Usurpation d’identité et arnaque foncière : l’aci-sa sonne l’alerte

Face à la multiplication des fausses annonces de vente de terrains et à l’utilisation frauduleuse de l’identité et des supports d’institutions publiques, l’ACI-SA et les services compétents de l’État appellent les citoyens à la plus grande vigilance. Mot d’ordre : « Avant de payer, vérifiez ! » L’alerte est sérieuse. Des individus mal intentionnés utilisent les réseaux sociaux, les plateformes de messagerie, de faux comptes et des supports frauduleux pour proposer à la vente des terrains et soutirer de l’argent à des citoyens. Face à l’ampleur de ces pratiques, l’Agence de Cessions Immobilières du Mali (ACI-SA) a organisé, ce mardi 15 septembre 2026, à son siège, un important point de presse sur l’usurpation d’identité et l’arnaque immobilière et foncière. La rencontre a été animée par la Présidente-Directrice générale de l’ACI-SA, Mme Bah Arabia Touré, entourée du Directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, M. Mahamadou Ouologuem, et du Directeur général adjoint des Domaines et du Cadastre, M. Adama Traoré. De fausses annonces pour piéger les citoyens Dans son intervention, Mme Bah Arabia Touré a expliqué la situation à laquelle l’ACI-SA est aujourd’hui confrontée. Selon elle, des personnes utilisent frauduleusement l’identité, les références, les visuels et les supports de communication d’institutions publiques pour donner une apparence officielle à de prétendues offres de terrains. Les réseaux sociaux et les plateformes de messagerie sont notamment utilisés pour diffuser de fausses annonces et attirer des citoyens à la recherche d’un terrain. Une fois la confiance établie, les fraudeurs proposent des opérations fictives de réservation ou de vente et cherchent à obtenir des versements d’argent. L’objectif est clair : tromper les populations en utilisant l’image et la crédibilité des institutions pour rendre les offres frauduleuses plus convaincantes. L’usurpation et le piratage au cœur de la fraude La PDG de l’ACI-SA a particulièrement attiré l’attention des journalistes sur les pratiques d’usurpation d’identité et de piratage des supports numériques. Des comptes, documents, visuels et autres éléments de communication peuvent être reproduits ou détournés afin de faire croire aux citoyens qu’ils sont en contact avec une structure officielle ou avec une personne régulièrement habilitée. C’est pourquoi, a-t-elle expliqué en substance, la présence d’un logo, d’un cachet, d’un document ou d’une annonce portant le nom d’une institution ne suffit pas à garantir son authenticité. Le citoyen doit donc aller au-delà des apparences et prendre le temps d’effectuer toutes les vérifications nécessaires. « Avant toute transaction, avant toute réservation et surtout avant tout paiement, il faut vérifier », a insisté Mme Bah Arabia Touré en substance. « Avant de payer, vérifiez ! » Le point de presse a permis de mettre en avant le principal réflexe que les institutions souhaitent désormais installer auprès des populations : « AVANT DE PAYER, VÉRIFIEZ ! » Un message simple, mais essentiel face aux risques d’escroquerie. Les citoyens sont invités à ne jamais engager leur argent sur la seule base d’une annonce publiée sur Facebook, WhatsApp ou toute autre plateforme numérique. Avant toute opération, ils doivent vérifier l’identité du vendeur, l’authenticité des documents et la situation juridique et administrative du terrain auprès des services compétents. « Un terrain est un investissement important. Il ne faut pas confier son argent à une simple annonce ou à un intermédiaire sans avoir effectué les vérifications nécessaires », tel est le message central porté par les responsables présents au point de presse. Les services compétents mobilisés La présence du Directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, M. Mahamadou Ouologuem, et du Directeur général adjoint des Domaines et du Cadastre, M. Adama Traoré, aux côtés de la PDG de l’ACI-SA, témoigne de la mobilisation des services de l’État face à ce phénomène. Cette présence traduit également la nécessité d’une action coordonnée entre les structures compétentes pour mieux informer les populations, rappeler les procédures officielles et renforcer la sécurisation des transactions foncières. Les citoyens sont ainsi invités à se rapprocher des services habilités afin d’obtenir les informations et de procéder aux vérifications nécessaires avant toute acquisition. Protéger sans décourager l’investissement Le message des autorités est également clair sur ce point : il ne s’agit pas de décourager les citoyens qui souhaitent acquérir un terrain ou investir dans l’immobilier. Au contraire, la