnelles et opérationnelles de l’Office. Plus de 1 400 acteurs ont été sensibilisés, 968 déclarations de biens ont été contrôlées sur les 968, qui ont été communiquées par la Cour suprême. Douze (12) dossiers ont été transmis à la justice, ainsi qu’une étude cartographiant les techniques d’enrichissement illicite dans l’Administration publique. Le rapport 2024, cœur de sa présentation, consacre la continuité de cette dynamique. L’Office a mené 21 activités de prévention, touchant 2 025 participants dont 761 femmes, examiné 48 dossiers, dont 13 ont été transmis à la justice et renforcé sa coopération nationale et internationale. Dr Modibo SACKO a, toutefois, relevé la faible mise en œuvre des recommandations, ainsi que des défis persistants, notamment l’accès aux informations foncières et l’absence d’un siège, avant de solliciter l’appui des plus hautes autorités. Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, après avoir reçu le rapport des mains de Dr SACKO, a salué l’engagement de l’Office, qui œuvre « avec rigueur et persévérance dans un domaine aussi sensible que stratégique ». Ces rapports, a-t-il insisté, « ne sauraient être réduits à de simples formalités administratives ». Ils doivent constituer « un instrument de gouvernance, un outil d’évaluation de l’action publique et un miroir fidèle de notre capacité collective à lutter contre les dérives économiques et financières, qui fragilisent l’État ». Le Président de la Transition a rappelé « qu’aucun État ne peut se construire, durablement dans la corruption, dans l’enrichissement illicite et dans l’impunité ». Il a donc réaffirmé le choix de la Transition de rompre avec la prédation et la banalisation des détournements de deniers publics. Il a aussi appelé à renforcer l’autorité de l’État et la discipline républicaine. Le Chef de l’État a salué, au passage, les progrès enregistrés, notamment, en termes de prévention et de sensibilisation touchant des milliers de citoyens, de transmission de dossiers significatifs à la justice et du renforcement de la coopération. Ces acquis démontrent, a-t-il souligné, que « la dynamique engagée est réelle » et que cette lutte produit « des effets tangibles », à condition de s’appuyer sur une mobilisation accrue des citoyens. Revenant sur les difficultés évoquées par le Dr Modibo SACKO concernant l’accès à certaines informations, notamment foncières et domaniales, le Chef de l’État a rappelé la création récente du Pôle national spécialisé en matière foncière. Selon lui, ce pôle permettra une synergie d’actions dans un domaine, qui constitue, « par excellence », une source persistante de corruption. Il a, également demandé d’accélérer la modernisation des outils de contrôle et la digitalisation des procédures. Le Président de la Transition a, également, appelé à une réflexion « plus rigoureuse et plus souveraine » sur les outils d’évaluation. Il a, aussi, exhorté l’OCLEI à mettre en place « un dispositif national fiable et crédible de mesures de l’enrichissement illicite », et d’en faire désormais « une exigence stratégique ». Il a pris bonne note des besoins de l’Office en moyens humains, techniques et matériels, ainsi que d’un siège approprié. « La construction d’un Mali souverain et stable passe, nécessairement, par notre exemplarité dans la gestion des ressources publiques », a affirmé le Chef de l’État, qui a évoqué une lutte « certes difficile, mais pas impossible ». Mais une lutte, qui appelle à « un sursaut patriotique ». PRESIDENCE