COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 28 AOUT 2026 / CM N°2026-34/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 28 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Société MINES DE KOBADA-S.A. Suite à l’attribution à la Société TOUBANI RESOURCES MALI-SARL, d’un permis d’exploitation d’or et des substances minérales du groupe 2, la Société MINES DE KOBADA-S.A. a été créée pour l’exploitation du gisement aurifère de Kobada, dans le Cercle de Kangaba, Région de Koulikoro. Pour une meilleure intégration du secteur minier à l’économie nationale, le Gouvernement a entrepris des réformes importantes qui ont abouti à l’adoption d’un Code minier et d’une loi relative au Contenu local en 2023. Dans le cadre de la mise en œuvre de ces réformes, les négociations menées avec les Sociétés TOUBANI RESOURCES MALI-SARL et MINES DE KOBADA-S.A. ont abouti à la signature d’un Protocole d’accord fixant les conditions de poursuite du projet minier de Kobada dans le respect des exigences du nouveau cadre légal. Conformément audit Protocole d’accord et aux dispositions du Code minier de 2023, la participation de l’Etat et des investisseurs nationaux au capital social de la Société MINES DE KOBADA-S.A. est fixée à 35% et composée : d’une participation gratuite et non diluable de 10% ; d’une participation supplémentaire en numéraire de 20% ; d’une participation de 5% réservée aux investisseurs nationaux. Le projet de décret, adopté, fixe les modalités de cette participation et confie sa gestion à la Société du Patrimoine minier du Mali. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation ; un projet de décret déclarant Pupilles de l’Etat. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali afin d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, les projets de décret, adoptés, accordent le statut de Pupilles de la Nation à 247 enfants mineurs dont les pères ont été victimes d’attaques terroristes, d’embuscades ou d’explosions d’engins improvisés et celui de Pupilles de l’Etat à 13 enfants mineurs abandonnés sans substitut parental valable. Ces enfants bénéficieront selon leur statut : de la prise en charge des frais d’actes médicaux et de soins ; de la prise en charge des frais scolaires et d’apprentissage ; de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; de l’adoption ou du placement, le cas échéant, en institution spécialisée. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2022-0401/PT-RM du 11 juillet 2022 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Palais des Pionniers. Le Palais des Pionniers est créé par la Loi n°2022-022 du 28 juin 2022 avec pour mission de promouvoir la formation, la recherche et les études dans le domaine de l’éducation pionnière. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°2022-0401/PT-RM du 11 juillet 2022. Dans son application, ce décret a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la composition du Conseil d’Administration et au manque de précision de certaines attributions de la Direction générale. Le projet de décret, adopté, corrige ces insuffisances afin de renforcer la gouvernance et d’améliorer l’efficacité administrative du Palais des Pionniers. Sur le rapport du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA. Le Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA a été créé par l’Ordonnance n°99-037/P-RM du 23 septembre 1999, modifiée, avec pour mission principale de contribuer à la promotion sociale et économique de la femme et à la lutte contre la déperdition scolaire féminine. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°99-342/P-RM du 02 novembre 1999, modifié. Après plusieurs années d’application, ces textes ont révélé des insuffisances liées, entre autres, à l’inadéquation du cadre institutionnel au regard de l’évolution des missions et des activités du Centre. Pour pallier ces insuffisances, les missions de vérification et l’étude réalisée sur le cadre législatif et règlementaire du Centre ont recommandé sa restructuration afin de renforcer la gouvernance et l’efficacité de sa gestion. Les projets de texte, adoptés, créent, sous forme d’Etablissement public à Caractère scientifique et technologique, le Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA avec pour mission d’assurer la formation professionnelle et le perfectionnement au profit des filles et des femmes non scolarisées ou déscolarisées. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 5ème Edition de la Semaine nationale de la Réconciliation, prévue du 15 au 21 septembre 2026. Cette 5ème Edition, placée sous le thème : « Education, culture et réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour une paix au sein de l’AES et de la sous-région », vise à valoriser l’éducation, la culture et la réconciliation comme des piliers indispensables à la construction d’une paix durable, à la préservation des valeurs positives de nos sociétés et au rétablissement de la confiance entre les communautés. L’Edition 2026 sera marquée par des conférences-débats sur la Paix et la Réconciliation nationale, des activités artistiques, culturelles, éducatives et sportives, ainsi que des séances de don de sang. Elle enregistrera la participation du Burkina, du Niger et de la Guinée. Le ministre des Mines a informé