démarche vise à promouvoir un investissement foncier et immobilier dans des conditions sûres, transparentes et conformes aux procédures officielles. Face aux multiples opportunités et offres qui circulent sur internet, la prudence doit devenir une règle. Une belle annonce n’est pas forcément une offre fiable. Un logo peut être imité. Un compte peut être falsifié. Un document peut être fabriqué. D’où la nécessité absolue de vérifier. Vers une campagne nationale de sensibilisation Ce point de presse marque une nouvelle étape dans la riposte contre l’arnaque immobilière et foncière. À travers une campagne nationale d’information et de sensibilisation, le MUHDATP, l’ACI-SA et les services compétents entendent porter durablement le message de vigilance auprès des populations. Télévision, radio, presse, médias en ligne, réseaux sociaux, plateformes de messagerie, affiches et autres supports de proximité seront mis à contribution pour informer les citoyens sur les différentes formes d’arnaque et les précautions à prendre. L’objectif est d’installer progressivement un nouveau réflexe chez chaque citoyen : ne jamais payer sans avoir vérifié. La vigilance, première protection du citoyen La lutte contre l’arnaque foncière est une responsabilité partagée. L’État poursuit son action de sécurisation et d’information, les médias ont un rôle important dans la sensibilisation et les citoyens doivent faire preuve de vigilance. Le message lancé depuis le siège de l’ACI-SA, ce mardi 15 septembre 2026, est donc sans équivoque : « Terrain à vendre ? Vérifiez d’abord, payez ensuite ! » « Contre l’arnaque foncière, un seul réflexe : VÉRIFIER ! » MUHDATP
Info-Gouv-N°-657-du-Mardi-15-Septembre-2026-U
Info-Gouv-N°-656-du-Lundi-14-Septembre-2026
Fin de la visite du Premier ministre Algérien à Bamako : Une nouvelle dynamique de coopération ouverte

Le Premier ministre de la République Algérienne Démocratique Populaire, Sifi Ghrieb a quitté Bamako, au soir du lundi 14 septembre 2026, au terme d’une visite d’amitié et travail marquée par plusieurs rencontres importantes. Cette visite, qui s’inscrit dans le cadre de la nouvelle dynamique des relations bilatérales, incarne la volonté commune des dirigeants des deux pays d’élargir les perspectives de coopération bilatérale. Cette visite officielle, effectuée à l’invitation du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga a permis de dynamiser davantage les relations bilatérales entre le Mali et l’Algérie, dans la continuité des échanges du 24 août 2026 à Alger. Au cours de ce déplacement, le Chef du Gouvernement Algérien a transmis le message fraternel du Président Abdelmadjid TEBBOUNE au Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. La séance de travail avec le Premier ministre le Général de Division Abdoulaye Maïga a permis d’approfondir le dialogue direct entre les deux nations, notamment dans le domaine des investissements. Au terme de sa visite, le Chef du Gouvernement s’est dit heureux et honoré de se trouver, aujourd’hui, en République sœur du Mali, dans le cadre de cette visite officielle. Il a exprimé ses plus vifs remerciements et sa gratitude au peuple et au gouvernement maliens, ainsi qu’au Excellence le Premier Ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, pour l’invitation qui lui a été adressée. Le Chef du Gouvernement Algérien a indiqué que cette visite fait suite à celle accomplie en Algérie le 24 août dernier, par le Premier ministre Abdoulaye MAIGA. Et constitue une nouvelle étape dans le long et glorieux parcours des relations historiques entre nos deux pays. « Ces relations, enracinées dans l’histoire, se sont consolidées dans notre lutte commune pour l’indépendance, se sont renforcées après la reconquête de la souveraineté nationale, et demeurent fondées sur les principes de fraternité, de solidarité et de bon voisinage. L’échange de ces visites de haut niveau traduit, de manière concrète, la volonté politique ferme et la sagesse de Son Excellence le Président Abdelmadjid Tebboune et de son frère, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État de la République du Mali, de relancer et de renforcer les relations algéro‑maliennes, conformément aux aspirations de nos peuples », a-t-il indiqué. Le Chef du Gouvernement Algérien, Sifi Ghrieb indiquera que la réunion entre les deux parties offre une occasion pour mener des consultations approfondies sur divers axes de coopération bilatérale, d’échanger des vues sur les défis communs auxquels notre région est confrontée, et d’explorer, ensemble, de nouveaux domaines susceptibles d’enrichir notre partenariat et de générer des bénéfices mutuels pour nos deux peuples frères. Dans ce contexte, soulignera-t-il, l’Algérie réaffirme sa pleine disponibilité à relancer les mécanismes de coopération institutionnelle, notamment la Grande Commission mixte de coopération, dont la tenue offrira l’occasion de mettre à niveau et d’étoffer le cadre juridique régissant nos relations bilatérales, en adéquation avec les exigences de la nouvelle étape. PRIMATURE
