Résilience face aux effets néfastes du changement climatique : La Mali peaufine sa CDN 3.0

L’atelier consacré à la validation du document de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0) du Mali s’est tenu ce jeudi 1er octobre sous la présidence de DOUMBIA Mariam TANGARA, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Ont pris part à la cérémonie d’ouverture, les ministres chargés de l’Energie et de l’Agriculture, les représentants des collectivités, du secteur privé, de la société civile, des jeunes, des femmes et des partenaires techniques et financiers. Cet atelier constitue un cadre privilégié d’échanges, de concertation et de validation du document de la CDN 3.0. Il vise notamment à recueillir les observations et contributions des différentes parties prenantes afin de consolider le document, de favoriser son appropriation nationale et de renforcer sa cohérence avec les priorités et réalités du Mali. A ce titre, les échanges ont permis de dégager des recommandations consensuelles en vue de la finalisation du document. Dans son allocution, Mme Evelyne BAMBA, Représentante Résident du PNUD au Mali, également Chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur Environnement/Changement climatique a indiqué que la validation de la CDN 3.0 est une étape importante qui traduit les engagements internationaux du gouvernement malien en actions concrètes. Elle a aussi précisé que ce processus renforce son ambition climatique en tant que Partie à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et de l’Accord de Paris sur le climat. Elle a, enfin, renouvelé ses remerciements au Gouvernement du Mali pour son leadership, ainsi qu’à l’ensemble des agences des Nations Unies, partenaires techniques et financiers, experts et institutions qui ont contribué à ce processus. Pour le ministre chargé de l’Environnement, la CDN 3.0 du Mali représente bien plus qu’un engagement climatique : elle traduit notre volonté collective de construire un Mali plus résilient, plus durable et mieux préparé aux défis environnementaux de notre époque. Pour elle, face aux effets du changement climatique qui touchent nos communautés, notre agriculture, nos ressources naturelles et nos moyens de subsistance, l’heure n’est plus seulement au constat : l’heure est à l’action. À travers la CDN 3.0, nous devons faire de l’action climatique une opportunité pour accélérer le développement, protéger nos ressources, renforcer la résilience des populations et promouvoir des solutions adaptées aux réalités maliennes. Pour Mme le ministre, notre ambition est claire : agir aujourd’hui pour préserver les générations de demain. La réussite de cette démarche dépendra de l’engagement de tous : pouvoirs publics, collectivités, secteur privé, société civile, jeunes, femmes et partenaires au développement. Dans son discours d’ouverture, Mme le ministre a aussi rappelé que parallèlement, le Mali entend assumer sa part de l’effort mondial d’atténuation. À l’horizon 2035, a-t-elle ajouté, la CDN 3.0 prévoit, pour les secteurs émetteurs que sont l’énergie, l’agriculture et les déchets, une réduction de 25,25 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport au scénario de référence. Avant de conclure, elle a remercié les plus hautes autorités de notre pays pour leur leadership sur les questions de protection de notre environnement. MEADD
Info-Gouv-N°-665-du-Jeudi-1er-Octobre-2026
Mines : OFFRIR AUX INVESTISSEURS UN CADRE LEGISLATIF ET REGLEMENTAIRE TRANSPARENT, ATTRACTIF ET SECURISE

Le Conseil des Ministres de ce mercredi 30 septembre 2026, a été essentiellement marqué par l’adoption de plusieurs dossiers révélant du ministère des Mines, traduisant ainsi la volonté des hautes autorités de la Transition de faire du secteur minier un des leviers important du développement de notre pays. L’adoption de ces textes, notamment en ce qui concerne les permis miniers ( 10 permis de recherche), témoigne que notre pays s’inscrit dans une dynamique d’offrir aux investisseurs un cadre législatif et réglementaire transparent, attractif et sécurisé indispensable au développement du secteur. Quant aux réformes institutionnelles, l’objectif principal est de recentrer et d’adapter les missions des structures publiques aux nouvelles stratégies nationales pour éviter les conflits de compétences et optimiser la gestion du secteur. C’est ainsi que sur le rapport du ministre des Mines, le Pr Amadou KEITA, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Ecole