16ème Session Ordinaire du Conseil d’administration de l’APEX-MALI : Les administrateurs évaluent la performance à mi-parcours de l’année 2026 de l’agence

L’Agence pour la Promotion des Exportations du Mali (APEX-MALI) a tenu, ce jeudi 27 août 2026, dans sa salle de réunion, la 16ème session ordinaire de son Conseil d’administration au titre de l’année 2026. La session a été présidée par la Présidente du Conseil d’administration, en présence du Directeur général de l’APEX-MALI, Massoudou CISSE, ainsi que des administrateurs et des responsables des différents services de l’Agence. Dans ses mots de bienvenue, le Directeur général de l’Agence a souhaité la bienvenue à l’ensemble des participants. Il a rendu un hommage mérité au ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane DIALLO, pour son engagement constant et son accompagnement aux côtés de l’APEX-MALI. Le Directeur de l’APEX-Mali a, ainsi, dressé un bilan positif des réalisations de l’Agence au cours du premier semestre 2026. Il a notamment rappelé la toute première participation officielle du Mali au Salon international de l’Agriculture du Maroc (SIAM), ainsi que l’organisation de la première édition du Forum Mali-Inde pour les exportations, tenue sous la présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement. Pour le Directeur général, ces différentes initiatives traduisent la volonté de l’APEX-MALI de renforcer son positionnement en tant qu’instrument opérationnel de l’État en matière de promotion et de développement des exportations. Intervenant à son tour, la présidente du Conseil d’Administration a salué le travail accompli par la Direction générale et l’ensemble du personnel de l’Agence. Elle a, elle aussi, mis en exergue plusieurs réalisations enregistrées par l’APEX-MALI, tout en encourageant la poursuite des efforts engagés. Véritable exercice d’évaluation à mi-parcours, cette 16ème session ordinaire a également permis aux administrateurs et aux hauts responsables de l’APEX-MALI d’examiner les progrès accomplis dans la mise en œuvre des objectifs fixés pour l’année 2026. Cette rencontre constitue ainsi une étape importante dans le suivi des actions de l’Agence et dans l’évaluation de la dynamique engagée en faveur du renforcement de la promotion des exportations maliennes. L’APEX-MALI

Ateliers de Prospective et de Planification : Les acteurs font le point des préparatifs

En prélude aux ateliers de Prospective et de Planification, une rencontre d’échange entre les acteurs s’est tenue, le mercredi 26 août 2026. Elle a réuni les représentants de la Direction Nationale de l’Aménagement du Territoire, du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel-Phase 2 (PRAPS-2) et du Bureau d’Etude ICOTED. Ces ateliers s’inscrivent dans le cadre de l’élaboration de Schémas Communaux d’Aménagement du Territoire (SCAT) pour 15 communes réparties dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Koutiala. En effet, l’analyse prospective et la planification sont les grandes dynamiques territoriales permettant de partager un état des lieux du territoire, de cerner ses forces, ses faiblesses et les enjeux auxquels il est confronté. Cette approche est mise en perspective avec les signaux faibles et tendances émergentes susceptibles de produire des ruptures. Cette dynamique structurante sert de socle à l’élaboration de schémas communaux d’aménagement du Territoire qui explorent plusieurs futurs possibles. L’idée est d’élaborer de schémas, non seulement réalistes, mais, aussi, désirables. Conçue dans un cadre collaboratif, elle a pour objectif principal de définir une vision partagée et commune de l’avenir du territoire, d’identifier des leviers de transformation et de construire une vision partagée de développement et de résilience. DNAT

Diplomatie : Trois nouveaux ambassadeurs s’enquièrent des conseils et orientations du Président Assimi GOÏTA