Sécurisation de l’Approvisionnement de notre pays : Les FAMa escortent, avec succès, plus de 900 camions citernes

Un convoi exceptionnel de plus de 900 camions citernes a fait son entrée à Bamako, ce lundi 14 Septembre 2026, sous haute escorte des Forces Armées Maliennes (FAMa). Cette arrivée vient renforcer de manière significative l’approvisionnement de la capitale et du pays en produits pétroliers. À l’instar de plusieurs opérations similaires menées, récemment, cet important arrivage contribue à consolider la disponibilité du carburant dans les stations-services de Bamako et à l’intérieur du pays, tout en favorisant une distribution plus fluide et régulière sur l’ensemble du marché national. Au-delà de l’enjeu du ravitaillement, l’opération illustre l’engagement des FAMa dans la sécurisation des axes d’approvisionnement et des corridors économiques stratégiques. La protection de ces itinéraires permet de faciliter l’acheminement des ressources essentielles et de préserver la continuité des activités économiques. Sur le plan logistique, cette opération témoigne du professionnalisme et de l’engagement des FAMa. En sécurisant l’acheminement de ces ressources essentielles sur une longue distance, elles contribuent à la protection des corridors économiques stratégiques et à la continuité des activités nationales. La réussite de cette mission d’approvisionnement en carburant traduit, également, la détermination des autorités à garantir la sécurité énergétique du Mali, malgré les défis sécuritaires actuels. DIRPA
Réformes du Code pénal et du Code de procédure pénale : Les Officiers de Police Judiciaire renforcés

Dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles, l’École de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye (EMP-ABB) abrite, depuis, ce lundi 14 septembre 2026, une session de formation consacrée aux réformes du Code pénal et du Code de procédure pénale, au profit de cinquante (50) Officiers de Police Judiciaire. D’une durée d’une semaine, cette session vise à permettre aux participants de mieux appréhender les innovations introduites par les nouveaux textes et de favoriser leur appropriation, afin d’adapter les pratiques professionnelles aux nouvelles exigences juridiques. La cérémonie d’ouverture a été présidée par l’Inspecteur en Chef de la Police Nationale, Contrôleur Général de Police Aboubacar YATTARA, représentant le Directeur Général de la Police Nationale, en présence du Chef de la Mission EUCAP Sahel Mali, Eugène Van KEMENADE, du Commandant des Écoles et Centres de Formation de la Police Nationale, Contrôleur Principal de Police Oumar DEMBÉLÉ et plusieurs cadres de la Police Nationale. Dans son intervention, le Contrôleur Général de Police Aboubacar YATTARA a souligné que la maîtrise des nouveaux instruments juridiques constitue une véritable exigence professionnelle et opérationnelle pour les Officiers de Police Judiciaire. Il a, également salué l’accompagnement de la Mission EUCAP Sahel Mali et de l’EMP-ABB, avant d’exhorter les participants à faire preuve d’assiduité et d’engagement. Le Chef de la Mission EUCAP Sahel Mali a, pour sa part, réaffirmé la disponibilité de la Mission à poursuivre son accompagnement en faveur du renforcement des capacités opérationnelles des Forces de Sécurité. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la remise de plusieurs exemplaires des nouveaux Codes aux participants, suivie de la traditionnelle photo de famille. À travers cette initiative, la Police Nationale, sous le leadership du Contrôleur Général de Police Youssouf KONÉ, Directeur Général de la Police Nationale, réaffirme son engagement, en faveur de la professionnalisation de ses personnels, du respect des normes juridiques et de l’amélioration de la qualité du service public de sécurité. DGPN
Coopération MALI – HCR : Une nouvelle dynamique pour renforcer la protection et l’intégration des réfugiés

