Lancement de la nouvelle stratégie Sahel de la République Togolaise : Le Ministre Abdoulaye DIOP salue cette coopération sincère et constante avec le Togo

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, SEM. Abdoulaye DIOP, a pris part, ce samedi 18 Avril 2028, à la cérémonie de lancement de la nouvelle stratégie Sahel de la République togolaise. Une tribune importante pour Abdoulaye DIOP, qui en a profité pour réaffirmer sa vision d’une coopération régionale fondée sur la souveraineté, la confiance et le pragmatisme. À Lomé, SEM. Abdoulaye DIOP a livré un message clair lors de ce lancement : privilégier une approche réaliste, respectueuse des États et centrée sur les besoins des populations. Il a salué l’initiative du Togo, qu’il considère comme une réponse adaptée aux nouvelles réalités géopolitiques et sécuritaires de la région. Il a notamment mis en avant le caractère inclusif de cette stratégie, soulignant l’importance d’associer pleinement les pays du Sahel à sa conception et à sa mise en œuvre. Au cœur de son intervention, Abdoulaye Diop a insisté sur la nécessité d’une lecture globale de la crise sahélienne. Selon lui, la lutte contre le terrorisme ne peut se limiter à une approche strictement sécuritaire. Elle doit intégrer des dimensions humanitaires, économiques, sociales, institutionnelles et géopolitiques afin de traiter en profondeur les causes du phénomène. Il a mis en avant les progrès enregistrés depuis sa création en 2024, tant sur le plan sécuritaire que diplomatique et en matière de développement, soulignant la pertinence d’une action coordonnée basée sur le triptyque : défense et sécurité, diplomatie et développement. Dans un contexte régional marqué par une recomposition géopolitique, Abdoulaye Diop a appelé à une redéfinition des mécanismes de coopération. Il a notamment plaidé pour le renforcement de la confiance entre États, condition indispensable à toute collaboration efficace, tout en évoquant la nécessité de mettre fin à certaines pratiques de déstabilisation et d’ingérence. S’adressant aux partenaires internationaux, le ministre malien a insisté sur un principe clé : accompagner les efforts des États sahéliens sans s’y substituer. Il a ainsi appelé à des approches plus cohérentes, alignées sur les priorités locales et tirant les leçons des limites des stratégies passées. Voici l’intégralité du discours du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, SEM. Abdoulaye DIOP tenu à Lomé « Mes premiers mots seront pour vous exprimer les salutations cordiales et fraternelles de la délégation du Mali et, en son nom, j’adresse nos sincères remerciements au Gouvernement de la République togolaise pour l’accueil si chaleureux et l’hospitalité généreuse. Je transmets également l’appréciation de Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat ainsi que du Gouvernement de la République du Mali aux Plus Hautes Autorités du Togo, pour leur implication personnelle à travers Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil, pour l’action qu’il mène au nom du Togo en faveur de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du développement de la région du Sahel, de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique de manière générale. Je souscris à la déclaration prononcée par S.E. M. Karamoko Jean Marie TRAORE, Ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, pays assumant la présidence de la Confédération des Etats du Sahel et je voudrais, à titre national, faire quelques observations complémentaires. Le Mali se réjouit de participer à la présente cérémonie, consacrée au lancement de la Stratégie Togo-Sahel qui illustre, une nouvelle fois, la volonté du Togo d’adapter son engagement aux nouvelles réalités géopolitiques et sécuritaires, en vue de renforcer la stabilité régionale et la coopération entre les pays du Sahel et ceux du Golfe de Guinée dans un environnement géopolitique et un monde en pleine mutation. Sur le principe, nous saluons cette initiative renouvelée du Gouvernement Togolais de poursuivre son action en faveur de la paix et de la sécurité sous-régionales. Dans la démarche, il est heureux que les Autorités togolaises aient fait le choix de l’inclusivité, en associant les parties prenantes, particulièrement les Etats concernés à titre principal, non seulement à la présente cérémonie de lancement de la Stratégie Togo-Sahel, mais aussi à sa mise en œuvre. Comme le dit un adage : « on ne peut pas raser la tête de quelqu’un en son absence ». En effet, les piliers sur lesquels repose la Stratégie appellent une action concertée, cohérente et respectueuse de la souveraineté des Etats. La prise en compte des besoins des Etats et des Peuples du Sahel, des attentes légitimes des populations et des défis que rencontrent les pays du Sahel, contribuera à la résolution des crises auxquelles notre région fait face. Dans sa substance, la Stratégie Togo-Sahel s’inscrit en cohérence avec la vision de nos Plus Hautes Autorités de parvenir au retour de la paix et de la stabilité dans nos Etats et dans la région du Sahel, dans un esprit de pragmatisme, de réalisme et de sagesse. Le premier mérite de cette Stratégie est qu’elle émane d’un pays qui n’a eu de cesse de prôner mais plus important, de pratiquer le dialogue avec les pays du Sahel, en soulignant que leur situation de transition politique ne saurait être le prétexte à leur relégation au second plan, dans certains cas à leur diabolisation car, à l’évidence, ces pays du Sahel, nos pays du Sahel, vivent au quotidien et au prix de la quiétude voire de la vie de paisibles citoyens, la crise qui leur est imposée. Car oui, cette crise n’est pas née au Sahel, elle est la conséquence d’une succession d’évènements, certes internes pour certains mais externes pour la plupart, à l’image de l’intervention malheureuse atlantique en Libye. Sans refaire l’historique de la crise sécuritaire au Sahel, il est nécessaire de parvenir à une compréhension commune de ce qu’est la menace terroriste, de comprendre ses causes profondes, d’identifier ensuite les éléments qui entretiennent le terrorisme au Sahel, afin de mieux le combattre, et enfin, d’appréhender la crise de manière holistique, pas uniquement dans sa dimension sécuritaire, mais en intégrant également les aspects humanitaires, sociaux, économiques, institutionnels, de gouvernance et géopolitiques, géoéconomiques et géostratégiques entre autres. Les Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel, Leurs Excellences le Capitaine Ibrahim TRAORE,