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a procédé, ce jeudi 27 août 2026, à la mise en route de trois nouveaux ambassadeurs du Mali, respectivement accrédités en Türkiye, en Inde et en Chine. Avant leur départ pour leurs pays d’affectation, les diplomates ont exprimé leur gratitude au Chef de l’État pour la confiance placée en eux et ont sollicité ses orientations pour mener à bien leurs missions. Le Colonel-major Oumarou MAÏGA, Ambassadeur du Mali en Türkiye, avec pour résidence Ankara, a indiqué que sa mission sera consacrée au renforcement de la coopération entre les deux pays. À New Delhi, Fatoma THERA aura pour charge de consolider les relations entre le Mali et l’Inde, tandis qu’à Pékin, Mamadou Sory DEMBÉLÉ entend œuvrer au développement d’un partenariat dynamique et mutuellement bénéfique entre le Mali et la Chine. Le Chef de l’État a exhorté les trois ambassadeurs à porter la voix du Mali auprès de leurs partenaires respectifs et à défendre, avec constance, les principes, qui guident, désormais, l’action de notre pays : le respect de la souveraineté nationale, des choix stratégiques et des partenaires du Mali, ainsi que la défense des intérêts vitaux du peuple malien. PRESIDENCE

Femmes – Paix – Sécurité : Des échanges fructueux entre le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA et l’Envoyée spéciale de la Commission de l’Union Africaine pour les femmes

Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, au nom du Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État a reçu, ce jeudi 27 août 2026, l’Envoyée spéciale de la Commission de l’Union Africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, Liberata MULAMULA, en mission à Bamako dans le cadre du forum régional sur le leadership des femmes pour la paix. Par cette visite, l’Envoyée spéciale a démontré la solidarité de l’Union Africaine à l’endroit du Mali et des femmes maliennes qui, a-t-elle souligné, sont des exemples en matière de résilience. Elle a plaidé pour une plus grande participation des femmes dans les questions de paix et de sécurité, ainsi que pour le renforcement de leur rôle dans la médiation, le plaidoyer et le secours communautaire. Il s’agit de consolider le leadership des femmes, ce qui constitue un impératif dans le processus de paix et de sécurité. Elle a ajouté que le combat des femmes en faveur de la paix requiert leur inclusion globale dans le processus et au sein des instances de prise de décision. L’Envoyée spéciale a, à cet effet, invité le gouvernement à soutenir la participation et l’inclusion des femmes, à appuyer les organisations féminines et à renforcer la coopération entre le Mali et les autres pays du Sahel sur les questions relatives aux femmes, à la paix et à la sécurité. Après avoir écouté avec attention les objectifs de la mission, le Premier ministre a remercié la délégation pour cet élan de solidarité pour le peuple malien. Il a salué la démarche de la délégation, venue constater par elle-même la condition féminine sur le terrain. Concernant les points de plaidoyer, le Premier ministre a préconisé une approche cohérente et coordonnée. Face à la complexité de la situation sécuritaire au Mali, le Gouvernement encourage la participation communautaire des femmes car, a-t-il rappelé, elles demeurent les plus affectées par les conflits. Il a également réaffirmé la vision du Président de la Transition et est revenu sur les priorités du moment, dans lesquelles la question des femmes occupe une place de choix. Enfin, le Chef du gouvernement a rassuré la délégation par ces mots : ‘’les femmes sont des actrices clés de l’action gouvernementale’’. PRIMATURE

Promotion des langues Nationales : L’écrivain Elie COULIBALY présente son ouvrage « BAMANANNA NSANAW N’ANTALENW BA KELEN (1000) » au Chef du Gouvernement

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a reçu en audience, ce jeudi 27 août 2026, l’écrivain Elie COULIBALY, auteur du l’ouvrage « BAMANANNA NSANAW N’ANTALENW BA KELEN (1000) ». Ce recueil de proverbes intitulé « 1000 PROVERBES DU TERROIR BAMANAN », publié à l’occasion de l’année de la Culture au Mali, a pour objectif selon l’auteur de valoriser la langue bamanan, à travers ses proverbes. Le proverbe « Zana » est polysémique. Les proverbes sont des enseignements vastes et profonds transmis oralement. Cependant, avec le temps, ils disparaissent, car, ils sont mal interprétés. Au titre de la Refondation, l’éducation civique et morale peut se baser sur le « Zana ». Il peut également servir de support à la valorisation des langues officielles. Le Premier ministre a alors félicité son hôte pour la production intellectuelle, qui devrait faire l’objet de vulgarisation au sein du système éducatif et universitaire. Avec une riche expérience au sein d’ONG internationales, Elie Coulibaly est spécialiste paralégal du Projet de Restauration des Terres Dégradées à Koulikoro. L’entretien s’est déroulé en bamanankan, en présence du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou DAFFE. PRIMATURE