Face à l’ampleur des déplacements forcés, le Mali mise sur une réponse gouvernementale coordonnée et sur un partenariat renforcé avec le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR). C’est tout le sens de la rencontre tenue, ce lundi 14 septembre 2026, au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, entre le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement et Son Excellence, Barham Salih, Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, en visite officielle au Mali du 13 au 16 septembre. Autour du Ministre, quatre de ses collègues se sont mobilisés, pour examiner, avec le HCR, les différentes dimensions de la réponse nationale aux déplacements forcés. Une mobilisation, qui traduit le caractère transversal d’une question, qui dépasse, désormais, le seul cadre humanitaire. Il s’agit du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE ; de la Ministre de la Santé et du Développement social, Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURE ; du Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA et de la Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou SALL SECK. À travers le Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, département chef de file dans la gestion des questions de déplacés internes, d’asile et de réfugiés, le Gouvernement entend renforcer la coordination de l’action publique et rapprocher les réponses institutionnelles des besoins des populations concernées. Au 31 août 2026, le Mali comptait 317 188 réfugiés et demandeurs d’asile sur son territoire, 414 524 personnes déplacées internes et 90 412 personnes rapatriées. À ces chiffres s’ajoutent 338 369 réfugiés maliens vivant dans les pays d’asile. Derrière ces statistiques, se trouvent des parcours de vie bouleversés, mais, aussi, des femmes, des hommes et une population majoritairement jeune, dont l’avenir constitue un enjeu majeur pour les politiques d’intégration. C’est pourquoi les échanges ont largement porté sur les conditions permettant de passer progressivement de l’assistance à l’inclusion et à l’autonomisation : accès à l’éducation et aux soins, documentation, formation professionnelle, emploi, entrepreneuriat, protection sociale et participation à la vie citoyenne. Avec près de 80 % de jeunes parmi les réfugiés, la question de leur intégration s’impose comme une priorité. Le Ministère de la Jeunesse et des Sports a notamment mis en avant le rôle du sport et de l’éducation citoyenne comme outils de cohésion. La participation de jeunes réfugiés à l’École de la citoyenneté, édition 2026, témoigne déjà de cette volonté d’inclusion. La formation professionnelle et l’accès à l’emploi constituent également des leviers essentiels. L’adaptation des programmes, l’accompagnement technique et financier et la mobilisation du réseau national de centres de formation doivent contribuer à renforcer l’employabilité et l’autonomie des jeunes réfugiés. La rencontre a également permis d’aborder la lutte contre l’apatridie et la question de l’identité juridique, conditions essentielles à une véritable intégration. Une attention particulière a été portée à la situation de certains réfugiés ayant purgé leur peine au Mali, mais, qui ne peuvent retourner dans leur pays d’origine et ne disposent pas de nationalité malienne. Une problématique complexe, qui nécessite des réponses concertées entre les institutions nationales et le HCR. L’accès aux soins, l’intégration dans les systèmes nationaux d’éducation et de protection sociale, ainsi que l’accompagnement des personnes rapatriées et des communautés d’accueil ont également été au cœur des échanges. Son Excellence, Barham Salih a salué les efforts engagés par le Mali et réaffirmé la disponibilité du HCR à poursuivre son accompagnement, dans le respect des priorités et de la vision du Gouvernement malien. Il a souligné que, dans un contexte régional marqué par l’insécurité et d’importants mouvements de populations, le Mali devait pouvoir compter sur la solidarité de la communauté internationale. Le Haut-Commissaire pour les Réfugiés a, également, insisté sur la nécessité de renforcer le dialogue et de créer davantage de synergies entre jeunes Maliens et jeunes réfugiés, afin de faire de cette jeunesse un facteur de cohésion plutôt qu’un simple indicateur de vulnérabilité. Cette rencontre aura, ainsi, permis de réaffirmer une conviction partagée : la réponse aux déplacements forcés ne peut être durable que si elle repose sur une forte appropriation nationale, une coordination efficace des interventions et un partenariat international adapté aux réalités du Mali. Sous le leadership du Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Gouvernement entend poursuivre cette dynamique avec l’ensemble des départements concernés et ses partenaires avec comme objectif : renforcer la protection, favoriser l’inclusion et créer les conditions d’une véritable autonomisation des réfugiés et des personnes déplacées. Une ambition, qui prend tout son sens dans un pays dont la tradition d’hospitalité demeure l’un des fondements de la réponse apportée aux personnes contraintes de quitter leur pays. MATD