des Mines et du Pétrole. Le Mali dispose d’importantes ressources minières et pétrolières dont l’exploitation optimale passe par la disponibilité des ressources humaines de qualité et en nombre. Aussi, face à l’insuffisance des structures de formation aux métiers des mines et du pétrole et à la faible prise en compte des différentes spécialités dans les offres de formation, il est apparu nécessaire de créer une structure dédiée à la formation des cadres des Mines et du Pétrole. Les projets de texte, adoptés, créent l’Ecole des Mines et du Pétrole avec pour mission d’assurer la formation initiale et continue des ressources humaines dans les domaines des Mines et du Pétrole. b. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence pour la Recherche et le Développement des Ressources minérales. Le Programme pour le Développement des Ressources minérales, créé par la Loi n°90-103/AN-RM du 11 octobre 1990, est l’organe d’exécution des travaux de la Direction nationale de la Géologie et des Mines. Son organisation, les modalités de son fonctionnement et son cadre organique sont fixés, respectivement par les Décrets n°02-584/P-RM du 20 décembre 2002 et n°03-044/P-RM du 05 février 2003. L’application de ces textes a révélé des insuffisances liées, notamment au statut du Programme, à l’évolution du cadre institutionnel et juridique du secteur minier, aux procédures de mobilisation des ressources financières et à la non prise en compte des volets recherche pétrolière et gazière. Pour corriger ces insuffisances, il est apparu nécessaire d’ériger le Programme pour le Développement des Ressources minérales en Etablissement public à caractère scientifique et technologique. Les projets de texte, adoptés, créent l’Agence pour la Recherche et le Développement des Ressources minérales, avec pour mission la recherche, la production, la sécurisation, la valorisation et la diffusion de la connaissance géologique, minière, pétrolière et gazière sur le territoire national. c. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société COMPANY MINES AND CAREER « COMICAR SARL », à Dialafara-Khama, Cercle de Kéniéba ; d. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société HONGDA LIUJIU MALI SARL, à Diata-Moussala-Nord, Cercle de Kayes ; e. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société RESSOURCES ROBEX MALI SARL, à Sanoula, Cercle de Kéniéba ; f. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société DANSOKO GOLD MINE SARLU, à Bala, Cercle de Kangaba ; g. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société M.B.C. DIFFUSION et cédé à la Société RESSOURCES ROBEX MALI SARL, à Gladié-Est, Cercle de Sikasso ; h. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société RESSOURCES ROBEX MALI SARL, à Mininko, Cercle de Sikasso ; i. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société WAGADOU EXPLORE SARL, à Goualafara, Cercle de Yanfolila ; j. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société YONG XIN MINES SARL, à Kinia, Cercle de Bougouni ; k. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société YONG XIN MINES SARL, à Kandjila-Ouest, Cercle de Bougouni. Le Gouvernement a attribué en 2018, 2019, 2021 et 2022 des permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 aux Sociétés minières Company Mines And Career SARL, Hongda Liujiu Mali SARL, Ressources Robex Mali SARL, Dansoko Gold Mine SARLU, M.B.C. Diffusion, Wagadou Explore SARL et Yong Xin Mines SARL. Ces permis de recherche ont été affectés par la suspension du renouvellement intervenue entre décembre 2022 et mars 2025. Au regard des travaux de recherche entrepris sur les périmètres concernés ayant mis en évidence plusieurs anomalies qui justifient la poursuite des activités de recherche, lesdites Sociétés minières ont sollicité le premier renouvellement de leurs permis de recherche, conformément au Code minier. Les projets de décret, adoptés, permettront aux sociétés concernées de poursuivre les travaux de recherche pendant une période supplémentaire de 3 ans, renouvelable une fois. l. un projet de décret portant deuxième renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société AFRICA MINING SARL, à Dandoko, Cercle de Kéniéba. Le Gouvernement a attribué en 2017 un permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, à la Société Africa Mining SARL, à Dandoko. Ce permis de recherche, qui a fait l’objet d’un premier renouvellement en 2020, pour une période de 3 ans renouvelable une