Promotion de la Femme : Le Plaidoyer en faveur du leadership des Femmes pour la paix dans la Région du Sahel et des pays côtiers est lancé

En compagnie de sa Collègue Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Son Excellence, Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale a pris part, ce mercredi 26 août 2026, à la cérémonie d’ouverture de la rencontre régionale sur le leadership des femmes pour la paix, en présence de l’Ambassadeur Liberata Mulamula, Envoyée spéciale du Président de la Commission de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité et de plusieurs autres hautes personnalités. Placée sous le thème : « Plaidoyer en faveur du leadership des Femmes pour la paix dans la Région du Sahel et des pays côtiers », ce grand rendez-vous, qui a regroupé des leaders féminins de plusieurs pays africains, s’inscrit dans le cadre du renforcement des contributions des femmes à la prévention des conflits, à la médiation communautaire, à la reconstruction des liens sociaux et à la création d’un mouvement fort de femmes engagées pour la paix dans la Région du Sahel. Dans son intervention axée sur la solidarité africaine et le leadership féminin, le Ministre DIOP a salué la présence massive des femmes leaders à Bamako, un signal fort de solidarité et un démenti clair face aux narratifs erronés sur la situation réelle de notre pays. Évoquant la situation géopolitique et sécuritaire actuelle, le Ministre Diop a, entre autres, souligné la complexité des crises au Sahel à travers les trois dimensions du terrorisme, qui affectent, en premier lieu, les femmes. Il a, en outre, salué la résilience exceptionnelle des populations face aux tentatives d’asphyxie économique, dénoncé la tentative de stigmatisation des pays de la Confédération AES et réaffirmé la nécessité absolue d’une solidarité agissante entre les peuples frères d’Afrique. Pour le Chef de la diplomatie malienne, les problèmes du Sahel ne doivent pas être regardés de loin par les autres nations africaines, car la menace terroriste est transfrontalière et concerne l’ensemble du continent. Il a insisté sur le fait que les questions touchant le Sahel ne doivent jamais être discutées sans la participation active des pays concernés. Pour conclure, il a appelé les femmes leaders à porter la voix de la vérité et de la solidarité auprès des autres citoyens et dirigeants africains, rappelant que la stabilité du Mali et du Sahel est un rempart pour l’ensemble de la région. Les Femmes leaders ont, à leur tour, salué et reconnu l’engagement et les efforts du Ministre DIOP, notamment, en faveur de la promotion de la femme et son plaidoyer constant au profit de l’investissement politique dans le leadership féminin, capable de mieux réorienter les priorités vers le développement et la paix. MAECI

Confédération des États du Sahel (AES) : La Jeunesse malienne réaffirme son engagement indéfectible à la bataille pour la souveraineté et la dignité

Le Palais des Pionniers a été, ce mercredi 26 Août 2026, le théâtre des grands enjeux géopolitiques de l’heure. En effet, la jeunesse malienne s’est massivement mobilisée, lors d’une rencontre d’envergure consacrée à la souveraineté de la Confédération des États du Sahel (AES), sous l’impulsion de personnalités de premier plan de la confédération. ​Placée sous la co-présidence du Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA et du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye DIOP, aux côtés de plusieurs membres du Gouvernement. La tribune a, également accueilli le Président de la Commission Nationale d’Organisation de l’AES (CN-CES) du Burkina Faso, Bassolma BAZIE. ​Le Modérateur de ces échanges d’envergure, le Ministre Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA a campé le décor en expliquant le rôle de la jeunesse dans la consolidation de l’AES, avant d’inviter le Président de la Commission Nationale d’Organisation de l’AES (CN-CES) à développer un thème ô combien stratégique : « La bataille pour la conquête de la souveraineté dans le contexte de la Confédération des États du Sahel (AES) : regard historique et perspectives ». ​Devant un parterre attentif, Bassolma BAZIE a décortiqué les piliers fondamentaux de cet espace sahélien en construction. Fidèle à son franc-parler légendaire, il a rappelé l’urgence d’une posture décomplexée face aux défis de l’heure, martelant avec force : « Parfois, il faut rendre le mal par le mal pour que le mal sache que le mal fait mal. Il faut appeler le chat par le chat et non un animal qui miaule ». De la gouvernance à l’économie, en passant par l’histoire et les défis sécuritaires, son intervention a magistralement relié le passé aux impératifs actuels d’émancipation. L’orateur a surtout rappelé une vérité cardinale : la reconquête de la souveraineté ne sera possible qu’avec une jeunesse pleinement consciente de ses responsabilités historiques. ​Loin des discours convenus, la rencontre a fait place à un dialogue direct, franc et constructif. Les jeunes maliens ont saisi cette opportunité pour exprimer, sans détour, leurs attentes, leurs interrogations et leur indéfectible attachement aux idéaux de l’AES. ​VISION SOUVERAINISTE ET DIPLOMATIE DECOMPLEXEE Avant de clore les travaux, par des mots de conclusion très attendus, Son Excellence le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye DIOP a pris la parole pour s’est prêté au jeu des questions-réponses avec l’assistance. ​Interpellé sur les contours de la diplomatie malienne et la portée de la vision souverainiste de l’AES sur la scène internationale, le chef de la diplomatie n’a pas esquivé les sujets. Il a réaffirmé avec force que le choix de l’indépendance géopolitique et des partenariats gagnant-gagnant est, désormais, irréversible. Répondant aux préoccupations de la jeunesse, le ministre Abdoulaye DIOP a souligné que la diplomatie sahélienne ne subit plus, mais choisit : « Notre boussole est dictée exclusivement par les intérêts suprêmes de nos peuples. La voix du Mali et de l’AES porte, désormais, haut et fort, car elle repose sur la dignité retrouvée et la diversification assumée de nos coopérations internationales », a-t-il martelé. ​À travers ces échanges, la nouvelle génération a définitivement acté son rejet du statut de simple spectatrice pour s’imposer en véritable actrice du changement, déterminée à bâtir un Sahel uni, résilient et pleinement maître de son destin. MJSCICCC  

Confédération des États du Sahel (AES) : La bataille pour la conquête de la souveraineté du Sahel demeure constante

Son Excellence, Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, en compagnie de son Collègue Ministre chargé de la Jeunesse, a pris part, le mercredi 26 août 2026, au Palais des Pionniers à Bamako, à la Conférence populaire, animée par Bassolma BAZIE, Président de la Commission nationale AES du Burkina Faso, sous le thème : « La bataille pour la conquête de la souveraineté dans le contexte de l’AES : regard historique et prospectif », en présence de plusieurs hautes personnalités. A l’école de la vérité historique de la quête d’indépendance et de souveraineté de nos États africains et de la géopolitique africaine dans un contexte de convoitises étrangères de nos ressources économiques, le Président Bassolma a, dans un langage franc et direct, révélé que la quête de la gouvernance souveraine de nos États est encore aujourd’hui plus que d’actualité. Pour lui, ce combat risqué et difficile, devrait concerner, au-delà de la Confédération AES, l’ensemble du continent africain qui peine à affirmer le leadership de son développement malgré ses immenses potentialités économiques et ses richesses minières souvent considérées comme un scandale naturel. Dans cette perspective, il a insisté sur la nécessaire appropriation, notamment, de notre gouvernance politique, de nos outils de défense, de notre modèle de développement socio-économique et de notre système éducatif. Dans cette veine, il a salué le leadership visionnaire et courageux des Chefs d’État de la Confédération AES qui montre désormais la voie de la reprise en main de la destinée de nos pays, de la promotion de la gouvernance endogène et du renforcement des partenariats mutuellement bénéfiques. Le Ministre DIOP, dans ses propos conclusifs, a abordé la gouvernance mondiale marquée de plus en plus par des soubresauts géopolitiques violents et des rapports de force pour la quête de l’influence et des intérêts économiques stratégiques. A cet égard, il a mis l’accent sur le nouveau cap fixé par nos plus hautes Autorités pour une diplomatie fondée sur le respect de la souveraineté, le respect de nos choix de partenariat et la défense des intérêts vitaux de nos populations. Saluant l’engagement patriotique et le combat communicationnel porté par le Président Bassolma, il a apprécié le contenu remarquable de sa communication et les clés de lecture qu’il offre à la jeunesse pour une meilleure compréhension des enjeux géopolitiques actuels dans l’espace confédéral. Cette conférence publique a été marquée par une séquence interactive, faisant de ce cadre un véritable espace d’échanges, de partages, d’orientations et de formation des jeunes pour l’éveil des consciences, la mobilisation, l’engagement patriotique et la participation dans la vie publique tant au niveau national qu’à l’échelle confédérale. MAECI